Les Liaisons dangereuses
Note moyenne
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298 critiques spectateurs

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Legid
Legid

43 abonnés 714 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 avril 2026
Un film devenu un classique tiré lui-même d’un classique de la littérature française du XVIIIe siècle.
La réalisation est réussie avec une belle reconstitution de cette époque, avec décors et costumes de qualité, pour lesquels le film avait reçu les Oscars associés.
L’incarnation de ces personnages complexes et manipulateurs nécessitait des acteurs talentueux et là encore, c’est une réussite. Le duo John Malkovitch – Glenn Close fonctionne très bien avec un jeu subtil et maniéré, en phase avec l’époque à laquelle déroule l’histoire.
Je serais cependant moins enthousiasme sur la narration qui s’avère assez difficile à suivre pour les non connaisseurs du livre original.
N’ayant jamais lu l’œuvre littéraire originale, je dois bien admettre avoir eu du mal à suivre la complexité des différentes manigances entre les nombreux personnages. Mon visionnage a nécessité des retours en arrière réguliers et réécoute de certains dialogues pour saisir l’intégralité de l’intrigue dans laquelle il est facile de se perdre.
Je noterai également un certain manque d’émotion véhiculé par le film qui se veut au final assez froid. Les divers sentiments entre les personnages sont essentiellement décrits par les dialogues plus que par la mise en scène ce qui atténue l’impact de certaines scènes ( spoiler: la mort de John Malkovitch / Valmont ou de Michelle Pfeiffer sont froidement amenées
)
Le film est un belle œuvre formelle mais à la narration un peu difficile d’accès pour remporter ma totale adhésion.
Note : 14/20
Bjorkmaniak
Bjorkmaniak

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2026
Les puristes de Laclos diront, non sans raison, que **Les Liaisons dangereuses** de Stephen Frears abandonne une part de ce qui fait le charme venimeux du roman : la forme épistolaire, le feuilletage des voix, les détours de la lettre, cette manière si délicieuse de faire circuler le poison sous couvert d’élégance. C’est vrai. Mais une adaptation n’a pas pour mission de photocopier un livre ; elle doit en ressaisir l’esprit. Et Frears y parvient avec une intelligence remarquable : il perd un peu de la perfidie textuelle, mais gagne en présence, en tension, en cruauté incarnée.

Car son film n’a rien d’un bibelot poudré. Sous les étoffes, ça manœuvre ; derrière les sourires, ça calcule ; dans les salons, ça se dévore avec une courtoisie parfaite. Frears filme un monde où la politesse devient une arme, où le désir prend la forme d’une stratégie, et où la grâce elle-même finit par ressembler à une menace très bien élevée. C’est somptueux, bien sûr, mais jamais décoratif : la beauté n’adoucit rien, elle rend simplement la violence plus raffinée.

Glenn Close est impériale. Sa marquise de Merteuil ne domine pas seulement les autres personnages ; elle semble dominer le film lui-même, avec cette autorité glacée qui n’a jamais besoin de se démontrer. John Malkovich, loin du séducteur trop lisse, compose un Valmont oblique, troublant, subtilement vénéneux. Et Michelle Pfeiffer apporte au film cette grâce sincère, cette fragilité lumineuse, sans lesquelles toute cette mécanique de domination ne serait qu’un brillant exercice de style.

Le plus fort, c’est que Frears ne filme pas seulement des costumes, des lettres et des révérences : il filme le pouvoir, l’humiliation, le plaisir de tenir autrui, la jouissance de blesser sans jamais salir ses manchettes. À côté, bien des drames dits sophistiqués paraissent soudain un peu patauds. Ici, chaque regard compte, chaque silence pèse, chaque mot avance ganté de soie — avec l’intention très claire de laisser une trace.

Le roman y perd un peu de sa polyphonie ; le film y gagne une morsure immédiate. Et c’est assez rare pour être salué : **Les Liaisons dangereuses** est à la fois fidèle à l’esprit de Laclos et pleinement cinématographique. Un chef-d’œuvre où l’élégance ne tempère jamais la violence des rapports, mais la rend plus redoutable encore.
Jean Marc B
Jean Marc B

107 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2025
les liaisons dangereuses de Stephen frears, est dans mes 10 films préférés de tout les temps. je l'ai vu je ne sais combien de fois, je ne saurais plus les compter . le duo marquise de Merteuil(Glenn close) et le vicomte de vallon( John Malkovich)est absolument fabuleux. c'est une prouesse extraordinaire d'avoir tiré un scénario aussi machiavélique à ce roman épistolaire. le jeux des acteurs est un sommet de prouesse. Ma préférence va à Glenn close que j'adore et qui est extraordinaire dans les rôles de femmes manipulatrices. où détraqués( liaison fatale) où comique/méchante(les 101 dalmatiens 1 et 2 les films ( mais il ne faut pas oublier les autres rôles d'acteurs aux débuts de leurs carrières.(Reeves .Thurman , Pfeiffer.)qui sont eux aussi excellent. peut de temps après est sortie en salle le film Valmont. film complètement raté, sans comment surpasser le film de frears?. je vois pas.
Geoffrey N
Geoffrey N

4 abonnés 92 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 septembre 2025
Tant de futilités ! Je n'ai jamais réussi à rentrer dans le film. La quête vengeresse des 2 protagonistes ne m'a a vrai dire jamais intéressé. Seul la fin remonte un peu le niveau avec certaines révélations. En revanche on ne peut pas nier que les costumes sont incroyables et que le jeu d'acteur ainsi que leurs dialogues sont d'un grand niveau.
Pernille
Pernille

29 abonnés 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2025
Selon qui adapte, on peut avoir un vrai nanar ou un chef d'oeuvre. Dans le cas du film de Stephen Frears, on est sans nul doute dans la seconde hypothèse. C'est de très loin, LA meilleure adaptation du livre de Choderlos de Laclos, au cheminement un peu subtil du livre à une pièce puis à un scénario. C'est le point de départ, ce scénario intelligent, subtil, de grande qualité, associé à une superbe réalisation. Mais rien ne serait possible sans un casting de choix. Qui joue quoi, c'est essentiel à un film. Glenn Close y est parfaite pour la marquise de Merteuil, tout en double jeu, bien sûr, teinté d'une détermination sans nom, jusqu'à la cruauté. John Malkovitch que je découvrais dans ce film est inattendu, magnifique, pervers, touchant, désarmé, tout à la fois. Michelle Pfeiffer y est ingénue, rafraîchissante dans ce monde particulier qui est décrit, et totalement perdue à la fin. Quant à la jeune Uma Thurman, elle y fait des débuts plus que prometteurs. L'ensemble est servi par une belle utilisation des décors et autres lieux de tournage. Ce n'est pas si courant et ça mérite d'être souligné. Tout ce qui a été fait avant, pendant, sous un autre titre ou depuis, n'arrive pas au centième de cet immense chef d'oeuvre. Qui hésiterait à le voir, à le découvrir n'a pas à avoir peur, on se laisse porter dans un monde du XVIIIème siècle particulièrement cruel. Loin de moi l'idée de raconter l'histoire, j'ai juste envie de mentionner quelques scènes qui m'ont marquée. D'abord le début, quand ils s'habillent, un peu comme au théâtre pour leur représentation dans la société. Puis la scène où Mme de Merteuil arrive chez la tante de Valmont et compose son attitude, tête penchée, un sourire sous la capeline, elle se redresse, et montre un visage désolé. Ensuite la scène mémorable où Valmont écrit à Mme de Tourvel, au lit avec Mlle de Volanges. Et quatrième scène : Valmont répétant " ce n'est pas de ma faute"! Je me limite à ces quelques exemples dont je me souviens. Enfin, ce qui me réjouit, c'est que certaines règles non écrites ne se vérifient pas ici. Souvent on dit que plus d'argent va faire un meilleur film et donc plus de succès. Ici, non ! Ce film a coûté trois fois moins ou presque que son concurrent, mais a rapporté vraiment beaucoup plus ! C'est donc lié à plein d'autres choses, c'est ce que j'ai évoqué !
SB88
SB88

35 abonnés 1 574 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2025
Les Liaisons dangereuses - manipulations et intrigues autour des amours et de la virginité d’une jeune fille. C’est bien joué spoiler: mais je ne crois pas à l’amour final et aux pleurs du manipulateur
. Dialogues réussis mais qqs longueurs
3,3/5
Michael78420
Michael78420

63 abonnés 1 903 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 août 2025
Le machiavélisme et la manipulation comme mode de vie, dans l'ennui de l'aristocratie au cœur du XVIIIe siècle. Casting exceptionnel, scénario subtil tiré d'un roman hors du commun, costumes splendides, décors majestueux. J'avais vu Les Liaisons Dangereuses à sa sortie en France 1989, peu de temps après avoir lu le livre. Quel bonheur de le revoir en 2025 et de constater qu'il n'a pas pris une ride. Glenn Close et John Malkovich sont captivants, délicieusement sournois. Michelle Pfeiffer, Keanu Reeves et Uma Thurman interprètent des jouets ravissants, proies faciles du duo infernal. Chaque réplique est un régal, ode à la langue française. J'ai même éclaté de rire en entendant Azonal (Peter Capaldi) dire à Valmont pendant une partie de chasse : "C'est facile de les convaincre de faire ce qu'elles ont envie de faire. C'est de les convaincre de faire ce qu'on veut qu'elles fassent qui donne la migraine." Une merveille à (re)voir sans modération.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 août 2025
Adaptation du célèbre roman signée Stephen Frears. Une œuvre cruelle teinté de cynisme d’une époque aux mœurs libertine, d’une remarquable qualité d’écriture, mis en exergue par la formidable distribution d’une grande justesse d’interprétation et magnifié par la mise en scène du réalisateur.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juillet 2025
Cette émanation du roman de Laclos, sulfureux pour l’époque, n’a pas vieilli depuis presque 40 ans
– contrairement à celle, snob et vaine, de Vadim en 1960. La réalisation est réussie, magnifiée par les interprètes que domine Glenn Close, superbe fleur vénéneuse mais aussi par les décors et les costumes, éblouissants.
Mais il est dommage que la finesse et la noirceur du roman ne soient pas mieux reflétées.
« Frears a fait davantage du Fragonard que du Laclos. »
steevevo
steevevo

11 abonnés 637 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2025
Du roman épistolaire, Frears retranscrit parfaitement le machiavélisme des personnages. Mais la vrai force du film vient des acteurs et en particulier de Glenn Close. L'intrigue est remarquablement construite et l'ensemble est tout à fait prenant. Immanquable.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2025
Ce film nous plonge dans les relations malsaines de Mme de Merteuil et du compte de Valmont. On suit ce film pour voir jusqu’où ils vont aller, mais lorque les sentiments s’en mêle, les jeux deviennent dangereux. Les deux interprètes du duo perfide sont parfaits dans leur rôle malsain. La seule petite amélioration possible à ce duo aurait été d’avoir un Malkovitch un peu plus sexy, ce qui aurait justifié un peu plus ses facilités à corrompre, même si au final le film fonctionne très bien de cette manière tellement il est crédible en perfide manipulateur. L’action et la manipulation sont bien présentes sur tout le film, la chute du film est grandiose. Ce film est incontestablement une très bonne adaptation.
Aaym68
Aaym68

1 abonné 213 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2025
Les jeux pervers de séduction de deux aristocrates du siècle des lumières. Très bonne adaptation par Stephen Frears du roman épistolaire de Choderlos de Laclos. Superbes acteurs, décors, images et musiques. L'histoire est plutôt cynique mais on ne s'ennuie pas un instant devant le spectacle donné. Les joutes verbales entre Glenn Close et John Malkovich sont un régal.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2025
Ce n’est pas directement l’adaptation du roman épistolaire de Choderlos de Laclos, mais celle de la pièce de théâtre de Christopher Hampton, tirée du roman. Et c’est Hampton lui-même qui a adapté sa pièce pour le cinéma. Le dramaturge et scénariste a mis l’accent sur le machiavélisme et la cruauté de l’histoire originale qui, ainsi condensée, apparaît particulièrement cinglante et noire. La trame narrative est un habile canevas de manigances et de manipulations autour des choses de la séduction et de l’amour, une quintessence de manœuvres jalouses, fourbes et vengeresses, où le vice se joue de la vertu avec une élégance cynique et une virtuosité hypocrite. Ce que réussit peut-être le mieux le scénario, c’est d’évoquer, au-delà de ces jeux libertins méchamment pervers, une quête de domination et de pouvoir, une guerre des sexes où la volonté et la vanité l’emportent sur le désir et l’amour, jusqu’au paroxysme destructeur. Une dimension froidement implacable, servie par des dialogues ciselés ou traduite par quelques images terribles (les derniers plans sur le visage de la marquise de Merteuil). Le film atteint ainsi une belle intensité d’affrontement, au détriment cependant d’expressions plus subtiles – troubles, émotions, états d’âme – qui passent moins bien. L’évolution de madame de Tourvel aurait ainsi pu être mieux conduite ; on aurait aimé aussi croire davantage à la confession finale, « à cœur ouvert », du vicomte de Valmont. Côté interprétation, Glenn Close et Michelle Pfeiffer sont excellentes ; John Malkovich, au jeu assez maniéré, sans charme enjôleur, convainc moins. Enfin, côté réalisation, Stephen Frears fait preuve de maîtrise en chef d’orchestre d’une reconstitution soignée et d’un ballet virevoltant de personnages, dans un registre où l’on ne l’attendait pas. Preuve (imparfaite mais marquante) de son bel éclectisme.
Bifidus
Bifidus

3 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2025
Une adaptation honnête du chef d'œuvre de Choderlos de Laclos.
C'est assez fidèle, les décors et les costumes sont splendides, les acteurs sont excellent (en particulier Malkovich)... Et pourtant il manque quelque chose. Malgré le texte de Laclos (un des plus beaux de toute la littérature française) il manque l'esprit du XVIIIe siècle. Est-ce Glenn Close, bien trop anglaise pour une Merteuil, sont-ce des costumes qui fleurent un peu trop le Watteau de boite à bonbon ? La musique aussi trop dramatique est en décalage avec ce siècle où tout est représentation.
Dans le genre je place au dessus Madame de Joncquières ou Meurtre dans un jardin anglais (Barry Lyndon étant absolument hors catégorie, le parti pris de Kubrick de n'utiliser que de la musique du XVIIIe siècle prenant toute sa dimension).
La meilleure adaptation reste le téléfilm de Charles Brabant de 1980 où Laclos évoque ses souvenir avec une vieille Merteuil syphilitique dans les geôles révolutionnaires.
iof
iof

7 abonnés 146 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2025
Pur chef d'œuvre, sans conteste le meilleur film de Stefan Frears avec une Glenn Close et un John Malkovitch au sommet de leur art. Le roman épistolaire de Choderlo de Laclos est magnifié par une réalisation ultra soignée qui donne un écrin splendide à cette histoire d'amour et de haine.
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