Très léger ce "Witness" qui n'aura d'intéressant que la présentation d'une communauté Amish. Ce polar simple reste similaire à tant d'autres (sorties avant ou après), à tel point qu'il sera extrêmement difficile d'apprécier cette "enquête" dénuée de la moindre subtilité.
Les années 80 furent la décennie d'Harrison Ford et, personnellement, la période initiatique de ma cinéphilie .D'où un lien indéfectible (malgré l'évolution récente de sa carrière...) entre l'acteur américain et moi .Oui J'ADORE Harrison Ford : il m'a fait découvrir et aimé le cinéma .Mais si pour beaucoup Ford est Han Solo ,Indiana jones ou le blade runner, pour moi Ford est surtout A.Fox, J.Book et R.Sabitch, soit les personnages de "Mosquito coast", "Witness" et "présumé innocent". Je trouve ses performances incroyables et les véritables preuves du talent de l'acteur américain .Et si, désormais, Ford se contente d'être un simple ouvrier/executant d'Hollywood, il était autrefois un comédien exigeant dans ses choix (P.Weir,A.J.Pakula,R.Polanski...) et d'une implication incroyable. En ce sens, sa performance dans "Witness" est tout bonnement parfaite : sa violence contenue, sa sensibilité camouflée sous une couche d'arrogance et de confiance .Si Ford est génial en J.Book, que dire du reste du casting : K.McGillis somptueuse et complexe,J.Sommer,D.Glover et la révélation du petit L.Haas (l'une des plus grande performance d'un gamin à l'écran...). Tout les personnages existent réellement, leurs dialogues sonnent juste et ce, grâce à qui ??? Grâce à Mr Peter Weir .Weir est l'un de mes réalisateur fétiche et son boulot sur Witness est parfait .P.Weir réussit la prouesse de nous faire rentrer dans l'intimité et les moeurs de la communauté Amish à la manière d'un documentariste, en prenant son temps, sans jugement moral .Weir est un grand : il a un style caméléon dans toute sa filmographie et même à l'intérieur de certains de ses films .Dans "Witness", son style posé et classieux est traversé de scènes d'action épatantes (dans la gare, et le final :modèle de construction du suspense...). En bref, il n'y a rien à reprocher à ce "Witness" qui est l'un des rares films américains des années 80, divertissant et intelligent .
Beau succès commercial et critique à sa sortie, Witness est un polar atypique. En effet, l’histoire policière est un prétexte afin de nous offrir une plongée dans la communauté des amishs. Peter Weir traite celle-ci avec le regard étonné et plein de respect du personnage incarné par Harrison Ford qui se retrouve dans la position du spectateur du film ne connaissant pas particulièrement ce groupe religieux. C’est d’ailleurs peut-être pour souligner ce dépaysement que Maurice Jarre signe une musique atmosphérique assez surprenante de sa part qui risque d’en décontenancer plus d’un. Si Witness reste mémorable, c’est ainsi grâce à ce sujet rare au cinéma qui est servi par un scénario intelligentspoiler: (même si la manière dont Schaeffer se laisse arrêter à la fin est peu crédible avec le reste du film) et à l’interprétation du trio formé par Harrison Ford, Kelly McGillis et le petit Lukas Haas. Witness est donc une œuvre à voir à la fois pour le plaisir de son intrigue mais aussi pour étoffer sa culture générale et pour découvrir des personnes assez méconnues de notre société.
Le premier grand rôle « réaliste » de Harrison Ford (loin de ses personnages de Han Solo, Indiana Jones ou Rick Deckard) est celui de ce policier pris en tenaille entre la corruption de ses collègues et la mentalité passéiste des témoins qu’il s’est promis de protéger. Il est évident que, si ces fameux témoins, n’étaient pas un jeune garçon et sa mère issus de la communauté Amish Witness eut été un polar un peu fade et convenu, mais heureusement le talent de Peter Weir pour confronter des individus et des cultures opposés fait de l’histoire d’amour qui nait entre l’inspecteur Book et Rachel une belle leçon de pacifisme et d’ouverture sur l’autre. Incarnés par deux acteurs irréprochables (quelle tristesse qu’après Top Gun, Kelly McGillis se soit faite si rare !), ces deux personnages à priori incapables de s’entendre (lui est moderne et assez violent tandis qu’elle est… modeste) se rapproche tendrement alors que l’on découvre le mode de vie des amish avec une justesse digne d’un documentaire.
C'est assez bien amorcé, dans une atmosphère ouatée par la musique de Maurice Jarre. Petit garçon judicieusement choisi, il a l'expression de ces gosses translucides, détendus, grands yeux étonnés, bouche entrouverte sur le monde, la peur les change en statue de sel... Donc, on marche, bien qu'il soit permis de douter que dans la réalité, on tienne compte de l'avis de ce petit, quand même, c'est plaisant ce jeune index pointé sur la photo de l'innommable avec cet adulte qui adhère... Le couple du flic américain et de la jeune veuve amish en coiffe est tout aussi captivant, réserve faite, là aussi, sur la guérison à coup de cataplasmes à base de lin. La communauté amish soudée entre austérité et bien-vivre face aux traquenards des industrialisés : encore un contraste riche de rebondissements. Ce père qui tend l'autre joue, tout plutôt que l'apport extérieur.Les magouilles policières. Le film met le doigt sur les différences culturelles, autant d'élans possibles vite réfrénés par sa propre réalité.
« Witness » thriller ayant la particularité de voir un flic évoluer dans le milieu Amish était tout d’abord prévu pour David Cronenberg qui refuse le script tout comme John Badham qui devait lui succéder. C’est donc Peter Weir alors en manque de fond pour monter « Mosquito Coast » qui accepte de changer de registre. Après plusieurs noms célèbres circulant pour incarner le flic en question, c’est Harrison Ford prévu pour accompagner Peter Weir sur « Mosquito Coast » qui est choisi. Aucun souci de crédibilité pour Indiana Jones qui a l’habitude d’évoluer en terrain inconnu. A ses côtés la jeune Kelly McGillis pour sa deuxième apparition à l’écran dont le physique dégage un mélange rare de sensualité et de virginité bien sûr renforcé par les signes extérieurs de sa condition de membre de la communauté Amish. Jeune veuve aussitôt convoitée, elle va voir son tout jeune fils (Lukas Haas) devenir par lespoiler: plus pur des hasard, témoin d’une exécution dans les toilettes d’un aéroport. Le flic interprété par Ford va tout faire pour protéger le jeune garçon ce qui l’amènera à séjourner au sein de la communauté. Le scénario de facture plutôt classique profite bien sûr à plein du choc des cultures entre le flic de Baltimore et les membres d’une communauté repliés sur eux-mêmes. Parfaitement équilibré le suspense alterne entre la quiétude de la vie au grand air où une idylle prend forme et la menace sourde toujours présente. La musique de Maurice Jarre accompagne majestueusement les changements d’ambiance tout comme la photographie de John Seale fidèle compagnon de route de Peter Weir depuis ses débuts. Danny Glover, Josef Sommer, Alexander Godunov et un tout jeune Vigo Mortensen complétant avantageusement la distribution, rien ne manque à « Witness » qui présenté en ouverture du Festival de Cannes sera un succès tout à la fois critique et commercial. On n’en attendait pas moins du très prometteur Peter Weir qui a largement confirmé par la suite.
En 1985, Peter Weir (futur réalisateur notamment de « The Truman show » et « Le cercle des poètes disparus ») signe une œuvre riche associant habilement intrigue policière et romance. En raison d’une parfaite mise en scène (photographie, musique, etc.) et de la présence d’un bon duo d’acteurs (Harrison Ford et Kelly McGillis), le récit possède une atmosphère singulière. La rencontre avec l’univers des Amish, communauté religieuse qui mène une vie austère et pacifique en Pennsylvanie, donne lieu à plusieurs scènes remplies d’humour et de réflexions sur le sens de la solidarité. A noter également les premiers pas au cinéma de Viggo Mortensen dans un rôle de figurant. Bref, un film qui fonctionne parfaitement grâce à la variété des émotions.
Très beau film dans l'univers des amish, Harrison Ford très convaincant en John Book, scénario bien ficelé avec une belle fin, on passe un bon moment même si le film a des défauts.
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4,5
Publiée le 21 avril 2021
Je trouve que Witness est l'une de ces histoires peu fréquentes qui attire toujours mon attention. Cela le place en compagnie de films comme Le Parrain et d'autres qui résistent à l'épreuve des visionnages répétés au fil du temps. Kelly McGillis est l'arme secrète intelligente et talentueuse du film. Sa performance me pousse à me demander où elle se trouve ces jours-ci. Elle est une veuve Amish d'une communauté rurale Amish. Lors d'un voyage en ville son petit garçon est témoin d'un meurtre dans les toilettes d'une gare. L'enquêteur de police Harrison Ford se retrouve visé ainsi que le garçon par des policiers corrompus de son unité qui ont commis le meurtre. Il est blessé lors d'une fusillade et se cache chez les Amish. Il porte des vêtements amish et travaille avec les hommes de la communauté pour reprendre des forces. Une attirance se développe naturellement entre les personnages de McGillis et de Ford. L'alchimie est remarquablement intelligente et authentiquement décrite. Leurs mondes sont séparés par un fossé culturel mais ils sont attirés l'un par l'autre et se respectent mutuellement. Les contrastes sont clairement dessinés entre l'honnêteté pittoresque et la sérénité presque onirique des Amish et l'horrible violence qui leur est imposée par le monde extérieur. La résolution de l'histoire ne devrait pas être donnée à quelqu'un qui n'a pas vu le film. Ce film est un thriller différent à plus d'un titre. Son réalisateur Peter Weir l'a gardé intelligent au lieu de recourir à une nouvelle virée pyrotechnique...
Bof, bof, c'est un bon film, mais sans plus, un rôle sympa pour harisson ford, un scénario plus sur les amisch que sur le côté polar, j'étais un peu déçu, enfin ça passe, comme un divertissement sympa.
Devenu une sorte de classique notamment dû à sa particularité de se dérouler pour la première fois, du moins de façon aussi importante, en pleine communauté amish, « Witness » fait plutôt belle figure trente ans après. Si le Peter Weir « américain » n'est plus celui de toutes les audaces dans son Australie natale, il reste un très grand professionnel, certes classique, mais appliqué, amenant beaucoup de soin à l'image et aux différentes scènes, dont certaines savent clairement nous séduire. Le réalisateur sait trouver un bel équilibre entre polar et aspect plus intimiste, faisant constamment preuve de beaucoup de sobriété, de pudeur quant à ce qu'il décrit, développe, ne cédant jamais à une forme de facilité. Cela amène peut-être à un léger manque d'intensité, parfois, l'intrigue ne présentant pas de grandes surprises, mais il y a une vraie sensibilité, d'autant que si les « méchants » présentent un intérêt plutôt limité, le lien unissant l'impeccable Harrison Ford et la (très) belle Kelly McGillis apparaît fort, émouvant. C'est du bon cinéma, fait avec intelligence et talent : ne serait-ce que pour ça, cette plongée en « territoire inconnu » vaut grandement le coup d'œil.
peter Weir est un cinéaste fin et subtil. Ses scénarios sont toujours originaux et interessants. Ici il livre un film policier qui peu à peu va s'échapper des carcans hollywoodiens pour aller vers des contrées Amish assez inédites. Donc d'un coté, des scénes d'actions réussis (la scène dans les toilettes de la gare) et de l'autre, une découverte d'un mode de vie différente et un beau manifeste pour deux mondes diférents, tourné vers le modernisme pour l'un, dans la tradition pour l'autre (quelle belle scène que la construction de la grange).