Note moyenne
3,0
977 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
31 critiques
4
32 critiques
3
11 critiques
2
14 critiques
1
13 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Premier film touchant, poétique et profondément humain, « Quand la mer monte » de Yolande Moreau et Gilles Porte reste une œuvre d'une singularité inclassable. Empruntant son titre à la célèbre chanson écrite et interprétée à la fin des années 60 par Jean-Claude Darnal, puis rendue populaire par Raoul de Godewarsvelde (de son vrai nom Francis Delbarre), le long-métrage s'inspire du spectacle « Sale affaire » que Yolande Moreau avait monté des années auparavant. Il raconte la rencontre inattendue entre deux êtres marginaux et attachants : une artiste de spectacle itinérant arpentant le nord de la France et un conducteur de géant un peu paumé.
Le film mélange avec beaucoup d'habileté le théâtre et la vraie vie. Loin des paillettes, il pose sa caméra dans des décors ordinaires et familiers comme des usines, des parkings ou des fêtes de village dans les Flandres. À la fois drôle et un brin mélancolique, cette belle histoire d'amour sonne toujours juste grâce à des acteurs formidables. Wim Willaert y est épatant en amoureux timide et lunaire, face à une Yolande Moreau rayonnante. Véritable petit film « touché par la grâce » porté par de superbes images et un regard très tendre sur les gens du quotidien, c'est une œuvre simple, généreuse et profondément attachante.
Vingt-deux ans après sa sortie et ses récompenses aux César, ce petit bijou revient au cinéma le 18 novembre 2026 dans une version toute neuve et restaurée en 4K. Pour avoir assisté à une projection en avant-première à Chambéry, le film n'a pas pris une ride : c'est l'occasion idéale d'aller le (re)découvrir sur grand écran !
Le film mélange avec beaucoup d'habileté le théâtre et la vraie vie. Loin des paillettes, il pose sa caméra dans des décors ordinaires et familiers comme des usines, des parkings ou des fêtes de village dans les Flandres. À la fois drôle et un brin mélancolique, cette belle histoire d'amour sonne toujours juste grâce à des acteurs formidables. Wim Willaert y est épatant en amoureux timide et lunaire, face à une Yolande Moreau rayonnante. Véritable petit film « touché par la grâce » porté par de superbes images et un regard très tendre sur les gens du quotidien, c'est une œuvre simple, généreuse et profondément attachante.
Vingt-deux ans après sa sortie et ses récompenses aux César, ce petit bijou revient au cinéma le 18 novembre 2026 dans une version toute neuve et restaurée en 4K. Pour avoir assisté à une projection en avant-première à Chambéry, le film n'a pas pris une ride : c'est l'occasion idéale d'aller le (re)découvrir sur grand écran !
Film sans prétention, sincère, profond. Par le populo pour le populo. Par le populo ou ce qu'il en restait en 2004.
L'un des thèmes : la vie des intermittents du spectacle, des saltimbanques, des êtres décalés, marginaux ou libre pour de vrai.
L'un des thèmes : la vie des intermittents du spectacle, des saltimbanques, des êtres décalés, marginaux ou libre pour de vrai.
Irène, artiste comique, sillonne, solitaire, la Belgique et le nord de la France et se produit dans des kermesses, centres culturels et autres maisons de retraite. Sur un bord de route, elle rencontre un gentil type désoeuvré.
Le spectacle d'Irène, dont on aperçoit des séquences tout au long du film, fait rire et sourire son public. Pas le spectateur du film, indifférent à son personnage de scène, singulier mais pas drôle. C'est à l'image du film, d'un personnage et d'une bluette auxquels on aurait voulu s'attacher mais qui ne sont pas touchants. Malgré ses accents de poésie et sa modestie, malgré la personnalité atypique de Yolande Moreau, entre sensibilité et hébétude.
Le sujet, lymphatique comme son héroïne, reste assez morne, à l'instar d'une région du Nord filmée, comme souvent, sous un aspect plutôt gris et pas très joyeux, Bienvenue chez les Ch'tis.
Comédie feutrée et naturaliste, dépourvue de cocasserie comme de pathos, "Quand la mer monte" s'adosse à une intrigue et à une psychologie minimalistes dont je trouve qu'elles manquent par trop de relief et de saveur.
Le spectacle d'Irène, dont on aperçoit des séquences tout au long du film, fait rire et sourire son public. Pas le spectateur du film, indifférent à son personnage de scène, singulier mais pas drôle. C'est à l'image du film, d'un personnage et d'une bluette auxquels on aurait voulu s'attacher mais qui ne sont pas touchants. Malgré ses accents de poésie et sa modestie, malgré la personnalité atypique de Yolande Moreau, entre sensibilité et hébétude.
Le sujet, lymphatique comme son héroïne, reste assez morne, à l'instar d'une région du Nord filmée, comme souvent, sous un aspect plutôt gris et pas très joyeux, Bienvenue chez les Ch'tis.
Comédie feutrée et naturaliste, dépourvue de cocasserie comme de pathos, "Quand la mer monte" s'adosse à une intrigue et à une psychologie minimalistes dont je trouve qu'elles manquent par trop de relief et de saveur.
Avis personnel. Un petit bijou. "Petit"... Le mot donne une impression de ressenti discrètement satisfait mais ce n'est pas l'intention. Je veux dire que ce n'est pas un film qui sent le gros budget, qu'on n'a pas de grands effets de caméra, ni des scènes à grand spectacle, de grandes envolées lyriques, dramatiques ou romantiques. Non. Tout est simple, calmement filmé, que ce soit gai, joyeux, mélancolique, triste ou sentimental. Yolande Moreau, des deux côtés de la caméra, est géniale de naturel, de gentillesse, de tendresse, même quand son coeur est soumis à un difficile combat qui doit choisir un vaincu. Wim Willaert, son pauvre bougre de complice, ne lui fait pas honte. Son jeu clair et naïf en fait un personnage si attachant qu'on a envie de rire et pleurer avec lui selon les caprices de cette belle bal(l)ade proposée par le film de Yolande Moreau. Musique parfaite de bout en bout. De "Quand la mer monte" à "La Traviata", elle vit toute l'histoire tel un vrai personnage, sans jamais éclipser ceux qu'elle accompagne. J'ai totalement adhéré.
Humour, tendresse, émotion et simplicité dominent cette très bonne comédie romanesque coécrite, jouée et mise en scène par Yolande Moreau. Elle nous offre de magnifiques images, de très belles scènes de théâtre, l'ambiance chaleureuse du Nord de la France, et même quelques bonnes séquences fantastiques. La réalisatrice franco-belge nous propose également une superbe BO avec des insertions de la Traviata admirablement placées.
Le film doit aussi son attrait au grand talent du duo de comédiens qui portent les premiers rôles : Wim Willaert dans le rôle de Dries le porteur de géants au regard si profond, et Yolande Moreau très belle. L'inoubliable interprète de " Séraphine" est une nouvelle fois Césarisée pour ce très beau rôle qu'elle s'est elle-même écrit.
Le film doit aussi son attrait au grand talent du duo de comédiens qui portent les premiers rôles : Wim Willaert dans le rôle de Dries le porteur de géants au regard si profond, et Yolande Moreau très belle. L'inoubliable interprète de " Séraphine" est une nouvelle fois Césarisée pour ce très beau rôle qu'elle s'est elle-même écrit.
Une comédienne (Yolande Moreau) qui promène son one-woman-show dans les salles des fêtes du Nord de la France, reflet de sa vie morne et solitaire, rencontre un porteur de géants ! Un brave bougre prêt à la suivre au bout du monde, prêt à l'aimer malgré elle ! C'est le début d'une romance poétique, dans des paysages du Nord qui, comme autant de peintures flamandes, sublime les mines enfantines de la magnifique Yolande Moreau dont c'est le plus beau rôle à ce jour ! Mais tout ne se résume pas à cela. « Quand la mer monte », inspiré d'un spectacle que donnait la comédienne dans les années 80, est une petite merveille surréaliste, poignante et douce, qui vous bercera. César du meilleur premier film et César de la meilleure comédienne pour cette très belle comédie / dramatique sur fond de chronique sociale, une réussite qui échappe, par sa simplicité, à l'ennui.
J'apprécie énormément Yolande Moreau, sa sensibilité et sa simplicité, sa justesse de jeu. Mais ce film m'a ennuyée. Rien de palpitant dans cette histoire d'amour qui n'en est pas une... j'ai vu un joli documentaire sur le Nord, ses bars et ses carnavals, mais ce n'était pas ce que j'attendais, ce qu'on m'avait annoncé !!
Un film étrange, une jolie histoire avec 2 acteurs très touchants, malgré leurs défauts.
Une ode poétique à l'amour dans ce pays du Nord. Un film attachant bien que singulier, et une Yolande Moreau excellente.
Une ode poétique à l'amour dans ce pays du Nord. Un film attachant bien que singulier, et une Yolande Moreau excellente.
Une comèdienne (Yolande Moreau) qui promène son one-woman-show dans les salles des fêtes du Nord de la France, reflet de sa vie morne et solitaire, rencontre un porteur de gèants! Un brave bougre prêt à la suivre au bout du monde, prêt à l'aimer malgrè elle! C'est le dèbut d'une romance poètique, dans des paysages du Nord qui, comme autant de peintures flamandes, sublime les mines enfantines de la magnifique Yolande Moreau dont c'est le plus beau rôle à ce jour! Mais tout ne se rèsume pas à cela..."Quand la mer monte...", inspirè d'un spectacle que donnait la comèdienne dans les annèes 80, est une petite merveille surrèaliste, poignante et douce, qui vous bercera longtemps! Cèsar du meilleur premier film et Cèsar de la meilleure comèdienne pour cette très belle comèdie / dramatique sur fond de chronique sociale, une rèussite qui èchappe, par sa simplicitè, à l'ennui et à toutes les règles ètablies où l'on a son compte de petites scènes drôles et chaleureuses si bien ècrites et dirigèes qu'elles paraissent vraiment pleine de grâce! Courez-y vite avant la marèe basse car c'est du cinèma pur et beau...
On est emporté par cette histoire, doucement au début, et de plus en plus fort. Simplement beau, du grand cinéma.
Pas emballé par l'histoire d'amour (trop fictive) ni par les personnages (faussement décalés). Bof.
Une fable drôle et émouvante sur le bonheur sur fond de zones industrielles et hôtel 2 étoiles, incarnée par l’inclassable Yolande Moreau (César de la Meilleure actrice).
Pour son premier film, coréalisé avec Gilles Porte, Yolande Moreau s'est inspirée d'un spectacle qu'elle a monté une vingtaine d'années auparavant. Le résultat est à son image : singulier, généreux, pudique, sans prétention. La tonalité : un réalisme doucement décalé et poétique. Entre burlesque et mélancolie. Les réalisateurs jouent habilement sur la gamme des interactions entre l'art et la vie. Quant aux deux personnages principaux, candides et attachants, ils sont croqués avec drôlerie et sensibilité.
Ils se sont rencontrés à Béthune. Elle tient un show doux-amer sur les planches, il porte le géant de bois dans les carnavals. Deux Deschiens en puissance qui vont vivre une gentille bluette mollassonne en pays ch’ti. Cette brave Yolande espérait faire ressortir la beauté fébrile des petites gens à la frontière wallonne. La tendresse du Nord, son accueil, sa simplicité, sa générosité. Hélas, la pauvre verse dans la caricature beauf plus souvent qu’à son compte. On croise un sosie de Johnny, une cantatrice cyclothymique, un journaliste empoté, des humoristes navrants, et tout ce petit monde se retrouve à la moindre occase autour d’un bon verre, dans les loges d’un théâtre, un troquet de soulards, le concert d’une fanfare. Où que ce soit, pourvu qu’il y ait du pinard et des chaises. En fait, ces rencontres d’un soir sont comme le film : moins attirantes que sympathiques. A force d’insister, la réalisatrice belge parvient bien quelque fois à nous toucher. Mais ce sont surtout les belles images et l’investissement palpable de l’équipe qui occupent l’attention. Quoiqu’en dise l’Académie des Césars, la route est encore longue pour miss Moreau. Attendons que ça redescende.
Un petit bijou d'une grande finesse et d'une belle cohérence et pourtant chaque fois qu'est présente Yolande Moreau, je me tâte bêtement car la midinette qui sommeille en moi rejette ce corps énorme voire difforme, et puis le talent de la comédienne m'emporte et me transporte. Tout est léger car impossible, tout est harmonieux, jamais grotesque et ridicule, car la scène et la vie sont en effet spéculaire.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse