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stans007
36 abonnés
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3,0
Publiée le 20 mars 2021
Elle, trop parfaite (bien que mal arrangée au début), lui, excellent en malade de jalousie.. En conclusion un bon Chabrol malheureusement sans conclusion.
Je suis tombée sur ça, (parceque je n'appelle pas ça un film) l'autre soir. Et je crois que c'est un des films les plus rasoirs que j'ai jamais vu!! Quant au bout de 3/4 d'heures j'ai vu qu'il ne se passait rien mis à part Emmanuelle Béart, qui fume, et qui se frotte contre les murs, j'ai zappé. On comprend rien, d'ailleurs il ne se passe rien, aucun dialogue, et les jeux d'acteurs sont vraiment trés limités. On sent que le réalisateur a voulu montrer la tourmente des personnages, mais ça tombe à plat. L'enfer, en fait, c'est de regarder ce film.
L'enfer peut être différent d'une personne à une autre, de physique il peut passer à psychologique, et c'est ce que vit F. Cluzet. C'est un film 'sans fin' et on reste un peu dubitatif. Qui est vraiment malade? Tout porte à croire que c'est le mari mais pourquoi pas imaginer qu'il a raison. On reste sur notre faim. Cluzet se marie à une belle femme, une femme fatale, celle qui fait rêver et retourner tous les hommes. Il se met des idées en tête et cela va virer au cauchemar. Sa femme se montre compatissante d'un côté mais de l'autre elle semble s'amuser de cette situation et continue par son attitude provocatrice à faire chavirer les cœurs. Bref c'est le jeu du chat et de la souris. Le début du film est très bien, on avance vite dans l'histoire et les choses se mettent en place rapidement. Même un peu trop vite: le mariage est expédié illico presto alors que la rencontre n'a eu lieu que quelques secondes avant. Ensuite l'intrigue se met en place et le rythme du film est assuré par des évènements bien agencés. Par contre un peu plus de punch et de mordant dans le scénario aurait pu renforcer les émotions de ce film.
Très bon film interprété avec justesse par Emmanuelle Béart,ravissante et François Cluzet à la folie amoureuse croissante. La fin se doit d être implicite car dans l enfer de la jalousie quelle solution à apporter??? C est à nous spectateurs d imaginer la suite si tortureuse soit-elle..du bon Chabrol.
Claude Chabrol tire de cette histoire écrite par H-G. Clouzot un drame psychologique en s’appuyant sur la jalousie maladive et destructrice de François Cluzet ainsi que sur la beauté et la déperdition progressive d’Emmanuelle Béart. Malgré une intensité croissante, la fin du film laisse un goût d’inachevé.
Si pertinente plongée dans la psyché de plus en plus tourmentée d'un homme dont la jalousie se transforme en démence (un François Cluzet parfait, terrifiant et pathétique à la fois), l'intrigue, en se resserrant sur le couple, et la réalisation, entre images subliminales, hallucinations et détails symboliques, redoublent l'enfermement auquel chacun est confronté, lui dans son esprit malade, elle dans sa demeure. Ainsi la romance épanouie se transforme peu à peu en thriller psychologique à la tension constante, renforcée par l'effacement des tracas professionnels et des plaisirs relationnels, jusqu'à une fin glaçante (quel que soit le dénouement envisagé). Quand l'enfer mental de l'un devient l'enfer psychique de l'autre...
Chabrol nous livre un de ses meilleurs films, encore une fois il s'intéresse aux côtés les plus angoissants de la nature humaine: la folie. L'histoire se passe en campagne à l'intérieur d'une auberge, on y suit un couple formé de Emmanuelle Béart et de François Cluzet. Emmanuelle Béart est tout simplement radieuse dans ce film mais la pauvre en voit de toutes les couleurs à cause des délires de jalousie de son mari, il finira par lui rendre la vie complètement infernale. François Cluzet est remarquable dans ce rôle, une très belle interprétation. Chabrol réussit avec beaucoup de finesse à décrire cette folie très destructrice que peut être la jalousie.
L'Enfer - un excellent rôle pour François Cluzet. On n'aimerait vraiment pas le croiser dans notre vie ! L’histoire est celle d’un homme jaloux maladif débloquant complètement. C’est angoissant à regarder donc réussi dans ce sens. 3,3/5
Claude Chabrol parle « d’ une étude clinique sur les manifestations psychiatriques de la jalousie. À ce niveau, il est clair qu’on est jaloux parce qu’on est fou, et non l’inverse. » L’histoire de Paul à qui tout sourit, et surtout sa jolie femme qu’il se met pourtant à regarder différemment. Suspicieux, inquisiteur, il ne comprend pas ses réponses évasives, ou ses silences presque moqueurs quand il l’interroge sur ses journées. Paul surveille ses faits et gestes, Paul pète les plombs. Le jeu de François Cluzet est admirable dans les prémices de cette folie annoncée , celui de Emmanuelle Béart l’est tout autant dans son bonheur tourneboulé . Chabrol les réunit avec une virtuosité éclatante et quelques effets hitchcockiens qui des ombres aux sous-entendus décalés forcent l’intensité du propos et le trouble d’une narration entre fantasmes et vérité. Du grand art … AVIS BONUS Des scènes commentées par Claude Chabrol qui revient aussi longuement sur les scénarios de Clouzot avant que Marin Karmitz évoque l'esprit de sa maison à travers sa rencontre et son amitié avec le réalisateur. L'ensemble est passionnant. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Un très beau film dont on sent bien les inspirations Hitchcockiennes. La tension est palpable, le jeu d'acteur est très bien tenu, la fin est juste un peu décevante au vu de tout ce qui se passe durant ce film. La lumière, la mise en scène, la musique harmonise le tout.
Un très bon film servi par un duo d'acteurs remarquables. Le prix d'aimer une femme trop belle. Emmanuelle Béart y est troublante, délicieuse et désirable. La folie croissante de Cluzet est bien en image par Chabrol. Un film qui vieillit bien
L'enfer c'est l'autre, ce mari jaloux, possessif, malade, criminel en puissance. Chabrol met en scène la folie qui grignote un être jusqu'à le consumer. La beauté et la sensualité de la sublime Emmanuelle Béart sont les graines du tourment d'un François Cluzet dément. Le film emprunte autant au vaudeville qu'à Hitchcock pour depeindre un drame intimiste aux accents de thriller. Glaçant et brillant.
un film sur l'Enfer de la jalousie. Malheureusement cette maladie gâche la vie de nombreuses personnes. Comment tout perdre et tout gâcher. Des situations réalistes beaucoup de personnes se reconnaitront. Le jeux de cluzet est impeccable. Celui de Béart m'a moins séduit un peu trop surjoué. Elle reste néanmoins une très grande actrice. un film qui s'est inspiré de la version de clouzot jamais terminée.
En 1994, Claude Chabrol s’intéresse à la destruction progressive d’un couple en raison du caractère possessif et extrêmement jaloux du mari. La prestation du duo d’acteurs constitue la force de ce long-métrage avec une Emmanuelle Béart absolument sensuelle et un François Cluzet qui sombre peu à peu dans la folie. La lente descente aux enfers de ce dernier est parfaitement illustrée par ses multiples visions hallucinatoires qui sèment le doute dans l’esprit du spectateur. Bref, une œuvre sans fin comme cette maladie incurable et comme un clin d’œil au film réalisé trente ans plus tôt par Henri-Georges Clouzot mais jamais achevé.