Vingt années séparent ce John Rambo, au troisième de la franchise, et tout à changer, l'époque pour commencer, on est plus dans l'air gros biscotos et regard d'acier, ici, on retrouve un Héros usé, dans un monde dur, mais bomber le torse nu, montrer les muscles saillants, ce n'est plus d'actualité, d'ailleurs jamais on ne voit Stallone torse nu, et pourtant, même s'il n'est plus affuté comme dans les années 80/90, il reste massif, ce qui colle parfaitement au personnage.
Dans le premier film, 1 mort, et de manière accidentel, ici, on ne les compte plus, car ils sont découpés à la sulfateuse, et autre objets coupants, c'est une vraie barbarie, et dans les deux camps.
Les images qui précèdent le film font froid dans le dos, le contexte va s'avérer important, et il montre la cruauté des hommes envers d'autres hommes, et l'histoire va s'appuyer sur ces faits pour accentuer et légitimer l'extrême violence du film.
Cet opus n'est pas à mettre entre toutes les mains, mais au moins, à travers ce retour du héros fatigué, il y a une vraie proposition.
Certains diront que le film met du temps à s'installer, mais, que nenni, il faut que tout se mette en place pour justifier ce qui va suivre; on est dans une partie du monde où, les règles des bien pensants n'ont pas leur place, et dès l'instant, où, le bateau et ses occupants, se retrouvent au prise des pirates, et que le premier coup de feu commence à résonner le film bascule.
Il est évident que le film rejoint l'univers de John Rambo, ses tourments sont toujours présents, il n'a plus l'œil du tigre, mais, sa nonchalance démontre une une force intérieur dévastatrice.
Est-ce que ce retour aux sources, aura raison de cette franchise, l'ultime suite nous prouvera que non, mais ça, c'est une autre histoire.