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Cineseba
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3,5
Publiée le 12 mai 2026
Le film « Sa majesté de mouches » est une œuvre marquante, même si elle n’est pas parfaite.
L’histoire suit un groupe d’enfants issus de la haute société anglaise, survivants d’un crash d’avion sur une île déserte pendant la Seconde Guerre mondiale. Livrés à eux-mêmes, ils tentent d’organiser leur vie en reproduisant les règles du monde adulte. Mais peu à peu, leur société bascule vers la violence et la loi du plus fort.
Le film propose une réflexion intéressante sur la vie en groupe : la démocratie, le pouvoir, les conflits et le rôle du leadership. On y voit comment un chef peut s’imposer sans être élu, et comment les tensions peuvent diviser un groupe. C’est une vraie réflexion sur la nature humaine et sur la fragilité de la civilisation.
L’ambiance en noir et blanc renforce le côté sombre et oppressant du récit. On a parfois l’impression d’être dans un conte cruel, à la fois lucide et dérangeant. Les enfants jouent de manière naturelle, notamment James Aubrey dans le rôle de Ralph, qui est convaincant.
Cependant, le film a quelques défauts. Il peut sembler un peu long, et certaines choses manquent de réalisme (comme les uniformes toujours impeccables ou la survie des enfants). L’histoire est parfois inégale dans son rythme.
On peut voir ce film comme un mélange sombre entre Robinson Crusoé, Peter Pan et La Guerre des boutons, mais avec une dimension beaucoup plus violente et pessimiste.
En résumé, Sa Majesté des mouches est un film fort et intelligent, qui montre comment, même chez les enfants, la société peut rapidement basculer vers la barbarie. Une œuvre imparfaite, mais marquante.
Avec cette fable sur des enfants livrés à eux-mêmes sur une ile déserte, Peter Brook, malgré une mise en scène manquant d’ampleur et de densité, livre des images saisissantes de ces dits enfants qui évoquent des tribus primitives. Il pose surtout des questions fondamentales. Sur l’apparition de la barbarie au sein d’un groupe, fruit de pulsions qui semblent inhérentes à la nature humaine. Sur la nécessité d’une forme d’organisation sociale pour l’éviter. Sur les luttes de pouvoir et les risques de tyrannie, dès lors que la force l’emporte sur les quelques règles collectives précédemment adoptées. Un film fascinant et dérangeant, conclu par un plan formidable, spoiler: où sur le visage de Ralph, on lit que la conscience et le souvenir de la réalité du cauchemar vécu l’emportent sur le soulagement d’être retrouvé.
Le début étonne, introduisant le film avec un roman-photo. On apprend ainsi qu'une guerre éclate, et que des écoliers britanniques sont expédiés par avion pour leur sécurité. Mais celui-ci se crashe, sans adulte survivant. Nos jeunes enfants seront livrés à eux-même sur une île. Le budget n'est ni honteux ni démentiel : 250 000 dollars, soit bien inférieur aux grosses sorties de l'année qui coutaient plutôt quelques millions. Mais supérieur à des petites productions Hammer de l'époque. Pour autant, certains aspects fleurent bon le tournage aux moyens limités. Le noir & blanc, la post-synchro assez moyenne, l'introduction en roman-photo, les acteurs inconnus. Heureusement, le film propose des décors naturels qui permettent de bien dépayser, puisqu'il a été tourné à Porto Rico (d'où le budget, qui a du passer dans les logements et gestion de toute cette marmaille ?). Mais "Lord of the Flies" est surtout intéressant pour ses idées. Des enfants a priori innocents sont larguées sur une île paradisiaque où il y a de l'espace, de la nourriture et de l'eau : quelle société bâtiront-ils ? Le moins que l'on puisse dire est que le message est bien cruel sur l'humanité ! Puisque ce microcosme sombrera peu à peu dans la violence, la loi du plus fort, la religion absurde. Reproduisant un monde que l'on imagine ravagé par la guerre. Avec plusieurs séquences fortes. "Lord of the Flies" est ainsi une fable acerbe, qui bénéficie également du jeu très naturel de ses jeunes acteurs. Dont au moins 2 d'entre eux auront une carrière professionnelle.
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4,0
Publiée le 22 mai 2025
Des enfants rescapès d’un crash aèrien et livrès à eux-même sur une île dèserte! Des gamins rèduits à l'ètat de Robinson qui retrouvent au contact de la nature tous les instincts primitifs de la tribu Homo sapiens! Oubliez "The Blue Lagoon" et ce couple de jeunes cousins cucul la praline abandonnès en pleine nature à la suite d'un naufrage! C'est la loi du plus fort filmèe par le rèalisateur rare de "Moderato cantabile" (1960), d'après un grand classique de la littèrature! N'en dèplaise à Monsieur Charles Beaudelaire, l'enfance n'est pas ici un tendre et vert paradis! Tout y est dur, cruel et Peter Brook met le piment de la barbarie indispensable à une histoire difficilement oubliable! A ne pas manquer même si "Lord of the Flies" (1963) - comme le roman de Golding - est un huis-clos à ciel ouvert assez terrifiant dont on ne sort pas indemne...
En l’absence d’une véritable contextualisation de l’intrigue, d’une réalisation peu immersive et d’un portrait psychologique des personnages très sommaire, on reste un peu sur sa faim. Pourtant ce film de Peter Brook, réalisé en 1963, donne une vision barbare de notre société. Lorsque des enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes sur une île déserte, leur survie nécessite de la cohésion. Le récit démontre comment la tentative de transposition d’un régime démocratique va se transformer en sauvagerie primaire. La loi du plus fort est d’autant plus cruelle qu’elle met en scène de jeunes garçons. Bref, une œuvre particulièrement sombre sur la nature humaine.
Je gardais un souvenir très diffus du roman de William Golding que j'avais lu étant enfant, c'est donc l'esprit totalement neutre et débarrassé des attentes que l'on peut avoir lorsque l'on se penche sur une adaptation qui par définition est une relecture du matériau originel.
Le synopsis nous invite à suivre, ou plus exactement à observer, comment un groupe d'enfants rescapés d'un crash aérien sur une île déserte vont petit à petit s'organiser d'une part pour leur survie mais très vite en société humaine.
Le projet en lui-même tenait particulièrement à cœur Peter BROOK et le concours au départ du producteur Sam SPIEGEL qui tout fraichement auréolé des succès critiques et publics de Lawrence d Arabie (1962) et Le Pont de la rivière Kwaï (1957) devait l'aider à finaliser et monter son projet, hélas bien vite de fortes dissensions entre le réalisateur et le producteur fusent mises à jour, ce qui écarta Sam Spiegel et obligea Peter Brook à revoir ses plans et à remonter un financement, qui fût amputé d'une part importante.
Là où il aurait été facile d'en faire un film d'aventures, inspiré de classiques de la littérature enfantine britannique tel "Peter Pan", Brook décide au contraire d'installer de façon progressive une ambiance délétère, anxiogène et d'utiliser ses caméras comme des instruments d'observations, quasiment des microscopes dans lesquels le spectateur est amené à observer la petite communauté se construire et se forger aussi bien ses mythes, que ses règles. Tout comme l'enfant observe la fourmilière et perçoit de façon innée les hiérarchies et les modes de fonctionnement se mettre en place.
Le dispositif des caméras est d'une simplicité proverbiale, une première tenue par Brook s'attache à filmer selon ses désirs de mise en scène, le scénario et les plans qu'il avait en tête, l'autre confiée à son ami Gerry Feil captera dans un esprit libertaire entier aussi bien les phases d'improvisations des jeunes acteurs que l'altérité d'abord équilibrée puis finalement complètement mise à mal entre le projet de société idéale d'abord tentée puis son inéluctable basculement vers cet autre chose guère reluisant, guère tentant qui absorbera cette douce utopie en un monde réduit mais malheureusement très vite envahi par les mêmes névroses et tics que le monde dont ils sont issus.
En effet, c'est bien de notre société - et j'emploi le présent à dessein tant il me parait qu'encore aujourd'hui nos sociétés occidentales pêchent des mêmes travers que ceux dénoncés par Peter Brook - dont il est question, finalement la question de la survie apparait rapidement comme secondaire pour laisser place à la question de l'organisation ou plus exactement le besoin viscérale et finalement triste et terrifiant de reproduire les mêmes schémas, le besoin d'une idole qui prend ici la forme d'une tête de cochon, que l'on charge de nous indiquer quelle morale et quelle philosophie suivre, le besoin d'un leader mais surtout d'une illusion de choix entre figures totémiques.
Veut on suivre celui qui nous promet le status quo et une vie calquée sur celle d'avant ou celui qui nous promet les grands soirs et la liberté totale et universelle ?
Sommes nous dès lors certains que l'une ou l'autre des options qui se présentent à nous ont été pensées en y incluant les défauts et conséquences ?
Evidemment tout ce petit monde qui au début donnait l'illusion d'une certaine cohésion vole en éclats et tout comme dans le monde des adultes, tout comme l'occident traverse son histoire et ses relations aux autres par les guerres et la domination, l'un des groupes prendra ce rôle de "néo colonisateur" quand l'autre qui pourtant jouissait au départ des mêmes cartes de jeu se verra réduit quasiment au silence et à une forme de terreur qui sied à nos petits esprits dictatoriaux.
La nature de l'homme, fusse-t-il un enfant, se fait jour et elle n'inspire pas l'optimisme, faisant de ce film, non seulement un objet d'art absolument passionnant, une réflexion désabusée sur nous, société humaine, un pamphlet ténébreux sur l'histoire occidentale et sa main mise sur tant de cultures et de peuples, mais paradoxalement l'ensemble est baignée d'une lumière solaire qui réussi malgré tout à maintenir une petite lueur très faible, très ténue dans ce tableau.
Si j'étais taquin je dirais que ce film illustre sous la forme d'une parabole biblique la monde idéal d'une certaine extrême droite, un monde régit par la domination du plus fort, où justice et équité sont absentes, réactionnaire, et intolérante à toute forme de progressisme, mais ce serait faire fi de positionnement absolument sans équivoque du réalisateur à ce propos qui se place à l'exacte opposé de cette vision restreinte.
Sa majesté des mouches (1965), drame-aventure de Peter Brook
Ce film est adapté du roman de William Golding : « Lord of the flies », classique de la littérature anglaise que je n’ai pas lu, par Peter Brook que je connais davantage pour son œuvre théâtrale magistrale que cinématographique.
Un long-métrage peut-être plus époustouflant aujourd’hui en Occident, qu’à l’époque.
L’histoire se déroule pendant la seconde guerre mondiale (ou une autre guerre, à une autre époque : le contexte est autant une dystopie qu’une uchronie) et se déroule à hauteur de garçons. Un groupe d’élèves d’une prestigieuse école anglaise (internat non mixte, école privée) se retrouve sur une île en plein océan, après le crash de leur avion. L’île regorge de richesses, le soleil est merveilleux, l’eau délicieuse, le groupe homogène et lucide, les garçons sont mûrs pour leur âge. On reconnaît les valeurs et l’éducation bourgeoise qui leur ont été inculquées. Les personnalités se démarquent assez vite, à travers des gestes (nettoyer ses lunettes), les opinions des uns (mimétisme parental convaincu) et l'attitude des autres (Kyrié eleison des fidèles). Après les constats partagés, il faut faire des choix et agir, en fonction des compétences de chacun. Le groupe configuré en assemblée au son du conche, vote les premières résolutions. Les leaders élus et plébiscités se plient avec intelligence au verdict de ce referendum improvisé sur la plage. La démocratie s’installe. Et puis, il faut chasser. Et puis s’approprier le territoire. Et puis la pluie arrive. Le chant et les peintures guerriers remplacent le refrain et l’aube eucharistiques. La démocratie vacille bientôt au profit du totalitarisme, du populisme, du colonialisme. On rejette les gros, les inutiles et les pacifistes. On n’hésite pas à tuer les faibles et les menaçants (sans arme ni vêtement). On massacre et on fait preuve de négationnisme.
Réduits à l’état sauvage, les garçons se comportent sans état d'âme de manière bestiale. L’inhumanité prévaut face à l’enjeu : leur survie.
C’est cruel.
Comme le film n’est que l’allégorie de la civilisation, on assiste au débarquement libérateur.
Heureusement que la littérature et de cinéma dénoncent le « choc des civilisations ». On peut aussi déplorer que ces formes d’expression continuent d’être nécessaires face à la barbarie, quel que soit le point de vue adopté.
Un classique de la littérature devenu classique du cinéma, où comment un groupe d'enfants anglais éduqués perdus sur une île en plein Pacifique vont perdre leur humanité pour devenir primaires. Un miroir déformant de l'île imaginaire de Peter Pan.
Les gosses, c’est rien que des ordures de toute façon.
J’avais lu le roman il y a quelques temps et en avais gardé un souvenir assez fort. Grâce à la fabuleuse programmation du réseau cinéphare, s’est présentée l’opportunité de découvrir l’adaptation ciné par Peter Brook.
Après une courte et mystérieuse mise en contexte, on fait la connaissance d’une groupe de jeunes rescapés d’un crash aérien. Ils sont isolés sur une île, sans adulte avec eux. Il vont devoir survivre et donc composer avec l’autre qui comme chacun sait, est un petit bout d’enfer.
Cette entrée en matière est assez surprenante et d’une austérité rare. Une suite de photos semblent raconter le début de notre histoire. Un prologue inquiétant. D’emblée, on sait que le ton est grave et on devine que cruauté et paraboles seront au menu. Et quand commencent les premières confrontations pour le pouvoir au sein du groupe, on devine qu’à un moment ou à un autre, ça va saigner. C’est la première force du film que de savoir nous plonger immédiatement dans une tension qui ne nous lâchera pas avant la toute fin. On se retrouve vite bien des années en arrière dans l’ambiance toxique de la cour de récré où se joue toute la dramaturgie humaine, micro-société faite d’abus, de frustration, de soumission et d’espoir. A ceux qui se plaisent à croire que c’est la société qui pervertit l’enfant, le film répond que la perversion est dans la nature de l’Homme. A ceux qui trouvent confortable de penser que l’avènement d’une société totalitaire n’est que de la responsabilité d’imbéciles, le film répond que la cruauté et l’abus de pouvoir est en chacun de nous. On le voit, le film propose plusieurs lectures et ramène aux expériences de la première moitié du XXème siècle. A la mise en scène, c’est à la fois âpre et flatteur. Ainsi, on passe de plans nocturnes cradingues sous éclairés à des portraits totalement solaires. La réalisation suit le chaos du récit. Si tout ça marche très bien, on ne pourra hélas pas en dire autant de certains détails techniques qui peuvent gêner le visionnage (pour certains, ça ferait le charme du film). Il y a à l’évidence un vrai problème de son. La post-prod est assez désastreuse avec des voix rajoutées en doublage, un tapis sonore bien trop présent et des voix qui ne collent pas avec l’environnement des personnages. Ce qui pourrait n’être qu’un détail nous tire constamment hors du récit.
Bref, un film assez éprouvant qui divisera forcément mais une expérience sans concession qui passe en force en chargeant le fond par la forme. Pas parfait donc mais à conseiller malgré tout.
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4,5
Publiée le 3 octobre 2021
Sa Majesté des mouches était une lecture obligatoire pour nous au collège. Cette sombre allégorie de William Golding qui se déroule à Londres en temps de guerre raconte l'histoire d'un groupe de jeunes écoliers transportés par avion hors d'Angleterre et livrés à eux-mêmes après qu'un accident d'avion les ait abandonnés sur une île inhabitée sans aucun adulte survivant. Alors que les garçons luttent pour s'adapter à leur existence rudimentaire mais étrangement exotique de Robinson Crusoé la troupe commence à se diviser en deux sectes opposées après avoir échoué à s'entendre sur un code d'éthique autonome. La plupart des garçons décident de se délecter de leur liberté non surveillée revenant à un comportement primitif et animal et recourant à des actes barbares et à des pratiques rituelles. Une conque devient l'incarnation du pouvoir une tête de sanglier le symbole de la conquête seigneuriale. De l'autre côté un groupe minoritaire tente de repousser la force tentatrice du mal en formant une communauté plus civilisée. Finalement le facteur survie du plus fort s'installe et le chef oint du groupe hostile incitant à la violence pour imposer une autocratie. Le postulat fascinant de Golding ne laisse certainement pas beaucoup d'espoir quant à l'avenir de l'humanité. Nous sommes conditionnés en tant que peuple pour être civilisés c'est un trait acquis mais pas un trait inhérent a l'humain selon l'auteur du livre...
Le roman de William Golding « Lord of the Flies » est un coup de poing dans le ventre. Son propos est retranscrit avec fidélité par Peter Brook : ramené dans des conditions extrêmes de dénuement, la loi du plus fort, balayera la démocratie, sa morale, sa culture et donc ses enseignements L'extrême sobriété d'une réalisation sans moyen renforce le fond, au premier abord. Malheureusement les enfants sont inégalement dirigés, certains regardant carrément la caméra) et si la photo offre parfois des plans chocs (comme la tête de cochon assaillie par les mouches), la tension et la densité du livre sont absentes. C'est donc une version édulcorée que nous livre le metteur en scène, dont la seule idée brillante est le détournement de la musique lyrique, dont la restitution originale lors du générique final donne la chair de poule. Un peu tard. Pour ceux qui ne connaissent pas le livre, tel quel le film se laisse voir, pour les autres il vaudrait mieux éviter. Curieusement encensé en France, uniquement, le film est même devenu culte. Ce doit être notre exception culturelle !
Une adaptation assez longuette du chef d’œuvre de William Golding, parfois frappée d’éclairs de génie comme ces scènes chargées de pénombre montrant le naufrage psychologique des enfants. ‘’ Sa Majesté des mouches ‘’ ne triche pas avec le spectateur, tentant au maximum d’accentuer le naturel de ses jeunes interprètes, bien que cela soit parfois difficile (notamment avec les plus jeunes), quitte à recourir à l’improvisation. Outre les efforts déployés par le réalisateur Peter Brook, nous pourrions mentionner le superbe jeu du duo principal, formé par James Aubrey et Hugh Edwards, ainsi que les sublimes paysages, qui concordent bien avec l’atmosphère dégagée par l’ouvrage original. Autre détail, purement personnel celui-là : avez-vous remarqué que ‘’ Kyrie Eleison ‘’, la mélodie fredonnée par les enfants tout au long du film, reflète une tragique nostalgie et la beauté éphémère d’un univers qui s’apprête à sombrer dans la cruauté la plus primitive ? C’est peut-être insignifiant pour certains mais fort révélateur de la compréhension du roman par Brook. Et elle est on ne peut plus juste.
Un film avec peu de moyen qui se passe sur une île avec pour unique population des enfants...cette histoire montre ce qu'il y a de plus mauvais chez certaines personnes...comment la malveillance peut se révéler dans certaines situations..
Une formidable adaptation rendue peut-être supérieure encore au livre original grâce à une réalisation brillante, quasiment expressionniste par moments. Les jeunes acteurs sont extraordinaires. Un chef d'oeuvre de pessimisme.
Quand on raconte une histoire il est toujours important me semble t'il de faire oublier autant que possible la caméra,hors là on sent constamment son poids. Les jeunes acteurs attendent parfois un signal pour démarrer. Le moment le plus flagrant étant l'instant ou chacun d'eux se présentent,ils jouent aussi en regardant la caméra mais ça se sont les indications du réalisateur,et il y a des tas d'autres choses dans ce style. Dans de telles conditions il est difficile de ne pas se trouver en dehors de la chose. Et puis les enfants ne sont pas vraiment de bons acteurs là dedans ce qui empêche d'y croire encore un peu plus. Notamment lors d'une bagarre l'un des deux jeunes acteurs rit,ces jeunes acteurs ont un vrai manque d'implication dans le jeu. Bon ce n'est pas facile d'avoir des enfants,mais avec un meilleur casting le film passerait mieux,enfin normalement le réalisateur doit savoir les diriger et il devrait être capable de faire n'importe quoi avec n'importe qui.
Ces jeunes de bonnes familles vont revenir à l'état sauvage sur cette île et vont totalement oublier le monde dont ils proviennent. Fini les bonnes manières et le respect c'est la loi du plus fort qui ne tarde pas à revenir. Mais c'est mou tout ça,et les scènes sont très mal enchaînées,elles sont placées les unes derrières les autres sans véritable lien,ce qui est encore un autre problème pour faire croire en cette histoire,il manque à la fabrication la minutie nécessaire pour faire croire en cette aventure. Je dois bien reconnaître ne pas avoir été passionné par le destin de ce groupe de naufragés,la seule chose qui m'a intéressé est le final qui lui arrive à être prenant par la cassure qui est faite et par la réalité qui rattrape ces enfants.