Barabbas
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 octobre 2018
Barabbas incarne l’archétype de la bête humaine : Brigand, violent, fêtard, non éduqué. Dès qu’il se voit libéré par le peuple, il est frappé par la lumière projetée par l’énergie de Jésus de Nazareth sur le point d’être condamné à la crucifixion. Le doute le suivra tout au long de son existence. À chaque fois que des signes lui seront révélés ou des paroles du Christ lui seront rapportés, son scepticisme ou son ignorance finiront par prendre le dessus. Jusqu’au jour où Sahak le rejoint dans les entrailles de la terre après vingt ans de travaux forcées. Ce jeune homme convaincu de la venue du rédempteur atteint la conscience de Barabbas en épargnant la vie d’un gladiateur au risque de mettre la sienne en péril. Vaut mieux mourir pour un idéal que de vivre dans la barbarie. C’est la question existentielle qui se dégage du film et qui résonne encore 2000 ans plus tard à ceux qui savent l’entendre. La reproduction de la Rome antique et de son Colisée est majestueuse. Les milliers de figurants utilisés pour animer les lieux dépassent l’entendement. Le bon vieux Anthony Quinn prête sa solide carcasse d’acteur à Barabbas que l’on dit increvable. Bien qu’il joue avec justesse tout au long du film, sa performance manque de transcendance tout comme l’ensemble de l’œuvre. Ce n’est pourtant pas les efforts qui manquent, mais on a l’impression que les péplums finissent par se ressembler ce qui enlève un brin de magie surtout lorsqu’ils émergent dans les sillons de Ben-Hur et de Spartacus. Au point que la cérémonie des Oscars n’en a aucunement fait mention.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 novembre 2013
Je ne savais pas ce que ce film existait avant qu'Arte ne le diffuse et je crois que non seulement je ne suis pas un grand fan des Peplum (on dit plepla au pluriel ?), encore moins bibliques, mais Fleischer je ne l'aime pas trop non plus…
En fait ce qui m'énerve c'est que c'est très kitch, très long, mou et pas palpitant pour un sous.

Alors que le sujet de départ je le trouve passionnant, je veux dire que s'intéresser à Barabbas c'était une vraie idée, voir la naissance de la chrétienté à travers ces yeux à lui qui s'est fait libéré. Seulement le film est un peplum chrétien du début à la fin, alors j'ai bien aimé le début à Jerusalem, j'adore ces décors, le Proche et Moyen-Orient c'est vraiment des lieux où j'aimerai bien vivre, 1001 nuits, tout ça (je dis ça car on a une scène au début où Barabbas est chez une fille de joie, et je trouve ça beau…), on voit Jésus avec une lumière particulière, on voit le Soleil caché lors de sa mort, etc.
Mais après, dans les mines de souffre, c'est plus possible, décors en carton, pareil pour Rome, c'est interminable, ça n'apporte pas grand chose à l'histoire et les péripéties sont téléphonées.

Heureusement le film apporte quelques petits moments sympas comme la scène dans l'arène, sauf que ça reste un petit peu mou. C'est un film qui manque de pèche !

Et vu que c'est américain on a cette sorte de prosélytisme et d'anachronisme en même temps assez gerbant. Je peux me tromper mais le symbole de la croix est totalement anachronique dans ce film… Le symbole aurait plutôt dû être celui du poisson.

Le thème aurait pu être intéressant, celui de Barabbas qui ne peut plus mourir car Jésus s'est sacrifié pour lui. Mais il y a toute la lourdeur religieuse derrière, le film avance pendant plus de deux heures vers ce que l'on sait tous et c'est long et lourd et sans subtilité.

En somme le film a quelques moments sympas, mais c'est pas top, c'est daté et assez lourd.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2018
Le film est davantage une introspection sur la religion et la prise de conscience d’un événement qui changera sa vision du monde.
Le réalisateur le présente ainsi dès le début du film. Le soleil éblouit les hommes pour guider leur regard.
Le péplum n’a pas besoin d’être spectaculaire pour toucher. Quinn garde en lui la vision de la croix et son regard reste fermé et sombre tout au long du film. C’est un tourment intérieur qui va le travailler et qui va lui apprendre l’amour d’autrui et la valeur de la vie quand il deviendra gladiateur.
Vraiment bien.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2015
Basé sur le nouveau testament, ce personnage biblique a été créé pour être une opposition à la bonté du Christ et permet de créer un personnage qui trouve la foi bien que averse à la croyance !
Le film met du temps à démarrer mais une fois démarré on est embarqué dans l'histoire. Un des meilleurs rôles d'Anthony Quinn.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2017
Comparés au deux grands péplums de l’époque : BEN HUR de William Wyler (1959) et SPARTACUS de Stanley Kubrick (1960) BARABBAS apparaît un ton nettement en dessous. Comme Judas Ben Hur, Barabbas a croisé le christ, comme Ben Hur il paraît indestructible (les galères et les courses pour l’un, les mines de souffre et les joutes de gladiateur pour l’autre), mais la vengeance et la haine du premier s’évanouit dans la rédemption de la crucifixion, qui est le départ de la prise de conscience du second (Fleischer tira complètement parti d’une éclipse pendant le tournage avec une photographie et une bande son qui donnent la chair de poule). Comment assumer que lui le voleur qui pousse les autres au crime soit en vie, alors que le rabbin qui prêche la bonté est mort sur la croix ? Il rencontrera Rome et la chrétienté. Mais aussi les arènes et la mort, partie qui malgré des moyens considérables et un Jack Palance extraordinaire, soutient mal la comparaison avec SPARTACUS (le combat entre Douglas et Strode fut réalisé par Anthony Mann). Pour Barabbas comme pour Spartacus, gladiateurs originaires des mines, l’issue ne peut être que sur la croix. Si l’un tenta d’échapper à Rome en se libérant, le second ne put trouver qu’ainsi sa rédemption. Ce final est également très impressionnant, sans doute meilleur que celui de Kubrick visuellement, même si sur le fond les messages, bien que différents, sont également puissants.
Réalisé à Cinecitta, le style réaliste italien se trouve à point dans l’exécution de Sahak (Gassman), tragique renforcé par le monochrome du petit matin et la pluie en particulier, mais plus généralement ce style très « romain » donne une véracité au décors, aux paysages et à la lumière.
Malgré toutes ses immenses qualités, Fleischer en n’ayant pas su insuffler le souffle nécessaire, passe tout prés d’un chef d’œuvre. Tel quel il reste un grand film, trop longtemps sous estimé.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2016
Belle adaptation du livre de Pär Lagerkvist. Un péplum, oui, mais qui se situe dans la frange supérieure du genre, le carton-pâte étant délaissé au profit d'une tentative de réalisme plutôt réussie. Peu de scènes d'action, mais brillantes, celles des jeux du cirque en particulier. Le personnage de Barabbas est fascinant, interprété par un excellent Anthony Quinn. La distribution a fière allure : Palance, Gassman, Borgnine, Mangano.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2016
Un bon film qui démarre à la libération de Barrabas au détriment de Jésus. Barrabas va se poser nombre de questions sur son sort qui aurait du être réglé bien vite. Une fiction intéressante qui s'appuie en partie sur des vérités et délivre un message d'amour. J'ai apprécié la prestation d'Anthony Quinn et le déroulé du film qui est loin d'être ennuyeux comme on aurait pu le penser. Très bon et pas trop long. Avis à ceux qui ont aimé "Jésus de Nazareth" de Zeffirelli, qui est dans la même veine.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2013
Barabbas parfaitement interprété, sans aucune fausse note, par l'excellent Quinn. Sa vie ainsi retracée est passionnante et les décors réussis plongent immédiatement le spectateur. Peu de temps mort, une des belles réalisations de Fleischer.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2011
Un monument. Très certainement le meilleur film de Fleischer avec "Soleil vert". Génie de la mise en scène, reconstitution aux petits oignons, scénario à couper le souffle et interprétation magique d'Anthony Quinn, ce "Barrabas" demeure un des plus grands peplums jamais tournés. Quel sens de la tragédie ! Merveilleux.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2013
L'histoire de celui qui a vécu à la place de Jésus-Christ, un sujet idéal pour un film historique à grand spectacle d'autant plus qu'il est fait du protagoniste un être en quête de rédemption, thème puissant par excellence... La partie à Jérusalem traine franchement en longueur et il n'est pas toujours facile de maintenir son attention mais une fois le criminel prisonnier des mines de soufre on gagne heureusement en densité et intensité. Les entrainements des gladiateurs et les combats dans l'arène sont imprimés sur la pellicule avec une efficacité et un spectaculaire incontestables. Anthony Quinn dans le rôle-titre donne énormément de profondeur, Vittorio Gassman et Jack Palance dans des seconds rôles sont de très bonnes surprises. Pas un grand film, c'est sûr, mais il n'est pas interdit de penser que c'est un beau film dans le genre.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2014
Belle fresque historique et biblique d'un homme étonnant, sonnant comme une aberration de l'histoire tant rien ne semblait le faire connaître mais tout lui tomba dessus sans rien demander. Criminel odieux sans scrupules, Barabbas a la chance qui sonnera plus comme une malédiction d'être crucifié auprès d'un certain Jésus de Nazareth. Quand on demande au peuple qui il souhaite grâcier, sous une pression perfide des anti chrétiens, celui-ci demande la libération de l'infâme Barabbas qui sera en quelque sorte maudit dans l'esprit des disciples de Jésus. S'ensuit une vie d'errance, de souffrance et d'incompréhension à la recherche d'un sens ou d'une rédemption. Un péplum intéressant mené par le grand Anthony Queen, impérial dans ce rôle peu conventionnel.
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 388 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2019
Malgré un début assez poussif, Barabbas parvient à se révéler avec une histoire prenante confrontant la foi face au dénis.
Derrière cette confrontation se cache un film qui se bâtis à travers plusieurs événements ayant pour but de construire la foi du protagoniste.
Film intelligent (bien que très engagé religieusement), Barabbas dispose d'une histoire prenante qui s'accompagne d'effets spéciaux impressionnants et d'une brochette d'acteurs en adéquation avec leurs rôles et ce surtout pour Anthony Quinn qui campe parfaitement son rôle.
Un Péplum rafraîchissant et constructif qui sort des sentiers battus.
SATSANGA
SATSANGA

12 abonnés 227 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mai 2014
Un péplum de très grande qualité pour l'époque, servi par une remarquable reconstitution des mines de souffre ou des arènes de gladiateurs . La mise en scène de Richard Fleischer est excellente, les acteurs sont très crédibles et l'histoire du brigand est rondement bien contée . Une œuvre à (re)découvrir pour l'immense interprétation d'Anthony Quinn dans un rôle taillé sur mesure . Admirable !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 janvier 2014
Signé Richard Fleischer ( Soleil vert, Les inconnus dans la ville), " Barrabas" est un excellent péplum! Et ce déjà, après la mise en scène de Fleischer, le talent des interprètes : Anthony Quinn( La bataille de San Sébastien) interpréte le célèbre voleur , mieux , il lui donne vie et signe une belle perfirmance d acteur. Victorio Gassman et l extraordinaire Jack Palance sont impeccables aussi. Un spectacle épique, beau et magnifique d une puissance très étonnante.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2022
Richard Fleischer démontre encore une fois son talent dans le filmage avec le format large. Le cinémascope est un format dont il sait tirer une construction de plans qui met en avant tout à la fois les décors sur différents plans, mais aussi les personnages. Et pas uniquement en plans d'ensemble: il suffit d'analyser toutes les séquences dans les sous-sols de la mine de soufre.
Au-delà de la forme, ce péplum sur Jesus Christ est passionnant. Car son personnage principal, Barabbas, est une victime, qui ne contrôle rien de sa vie. Le film commence par sa rencontre avec Jesus Christ. La population décide de l'épargner et de crucifier Jesus Christ, ce qui le poursuivra toute sa vie: prisonnier pour brigandage, puis libre Grâce au peuple (qui préfère exécuter Jesus Christ que lui même donc), puis il est emprisonné à nouveau, puis il devient gladiateur. Le film débute par la crucifixion de Jesus Christ et suit en parallèle de l'histoire de Barabbas et la montée de la secte des croyants en Jesus Christ.
La partie du film où Barabbas est gladiateur permet de suivre les entraînements des combattants, les répétitions des affrontements puis les affrontements eux-mêmes, et d'évoquer le fonctionnement et le rôle des gladiateurs à Rome. Avec en prime Jack Palance qui campe un gladiateur halluciné, combattant professionnel, qui ne semble plus esclave, et qui adore cela: il tue par plaisir. Concernant l'interprétation, Anthony Quinn est parfait et interprète un incroyant dubitatif, simple et primaire sans être stupide, qui subit et ne comprend pas ce qui lui arrive, mais qui sait être résilient (peut-être avec l'aide de Dieu...).
Le film est intéressant pour les us et coutumes de l'époque: le statut des prisonniers, des esclaves, les Romains. D'ailleurs le film ne montre pas forcément les Romains comme des méchants, nous ne dirons pas comme bienveillants, mais plutôt comme des concernés.
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