L'Année du dragon
Note moyenne
3,9
2468 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

161 critiques spectateurs

5
34 critiques
4
65 critiques
3
34 critiques
2
19 critiques
1
7 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2024
5 ans. Cela faisait 5 ans que Cimino avait été fichu au placard après l'échec hors-normes de sa "Porte du Paradis". Et v'là t-y pas que le Dino, sans doute contre l'avis de tous, venait le chercher pour mettre en boîte cette 'Année du Dragon". Les mecs, ça c'était du cinéma. Il y a bien quelques longueurs qui parasitent le film, mais c'est pas bien grave. C'est de l'ultra efficace pur laine. Il n'y a pas énormément de scènes d'action (on peut véritablement en dénombrer 4 ou 5), mais elles te sont mises en boîte (surtout la dernière) d'une manière bien propre et bien nerveuse. Ajoutez à cela une solide interprétation solide comme un roc avec à sa tête un Mickey Rourke bien furax, quasi possédé et remonté comme un coucou suisse et vous avez la recette parfaite pour avoir un film dont ne se lasse pas.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2024
Un polar musclé signé du réalisateur qui m’avait enthousiasmé dans Voyage au bout de l’Enfer. On est dans le China Town de New York, avec un passage en Birmanie. Les festivités chinoises du nouvel an sont reproduites avec talent, et la lutte à mort entre le commissaire de police local, incarné par le beau gosse d’alors Mickey Rourke, et le chef de la mafia chinoise joué par John Lone est un morceau d’anthologie. Les femmes ne sont pas oubliées, avec la très belle Ariane Koisumi, dans le rôle d’une journaliste d’investigation apportant tout son soutien au commissaire. C’est rythmé, avec beaucoup de scènes d’exécution par des petites mains Chinoises effrayantes à souhait. Une franche réussite que j’avais vue il y a très longtemps et qui m’avait marqué, ce qui semble être la marque de fabrique de Michaël Cimino.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 juin 2022
Quel film ! Quel réalisateur !
Et pourtant, la carrière de Cimino fait pfit comme un ballon trop gonflé à l'air que l'on relâche trop vite.
L'année du dragon n'a pas vieilli, forte impression à sa sortie, et la force de ce film est presque intacte prêt de 4 décennies plus tard. Rourke y trouve un de ses meilleurs rôles, vétéran du Vietnam, qui n'a pas digéré la défaite qui se retrouve dans Chinatown pour y faire régner l'ordre; fit des conventions, des arrangements, des pots de vin, un nettoyeur qui paiera le prix de son audace.
C'est âpre, filmé comme une immersion dans le milieu mafieux façon documentaire, avec un New York bruyant et fourmillant de monde.
Il se dégage une force de ce film, comme de son acteur principal, qui ne peut pas laisser indiffèrent, le racisme a une place proéminente, et le système est mis à mal. Beaucoup de raison de se laisser entrainer dans les bas fond de Chinatown, reconstitué pour l'occasion.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2025
Le réalisateur Michael Cimino signe un polar furieux et violent sur fond de triades au sein du quartier de Chinatown. Mettant en scène un flic obstiné cherchant à faire tomber un ponte de la mafia chinoise campé par un charismatique Mickey Rourke. Maitrisé de bout en bout, le cinéaste alterne moments de tension avec des scènes de fusillades haletante et des moments d’accalmies, développant des ressorts dramatiques apportant une touche d’émotion supplémentaire.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2016
L'année du dragon, c'est un film qui m'a plu dès sa scène d'introduction : brutale, franche et directe, elle dévoile sans peine l’atmosphère prochaine du film. Car il ne faut pas s'attendre à du léger quand on met ce film; non, il ne faut pas espérer un cours magistral sur la paix et l'entraide au sein de la société américaine : "L'année du Dragon" est un film âpre, violent et sans concession, une parabole sur une société cosmopolite hypocrite, qui fait semblant de s'aimer tout en se détestant intérieurement. Et si la tâche de le scénariser a finalement incombé à Oliver Stone, ce n'est pas pour rien; lui, les jaunes, il ne les porte pas dans son coeur, plus depuis qu'il a fait le Vietnam, et qu'il y a vécu les traumatismes de Platoon. Dès lors qu'il en est revenu, sa vie a changé, comme métamorphosée par une force immuable et invisible, une entité qui aurait pris le contrôle de son existence pour ne jamais l'en laisser sortir. Oui, Oliver Stone est un raciste : il hait les peaux jaunes, et cela se ressent tout du long; blagues potaches sur le riz, clichés et stéréotypes primaires et stupides, haine profonde contre une population qui, pense-t-il, l'aura trop fait souffrir, sans jamais faire la distinction entre un vietnamien et un chinois. Au final, le personnage de Mickey Rourke ( qui l'interprète d'ailleurs avec une grande classe, ainsi qu'un charisme animal ) sera une version imagée d'Oliver Stone, l'incarnation même de ses plus bas penchants : entrant dans un monde qu'il déteste avant même d'en connaître la culture, il rejette tous ces visage bridés au teint de soleil, les insulte plus que de raison. C'est un homme obtus que l'on tient ici, un pauvre type teigneux, le genre de personne que t'adule au cinoche, et que tu détestes dans la vie véritable; c'est un salop, un pauvre type, un sans-gêne au sang chaud, un type primaire aux réflexions animales et pulsionnelles. Il ne réfléchit que très peu, fonce dans le tas à l'émotionnel; le reflet typique d'un traumatisé de la guerre, un type qui n'a pas pu sortir de son Vietnam, un névrosé de la gâchette à fortes tendances psychopathes. Car s'il désire foutre le bordel de partout dans le quartier de Chinatown, ce n'est pas anodin; il tient à prendre sa revanche, à refaire le Vietnam, à gagner cette guerre dont il n'est jamais sorti. Prenant ainsi les chinois pour des vietnamiens, les rues de Chinatown pour la jungle luxuriante d'où ses potes ne sont jamais revenus, et c'est dans la boue et le sang qu'il dégaine son révolver comme ce fusil qu'il aimait tant, fut-il un temps, et entame la plus fatale des danses; une danse d'amour et de haine, de patriotisme béat teinté d'espoirs détruits, d'une vie gâchée par la guerre qui se complet à la perpétrer continuellement. En effet, Rourke ( aux grands airs de Bruce Willis, tellement que c'en devient très gênant ) tient ici le rôle d'une vie, celui du type que l'on adore détester, et que seule sa mère peut réellement aimer. Souffrant de graves troubles relationnels ainsi que de pulsions meurtrières et sexuelles non contrôlées, il avance dans des rues dépravées, seul comme un tigre en rut, affamé comme un ours qui chasserait sa proie. Flanqué de sa lampe torche et de son flingue, il n'est que flicaille engagée, qu'un tueur qui tente de se trouver. Face à lui, une peinture de la société américano-chinoise qui se présente avec une neutralité déconcertante; à en voir les idées de Stone, l'on pourra tout de même s'étonner d'une telle objectivité. Car si les chinois ne s'intègrent pas, s'ils n'arrivent pas à se faire aimer de la population américaine, ce n'est pas entièrement de leur ressort, c'est surtout que lesdits américains blancs ne leur laissent pas la chance de faire partie de leur monde. Que des milliers de chinois soient morts pour construire les chemins de fer des Union et Central Pacific, nul n'en a rien à carrer. Au film de nous le rappeler avec grande pertinence, lorsque des séries telles qu'Hell on Wheels n'en ont jamais vraiment fait mention; peut-être par manque de couilles, sûrement par respect d'un politiquement correct assumé. A le juger de son départ à sa conclusion, "L'Année du Dragon" a pour valeur principale d'être un moyen d'auto-psychanalyse pour son auteur, Oliver Stone ( d'ailleurs secondé par Michael Cimino ), une sorte de méa culpa de l'homme qu'il a pu être hier, et qu'il regrette aujourd'hui d'avoir été. "L'année du dragon", c'est un conflit sociétal suivant la pire des guerres pour l'Amérique et le Vietnam, une sorte de guerre civile fratricide, lorsque les uns voyaient en les autres des étrangers qu'il fallait absolument abattre. "L'Année du Dragon", c'est le constat terrible, l'imagerie enflammée de toute une génération gâchée.
romano31

321 abonnés 1 543 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2016
Après le chef-d’œuvre Voyage au bout de l’enfer et la déroute que fut La Porte du paradis, Michael Cimino s’intéresse au film policier avec L’Année du dragon. Porté par un Mickey Rourke tout en charisme et dont c’est l’un de ses meilleurs rôles avec The Wrestler de Darren Aronofsky, on suit le Capitaine Stanley White, ancien vétéran de la Guerre du Viêt Nam, qui part en guerre contre les bandes criminelles de la mafia chinoise new-yorkaise qui gangrènent le quartier de Chinatown. La reconstitution du quartier chinois est criante de réalisme, l’attaque du restaurant est l’une des meilleures séquences du film et que dire de la scène des funérailles où Mickey Rourke livre sans doute la meilleure prestation de sa vie. De plus, le film dégage une ambiance toute particulière et la violence quasi omniprésente dégage un esthétisme stylisé. Si j’aurais aimé peut-être un film encore plus noir, force est de constater que L’Année du dragon est un très bon polar et est un des meilleurs films de Michael Cimino.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 juillet 2025
En investissant Chinatown, son folklore, sa population dense et sa pègre, Michael Cimino signe un thriller exotique et violent. Surtout que l'arrivée du flic incorruptible Stanley White menace les activités de mafia chinoise. L'action de "L'année du Dragon" est classique dans le registre du thriller des années 80; elle se fonde sur une démonstration de violence parfois complaisante bien que réaliste. Jusqu'à en devenir banale.
J'ai été plus intéressé par le portrait que le réalisateur fait du personnage de Mickey Rourke. Ancien du Vietnam et fils d'immigré polonais, le "flic le plus décoré de New York" est une tête brulée dont la détermination dans la lutte contre les truands asiatiques pourraient avoir des motifs moins nobles que la conscience professionnelle ou la victoire de la loi. Un racisme post-Vietnam n'est peut-être pas étranger à l'acharnement de White -blanc en français, je crois. Peut-on reprocher à Cimino une forme de racisme relativement à ce polonais dont l'intégration réussie s'oppose au traditionalisme fort de la population chinoise ?
L'obstination de White -affublé d'une grossièreté assez pénible- introduit une question perceptible tout au long du film : l'assainissement de Chinatown l'autorise-il à sacrifier autant de vies? C'est le supplément d'âme de ce thriller sans surprise.
Casimirismylegend
Casimirismylegend

64 abonnés 327 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 août 2018
Fan de Mickey Rourke, je trouve ce film plat et inégal. On présente ce polar comme un classique et je ne comprends pas pourquoi. Les personnages manquent de charisme et parfois, de crédibilité. A sa sortie comme aujourd'hui, mon avis n'a pas changé....
SpiderBaby
SpiderBaby

50 abonnés 619 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2012
On est loin des deux chefs d'oeuvre de Michelle Cimina (La Porte du Paradis et Voyage au bout de l'enfer), peut-être parce que les scènes intérieures, de bureau ou de cuisine, y prennent plus de place que celles en extérieur (dans les rues de Chinatown, sur le pont de chemin de fer... les meilleurs du film) dans lesquelles le ou la réalisateur/trice excelle; ou parce que Mickey Rourke, pas encore défiguré, du moins pas plus qu'un Bruce Willis, semble esseulé au milieu d'acteurs anonymes assez fades... mais L'Année du Dragon n'en demeure pas moin un policier solide comme on en produisait dans les 80's.
liamsi
liamsi

26 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2018
Un film très années 80, si on est nostalgiques on sera servis bien que le déroulement soit des plus classiques.
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2024
Un flic d'origine Polack, le plus décoré de New York, continue sa guerre du Vietnam en nettoyant les arrières cuisines de China town. Mais c'est aux dépends de tous ses proches. Un film des années 80 qui retrouve une troublante actualité à la télévision, ce soir...
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 avril 2021
Le plus gros problème de ce film est sa logique. Comment un personnage comme celui de Rourke pourrait-il survivre dans la police de la manière dont il est dépeint et interprété. Pensez à la performance de Gene Hackman dans French Connection. Même s'il s'agit de personnages similaires Hackman était crédible alors que Rourke ne l'est pas. Hackman savait comment faire passer son personnage de charmant à odieux alors que Rourke a des accès de colère et pas beaucoup plus. De plus il avait l'air trop jeune pour jouer le personnage. Ensuite la liaison entre lui et la journaliste était vide de sens. Pourquoi cette femme serait elle attirée par cet ennui même si elle pensait que sa cause était noble. Il fait constamment des remarques désobligeantes sur les Asiatiques ce qui m'a beaucoup choqué. Je n'ai pas cru une seconde à cette romance artificielle. La motivation de Rourke n'est pas claire non plus. D'un coup il se fait le champion de la protection de la communauté asiatique. Pourquoi quand il est clair qu'il n'aime pas les Asiatiques ou qu'il ne leur fait pas confiance. Les performances de la plupart des acteurs sont très inégales à l'exception des gangsters asiatiques. Tous ca ne marche tous simplement pas...
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juin 2019
Un polar très sombre dans un Chinatown au bord de l’explosion. Mickey Rourke y campe un flic vieilli, raciste aux méthodes expéditives qui pourrait parfois faire passer Harry Callahan pour un gentlemen. La mise en scène de Cimino est sobre et crépusculaire. C’est solide et sans concession.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juillet 2016
M. Cimino fait partie de la génération des movie brats mais ce dernier a connu beaucoup plus de soucis que ses pairs. Plus frondeur, plus fou. Après le monumental échec de "Les portes du paradis", il revient avec un film plus facile d'accès, croit-on à tort. Car la bougre est reparti en guerre et nous sert un film âpre, ultra-violent, avec un perso principal déglingué et tout en aspérités (M. Rourke, sublime et génial). Le scénario, co-signé par O. Stone, décrit une ville crasse, corrompu, mal dirigée et dangereuse. L'humanité n'en sort pas non plus grandit, Cimino décrivant des rapports troubles, tendus et violents. A un moment, le film s'endort pour s'attarder sur les persos et repart de plus belle (grâce à une scène mythique) avant de finir dans un torrent de violence. Dur, poisseux, un film qui, évidemment, se plantera à sa sortie, reléguant Cimino au rang des réalisateurs géniaux mais maudits et donc, blacklistés. Mais qui nous aura offert une poignée d’œuvres incontournables. D'autres critiques sur
Tedy

304 abonnés 2 480 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 septembre 2007
Sans être le pire film qui existe, "L'Année du dragon" a surtout comme défaut d'être trop banal.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse