Avant 12 jours, les personnes hospitalisées en psychiatrie sans leur consentement sont présentées en audience, d’un côté un juge, de l’autre un patient, entre eux naît un dialogue sur le sens du mot liberté et de la vie.
Raymond Depardon donne la parole aux Français. De Charleville-Mézières à Nice, de Sète à Cherbourg, il invite des gens rencontrés dans la rue à poursuivre leur conversation dans sa caravane, sans contraintes, en toute liberté. Un portrait de la France d’aujourd’hui.
C’est un journal, un voyage dans le temps, il photographie la France, elle retrouve des bouts de films inédits qu’il garde précieusement: ses débuts à la caméra, ses reportages autour du monde, des bribes de leur mémoire, de notre histoire.
La rouge et la noire, basé sur un scénario inédit de Luc Moullet, dresse un portrait à la fois informé et loufoque d’Aaton et de son PDG, le célèbre inventeur de caméra Jean-Pierre Beauviala, aussi connu pour sa proche collaboration avec Jean-Luc Godard et la Nouvelle Vague. Dans cette fiction, deux voleuses, Pénéglote et Polylope, sont commanditées pour dérober la Pénélope, la toute dernière caméra Aaton. On suit de près la fabrication d’une forme hybride, de plus en plus surnaturelle, à travers les logiciels de pointe d’ingénieurs équivoques et l’œil expert d’un PDG interlope. Dans leur enquête, Pénéglote et Polylope parlent un langage imaginaire et enchaînent les actes manqués et les lapsus… Ce film, le premier sur Aaton, n’est pas seulement le portrait d’un inventeur génial, une fiction sur deux voleuses, mais aussi un essais offrant à découvrir les images d’archives inédites et historiques de Jean-Pierre Beauviala.
La Vie moderne est le dernier documentaire de Raymond Depardon et Claudine Nougaret consacré aux paysans. Forts de leur expérience, ils saisissent l’authenticité des paysans comme on le voit rarement au cinéma. Ce film bouleversant parle avec une grande sérénité de nos racines et du devenir des gens de la terre.
Dans Le Quotidien, deuxième chapitre de la trilogie Profils paysans, nous retrouvons quatre ans plus tard les mêmes agriculteurs. Les fermes se transforment en résidences secondaires, de rares jeunes reprenant des exploitations. Les problèmes de transmission du patrimoine agissent sur la vie de tous les jours.
Dix ans après Délits Flagrants on retrouve la justice avec cette même attention sur les petits faits du quotidien. Un regard et une écoute humanistes, intemporels et universels.
Adapté librement du livre Un homme sans l’Occident de Diégo Brosset, le film fait le récit d’un jeune homme du désert, Alifa, adopté par des chasseurs, qui deviendra un guide réputé.
Avant l’an 2000, Raymond Depardon a décidé de filmer l’agriculture délaissée des massifs montagneux. Dans ce premier chapitre, il nous ouvre les portes de plusieurs exploitations familiales dans les régions de Lozère, Haute-Saône, Ardèche et Haute-Loire. Un cinéma envisagé avant tout comme un art du temps, de la patience et de l’enregistrement des traces laissées par les humains.
Muriel est arrêtée, elle va rencontrer trois personnes : une psychologue, une substitut et un avocat pour préparer sa défense avant le tribunal. Cela se passe en temps réel. Un grand moment de cinéma direct.
Un homme d’image s’apprête à tourner un film et engage une assistante professionnelle du casting pour l’aider à trouver dans les rues de Paris celle qui sera son modèle, son actrice.
Sous forme de journal filmé, seul, un micro sur la caméra, Raymond Depardon confronte ses à priori sur l’Afrique en parcourant, de juillet 1993 à juillet 1996, les lieux fragiles du continent.
À la sortie de la police, avant le tribunal, le déféré dans un étroit bureau est confronté au procureur qui lui rappelle ses droits et sa décision de le poursuivre pour les faits qu’il a commis. Un huis clos exceptionnel filmé pour la première fois au Palais de justice de Paris.
Une jeune femme est détenue en otage en Afrique, dans une zone aride et au sein d’une tribu nomade. Prisonnière d’un univers de silence et de lumière, Sandrine Bonnaire interprète avec justesse ce mélange d’angoisse et de ténacité. Cette fiction est inspirée de la captivité de l’archéologue et ethnologue Françoise Claustre, retenue par les rebelles tchadiens durant plus de 1000 jours, de 1974 à 1977. Raymond Depardon avait réalisé une interview événement de l’otage, déterminante dans son processus de libération.
Le service des urgences psychiatriques de l’Hôtel Dieu, unique hôpital à recevoir quiconque à toute heure sans exception d’âge, de sexe, de pays. Un constat lucide et un regard spontané en dehors de l’inévitable morale humaniste.
AvecMireille Perrier,
Raymond Depardon,
Pierre Schoendoerffer
Sélectionné à Cannes Classics 2015Une jeune femme vient chercher à l'aéroport de Roissy une cantine militaire qui lui est retournée. Il s'agit des effets et clichés de Jean Péraud, reporter photographe disparu à Dien Bien Phu le 8 mai 1954. Bientôt, la discussion s'engage entre la jeune femme et les anciens compagnons de presse de Péraud qui sont présents.
À Mogadiscio un homme rencontre une femme et l’entraîne dans un voyage à travers le désert sur le Nil jusqu’à Alexandrie. Un film d’une très grande beauté sur le désir amoureux et le voyage.
Raymond Depardon filme la vie quotidienne du commissariat du Vème arrondissement de Paris. Embarqué dans le fourgon, il suit des policiers mobilisés par des événements anodins ou tragiques du cœur de la ville.
À San Clemente, dans un hôpital psychiatrique situé sur une île au large de Venise, les malades mènent une vie libre. L’hôpital est menacé de fermeture... Un bouleversant voyage au cœur de la folie.