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GéDéon
143 abonnés
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2,5
Publiée le 11 septembre 2026
En 2002, pour la première fois de sa carrière, Guillaume Canet passe derrière la caméra pour un résultat plutôt honorable. A travers cette comédie totalement déjantée, il en profite pour égratigner le petit monde du showbiz et le narcissisme des gens. Même si le scénario demeure brouillon et a tendance à partir dans tous les sens, ce long-métrage repose sur un ton décalé alliant humour noir, violence et burlesque sans aucune transition. Cette surenchère nuit cependant au propos malgré la présence d’une distribution haut de gamme. Au côté de la délicieuse Diane Kruger, c’est bien François Berléand, dans la peau d’un personnage absolument abject, qui déchire tout sur son passage. Bref, un film qui ose aller au bout de son délire malgré ses multiples maladresses.
"Mon idole" comporte un peu trop de situations invraisemblables pour séduire totalement, d'autant que l'humour y reste assez timide. Le film ne manque pourtant pas de qualités : le pitch de départ est accrocheur, le rythme ne faiblit jamais et chaque comédien apporte sa pierre à l'édifice. Sans être un chef-d'œuvre, l'ensemble tient la route et se laisse regarder avec plaisir.
Bastien est une petite main dans le monde de la production TV. Un jour, il a l'opportunité de passer le week-end chez son idole et patron, Jean-Louis Broustal, producteur peu scrupuleux. Bastien pense pouvoir préparer une émission dont il a eu l'idée, mais son patron a autre chose en tête... Première réalisation de Guillaume Canet, et l'on reconnait déjà sa patte. Telle que l'utilisation de musique pop rock modernes, plusieurs plans assez travaillés (ralentis, petits plans-séquences). Et aussi sa bande de potes. Gille Lellouche dans un petit rôle, Laurent Lafitte qui fait une fugace apparition. Ou sa femme de l'époque, Diane Kruger, dans un rôle important (et oui, on oublie qu'avant son fameux couple avec Marion Cotillard, Guillaume Canet était marié à Diane Kruger !). Sur le papier, cela parait sympathique. D'autant que ça commence par une critique facile mais amusante du cynisme de la TV des années 2000. Détail amusant : cette introduction semble parodier l'émission "Y'a que la vérité qui compte", qui n'a pourtant débuté que quelques mois avant la sortie du film. Comme quoi la critique était pertinente. Mais une fois que Bastien débarque chez le producteur, les choses ont tendance à s'enliser. Guillaume Canet est convaincant en jeune premier aux dents longues mais sans les épaules qui vont avec. François Berléand s'éclate en producteur infect qui a une idée derrière la tête. Diane Kruger s'amuse en femme trouble, bien que sous-exploitée par le scénario. Sauf que tout ceci est un peu répétitif, et que le malaise n'est pas assez fort. Quand arrive la révélation sur la raison de la présence de Bastien, on se dit un peu "tout ça pour ça ?". Heureusement, la dernière partie rebat un peu les cartes, avec une montée de tension et une petite traque bien sentie. Dommage que le film n'ait pas développé ce volet plutôt que les confrontations entre Bastien et son patron.
Après un début prometteur, comédie sur les coulisses de la télévision purement commerciale, on glisse dans la caricature outrancière pour déboucher, après bien des longueurs, sur un final d'une rare stupidité. Quel dommage d'avoir réuni autant de talent pour un résultat aussi pitoyable.
Un sommet de la nullité à la française. Tout est outrancier, Berléand est insupportable de cabotinage. On cherche encore la finesse d'une scène. Pathétique.
Dans son premier film en tant que réalisateur, Guillaume Canet interprète Bastien, l'assistant, le chauffeur de salle d'un présentateur de jeu télévisé, comme il se doit, arrogant et infect. Bastien, cependant a les dents longues et tente de séduire un producteur de la chaine, le dénommé Broustal (Berléand) avec un concept pas brillant, certes, mais juteux. Sur les moeurs de la télé et les émissions de télé-réalité, Canet propose un préambule caricaturale et grinçant. Le vrai sujet commence juste après, lorsque Bastien se fait inviter dans la maison de campagne de Broustal et de sa jeune épouse pour un weekend de travail. Le film prend alors un tour inattendu et surprenant, et si les protagonistes continuent d'incarner le supposé milieu détestable de la télévision, ils existent aussi par leur caractère marqué, excessif, et une relation dominant-dominé qui n'est sans doute pas spécifique à leurs univers professionnel. spoiler: François Berléand, lunatique et cynique, trahit son spleen de riche par ses caprices et son autoritarisme injurieux. Cependant, le plus "monstrueux" des deux n'est-il pas le jeune Bastien, docile, soumis par ambition et prêt à se montrer indigne pour réussir? La résidence du producteur devient le théatre d'une comédie sombre et étrange, surréaliste et féroce, certainement pas tout à fait maîtrisée mais témoignant d'un caractère, d'une noirceur qu'on n'attendait pas forcémént sous l'apparence jeune et lisse de son auteur.
Une histoire très originale qui commence par une critique sans concession du milieu de la télé, mais rapidement le film va prendre une autre direction, nous entrainant dans un inquiétant jeu de domination psychologique jusqu'à ce que la partie trouve ses limites, le tout baignant dans une ambiance où se mêle l'allégorie, la folie, le burlesque, le surréalisme et pour finir le thriller en mode un humour noir tout à fait inattendu. Il allait pour illustrer ça d'excellents acteurs et ici François Berléand crève l'écran de son talent, Canet en acteur est peut-être un peu frêle, quand à Diane Kruger elle est formidable en manipulatrice de charme. Des films comme celui-là, on en redemande !
Sans queue ni tête, ce scénario ne m'a pas captivée, c'est surtout le casting qui m'a relativement motivée à visionner le film jusqu'au bout. Rien d'incontournable et aussitôt oublié.
Un film qui démarre bien avec une critique de la télé savoureuse, puis on dérive vers le bizarre, on se croirait presque dans un Bunuel, malheureusement le scénario manque de souffle et le film finit en queue de poisson.Diane Kruger a un rôle décoratif exhibant sa plastique sexy.Un peu plus d' audace et d' imagination aurait amélioré le film
Bizarre, limite malsain. François Berléand est excellent mais j'ai senti comme une gène dans son personnage. Le rôle que s'est attribué Guillaume Canet est à la limite de la débilité profonde pour se laisser à ce point embarquer dans une histoire sordide, par pure fanatisme pour son idole. Du coup j'ai eu du mal à suivre le duo dans cette histoire.
J’ai vu le 1er film de Guillaume Canet près de 18 ans après sa sortie et donc bien après ses autres films dont « Ne Le Dis à Personne », l’un de mes films préférés. « Mon idole », c’est une histoire originale dans un monde particulier qu’est celui de la télévision. Néanmoins, même s’il y a de nombreuses bonnes idées, le film est trop long, aurait gagné à être plus concis dans son récit, et puis malheureusement pour Guillaume Canet, il y a eu « Misery » (1991) avant « Mon idole »…
Je dis simplement que ce film est original. glauque et qu'on ne l'oublie pas. Un film où le candide ne sait plus ce qu'il doit penser de celui qui reste peut-être pour lui une idole.