La Rose et la Flèche
Note moyenne
3,3
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68 critiques spectateurs

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patrick torres
patrick torres

3 abonnés 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2025
Film étrange, hybride, entre le roman historique et la comédie romantique, avec des moments drôles et une fin Shakespearienne. Les héros sont fatigués, et l'amour surtout. Les monstres sacrés du cinéma que sont Sean Connery et Audrey Hepburn ont pris un coup de vieux, mais leurs rides vont bien à ce combat crépusculaire aux parfums doux-amers.
Tiberius James K
Tiberius James K

4 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2025
Film que j'ai découvert il y a peu de temps et franchement agréablement surpris . Un certain charme se dégage , Cela change de beaucoup d'autres films sur Robin des bois .
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2025
Nulle revendication historique ici (prenons pour exemple le roi Richard qui ne parlait pas un mot d'Anglais mais épargna celui qui l'avait mortellement blessé) mais la volonté d'imaginer l'histoire après la légende, jouant sur la mise en abîme de la force des contes qui rendent les héros plus grands qu'eux-mêmes. Sur un ton doux-amer, le récit oscille entre deux tentations qui se mêlent habilement et que le symbolisme du titre français rend parfaitement. D'une part, les dialogues cyniques, désabusés, satiriques échangés entre de vieux briscards dont les amitiés et les haines chancellent face à la barbarie des croisades, la lassitude des ans, les désillusions morales (questionnant même la culpabilité de ceux qui suivent les ordres dont ils savent l'iniquité) et dont les portraits s'apparentent à ceux du théâtre romantique, entre fulgurances de bravoure, failles humaines, attitudes burlesques. De l'autre, les retrouvailles de deux amants après vingt ans qui n'ont pas su éteindre la fougue, la complicité, les sentiments d'une véritable passion et dont la douleur transparaît pleinement dans l'interprétation touchante d'Audrey Hepburn. D'ailleurs, cette tendresse s'étend aux amitiés de Robin (impérial Sean Connery) dont la loyauté et la vindicte sémillante renaissent avec les souvenirs. D'une élégante (classique) mise en scène, très juste psychologiquement, s'achevant sur une preuve d'amour inattendue, cette variation du mythe l'embrasse totalement. Une réussite!
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 229 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2025
Plutôt que d'écrire une adaptation parodique des exploits célèbres de Robin des Bois, les auteurs du film ont préféré leur imaginer une suite. De sorte que, si on retrouve ici l'ensemble des personnages, c'est vieillis et désabusés par le poids de vingt années passées.
Ces nouvelles aventures, conclues par un spoiler: affrontement dans la fameuse forêt de Sherwood
, rompent avec l'imagerie traditionnelle du Moyen-Age au cinéma et suggèrent par ailleurs que les temps héroïques de Robin Hood sont bel et bien révolus. Ce siècle est un siècle de violence, de vaines croisades et de boucheries sanglantes où chacun a laissé beaucoup de sa jeunesse et de son innocence.
De Robin au shérif de Nottingham en passant par Mariam, chacun apparait tel qu'il est: vieillissant et désenchanté. Robin est parti aux croisades, Marian s'est enfermée dans un couvent, et leur amour n'a pas vécu, comme ils en font le constat maussade.
Richard Lester s'attache à un inattendu réalisme humain par lequel on découvre que les héros sont fatigués, que Richard Coeur de Lion est un roi cruel et que les méchants ne le sont pas de façon aussi caricaturale que dans les aventures originelles. C'est de cet esprit et de cette tonalité que provient l'originalité d'un film qui privilégie les états d'äme aux séquences d'action.
Il reste que le film n'est pas seulement amer, on y trouve aussi de l'humour et de la dérision et, conjointement, une interprétation d'ensemble remarquable par sa simplicité et sa sobriété.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 913 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 décembre 2024
Très déçu. Pourtant j’adore Sean Connery et Audrey Hepburn. Mais on se demande quelle mouche a piqué le réalisateur : tourner son film en Espagne, il faut le faire, pour une action qui se passe en Angleterre (bonjour la différence de climat) .Et l’absence de moyens suffisants est criante, et à part les deux acteurs titre, les autres sont médiocres. Imaginer une suite de Robin des Bois vieillissant (le couple est âgé de près de 50 ans) était sans doute utopique, mais avec une bonne réalisation la pilule serait passée. Un détail : je me demandais où j’avais vu l’acteur incarnant le shérif de Nottingham : il s’agit de Robert Shaw, vu dans le James Bond Bons baisers de Russie (vous vous souvenez celui qui disait dans le train « mon vieux » à tout bout de champ) et vu dans La bataille des Ardennes où il incarne un colonel allemand aux commandes d’un panzer. Bref, ce truc est à éviter.
Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 août 2023
Richard Lester revisite le mythique Robin des Bois dans son histoire à la véracité historique douteuse mais pas inintéressante. C'est très burlesque, beaucoup d'humour et le dénouement est touchant, il a un coté "Monty python" indéniable dans cette œuvre. Le couple (d'ancien) Sean Connery-Audrey Hepburn fonctionne très bien et la musique de John Barry est sublime.
Après la manque de budget se fait cruellement sentir dans les décors et l'oscillation constante entre le sérieux et le burlesque peut dérouter.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 341 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2023
Robin (Sean CONNERY, 46 ans) revient de la 3e croisade. Sur ordre de Richard Cœur de Lion (1157-1199) (Richard HARRIS, 46 ans), qui lui aussi, a participé à la 3e croisade (où il a fait exécuter 3000 prisonniers musulmans à Saint-Jean-D’acre), il doit assiéger le château de Châlus (Haute-Vienne mais remplacé à l’écran par le château de Villalonso dans un paysage désertique de Castille) pour obtenir une statue réputée en or mais le roi meurt (à 41 ans) d’une flèche d’arbalète dans le cou. Robin rentre en Angleterre où Jean, frère du roi mort et dernier fils d’Henri II (1133-1189) et d’Aliénor d’Aquitaine (1122-1204), règne, et retrouve Marianne (Audrey HEPBURN, 47 ans et qui n’a pas tourné depuis 1967) devenue nonne ( spoiler: après s’être coupé les veines
) il y a 18 ans, au départ de Robin et qui va être arrêtée par le shérif de Nottingham (Robert SHAW, 49 ans). C’est avant tout un film d’amour, plus que de combats, sur le temps qui passe et la vieillesse. Le héros (Robin) est fatigué et l’amour (de Marianne) est plus fort (que celui qu’elle éprouve pour Dieu).
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 décembre 2022
L’histoire d’un Robin des Bois et d’une Marianne vieillissants est originale, elle permet surtout de réunir à l’écran deux stars que j’affectionne particulièrement : Sean Connery et Audrey Hepburn. Cette dernière signait-là son retour à l’écran après une absence de près d’une décennie. Tantôt drôle, tantôt mélodramatique, le film de Richard Lester ne se montre malheureusement pas à la hauteur de son potentiel ou contraire de la sublime musique écrite par John Barry.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 657 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2022
La beauté des retrouvailles des deux célèbres amants tient, dans Robin and Marian, à la décadence ambiante qui dégrade systématiquement l’épique en une somme d’actions confuses et peu coordonnées : les hommes de pouvoir se disputent les juridictions et les titres et hommages associés, les figures tutélaires sont délaissées au profit d’une masse impersonnelle qui subit collectivement l’effort ; nulle séquence ne montre un quelconque héros professer son discours ou haranguer la foule, nulle séquence ne présente les camps en train d’échafauder un plan d’attaque comme d’ordinaire dans ce genre de productions. Laissons cela à la jeunesse, dont la fougue et la révolte se rejouent ici en mode mineur. Tout semble en effet s’improviser voire se fuir : les combattants des bois se retirent après une escarmouche, les religieuses que l’on vient sauver ne se pressent pas et ne sont d’aucune aide, la mère supérieure elle-même se livre à l’ennemi sans résister puis conduit le chariot au fond d’un lac ; les amoureux d’autrefois se retrouvent par inadvertance, et Robin paraît même sur le point de renoncer, préférant revenir le lendemain.

Se répète une lassitude teintée d’espoir et de fougue comme des souvenirs vaporeux continuent de se réactualiser, malgré le temps qui passe. Les flèches décochées n’ont rien perdu de leur célérité, ni de leur précision ; seulement, elles se décochent moins souvent, jusqu’à la clausule magnifique qui se referme sur l’image initiale, celle des trois pommes à des états de mûrissement différents. Cette vanité encadrante se diffuse tout du long, par les peines éprouvées lors des assauts, par les cicatrices qui saccadent le corps de Robin, par la présence centrale de l’abbaye, lieu de prière et dernière maison, et de sa cheffe. La pureté de Marianne, parfaitement campée par Audrey Hepburn, se heurte à la boue, aux mêlées, à la rugosité extérieure incarnée ici par un Robin des bois vieillissant et sale ; néanmoins, leur relation, parce qu’elle est naturelle, parce qu’elle va de soi, transforme la nature sauvage en terre d’accueil, et la mousse devient une couche où dormir l’un contre l’autre, et les branchages garnis de feuilles se métamorphosent en drap pour se réchauffer. Le romanesque du long métrage est concerté, il est porté par la mise en scène bucolique et par des dialogues à l’eau-de-rose ; il cohabite pourtant avec le registre burlesque qui traite de faits graves avec légèreté, participant de cette dégradation tonale d’une légende épique tournée en dérision par une figure d’aède conscient des ajouts et des amplifications.

Richard Lester signe un très beau film, dont l’originalité tient essentiellement au décalage tonal entre d’une part la grandeur d’un nom et de l’histoire qui y est associée – celle du Prince des voleurs ! –, d’autre part le comique volontaire ou non qui le raccorde à sa matérialité, à sa trivialité, gage d’un certain réalisme. Sans oublier le charme de son duo d’acteurs principaux, Audrey Hepburn et Sean Connery.
tonnegrande
tonnegrande

11 abonnés 460 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 novembre 2022
Film de 1H41 sans pub vu sur Arte en novembre 2022. C'est la 1ère fois que je voyais ce film car c'était avec Sean Connery et que c'était une histoire de Robin des Bois. Non pas du tout ! Je me suis ennuyée. Pendant la 1ère heure, ce n'est qu'une suite de dialogue sans fin pour remplir la bobine. En plus, voir un film sur Robien de bois qui a vieilli de 20 ans n'est pas drôle. Il faut attendre lentement plus d'une heure pour qu'enfin il y ait un peu d'action digne de Robin des Bois avec flèches et épée. C'est le seul film où Robin des bois est très respectueux du Shérif ! C'est donc un film consacré avant tout à la nostalgie de Robin des bois qui regrette d'avoir fait la guerre en Terre sainte ! Tous les personnages du film sont nuls : Marianne, Petit jean, Robin, le Shérif, Le roi Richard, Le roi Jean etc. Ce film est réservé avant tout aux fans des acteurs qui voudront revoir leur idole sur écran. C'est tout. Je donne 0 étoile à ce film. A fuir !
beatryce chris
beatryce chris

3 abonnés 61 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 novembre 2022
On a vu beaucoup mieux sur le Moyen Age, l'histoire est jolie, bien imaginée, surprenante mais.. ..
Les acteurs sont tous très bons, notamment le compagnon de Robin.. mais..
On passe un moment de télé sympa mais...
Audrey comme d'habitude est parfaite.. Quant à Connery, il est certes excellent et notre meilleur James Bond s'est encore bonifié avec l'âge mais je ne peux oublier que cet homme a excuse, prône même la violence envers les femmes..il s'est donc " dégradé," il n'est plus, dans la liste de mes acteurs préférés...
kieran_h3ld
kieran_h3ld

35 abonnés 680 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2022
A la fois film de capes et d'épées, véritable suite des Aventures de Robin des bois, film romantique, et réflexion sur le temps qui passe et la vieillesse, La Rose et l'épée est un très bon film, qui peut aussi s'appuyer sur Sean Connery et une Audrey Hepburn de retour pour l'occasion. Il souffre tout de même selon de moi d'une légère platitude dans la trame de son récit, ce qui fait que le film ne s'emballe jamais réellement, ça reste calme et mélancolique, mais très agréable, dans ce mélange qui aurait pu être casse gueule (l'histoire d'amour, et les Aventures de Robin face au Sheriff de Nottingham).
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 623 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 décembre 2021
Ce n'est pas la première fois que je vois une version de Robin des bois, mais je classe celle-ci parmi les moins bien. Non pas que l'Histoire ne soit pas respectée, on s'en fiche un peu. Il faut laisser libre court à l'imagination du réalisateur, mais c'est cette fin d'un ridicule absolue : spoiler: Robin se bat en duel avec le shérif de Nottingham, duel qu'il gagne. Puis il part du champ de bataille pendant que ses troupes se font massacrer par les troupes de shérif qui ont rompu leur serment de ne pas se battre si le shérif perdait. Et pour finir, Marianne tue Robin avec du poison et se suicide en même temps pour ne pas devoir se séparer encore une fois.
Ce romanesque exacerbé était bien vu au 19ème siècle, mais plus maintenant.
A voir par les amateurs de romanesque résistant au 20ème siècle et les amateur de Sean Connery et Audrey Hepburn
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 août 2021
Robin des Bois est sans doute le héros le plus mis en scène dans le cinéma anglo-américain et, pourtant, chaque histoire est différente et aucun Robin ne ressemble aux autres.

Celui-ci, campé par Sean Connery, est un Robin âgé de retour des croisades, Marianne, âgée elle aussi, est interprétée par une sublime Audrey Hepburn, solide et gracieuse. Petit Jean, fidèle acolyte du héros, est joué par un Nicol Williamson qu'on a pu voir par la suite en Merlin dans l'Excalibur de John Boorman. Enfin, le personnage du shérif de Nottingham, souvent présenté comme vicieux, malsain, lâche ou exécrable, est, dans cette version un ennemi noble, intelligent, presque attachant.

Si les paysages sont assez anachroniques (d'immenses champs de blé à perte de vue et une forêt pas du tout sombre ni dense), la reconstitution de la ville de Nottingham ou de l'abbaye, ainsi que le souci des costumes, du mobilier et des objets apporte une touche de réalisme historique très appréciable et assez rare, surtout pour l'époque.

Au final, ce Robin des Bois est l'un des meilleurs qui aient jamais été tournés, avec quelques accents shakespeariens comme la mort de Richard au début spoiler: ou celle du couple Robin/Marianne à la fin
.
Roland Pradoc
Roland Pradoc

16 abonnés 5 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2021
Etrange objet un peu déceptif que cette Rose et la flèche qui revisite un mythe pour l'inscrire dans le réel. On pense à Don Quichotte, aux voyages d'Ulysse et même à Médée en sources d'inspiration. Certaines scènes sont très belles dans leur épure paysanne. Les dialogues ont une portée concrète assez surprenante, comme du Shakespeare sans aucun lyrisme. Mais également avec un manque de souffle et d'ambition. Je regrette ma note de 3,5, c'est stupide de noter un film pareil, tellement singulier qui offre une vision. Je recommande cette aventure un peu hors du temps.
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