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Thierry Schalck
48 critiques
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2,0
Publiée le 28 décembre 2025
Tout cela n'est pas mauvais, puisque De Palma sait parfois être un formidable réalisateur (L'IMPASSE, BLOW OUT, CARRIE, PHANTOM OF THE PARADISE, MISSION IMPOSSIBLE, SCARFACE...) et que les thèmes du livre de James Ellroy rejoignent les thèmes de ses films, mais LE DAHLIA NOIR filmé par De Palma possède environ seulement 25 % de la puissance du brillantissime roman d'Ellroy. Ce film se retrouve donc plus lent et ennuyeux que poignant et bouleversant. Vive le roman exceptionnel de James Ellroy !
Brian de Palma s'emploie à reconstituer une époque, celle de l'immédiate après-guerre mondiale, la deuxième, autour du fait criminel baptisé "Dahlia noir", plus prosaïquement le massacre d'une jeune "artiste" de cinéma. De fait, la réalisation ne manque pas de faste au point d'éclipser le sujet même. Il y d'abord ce long préambule, confus et digressif, qui scelle l'amitié entre deux flics boxeurs qui mèneront l'enquête du Dahlia noir. Son intérêt est très relatif et on attend avec impatience que le film se fixe enfin sur l'intrigue criminelle. Mais là encore, on est déçu. Ça part un peu dans tous les sens et le mystère épais autour du meurtre d'Elizabeth Short se fronce encore dans une mise en scène certes rythmée mais suffisamment embrouillée pour qu'on s'y perde, pour que les perspectives policières paraissent vagues, et indifférentes, ce qui est encore plus embêtant. Seul le dénouement ranime un peu l'intérêt. Surtout, les personnages, purement formels, ressuscités du cinéma noir de jadis -femmes fatales et glamour, flic corrompu et magnat crapuleux- manquent de complexité et encore plus de personnalité. Le premier d'entre eux, le policier Bleichert, est joué par un acteur qui fait juste gravure de mode.
Brian de Palma s’inspirant d’un roman de James Ellroy et d’un meurtre sordide d’une jeune actrice en herbe dans le Los Angeles de la fin des années 40 pouvait laisser de grandes espérances. S’il a quelques arguments à défendre, le film souffre aussi de gros défauts. Parmi les points positifs, il faut noter une excellente reconstitution historique, une ambiance d’époque particulièrement bien restituée et une réalisation qui fonctionne certes par à coup mais dont les fulgurances rappellent le génie du cinéaste. Cependant la construction narrative est laborieuse, basé sur un faux-rythme et manque de tension dans les moments cruciaux du récit et une interprétation inégale.
Je n'avais jamais vu le Dahlia noir. Belle surprise. Le film c'est fait démonter par la critique (un De Palma mineur oui).
Mais ça n'en reste pas moins un Polar superbement bien tenu/réaliser. Qui nous replonge dans cette époque (magnifique) avec un superbe casting. Et Hartnett y'est vraiment bon. Bref, je ne comprend vraiment pas les critique plus qu'assassine de la presse et de la globalité des spectateurs. Surtout quand on voit d'autres films du genre (et pas que). Dommage.
"Allways she'd be there, never between us, allways in the middle."
Narritivement classique, voire cliché, des films noirs, le héros racontant son histoire sur fond de saxophone larmoyant (mais dans le ton, la musique étant composée par Mark Isham), la réalisation de Brian De Palma demeure en 2006 une valeur encore certaine, à l'image de split screens ici en découpage naturel arrière/avant plans, de surimpressions fantomatiques, de travellings en caméra subjective et de ralentis pile où il le faut et quand il le faut, talent rarissime. En outre, le réalisateur a réussi à garder un minimum la main sur l'histoire de James Ellroy pour en tirer la tension nécessaire, art ultime chez lui.
Couvrant l'immédiat après-guerre, lorsque Mickey Cohen règne sans partage sur Los Angeles, à la suite de la mort de son boss, Benjamin "Bugsy" Siegel, le scénario s'étire en puzzle complexe plutôt qu'en enquête linéaire, comme l'était l'autre roman adapté de la tétralogie d'Ellroy, L.A. Confidential (Curtis Hanson, 1997) jusqu'à se perdre avant une fin où tout se dénoue, sans doute un rien trop vite.
Au niveau de la distribution enfin, il n'y a pas grand chose à redire, les interprètes jouent juste tout en évitant les poncifs du genre et les mimiques prévisibles, ce qui n'est pas évident dans ce genre d'exercice.
On regrettera donc un scénario trop complaisamment complexe qui annihile les effets de caméra et de suspense construits au fil du récit. Visuellement, Le Dahlia Noir est à réhabiliter.
De Palma brille toujours, dans un très bon film d'époque, très bien retranscrit, sombre, violent, avec un scénario assez efficace et des personnages imposants !
Ce film m'a vraiment captivé. Je ne connaissais pas du tout l'histoire avant de voir le film et j'ai été impressionné par le scénario, qui est à la fois complexe et intrigant. Les acteurs livrent des performances solides, ajoutant une profondeur et une intensité qui enrichissent le récit.
L'atmosphère noire et mystérieuse du film m'a tenu en haleine du début à la fin. En somme, c'est un film que j'ai beaucoup apprécié pour son histoire fascinante et son excellent jeu d'acteurs.
Bien, ayant lu l'excellent livre de James Ellroy et l'ayant adoré, j'ai été très déçue du film.
Rappelons tout de même qu'il s'agit de l'histoire d'Elizabeth Short retrouvée morte et affreusement mutilée en janvier 1947. spoiler: Le livre fait la part belle à l'enquête sur cet assassinat quand le film la survole et sali la mémoire de cette jeune femme. Il aurait dû avoir un autre titre comme "Ménage à 3 et à la colle" ou "Corruption et histoires de cœur croisées".
Ça ne rend hommage ni au livre ni à Melle Short.
De plus, le rythme est très inégal malgré une très belle photographie. Les lieux originels de l'affaire se reconnaissent très bien y compris les lieux mentionnés dans le livre.
Le jeu d'acteur est limite surjoué, pour rendre le film un peu plus polar année 40 j'imagine mais ça ne fait qu'empirer le résultat. Pas grand chose à sauver ici.
Fan de De Palma, j'avais tardé à voir ce film, les critiques étant assez moyennes. j'ai rattrapé mon retard et bien "moyen" est le terme qui convient parfaitement a ce film. Confus, ennuyeux par moment, trop basique sur certains personnages, trop complexe pour d'autres, on est sur une œuvre mal équilibrée qui au final laisse un mauvais gout dans la bouche et l'impression d'avoir, un peu, perdu son temps. De Palma a fait bien mieux.
Un film inégal et hétéroclite. L’univers brutal et poisseux de James Ellroy est en décalage avec l’art minutieux de Brian De Palma. Le film est lisse et esthétisant, et ressemble souvent à un livre d'images colorisé prévisible compilant tous les clichés du film noir des années 40/50, là où Ellroy les subvertissait en en montrant la face décatie. La voix-off lisse et plate échoue totalement à restituer le chaos obsédant de la langue d’Ellroy. Hartnett et Eckhart ne sont guère convaincants, manquant de la sauvagerie inhérente que requièrent ces personnages, et compensent par l’excès.
Malgré tout, le film contient de nombreux éléments très intéressants voire passionnants, qui finissent par s’agglomérer dans son dernier tiers. Fiona Shaw y délivre une scène absolument colossale de folie. On y retrouve également une scène d’action dramatique très détaillée typique du meilleur De Palma, et l’influence de Dario Argento se fait sentir dans quelques scènes un peu effrayantes. C’est loin d’être un film inutile, mais il y a le sentiment que le film est trop court et trop sage pour exploiter tout le potentiel du “Dahlia Noir” de Ellroy.
Je me suis clairement ennuyé pendant ce film. En fait, je ne suis jamais vraiment rentré dedans. Le synopsis était pourtant pas mal et le casting intéressant mais non. L’intrigue était beaucoup trop nébuleuse, les personnages fades mais surtout le film est mou mais mou ! Impossible dans ces conditions d’apprécier ce polar d’époque malgré une belle reconstitution et de beaux costumes. A éviter.
Plutôt décu par ce film. De Palma nous offre une sorte de panade, un film brouillon au scénario très nébuleux qui ne nous passionne à aucun moment. Reste une mise en scène plutôt classieuse et un souci de la reconstitution d'époque réussie. Insuffisant pour rendre le film digeste. Dommage.
« Un flic ripou ? Ils sont tous ripoux, Baxter » Une femme est retrouvée sauvagement assassinée ; parallèlement, on voit le quotidien de policiers notamment leur vie privée. Il est clair comme une lapalissade que le roman de James Ellroy doit susciter davantage d’intérêt que le film tant Brian de Palma se complaît à complexifier à l’envi son intrigue qui est confuse, décousue et amphigourique. Dès lors, il faut s’accrocher pour suivre et même la révélation finale nous laisse marmoréens. D’autre part, le métrage fait l’erreur hautement classique des adaptations, c’est-à-dire s’évertuer à retranscrire exactement ce que raconte le livre, je suppose ça car il y a une démultiplication des histoires secondaires, il a tendance à densifier inutilement le récit.
J’ai bien aimé! Oui, le scenario est un peu compliqué voire léger à force de complexité mais franchement , l’ambiance du livre de James Elroy est la., et c’est assez magique. spoiler: spoiler: