Dans la grande bataille budgétaire de l’audiovisuel public, certains programmes s’en sont moins bien sortis que d’autres. Ce jeudi 18 décembre, France Télévisions a publié un communiqué de presse à la suite de son conseil d’administration annonçant son abandon dans l’organisation de l’Eurovision Junior 2026, faute de fonds. En effet, pour rentrer dans leurs frais (amputés de plus de 65 millions d’euros par rapport à 2025), le groupe audiovisuel a pris la décision de faire une croix sur le concours européen, quelques jours seulement après la victoire de la francilienne de 11 ans Lou Deleuze en Géorgie. Une lourde perte pour la France, qui excellait nettement plus dans la version junior du concours (quatre victoires depuis 2020), que dans sa version senior originale (aucune victoire depuis 1977).
Eurovision Junior 2026 : les solutions sont rares
Bien que la tradition exige du pays gagnant qu’il organise l’édition suivante, quelle serait la marche à suivre en cas de refus ? Naturellement, le comité s’est vu contraint d’aller lorgner du côté des autres nations arrivées en haut du classement. Seulement problème, les tensions géopolitiques et économiques actuelles les contraignent également. En effet, compte tenu de la guerre contre la Russie, l’Ukraine - arrivée deuxième - se voit dans l’impossibilité d’assurer l’organisation d’un tel événement. Du côté de la Géorgie (3e au classement), le pays vient tout juste d’organiser l’édition 2025. Quid de l’Arménie (4e) et de l’Espagne (5e) ? L’un est déjà bien occupé à organiser l’Eurovision des jeunes musiciens prévu pour juin 2026, quand l’autre botte en touche après avoir accueilli la cérémonie en 2024. Un casse-tête difficile à résoudre, donc.
Eurovision 2026 : tout n’est pas perdu, trois pays sont pressentis pour prendre le relais
Depuis 2003, l’Eurovision Junior fait briller les jeunes talents européens de demain. Suivie par des millions de téléspectateurs chaque année, en être le pays organisateur c’est bénéficier d’une exposition internationale sans pareil. Que le comité se rassure donc, les cinq premiers du classement 2025 ont beau ne pas être en mesure d’accueillir l'événement, d’autres nations seraient ravis de prendre le relais. Pressentis à cet effet : l’Albanie (arrivée 6e au classement), la Macédoine du Nord ou encore la principauté de Saint Marin.