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3,5
Publiée le 16 avril 2016
Troisième adaptation du roman de Chandler! Cette version de 1975 fut prècèdèe par "The Falcon takes over" d'Irving Reis avec George Sanders en 1942, et "Murder, my sweet" d'Edward Dmytryk, avec Dick Powell en 1944! Pour cet impeccable exercice de style qui s'enracine au limon du film noir amèricain d'antan, le rèalisateur Dick Richards n'a pas jouè la carte du pastiche comme le firent avant ou après lui Robert Altman, Roman Polanski ou Carl Reiner! Robert Mitchum (formidable acteur de la nonchalance) et Charlotte Rampling (jolie comme une culotte de dentelle) sont bien sûr les deux cartes maîtresses de son jeu. "Farewell, My Lovely" est dôtè d'une magnifique atmosphère de film noir et la musique de David Shire s'avère excellente, accompagnant Marlowe dans une enquête à rebondissements, sans pour autant oublier les exploits sportifs de Di Maggio! On notera que Sylvester Stallone (un an avant le succès mondial de "Rocky") fait deux très brèves apparitions dans le film : spoiler: d'abord il est dans le plumard de la fille de Frances Anthor, la « patronne » d'une maison close, puis il pose le canon de son revolver sur la tempe de Mitchum! Bien meilleur que le film de Dmytryk! Même la V.F est au top...
Adieu, ma jolie est un film policier moyen de Dick Richards. Pour commencer, la mise en scène du réalisateur est correcte et les acteurs comme Robert Mitchum, Charlotte Rampling ou encore John Ireland sont corrects dans leurs rôles. Néanmoins, malgré un scénario travaillé, l’intrigue ne réussit pas à captiver le spectateur et le long-métrage n’est pas aussi prenant qu’il devrait l’être. C’est dommage.
Un bon polar qui possède ce rythme des années 40. Et quel plaisir de (re)découvrir Stallone à ses débuts, la carrure impressionnante à Jack O'Halloran, la stature à Mitchum et la sensualité à Rampling. Bien torché le truc...
Après l'original, le Remake, forcément, il le fallait. L'adaptation du roman chope un bon coup de jeune (bon même si le film à 40 ans), et il n'a presque pas vieillit d'un poil ! On retrouve notre bon Robert en pleine forme, et la seule chose qui nous fait dire que le film est vieux, c'est en voyant la gueule de Stallone qui n'était pas déformé par les stéroïdes qu'il ingurgite aussi rapidement que ce que Dr. House bouffe ses pilules de vicodine. L'intrigue marche toujours autant, les dialogues sonnent toujours juste, on ne perd pas une miette du cynisme de notre détective privé, et pour ne pas citer tous les monologues, je résumerai son état d'esprit avec une seule phrase (bon à peu près hein) : "Elle était tellement belle que je pouvais sentir mon sourire grandir contre ma poche". J'ai toujours été nul en anglais, mais l'idée est là.
La première adaptation du roman de Chandler est un classique du film noir, et dans cette adaptation, on a tout du film noir, l'ambiance année 60' nous saute à la gueule à chaque plan et à chaque musique, d'ailleurs, la musique est aussi un défaut, puisqu'elle est quasiment omniprésente. Comme dans Smallville (Ami détective, pardonne ma comparaison). Niveau ambiance, le film répond présent. Niveau jeu d'acteur, Robert Mitchum interprète pour la première fois le détective Marlowe qu'il interprétera une seconde fois dans " Le Grand Sommeil ", et même si je préfère l'interprétation de Dick Powell, Mitchum est excellent dans son rôle, il donne un côté plus dramatique au personnage, et surtout plus intelligent et moins tonique.
Cela dit, si je préfère la première adaptation à la seconde, même si la seconde est plus fidèle au roman (surtout au niveau du caractère du personnage principal), c'est en grande partie pour les dialogues, mais aussi pour la scène mémorable où Marlowe est drogué. Dans le film de 1944, la scène durait bien plus longtemps et était grandement plus intense. Là, l'effet tombe un peu à l'eau, le seul avantage de cette version c'est qu'on voit des paires de seins et Stallone pratiquer le simulacre de la reproduction. Et encore ça, je doute que ça soit un avantage.
Film des années 70 essayant de restituer l'ambiance noire des polars des années 40 et si ce n'est pas une franche réussite Adieu, ma jolie est loin d'être un ratage. Déjà il y a un bon casting dont Mitchum en Marlowe (et aussi Stallone dans une brève apparition en petite frappe) et l'histoire est suffisamment bien tordue pour faire de ce film un agréable divertissement. Deux ans plus tard Mitchum reprendra le rôle de Marlowe dans Le grand sommeil (de Michael Winner) un polar que j'ai préféré à Adieu, ma jolie.
Il y a deux façons de regarder ce film, ou bien on s'intéresse à l'ambiance en considérant l'intrigue comme secondaire et à ce moment-là, c'est tout simplement fabuleux. Avec un Robert Mitchum aussi impérial que décalé et des personnages secondaires bluffant (seul léger bémol, Rampling en femme fatale). L'autre façon c'est de se dire "Je regarde un polar" et force est de constater qu'on est vite largué dans les arcanes de l'intrigue (un film n'est pas un bouquin, on n'a pas le temps de prendre du recul) et que le dénouement avecspoiler: le flic ripoux touché subitement par l'esprit de l'honnêteté est gros à avaler. Mais bon, soyons indulgent, le film se regarde sans aucun ennui et Mitchum emporte tellement le film qu'on ne perd en rien son temps à l'avoir vu.
Remake de "Murder my sweet" de Dmytryk (1945), le film de Dick Richards est inerte, sans énergie, paresseux, se contentant de rendre un hommage (lourdement appuyé) au genre. Bref, heureusement qu'il y a Mitchum, excellent comme toujours, et Charlotte Rampling qui a la beauté d'une Lauren Bacall. Mou du genou, comme on dit.
Parfaitement crédible en privé blasé, Robert Mitchum promène sa silhouette imposante dans une atmosphère urbaine poisseuse où criminels, malfrats et âmes en peine se côtoient au sein d'une intrigue cohérente mais complexifiée ainsi que s'en délectent les partisans des films noirs! On regrettera d'ailleurs que le twist soit aussi évident et prévisible, spoiler: l'apparition de Charlotte Rampling hurlant: c'est la méchante! Un bon petit polar cependant.
J'avoue que je n'ai pu m'empêcher de sourire largement en découvrant l'introduction d' « Adieu ma jolie », reprenant tous les stéréotypes du film noir au point de frôler la parodie. D'ailleurs, pour ceux qui connaissent un peu le registre, ils seront en terrain connu tant l'œuvre ne cherche jamais à détourner les codes, préférant au contraire les appliquer à la lettre un par un. Certains trouveront cela regrettable, mais il n'est pas interdit d'y prendre un réel plaisir tant l'atmosphère est soignée, les dialogues parfois savoureux (belle utilisation de la voix-off) et les personnages souvent réjouissants. C'est que mine de rien, l'affaire est particulièrement sombre et même souvent désespérante, le récit contenant en définitive bien plus de crapules que d'honnêtes gens, qui plus est rarement récompensés. Au milieu d'un excellent casting (Charlotte Rampling, John Ireland, Anthony Zerbe, Harry Dean Stanton, Joe Spinell et même Sylvester Stallone!), Robert Mitchum est lui plus imposant et nonchalant que jamais, composant ainsi un Philip Marlowe plus vrai que nature. A la fois ultra-classique et élégamment mis en scène, le spectacle vaut donc le coup d'œil.
Assez fidèle à l’esprit du roman de Chandler ce film est déroutant voire quasiment impossible à suivre de bout en bout. L’important n’est pas là, c’est l’ambiance reconstituée de l’époque avec une élégante mise en scène qui compte et évidemment Mitchum en Marlowe qui se fait tabasser plus souvent qu’à son tour. Je ne suis pas ici fan de Charlotte Rampling que l’on voit finalement peu et qui ne fait pas grand- chose, même dans la scène finale. Les couleurs travaillées et la bande son se remarquent surtout dans des décors aussi exigus. La révélation du film est indiscutablement Jack O’ Halloran dans le rôle de Moose Malloy, il est terriblement impressionnant. C’est plus un pastiche de film noir qu’un chef d’œuvre du genre pour séduire les cinéphiles. C’est assez facile car les histoires de Marlowe sont toujours l’occasion de faire briller l’art cinématographique, les scenarios n’imposant aucune contrainte.
Le thème du Film noir par excellence, qui a déjà trouvé par deux fois son acteur pour interpréter le fameux détective, dont une très mythique joué par l’acteur culte Bogart. On a plaisir à retrouver une autre grande pointure du polar de ces années de prestige, Mitchum, parfait, ironique, intègre et nonchalant, trainant sa carcasse des quartiers huppés aux coupes gorges sans se départir de son éternel flegme. Un remake pourrait-on dire de nos jours de "Adieu ma belle", mais, avec le panache de réussir ce pari fou de remettre au gout du jour un Phillip Marlow dans un film qui va à contre courant de la mode cinématographique de cette époque. Coup de chapeau à Mr Mitchum qui une fois encore nous prouve qu’il était un très grand acteur.
Bof ! Avec ce film ancien je m’attendais à nettement mieux. Le scénario est quasi incompréhensible et seule l’ambiance « noire » est bien retranscrite. On s’ennuie ferme : évitable.