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Arthur Morgan
21 critiques
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4,5
Publiée le 13 juillet 2026
Le "Parrain" de Hong Kong : une fresque chorale tragique et somptueuse.
Le top : Ce deuxième opus troque le thriller clinique et intimiste du premier contre une tragédie shakespearienne à grande échelle. Le film s'intéresse à la transition politique de Hong Kong en 1997 et lie brillamment le destin de ses personnages à l’Histoire. C’est la montée en puissance du parrain Sam (Eric Tsang) et de l'inspecteur Wong (Anthony Wong), mais le film est totalement volé par l'immense Francis Ng dans le rôle de Ngai Wing-hau, un chef de triade calme, intello et froid, calqué sur Michael Corleone. La partition musicale est divine, et le scénario tisse une toile complexe où chaque trahison résonne comme un coup de poignard.
La nuance : Remplacer Tony Leung et Andy Lau n'était pas une mince affaire. Même si Shawn Yue et Edison Chen s'en sortent honorablement pour jouer les versions jeunes de nos deux protagonistes, ils n'ont pas encore l'épaisseur dramatique ni le charisme magnétique de leurs aînés. De plus, la profusion de personnages secondaires et d'alliances de clans rend l'intrigue un poil plus difficile à suivre au premier abord que la pureté absolue du premier film.
Verdict : Une préquelle d'une ambition folle qui donne une profondeur incroyable au premier film. Ce n'est plus juste un duel de flic et voyou, c'est l'histoire d'une ville et d'un engrenage tragique inéluctable.
Réussir un préquel est un exercice périlleux, mais Infernal Affairs II réalise l'impossible : surpasser les attentes en changeant radicalement de ton. On délaisse ici le thriller nerveux pour une fresque épique et tragique, rappelant la structure du *Parrain*. C'est le volet qui donne au "Béton" de la saga sa profondeur historique et émotionnelle.
Une densité narrative exceptionnelle : Le film explore les années 90, la passation de pouvoir à Hong Kong et l'ascension des personnages que l'on a connus dans le premier opus. L'écriture est d'une intelligence rare, tissant des liens complexes entre la police, les triades et les trajectoires personnelles. On comprend enfin le poids du passé qui hante chaque regard du premier film.
Le charisme des seconds rôles : Si les versions jeunes de Yan et Ming sont excellentes, c'est Anthony Wong (Inspecteur Wong) et Eric Tsang (Sam) qui bouffent l'écran. Leur relation, faite de respect et de trahison, apporte une substance incroyable au récit. On découvre comment des hommes ordinaires sont broyés par un système où la loyauté est un luxe mortel.
Une tragédie Shakespearienne : La mise en scène gagne en ampleur. La violence est plus présente, mais elle est toujours chargée de sens. Le film ne se contente pas de raconter une guerre de gangs ; il filme la fin d’un monde et la naissance d'une nouvelle génération maudite.
En résumé : Un tour de force. Ce deuxième acte est le cœur battant de la trilogie. En refusant la facilité de la redite, il élève la saga au rang de monument du cinéma mondial. Une pièce maîtresse indispensable qui justifie à elle seule le statut culte de cette œuvre. 5/5 sans l'ombre d'un doute.
Ce second opus qui fait office de prélude évoque l’évolution des personnages au sein de la triade et de la mafia avant les évènements évoqués dans le premier film. Eclatant de maitrise dans sa réalisation, le long-métrage se voit étoffer d’un scénario plus subtil gagnant en émotion bien qu’il perde en même temps en intensité. La mise en scène joue la carte de l’épure avec style demeurant constamment au service d’un récit dont les protagonistes sont d’autant plus fouillés et travaillés qu’il prend davantage son temps pour explorer les recoins sombres enfouis chez chacun d’entre eux.
Ce film est dans la lignée du premier. On retrouve les personnages principaux, mais plus jeunes, à leur introduction en tant qu'infiltrés. Le film nous montre leurs premiers tourments et comment ils en sont arrivés aux événements du premier volet. On apprend aussi des éléments importants qui étaient cachés dans le premier film. Ce film est aussi haletant ; cependant, je l’ai trouvé plus brouillon. Les actions s’enchaînent tellement rapidement qu’on a du mal à tout suivre. Le film nous montre que la barrière entre les triades et la police hongkongaise est très fine, et ce, dès la première scène de dîner entre le chef de la police, Wong, et le boss des mafieux, Sam. Le film, comme le premier, nous montre la culture hongkongaise et aussi la situation politique en accordant une place importante à la rétrocession de 1997 montré à l', c'est une bonne suite logique au premier.
Voilà une suite qui fait plaisir ! Car si le premier était tonitruant, ce deuxième film de la trilogie polar hong kongaise prend plus son temps avec une ambiance bien plus dramatique. On suit ainsi les événements qui précèdent le premier. Des personnages secondaires sont ainsi plus développés. La réussite est pour moi du même niveau, avec toujours un sous texte politique sur son époque et des moments de pures émotions. Bravo encore !
Ce deuxième volet de la trilogie Infernal affairs est pensé comme une préquelle au premier épisode. Il est peut-être encore mieux construit que le film inaugural, en tout cas il prend davantage le temps de rentrer dans les logiques internes de ses personnages. Il raconte la montée en puissance de Hon Sam au sein des triades et son ascension en tant que parrain, révélant au passage les liens familiaux qui unissent certains personnages. Efficace et passionnant.
Si on en apprend plus dans ce prequel de "Infernal affairs" sur l'ascension de Sam et sa relation avec Wong, on en apprend en revanche beaucoup moins sur les 2 personnages du premier volet de la trilogie que sont Lau et Yan (si ce n'est que ce dernier est le demi frère du parrain local de l'époque). Un film qui se rapproche beaucoup plus de l'univers de Scorsese ou de Coppola en se recentrant davantage sur l'univers mafieux (avec de très nombreux personnages) plutôt que sur les infiltrés (qui font presque de la figuration). Intéressant tout de même mais un ton en dessous de son prédécesseur.
Pas trop convaincu par "Infernal affairs", j'étais quand même curieux de voir à quoi ressemblait le deux. Que les trente premières minutes ont été dures tant l'histoire était confuse, il m'a fallu prendre sur moi pour ne pas en stopper la vision. Les choses se mettent heureusement un peu plus en place par la suite, mais l'histoire est inintéressante, les personnages ne sont pas développés, je ne suis à aucun moment parvenu à rentrer dans le film. Je jette l'éponge pour le trois...
Le premier « Infernal Affairs » m'avait captivé par son intensité dramatique et son déroulé tragique. La suite, « Infernal Affairs II » a su me surprendre agréablement. Même sans la présence d'Andy Lau et Tony Leung Chiu-Wai, le film parvient à maintenir une qualité narrative et dramatique. L'introduction, faisant le lien avec le premier film, pose des bases familières, mais le film se distingue par son exploration des origines des personnages principaux. Malgré quelques incohérences dans la gestion de l'âge des personnages, le rythme intense et l'affaire de famille qui s'y déploie apportent beaucoup au passé des quatre personnages clés. Les scènes dramatiques, en particulier la relation entre Edison Chen et Carina Lau, contribuent à une intensité émotionnelle marquante. « Infernal Affairs II » étend avec brio les horizons de l'univers d'Andrew Lau et Alan Mak, tout en préservant l'esprit du premier film. Mention spéciale à Sam (Eric Tsang), un personnage tout en rondeur et toute en malice, patient et ambitieux, dont on suit la mécanique de son ascension. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Cette suite garde le même rythme et la même mise en scène ultra stylisée que j'avais adoré dans le premier film, avec des magnifiques musiques. Et pourtant, je trouve que l'intrigue ne m'a jamais autant passionné que dans le premier. Faire une préquelle est toujours compliqué, de rendre intéressant un scénario alors qu'on sait déjà ce qu'il se passe après. Et c'est personnellement la situation que j'ai ressenti ici ce qui est dommage. Peut-être que c'était vraiment moi qui n'était pas dans le mood car je vois que les avis restent positifs pour cette suite. J'essaierai peut être un jour de lui raccorder sa chance et malgré ça, je vais essayer de regarder le troisième film.
Le premier Infernal Affairs était une véritable découverte autant qu’une claque. Le second opus revient sur la genèse des deux taupes infiltrées et sur la prise de pouvoir concomitante de Sam dans la triade et de Wong dans la police. Leur relation est ambiguë et c’est sans doute une des forces du film, comme celle de nous montrer comment Sam finit par devenir le « parrain » de la triade. C’est intéressant mais parfois ennuyeux. La faute en revient à une narration plus classique, là où le premier volet proposait un récit pervers avec le chassé croisé entre les deux taupes et une réelle virtuosité dans la mise en scène. Mais le principal écueil du film selon moi est d’avoir mal maîtrisé la part du récit qui concerne les deux taupes en devenir. On nous les montre se croisant au fil des coups de filets de la police, ce qui rend incompréhensible qu’ils ne se reconnaissent pas au moins vaguement plus tard dans le premier opus, d’autant que Yan est le frère du premier « parrain » dont Sam finit habilement par se débarrasser. Comment Yan pourrait-il reprendre comme homme de main le frère de celui qu’il a détrôné sans nourrir contre lui la plus grande des méfiances rendant incompréhensible le jeu de Yan dans le premier opus? Et comment Yan pourrait-il avoir la relation de confiance qu’on lui connait avec le commissaire Wong dans le 1 quand il apprend ici qu’il a fait abattre son père et qu’il le voit abattre son frère? Et comment Lau (la taupe des triades dans la police) pourrait-elle considérer Sam comme son mentor et avoir une relation quasi filiale avec lui, alors qu’on apprend que c’est envers la femme de Sam qu’il nourrissait de profonds sentiments (qui ne l’empêchent pas de se débarrasser d’elle). La faiblesse de ce film de mon point de vue est donc de tisser des relations complexes et ambivalentes des taupes avec leur mentor respectif; relations qui rendent incompréhensibles les liens qu’on leur connait dans le premier opus.
Un prequel brillant et passionnant d un des grand film policier Hong Kongais. Avec en toile de fond la rétrocession à la Chine, Infernal Affairs est un polar ultra sombre où aucun des personnages n a de rédemption et où l appât du gain et la seule boussole. Rythmé, ambitieux il arrive même à créer le suspens autour de personnages dont on sait ce qui va leur arriver si on a vu le premier. Du très grand polar.
Infernal affairs II (2003) est le prologue (ou prequel) du précédent opus (2002), toujours réalisé par le tandem Alan Mak & Wai Keung Lau. C'est à travers ce volet que l'on découvre comment la police et la mafia de Hong Kong ont finis par se retrouver avec chacune une taupe infiltrée dans leur propre camp. Ce qui est intéressant ici (surtout pour les occidentaux), c'est que l'intrigue s'intègre habillement à l'Histoire d’Hong-Kong puisque l'intrigue se déroule du début jusqu'au milieu des années 90, en plein moment où a lieu la rétrocession d’Hong-Kong par l’Angleterre à la Chine. L'idée de s'attarder sur la jeunesse des personnages marquants d'"Infernal affairs" est plutôt bonne. Si il vient en renforcer l'impact émotionnel, ce second épisode a du mal à trouver le sien. un prequel qui manque de force afin d'égaler le premier volet. On sent clairement l'influence du parrain archi revendiquée.
Une nouvelle fois réalisée par Andrew Lau et Alan Mak et sortie un an après le premier, cette suite de "Infernal Affairs" est bien en dessous de ce dernier ! Nous sommes cette fois dans un préquel qui nous présente les deux personnages principaux du premier film qui ont infiltrés le camp de l'autre mais surtout la manière dont les plus gros sont montés au pouvoir, et notamment Sam. Et le film fait alors l'erreur de tomber dans un film de mafieux beaucoup plus classique, style "Le Parrain" par exemple. En effet, les personnages principaux du premier film sont ici assez vite relégués au second plan, le film se concentrant beaucoup plus sur le contexte politique d'Hongkong jusqu'en 1997 (année de son indépendance) mais également sur la manière dont Sam est arrivé à la tête de la mafia. Et j'ai trouvé l'histoire franchement peu passionnante, elle possède énormément de longueurs et puis surtout, elle s'attarde sur des personnages qui ne sont pas foncièrement intéressants. Ce film prend de plus une direction un peu plus américaine dans sa mise en scène, se rapprochant plus d'un Michael Mann et délaissant alors le côté très original du premier film avec sa mise en scène très marquée. Ici, la photographie reste très réussie mais c'est une mise en scène plus plate, plus classique, à la manière du scénario finalement. "Infernal Affairs II" propose quelques pistes intéressantes mais est plus long et bien plus ennuyeux que le premier film mais surtout globalement plus fade.
Infernal Affairs II est une suite peu convaincante au génialissime film d'Alan Mak et Andrew Lau. La faute vient du fait que les réalisateurs souhaitent ici faire un préquel dont on connaît inévitablement la fin et qui ne rajoute finalement pas grand chose à l'intrigue. La projet initial ne pouvait pas offrir beaucoup de perspective. Le film est un peu sauvé grâce aux prestations d'Eric Tsang et d'Anthony Wong sont excellentes et leurs personnages gagnent en dimensions dans ce film. A noter également quelques scènes qui marquent par leur brutalité. C'est dommage, car le premier film de cette trilogie mettait la barre très haut et celui-ci n'a pas réussi à suivre.