Rio Lobo
Note moyenne
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70 critiques spectateurs

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ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2025
Un très bon western qui allie avec succès le classicisme et la modernité du genre. On est en 1971, à la fin du cycle hollywoodien du western traditionnel, il y a eu l’arrivée de Sergio Leone et du western spaghetti, et aux USA ,des westerns « gauche moral », cinéma indy, mais ici Walsh arrive à trouver un juste positionnement . John Wayne, égal à lui-même, au Top, est bien le fier et digne représentant de l’individualisme US , cowboy solitaire qui veut défendre la bonne cause , mais il est entouré de personnages atypiques , et surtout de deux personnages féminines , très « féministe » pour l’époque , qui vont d’ailleurs bousculer le « vieux » John, trop « confortable » . Ces deux femmes seront des combattantes, elles partent au front, tuent des méchants mais aussi prennent les devants en amour. C’est bien la belle Jennifer O’Neill , absolument délicieuse et envoutante, qui prendra la décision d’ embrasser le cowboy sudiste , pour montrer que c’est elle qui décide, qui assume son choix, actrice brillante que l’on ne reverra pas beaucoup si ce n’est , dans le film culte « Un été 42 » . L’autre femme, humiliée par le Sherif corrompu, la très belle Sherry Lansing décidera de se venger, de le tuer elle-même, sans attendre l’aide de John. Ces femmes ne craindront pas se dénuder à plusieurs reprises, pour affirmer leur liberté. La guerre de Sécession est le point de départ du film avec une très bonne attaque de train, grandiose et magistrale, créant un bon socle narratif, superbement filmée par Walsh. Dans la 2eme partie les deux ennemis du passé, le colonel Yankee et le capitaine sudiste feront équipe pour restaurer l’ordre juste et démocratique, tout en prônant la réconciliation, et le pardon .Très beaux paysages de désert , et une maestria à la réalisation font de ce film un western culte marquant , bouclant un cycle.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 décembre 2024
Pour filer la métaphore du train, dont il est question dans la première partie du scénario, Rio Lobo est un film « terminus » : dernier volet de la trilogie hawksienne commencée avec Rio Bravo et poursuivie avec Eldorado ; dernier long-métrage de la filmographie du réalisateur ; dernier grand rôle de John Wayne ; derniers feux du western classique, concurrencé par le western spaghetti et le western du Nouvel Hollywood (plus noir).
Rio Lobo est un film « confortable », pour reprendre l’adjectif utilisé dans le film par le personnage interprété par Jennifer O’Neill, adjectif choisi pour évoquer le personnage de John Wayne (!). Howard Hawks reprend un canevas narratif éprouvé (avec propriétaire terrien spoliateur, shérif corrompu, rétablissement du droit, vengeance personnelle après traîtrise) et une association de personnages récurrente dans son œuvre (deux hommes d’âges différents, d’abord rivaux puis amis, unis dans une mission commune). On est donc en terrain connu, dans un registre pépère, accentué par le jeu d’un John Wayne lourd et fatigué. Ça n’empêche pas de trouver l’ensemble assez plaisant. Le métier parle ; c’est carré ; les personnages féminins sont plus entreprenants, moins potiches, que dans bon nombre de westerns. Il faut bien reconnaître cependant le manque d’unité dramatique, lié aux deux parties distinctes du scénario, quelques raccourcis confusants dans l’enchaînement narratif et un défaut de subtilité ici et là.
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2025
Le chant du cygne d'Howard Hawks décédé d'une mauvaise chut en 1977... Vous avez deux films pour le prix d'un ! La fin de la guerre de sécession avec un formidable kidnapping de train dont la loco à vapeur est équipée de pare-buffles, avec deux dirigeants militaires rivaux qui vont pactiser à l'issue des hostilités, et s'entendre pour remettre de l'ordre dans une ville où le shérif est ripoux,
L'un des deux se met aussi en quête d'un traître chez les sudistes, ayant fait fortune en vendant de précieux renseignements à l'ennemi ! Crime puni par la mort...
Le sujet est dense,le récit rythmé et l'histoire captivante elle , rehausse le niveau très moyen dans lequel était tombé le style western à force de se recopier...
Fluidité est le maître-mot de cette aventure car on croirait presque que les plans ont été enregistrés dans leur ordre chronologique... Chapeau aussi pour Hawks qui contrairement à nombre de réalisateurs de westerns, n'a pas rangé les actrices de ce récit en pots de fleurs ou danseuses presque nues mais au contraire leur a donné des rôles où elles ont été en mesure de prouver leur efficacité... bref le casting est une pure merveille, ne négligeant pas l'habituel vieux râleur qui vient un peu détendre l'atmosphère et gommer le côté sanguinaire des combats. Même la musique ne vient pas à contre-temps de l'action et sait se manifester sans être intrusive... Bien qu'il y ait une seconde équipe, on peine à imaginer que le réalisateur a réalisé cette dernière œuvre à 75 ans ! Une réussite !
GregLeSuisse
GregLeSuisse

56 abonnés 1 069 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 novembre 2020
Un western qui prête à sourire à notre époque : vêtements immaculés, cheveux ripolinés et mièvreries en tout genre. Seule la prestation de Jack Elam relève le niveau mais sinon une histoire des plus soporifique possible ...
rocky6
rocky6

46 abonnés 1 867 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2023
Un très bon western signé Howard Hawks avec en vedette John Wayne. Ce dernier, plus agé (63 ans au moment du tournage) est toujours aussi charismatique. Il maitrise son rôle de macho au coeur tendre à la perfection. Le scénario est prenant (une histoire de vengeance) et la mise en scène de Hawks est dynamique. Les rôles féminins sont un peu plus étoffés qu'à l'habitude. Un western classique mais très réussi qui plaira à un large public.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2023
Pour ses derniers tours de manivelle à l'heure où le western classique commence à lâcher la rampe, Howard Hawks s'offre un ultime plaisir avec Rio Lobo, triturant les canevas habituels du genre avec malice. De l'astucieuse attaque de train inaugurale aux multiples traits d'humour souvent dirigés vers l'icône John Wayne, le film offre un spectacle réjouissant et une intrigue certes classique dans ses grandes lignes mais rondement tournée, avec des trognes bien choisies et un rythme géré au cordeau.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 novembre 2020
Alors que le western change radicalement de visage vers la fin des années 60, le grand Howard Hawk tourne en 1970, à l’ancienne, son ultime film en revisitant une fois encore la trame de son « Rio Bravo ». En dépit d’un premier tiers bien différent et prometteur, « Rio Lobo » retombe vite dans des travers conventionnels vus maintes fois. L’humour (la palme à Jack Elam) et la présence autour d’un John Wayne confortable de rôles féminins, dont Jennifer O’Neill, future vedette de « Un Été 42 », sont des atouts appréciables.
chrisbal
chrisbal

18 abonnés 776 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2024
L'ambiance, les décors, les scènes d'action, l'humour....tout est bon dans "Rio Lobo", dernier opus de la trilogie d'Howard Hawks après "Rio Bravo" et "El Dorado".
Pour moi, il est même presque le plus divertissant des 3 avec des acteurs dont la complicité fait plaisir à voir.
En tout cas, il démarre en fanfare avec une attaque de train de haute volée avant de redevenir plus classique (à l'image de ses prédécesseurs).
John Wayne est "confortable", Christopher Mitchum et Jorge Rivero apportent du dynamisme et une touche de jeunesse, Jack Elam performe dans un rôle enfin sympathique et Jennifer O'Neill affiche un caractère bien trempé.
Un mélange savamment orchestré par le réalisateur pour son dernier film pour un résultat plus qu'honorable.
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2024
Un bon vieux western à la papa. Avec de beaux paysages et des décors soignés comme dans un film historique. Et puis John Wayne égal à lui-même.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 décembre 2024
Dernier volet d’une trilogie mettant en scène John Wayne, Rio Lobo en constitue certainement le plus méconnu et le moins apprécié, à tort. Le film cultive l’ellipse de sorte à embrasser une époque peu représentée dans le cinéma américain, ce moment de transition entre la fin de la guerre de Sécession et le retour des soldats sur leur terre respective après plusieurs années de séparation. Le motif du retour mute ici en quête de vengeance, que le cinéaste démultiplie avec intelligence : la première est celle du colonel Cord McNally suite au décès de son ami ; la deuxième devient celle d’une femme, Shasta Delaney, dont l’employeur a été abattu sans autre forme de procès ; la troisième est également féminine et implique Amelita, défigurée pour ne pas avoir collaboré avec l’ennemi. Dit autrement, ces trois personnages, unis par une trajectoire similaire, dessinent une boucle spoiler: partant de la trahison pour y revenir en passant par l’abus de pouvoir
.
Howard Hawks oppose à ces deux vices un sens vif de la camaraderie perçue comme la formation d’une famille recomposée à partir d’antagonismes : spoiler: Nordistes et Sudistes se lient d’amitié, hommes et femmes s’associent, le Mexique et la France s’incarnent en Pierre Cordona
. Le métissage a toujours occupé une place centrale dans l’œuvre du cinéaste américain, empruntant aussi bien aux individus qu’aux animaux leur offrant une métaphore – pensons par exemple à Bringing up Baby (1938) ou à Hatari ! (1962). La mise en scène virtuose immortalise chacune des séquences d’action, mention spéciale à l’attaque du train, se révèle aussi muable que les personnages qu’elle figure ; surtout, il y a là, une fois encore, une attention portée à la répartie et aux bons mots vectrice d’une authenticité humaine rare dans le genre du western. Une œuvre superbe, portée par la partition tout aussi hybride de Jerry Goldsmith.
clint54
clint54

27 abonnés 495 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 novembre 2015
Le dernier film du réalisateur sonne aussi le cinquième rendez-vous avec son acteur.Je ne contredirais personne et rejoins les nombreuses critiques sur ce western encore classique aux accents vintage. Une valeur sûre oui mais voilà, le Duke semble fatigué de monter à cheval et la maladie est déjà installée. Malgré une scène d'ouverture presque anthologique, l'action retombe rapidement et les dialogues entre les différents acteurs restent d'une certaine monotonie. Quelques traits d'humour ponctuent tout de même l'ensemble ainsi que les seconds rôles comme J.Elam qui apporte sa touche désinvolte. Le final est vite expédié dans un gunfight général comme une copie de son spoiler: Rio Bravo
mais sans les applaudissements de conséquence. Un Western correct mais sans panache sur la fin.
Flotibo
Flotibo

72 abonnés 1 441 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mars 2011
Howard Hawks signe un dernier film décevant avec ce western relativement plat à l'image d'un John Wayne vieillissant.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 janvier 2009
Avant-dernier film de Hawks, El Dorado offrait une variation de Rio Bravo certes inférieure à son modèle mais néanmoins de haute qualité. Rio Lobo, la dernière oeuvre, n'y parvient pas. Malgré un bon début (et un beau générique prometteur), le film devient de plus en plus fade et morne. Ne nous méprenons pas, il se regarde... mais parce qu'on est en attente de quelque chose de grand. Et ce quelque chose n'arrive pas, on reste sur notre faim, et on retient donc surtout le mauvais : zoom seventies, personnages sans âme (le comble pour Hawks), image neutre. Seul John Wayne, encore géant à 63 ans, donne une illusion de grand cinéma auquel Hawks nous a habitué.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 10 janvier 2011
Dernier film (western) de Howard Hawks.
Tout y est conjugué : aventures, humour et fusillades, sur un scénario peut être simpliste mais reposant sur deux de ces anciens westerns, "Rio Bravo" et "El Dorado".
Western qui s'assume jusqu'au bout : paysages magnifiques, musique de générique et thème principal attrayant. Le compositeur n'est autre que Jerry Goldsmith ("Papillon", "La canonnière du Yang-Tsé", "Total recall"...).
Avec John Wayne, comme attrait principal, parfait, et Jorge Rivero.
Spectateurs, il faut regarder "Rio Lobo" en mémoire de Howard Hawks, réalisateur de "Scarface", "Sergent York", "Le port de l'angoisse" et "Rio Bravo" parmi d'autres.
gerard stevenson
gerard stevenson

29 abonnés 1 295 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 septembre 2023
Film qui commence par une attaque de train transportant de l'or. Si vous ne savez pas qui a gagné la guerre de sécession, Howard Hawks vous le rappelle en affichant les nordistes (ceux qui acheminent l'or) dans des uniformes impeccables tout propre et repassés et les sudistes (ceux qui attaquent le train) dans des uniformes sales, dépareillés.

Après cette scène initiale, nous nous retrouvons dans un western classique où John Wayne (le grand John Wayne, on le rabâche souvent dans le film qu'il avait un gabarit, plus d'1m90) va tout faire pour venger un de ses hommes mort suite à l'attaque du train. Rien de révolutionnant. Rien d'extraordinaire. Dans la lignée des westerns des années 50-60.
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