Ce qui est formidable avec Netflix, c'est qu'on peut voir tous les épisodes d'une saison entière d'un coup ; ce qui n'est pas formidable avec Netflix, c'est qu'on peut voir tous les épisodes d'une saison entière d'un coup... Il y a treize épisodes dans une saison. On pourrait très bien répartir sagement la vision de cette dernière sur toute l'année en attendant que la suivante arrive. Ben oui, mais avec "Orange Is the New Black" on n'y arrive pas. On dévore les épisodes à la vitesse de la lumière et on se retrouve comme un toxico en manque pendant douze mois. On le sait d'avance mais on ne peut pas s'en empêcher...
Bref cette saison 3, contrairement à certaines personnes qui la trouvent plus faible, a été pour moi aussi addictive, et donc réussie, que les deux premières.
Elle se différencie assez des précédentes par le fait que la protagoniste Piper Chapman n'est plus un pivot mais est devenue un personnage important parmi d'autres. En fait, cette troisième saison s'appuie beaucoup plus sur l'identité "série de groupe". Les créateurs peuvent se le permettre, on a eu largement le temps de faire connaissance avec l'univers d'"OITNW" pour ça. D'ailleurs, on ne peut pas parler véritablement de personnages importants et de d'autres moins importants. Chacun est susceptible d'avoir la grande part d'un épisode consacré à lui. Ainsi des personnages qu'on n'avait fait qu'entrevoir dans les deux premières saisons vont être mis en lumière, toujours en grande partie par le biais de flashbacks, et y compris (intérêt supplémentaire qui évite notamment à la série de plonger dans le manichéisme !!!) dans le personnel de la prison.
Et on va avoir le droit à un très grand lot de rebondissements surprenants avec ces alliances qui se font, qui se défont, ces ostracismes qui se forment, ces amitiés qui se pointent là où on les attendait pas, avec des nouveaux ou plutôt des nouvelles qui se pointent (dont Ruby Rose, hyper canon !!!), avec les passés des personnages, etc... Parfois, on retrouve un personnage qu'on s'attendait pas à revoir, parfois on en a un autre qui évolue d'une manière radicale, mention spéciale à Piper qui se walterwhitise considérablement,
sauf que les petites culottes remplacent la meth.
La légèreté est toujours de la partie, les dialogues dans ce domaine étant encore plus hilarants que ceux des deux premières saisons, le tragique qui n'est jamais loin aussi. Encore une fois, l'équilibre délicat entre les deux est parfait.
Mais comment voulez-vous ne pas être accroc ??? C'est impossible... Franchement, "OITNB" est une mes plus belles découvertes du point de vue série. Et voilà, reste plus qu'à attendre (très impatiemment !!!) la saison 4...