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Arkab Prior
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4,0
Publiée le 28 mai 2026
Les "Angélique" sont de très bons souvenirs de soirées TV estivales de mon enfance, avec beaucoup d'aventures, de costumes, de sexe, de dépaysement, et de formidables comédiens et comédiennes. Michèle Mercier était phénoménale, et Robert Hossein aussi, mais la liste est longue (Jean-Louis Trintignant, Samy Frey, Jean Rochefort etc.). Ce que j'ignorais alors, c'est que les "Angélique" ont d'abord été un succès phénoménal et international de librairie. La saga a été écrite par Anne Golon, dans une trame historique réaliste du 17e siècle. Et, très franchement, j'ai maintenant envie de la lire.
Angélique, marquise des anges s’offre à nous comme une relecture de La Belle et la Bête, conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, puisque la thématique spoiler: du mariage arrangé ouvre sur la monstruosité de l’époux inconnu dont la prétendue laideur physique et morale (physiognomonie) disparaîtra à mesure que ses manières de gentilhomme se révèleront, que l’amour l’unira à sa dame. Le travail du cadrage veille ainsi à unir ou désunir les personnages par leurs profils : quand surgit la balafre surgit ce sentiment d’étrangeté à l’origine d’un autre sentiment, éprouvé par Angélique, la révolte contre l’ordre établi et pour la liberté. L’intelligence du film tient alors à ne jamais enlaidir Robert Hossein, à refuser d’ailleurs une vieillesse qu’imposaient les livres ici adaptés : sa beauté naturelle nous séduit mais n’est perçue par son épouse qu’au moment où elle commence à l’aimer. La thématique de l’alchimie s’avère elle aussi digne d’intérêt : d’abord associée à la noirceur de Jeoffrey de Peyrac, elle évolue en motif de marginalité et de modernité au contact d’une femme qui y perçoit une variation autour de son propre combat pour l’indépendance. spoiler: Nul hasard si le comte finira pirate…
Malgré des lourdeurs démonstratives, à l’instar de la séquence de la statue, le long métrage de Bernard Borderie se (re)découvre avec un plaisir véritable et invente un nouveau type de femme fatale : Angélique prend conscience des pouvoirs séducteurs exercés par sa beauté mais les subordonne à l’usage de sa raison, soucieuse de conserver sa superbe et sa dignité – en cela, elle oscille entre le statut d’allégorie, explicité par ladite séquence, et celui de personne pour laquelle la féminité représente une lutte de chaque instant. Michèle Mercier l’incarne à la perfection.
Centré d'abord sur la naissance de l'amour entre Angélique et son époux, le récit tarde à démarrer réellement, ronronnant avec un lyrisme suranné sur la beauté de l'âme ou la séduction de l'esprit. Ancrés cependant dans un contexte politique (très romancé) les dialogues alternent grandiloquence romantique, railleries plaisantes et joutes verbales autour d'une accusation de sorcellerie emblématique d'un certain obscurantisme religieux. Quoi que fort inégalement développés, les personnages sont portés par un pertinent casting, dominé par le sensuel couple principal tandis que la classique réalisation sait opposer avec éclat les ors palatiaux à l'opacité de la cour des miracles. Une sucrerie kitsch non dénuée de pertinence ni de charme.
bon film de cape et d'épée, innovant pour l'époque tant dans le scénario que les images. une ribambelle de bons acteurs aident à la mise en valeur de ce film
« Angélique Marquise des Anges » est l’exemple prototypique des fims d’aventure des années 60 qui avaient un brin de sensualité. A l’heure de mes premiers émois, les rediffusions régulières du film à la télé était un vrai spectacle attendu et savouré, tout comme « Viva Maria ». « Angélique » est une charmante escapade dans le passé, un délice pour ceux qui apprécient un cinéma à la fois kitch et populaire. Bien que le film soit critiquable pour ses libertés historiques et une superficialité dans les dialogues et le développement des personnages, il reste un incontournable pour ses qualités visuelles et la performance de Michèle Mercier, qui incarne avec brio la figure centrale d'Angélique. Cette saga, enveloppée d'une atmosphère romantique et parfois cruelle, transporte le spectateur à travers intrigues et romances, le tout magnifié par des costumes et décors impressionnants. Malgré ses aspects datés, ce film reste un plaisir coupable, un morceau de l'histoire du cinéma français qui continue de séduire voire à fasciner. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
A peine sortie du couvent, la jeune Angélique, fille de bonne famille, est mariée de force et par procuration au comte Joffrey de Peyrac qu'on lui annonce vieux laideron (ce qui est faux puisque Robert Hossein est son interprète), boîteux et balafré (ce qui est vrai). Mais le tact et la virilité de Peyrac viendront à bout des réticences de la belle épouse qui, dès lors, voue à son mari une flamme et un dévouement inextinguibles. Dans ce film romanesque jusqu'à l'extravagance, cautionnant la fiction par quelques références ou noms historiques sous le règne de Louis XIV, le héros est une héroine, laquelle est destinée à une succession d'aventures mouvementées, improbables et souvent indigestes comme on le verra au long des quatre suites toujours signées Bernard Borderie. Cet épisode initial n'est pas sans valeur et il est même supérieur à certains drames ou comédies d'époque de la même période, d'un Hunebelle par exemple. Sa singularité scénaristique (dont une sensualité assumée) et sa concision, son dynamisme sont en effet parfois surprenants, tandis que la jolie mélodie de Michel Magne souligne agréablement les émois et la beauté d'Angélique. Cette Angélique qui, par son caractère rebelle et volontaire, fait par instants une héroine moderne. Elle aurait pu l'être davantage sans les affectations de Michèle Mercier renvoyant trop souvent son personnage à une expression romanesque surannée. Le féminisme ne s'est encore pas totalement imposé au cinéma.
Cultissime, de l'aventure, du charme, du romantisme, de l'Histoire, on en a plein les yeux. Casting incroyable, pour moi tout est bon, rien à jeter, de la musique aux costumes à l'adaptation des romans.
une étoile parce que l'actrice principale a du charme comme dit le proverbe Sissi en décembre Angélique en mai ... je sais c'est ridicule mais comme je ne trouve rien à dire sur ce film qui va repasser à la télé un soir de mai , il fallait bien que je brode
Complètement bouleversé par les films que j'ai vus étant enfant vers 8, 10 ans. Amoureux d'Angélique, désespéré à chaque fois qu'elle est sur le point de retrouver son Joffrey et qu'il lui échappe. Mon émotion est d'autant plus marquée que je n'ai vu les derniers films que des années plus tard ; dans mon émotion d'enfant, Angélique n'a finalement jamais retrouvé son amour. Ce cristal d'amour naissant en moi, inassouvi, devient incandescent à chaque fois que je vois le film accompagné de sa magnifique musique qui s'empare de mon âme. Comme un sentiment qui restera toujours pur, un sentiment d'amour non consumé par le temps, non accompli, asexué. Une sorte d'espoir innocent, d'espérance en fait une braise ravivée à chaque fois. Je ne peux mettre que 5 étoiles, les films m'ont happé dans ma plus tendre enfance, et je suis toujours fasciné par Angélique, et la musique me bouleverse à un point où je ne sais pas si j'ai envie de pleurer. Et pourtant maintenant adulte, chanteur de métal, je peux avoir des aspects durs.
Un film plutôt décevant et desaccordé, l'évolution des personnages est un peu confuse et le scénario nous perd un peu. De beaux décors et costumes ravivent un peu cette œuvre
Inoubliable Michèle Mercier.. Ce film m'a fait beaucoup rêver étant enfant, et je le revois avec grand plaisir.. Costumes, histoire, talent des acteurs.. Robert Hossein aussi est fabuleux.. Bref, du grand, du tres grand cinéma.. à une époque où le cinéma cherchait à séduire.. On n'agressait pas le spectateur., on suggérait..la, scène où Peyrac ôte son gant pour caresser ls, statue.est un des plus beaux instants d'érotisme amoureux du 7ème art.. La lenteur calculée, l'expression du visage de l'héroïne.. on devine ce qu'ils ressentent sans avoir besoin de plus..ni de cette fâcheuse habitude de montrer à raccoler le public avec des scènes de sexe Si on devait faire un remake (je parle d'un vrai pas des ersatz floppinolesques passés..), il faudrait prendre des acteurs inconnus.. Michèle et Robert ont mis la barre très haut.. Chercher à les imiter ou les remplacer est impossible..
Voir Angélique, Marquise Des Anges en 2021, soit 55 ans après sa sortie, c'est prendre un double shoot temporel. Déjà parce que la manière de filmer a beaucoup changé en un demi-siècle. Ensuite parce que les mœurs au XVIIe siècle étaient très différentes d'aujourd'hui. Il faut donc s'adapter en se laissant glisser dans la peau d'un spectateur qui pourrait être notre arrière-grand-parent et se laisser émerveiller en laissant de côté nos réactions provoquées par l'évolution des codes sociaux en 370 ans. Des efforts sont nécessaires pour profiter du spectacle. Il faut tendre l'oreille pour entendre les répliques du fait de la mauvaise qualité du son. Il faut aussi faire quelques recherches lorsque les personnages prononcent un mot disparu du vocabulaire, comme crapaudine. J'ai été surpris de trouver une erreur. Une scène datée de 1659, tandis que Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche sont présentés comme jeunes mariés alors qu'ils se sont mariés en réalité l'année suivante. Ce qui m'a amené à un anachronisme tout personnel lorsque j'ai entendu Jean Rochefort parler de Peyrac, me rappelant Peyrache dans Le Grand Blond Avec Une Chaussure Noire. Mais c'est là une autre histoire qui nous éloigne de la belle marquise qui mérite toute l'attention de nos contemporains.
J'adore ce film qui me rappelle mon enfance Michelle mercier est magnifique et quelle modernisme pour l époque cette femme qui domine tous ces hommes et qui ne se laisse pas avoir même pas par le roi de France car elle reste passionnée par son amour par Geoffrey j adore même si c'est kitch etc...je m en fous je regarde à chaque fois que cela passe...magnifique musique également !