Irène, artiste comique, sillonne, solitaire, la Belgique et le nord de la France et se produit dans des kermesses, centres culturels et autres maisons de retraite. Sur un bord de route, elle rencontre un gentil type désoeuvré.
Le spectacle d'Irène, dont on aperçoit des séquences tout au long du film, fait rire et sourire son public. Pas le spectateur du film, indifférent à son personnage de scène, singulier mais pas drôle. C'est à l'image du film, d'un personnage et d'une bluette auxquels on aurait voulu s'attacher mais qui ne sont pas touchants. Malgré ses accents de poésie et sa modestie, malgré la personnalité atypique de Yolande Moreau, entre sensibilité et hébétude.
Le sujet, lymphatique comme son héroïne, reste assez morne, à l'instar d'une région du Nord filmée, comme souvent, sous un aspect plutôt gris et pas très joyeux, Bienvenue chez les Ch'tis.
Comédie feutrée et naturaliste, dépourvue de cocasserie comme de pathos, "Quand la mer monte" s'adosse à une intrigue et à une psychologie minimalistes dont je trouve qu'elles manquent par trop de relief et de saveur.