Dominique Collignon-Maurin avait commencé sa carrière très tôt en faisant partie des "Petits Maurin", troupe dans laquelle on retrouve les six enfants de la comédienne Mado Maurin, parmi lesquels Patrick Dewaere. Il apparaît dès ses neuf ans au théâtre en 1958, et reviendra régulièrement sur les planches jusqu'en 2019.
On l'aperçoit dès 1955 dans Du rififi chez les hommes, dans lequel il incarne le fils des personnages joués par Carl Möhner et Janine Darcey, puis dans L'Impossible Monsieur Pipelet, Le Petit prof ou La Belle Américaine (1961). Il apparaîtra plus grand dans Les Grandes vacances avec Louis de Funès (1967) ou Erotissimo de Gérard Pirès (1969). On avait pu le revoir cette année au cinéma dans Ange de Tony Gatlif, sorti à la fin du mois de juin dans les salles.
Côté voxographie, Dominique Collignon-Laurin commence à travailler pour Disney en "doublant" quelques chiots des 101 dalmatiens, mais c'est vraiment à 13 ou 14 ans qu'il se fait reconnaître et assure la voix du jeune Arthur de Merlin l'enchanteur (1963). Il est ensuite l'un des fils Gogan de Peter et Elliott le dragon (1977), puis surtout d'Hadès, le dieu des enfers d'Hercule.
Avec le temps, il devient la voix française attitrée de Nicolas Cage, assurant le doublage de l'acteur américain sur 65 films de Cotton Club (1984) à Dream Scenario (2023), et ses grands classiques comme Rock, Les Ailes de l'enfer, Snake Eyes ou les Benjamin Gates. Il fera de même pour Willem Dafoe (18 films), Kevin Kline (17 films) ou encore Dustin Hoffman avec Rain Man, Sleepers et les Mon beau-père.
Mais ce n'est pas tout, puisqu'il assure également la voix française de Luke Skywalker / Mark Hamill dans la première trilogie Star Wars, de Roberto Benigni dans La Vie est belle, de Kevin Costner dans Silverado, de Tom Berenger dans Platoon, de Jeff Bridges dans Le Canardeur ou du personnage de George McFly dans Retour vers le futur.
Corentin Palanchini