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Only God Forgives
note moyenne
2,3
8260 notes dont 1566 critiques
9% (145 critiques)
18% (281 critiques)
14% (225 critiques)
18% (285 critiques)
16% (258 critiques)
24% (372 critiques)
Votre avis sur Only God Forgives ?

1566 critiques spectateurs

benoitG80

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 23/05/2013

"Only God Forgives" est un film dont on ne ressort pas indemne ! Rarement une telle violence contenue puis ensuite montrée sans concession aucune, est aussi présente et palpable à ce niveau ! La forme très importante, le rythme lent, très lent, cette mise en scène théâtrale apporte une intensité fantastique à ce film où la vengeance est implacable tant les personnages sont, sous une apparente maîtrise étonnante, d'une cruauté à toute épreuve ! Et quels personnages !!! En premier, bien sûr on pense à Ryan Gossling impassible au regard froid qui est d'une présence toujours aussi incroyable malgré dans ce cas présent sa mère monstrueuse dont il est le souffre douleur, qui prend plaisir à l'humilier, à le blesser de toutes les façons et dont toute l'ambiguïté des rapports incestueux est évoquée... Cette mère étrange et diabolique dont le fils disparu était son idole, est interprétée par Kristin Scott Thomas méconnaissable avec cette apparence de Madonna vampirique à la limite de la folie ! Et puis, il y a bien sûr Chang ce policier de Bangkok, dont la justice est impitoyable qui se prend pour Dieu en personne et dont les châtiments sont adaptés en fonction de chacune de ses victimes ! Son regard est glaçant et en dit long d'autant plus qu'on le surprend se produire sur scène en interprétant des chansonnettes à l'eau de rose devant un public fasciné ! Tout ce mélange sans oublier les seconds rôles tous au diapason, est littéralement explosif et seul Julian a en lui un fond d'humanité qui fait toute la différence... Humanité que son frère aîné, sa mère ne connaissent pas et qui le rendent à leurs yeux si haïssable ! Humanité qui le rend fragile et dont ce regard absent l'exprime pleinement... Toute cette histoire de vengeance est aussi sublimée par une mise en scène presque conceptuelle avec ces silences, ces plans fixes, ces éclairages mystérieux parmi des décors surréalistes tels des labyrinthes dont on ignore tout, et on songe à l'univers de David Lynch, aux décors et â l'ambiance de Wong Kar Waï ! La musique, les effets sonores apportent la dernière note à cette réalisation exceptionnelle qui ne peut que marquer à jamais les esprits ! Une claque cinématographique assurément !

Dam227

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 26/05/2013

Ahaha sacré Nicolas. Le succès public c'est pas bon pour la créativité et l'image d'artiste maudit que depuis toujours tu te traînes, sans compter qu'on te pardonnera moins aisément tes dépressions si jamais l'argent et les spectateurs commencent à abonder. Quoi de mieux dès lors que de saccager violemment la recette de ton film précédent, ce succès surprise qui t'aura sans doute toi-même décontenancé ? Quoi de mieux que de pervertir ton jouet, de tromper tout ton monde avec des bandes annonces allusives et des affiches où Ryan porte beau dans son costume de soirée ? Tout ça pour mieux, une fois les spectateurs captifs de la salle, fouler au pied la tronche de la vedette idolâtrée, lui refaire le coup du sparadrap de Nicholson, mais en transformant cette fois sa gueule en steak sanglant et avarié à la moitié du métrage. Ton précédent protagoniste était sans peur, sans famille, sans affect, immortel, celui-ci sera englué dans un oedipe sordide, dans un business crapuleux, sera velléitaire, émotif, hésitant, constamment battu, constamment perdant. Tu détestes Ryan Gosling ? Tu adoreras ce film. Tu adores le cinéma de Nicolas Winding Refn ? Tu l'adoreras également, car tu y retrouveras tout ce qui fait la quintessence de son cinéma : cette dimension contemplative et onirique, cauchemardesque surtout, où fantasmes, représentation mentale et réel s'enchevêtrent sans que l'on puisse jamais vraiment déterminer où l'un commence et l'autre s'achève. Le cinéma de Refn, et ce film en est encore l'illustration, trouve son essence sonore et visuelle dans le cinéma d'horreur, avec ces nappes vrombissantes et étranges, ici complétées par des musiques rituelles martiales et de jolis morceaux de karaoké (:bluesbro:/>/> ), ou encore cette photo écarlate teintée de néons rubiconds et de gerbes de sang qui jaillissent lors de déchaînements de violence subits et paroxystiques (à ce titre, la scène du cabaret, où des yeux se fermeront de diverses façons, m'a été personnellement très éprouvante). Tu voulais voir Drive 2, tu te retrouveras devant Bad Lieutenant in Bangkok, tant le personnage de l'inspecteur, garant d'une justice divine donc inhumaine, infaillible et tranchante, vampirise tout le film et s'accapare la majeure partie des attributs dévolus au driver du précédent. Kristin Scott Thomas en mère incestueuse et cannibale n'est pas le moindre des contre-emplois du film, et oui, puisque vous posez la question, on verra bien son fils s'introduire en profondeur dans sa matrice. Bangkok, à l'instar de L.A, subvertie par la caméra de NWR, se mue en une cité poisseuse et fantasmagorique, presque continûment nocturne, un Enfer étrangement doux et languissant dont on ne saurait s'échapper, surtout si l'on est Américain. Only God Forgives, c'est un peu comme si le cinéma asiatique défonçait la gueule d'Hollywood avant de lui couper les deux mains. Un bon cru rouge sang à la limite de l'autisme façon Valhalla Rising, un désastre public annoncé passé la première semaine, un putain de film une fois encore. Bien ouèje Nico.

kronikmovies

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0,5Nul
Publiée le 22/05/2013

Je viens de voir ce film...comment dire.. C'est embarrassant. Je tiens d'abord à préciser que j'aime beaucoup le travail de Nicolas Winding Refn depuis la trilogie de Pusher, c'était sec, tendu et doté d'un véritable scénario. J'ai continué à apprécier son travail avec Bronson et le guerrier silencieux. Mais là, c'est insupportable. Evidemment qu'il y aura toujours des critiques pour souligner la "radicalité" du film, comme il y aura toujours des personnes qui iront contempler des peintures dans une galerie en prétendant au minimum que c'était "intéressant" quand ils n'aiment pas pour rester dans la norme. Mais voilà, ce film ne mérite pas, à mon sens, plus d'une demi-etoile. D'abord le rythme : le film est quasiment entièrement au ralenti. Ryan Gosling pose tout le temps, et comme les acteurs sont inexpressifs, la musique vient vous rappeler, spectateur, à quel moment il faut s'inquiéter, et à quel autre moment il faut s'émouvoir. Justement, parlons de la musique : fans de Drive, les synthé sont de retour ! s'agit pas de dépayser le spectateur qui a besoin de retrouver la patte du réal. Ce dernier d'ailleurs sature pas mal les couleurs, pour bien signaler que c'est lui qui est aux commandes. L'histoire ?...Je ne suis pas sûr d'avoir compris. ça parait tellement mince que j'ai du probablement oublié de comprendre...comme un certain nombre de spectateurs qui ont quitté la salle pendant la projection. Je me suis retenu de ne pas le faire, espérant être surpris par un autre niveau de lecture du film qui deviendrait évidente à la fin. Je l'attends toujours... Et que dire des scènes violentes, très gores. Elles ne sont pas justifiées à mon sens, sauf peut être pour réveiller les spectateurs de la croisette en cas d'assoupissement inévitable... Et peut être aussi pour signaler que Nicolas Winding Refn ne fait pas de compromis avec son art ? j'imagine déjà les critiques parler de "violence graphique", de "brutalité esthétique" Non, c'est juste du gore crétin et inutile, avec des couleurs saturées. Pour les critiques qui trouvent ce film intéressant, j''ai lu un jour que "pour que les choses deviennent intéressantes, il suffit de les fixer pendant plus de 5 mn". Là vous avez une heure trente. en plus au ralenti. Donc pas d'excuses, il en ressortira forcément un truc. Mais rien qui explique par quel mystère un tel film arrive à trouver le chemin des salles quand d'autres sortent en DTV....Je me demande si ce film n'y aurait pas eu droit d'ailleurs si Ryan Gosling n'était pas à l'affiche....

Marc T.

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2,0Pas terrible
Publiée le 11/07/2014

Dommage, j'ai pourtant accroché pendant la quasi totalité du film, hypnotisé par cette très lente atmosphère, cette photo superbe, ces scènes minimales mais percutantes, un peu comme une heureuse rencontre entre Lynch et Tarantino. Et puis arrivent les 2 dernières minutes et c'est le drame, le gaspillage total et irréversible. On pense à un bout de pellicule dont le réal ne savait pas quoi faire, il le colle à la fin, les spectateurs feront avec après tout... Ce qui a le don de m'agacer au plus haut point. Nicolas Winding Refn nous l'a joué petit branchouillard égocentrique sur ce coup là, il s'est fait son petit trip à lui tout seul en se moquant royalement de son public. Autant je ne suis pas un fan inconditionnel de Lynch, autant Winding Refn a voulu nous faire du Lynch et s'est vautré sur la longueur. Il aurait mieux fait de terminer sur du Tarantino que sur du sous-Lynch. Je mets quand même 2/5 pour les 88 autres minutes, hypnotisantes et intéressantes elles...

SPASMadness

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4,5Excellent
Publiée le 23/05/2013

Pour beaucoup, Nicolas Winding Refn, c'est Drive, premier film dont il n'avait pas signé le scénario et première incursion du réalisateur dans le cinéma Hollywoodien. Il est toutefois bon de garder à l'esprit que cette excellente appropriation de ce qui aurait pu devenir un banal "fast & furious" entre les mains d'un autre réalisateur reste son film le plus orienté grand public. Nicolas Winding Refn revient ici à quelque chose de plus personnel et plus expérimental qui va joliment violer les illusions de ceux qui ne juraient que par la révélation du festival de Cannes 2011. On revient ici à un rythme plus lent, à mi-chemin entre Drive et le sublime Valhalla Rising, exposant posément des plans à l'esthétique irréprochable où le daltonisme du réalisateur transparait à nouveau via des couleurs splendides et contrastées qui viennent à la fois ravir et agresser nos rétines. Le talent inné qu'il a pour la mise en scène est juste indéniable, qu'on apprécie ses films ou non. Les images s'imposent comme autant de tableaux purement hypnotiques dont il ne faut pas tant chercher le sens qu'admirer la finesse. Nicolas Winding Refn aime à déranger son spectateur avec un rythme posé, entrecoupé de scènes d'une violence rare qui prend aux tripes et nous retourne les boyaux pour en extraire le contenu à la petite cuillère avant d'en faire des cordes de violons. Le traitement de la bande sonore n'est pas en reste pour parvenir à ce résultat en jouant sur nos attentes avec des sons qui ne sortent pas lorsqu'on les attends ou au contraire nous retournent l'estomac en évoquant de manière auditive ce que l'image nous as déjà suggéré. Si les bruits de crâne fracassé avaient particulièrement marqué dans son film de Vikings, une scène aura également sa place au panthéon des bruitages dérangeants dans Only God Forgives, surtout par son contexte et ce qu'elle sous-entends. Les musiques viennent aussi soutenir l'image avec des crescendos somptueux, de nouveau interprétés par Cliff Martinez mais évoquant davantage Valhalla Rising que Drive de par leur capacité à remplacer les dialogues et susciter une émotion vive une fois combinée à l'image. La bande originale se démarque également par l'interprétation magistrale de l'acteur Vithaya Pansringarm : sans avoir une voix parfaite, il instaure par ses chants sur scène une ambiance inattendue et dérangeante lors de passages où le spectateur s'attend à tout sauf à ça et surtout venant d'un tel individu. Concernant le casting, Ryan Gosling rempli son rôle aussi bien que dans Drive et signe là une performance somme toute assez similaire, mais c'est Kristin Scott Thomas qui crève l'écran en mère manipulatrice et intransigeante. A la fois humiliante, froide, vulgaire mais digne, elle s'impose comme une fatalité qu'il est impossible de contredire ou d'éviter. En somme Nicolas Winding Refn signe ici une nouvelle perle de mise en scène expérimentale où le son et l'image sont de purs produits d'art abstrait, mettant parfois de côté la narration pour laisser libre cours à l'interprétation du spectateur. Il y a fort à parier que la critique ne lui pardonnera pas cet éloignement de Drive mais les fans du réalisateur (qui s'en fait de nouveau et en perd d'autres à chaque nouveau film) et du cinéma en tant qu'objet d'art ne pourront qu'être emportés par la beauté du voyage. Ce film n'est pas pour tous et entendons nous bien : je ne pense pas qu'il y ai les bons cinéphiles qui aimeront et les mauvais qui n'accrocherons pas; tout comme pour Valhalla Rising, il faut aimer un certain genre de cinéma qui ne se destine pas à tous les spectateurs et n'est qu'affaire de goûts, de la même manière qu'un tableau de Picasso ne parlera pas à tous comme une œuvre de Michel-Ange. Il se peut d'ailleurs que je manque d'objectivité, Nicolas Winding Refn étant pour moi le premier réalisateur dont la filmographie me fascine presque autant que celle de Stanely Kubrick depuis que ce dernier m'a fait découvrir le cinéma en tant qu'art et plus comme un simple divertissement. Tous deux partagent d'ailleurs ce don de la mise en scène, cette virtuosité dans l'emploi des musiques et cette fascination pour la violence, physique ou mentale. J'ose espérer qu'il sera un jour autant reconnu que ce génie auquel il me fait tant penser. En attendant, comme beaucoup d'artistes avant lui, il sera souvent hué pour son cheminement hors des sentiers battus.

Lara cridlig

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4,5Excellent
Publiée le 01/06/2013

Le scénario est on ne peut plus limpide : une histoire de vengeance dans laquelle celui qui a tué sera tué à son tour. Le jeu remarquable des trois acteurs principaux et la construction précise de chaque scène donnent une maestria à l’ensemble. L’arrière plan sociétal joue un rôle particulier qui ajoute une charge presque comique dans ce film où l’on rit peu ; les salons de prostitution dans lesquels les filles ferment leurs yeux pour ne pas assister aux scènes de torture et la salle de spectacle minable où se produit le policier au sabre sont comme le refrain ironique d’une chanson où chaque couplet fait couler l’hémoglobine.

nice-dream

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3,5Bien
Publiée le 24/04/2013

De Drive on conserve le côté taiseux et meurtri de Ryan Gosling, la réalisation esthétisante de Nicolas Winding Refn, on y ajoute l'onirisme de la nuit thaïlandaise, une penchant glauque pour la violence, et on obtient le crépuscule de Drive : un film beau, fort, mais un peu chiant quand même.

Ezuki

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 08/06/2013

J'ai été réellement bluffée par ce film, qui est un régal pour les yeux. La réalisation est absolument parfaite, le jeu des acteurs incroyablement réaliste, la tension palpable. Je suis restée scotchée devant ce film si esthétique : les jeux de lumière, la musique... Tout est pensé au millimètre. Je suis sortie de la salle dans un état mi-horrifié, mi-euphorique, que je n'avais pas ressenti depuis Requiem For A Dream. Pour moi Only God Forgives est un réel chef-d'oeuvre. Cela dit je comprends très bien qu'on puisse le trouver long et ennuyeux, malsain, trop violent etc. Ce n'est pas un film pour le grand public.)

cinexin

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4,0Très bien
Publiée le 23/05/2013

Reposant, oppressant, étrange. Une lenteur parfois pesante qui sert a merveille l'ambiance glaciale du film. Un décor, une musique et des photos magnifiques, ce film relève plus d'une oeuvre d'art que d'un film plaisant a regarder. Un Ryan Gosling mystique qui excelle encore un fois dans ce genre de rôle. On sort de la salle avec des dizaines de questions plus irréfléchies les unes que les autres. A voir !

Mvthivs

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 24/05/2013

Un film dont les personnes en parlent, que ça soit positif ou négatif, en tout cas il fait parler. Comme Hiroshima mon amour en 1959 ou Pulp Fiction en 1994, Only God Forgives est très fortement hué, mais il sera considéré comme un chef d'oeuvre dans quelques années. Ryan Gosling continue dans sa lignée d'acteur muet, après Drive et The Place beyond the Pines, il a un énorme talent et ça faut le reconnaître. Pour les autres, Kristin et Vithaya sont fabuleux dans leurs rôles. L'ambiance du film est dingue! Minimaliste, hypnotique on est hantés du début à la fin. Les plans sont magnifiques, ultra léchés, colorés, lumineux. Et en plus de ça la B.O. est comme pour Drive avec Cliff M. superbe, elle renforce le visuel des plans. Pour moi ce film est un petit bijoux, une oeuvre d'art. Un vrai tableau en mouvement. Un film presque incomparable avec les autres. FILM CULTE.

tony-76

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2,5Moyen
Publiée le 11/07/2013

Le Roi du silence (R. G.) est revenu !! Only God Forgives est un film pompeux, poseur et quelque peu prétentieux. Nous sommes loin de la structure classique du prenant Drive. Ce film qui se veut personnel, n'est en fait qu'un produit abscons boursouflé comme si Refn se regardait filmer. Mais regarder ces beaux travellings ! Ce jeu sur la couleur ! Il est vrai que les couleurs dominante, le vert et le rouge est digne de qualité et ces mouvements de caméra maîtrisés mais ils ne font que renvoyer à d'autres cinéastes ( Tarantino pour la violence très stylisée, Lynch pour la musique ). Des dialogues stupides et prévisibles, des situations qu'on voit venir ... Certes, Ryan Gosling est bien masochiste et la musique emballante mais le film est plat, ennuyeux porté par une histoire sans intérêt dont la répartition rêve/réalité mal dosée rend les événements nébuleux. Ceux qui chercheront un nouveau Drive retrouveront une certaine tension teintée de mélancolie portée par la beauté nocturne des images. Ryan Gosling, toujours aussi ténébreux, mais la comparaison à mes yeux s'arrête là ...

romano31

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 25/05/2013

Après le chef-d'œuvre Drive, Nicolas Winding Refn retrouve pour la deuxième fois Ryan Gosling dans un film qui ne plaira pas à tout le monde. Soyons clair, soit vous accrochez au film soit vous n'y accrochez pas du tout car il est loin d'être accessible à tout le monde. Pour ma part, j'ai adoré. L'esthétique du film est magnifique (le jeu de couleur est superbe) tout comme la mise en scène de Refn, très calme, très posée. Les acteurs sont supers (Gosling au top, Pansringarm, parfait) mais le meilleur rôle revient à Kristin Scott Thomas qui campe une mère absolument machiavélique. Le tout, sublimé par un magnifique score de Cliff Martinez, déjà auteur sur Drive. Côté scénario, celui-ci peut s'avérer simpliste au premier abord mais il est beaucoup plus complexe qu'il n'y parait. En effet, Only God Forgives est sujet à plusieurs interprétations et il est fort probable que vous ne puissiez pas comprendre tous les sens du film lors de la première vision de celui-ci. Moi-même je n'ai pas totalement assimilé tous les points. Un deuxième visionnage s'impose donc. Néanmoins, Only God Forgives est vraiment un très bon film, violent, oppressant et qui ne laisse personne indiffèrent.

Naughty Dog

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4,0Très bien
Publiée le 22/05/2013

Le voilà ! Le film tant attendu de Nicolas Winding Refn, presque 2 ans après l'excellent "Drive". Autant le dire tout de suite, ceux qui ont aimé Drive n'apprécieront peut-être pas "Only God Forgives", ce dernier lorgnant plutôt du côté du plutôt hermétique, mais non moins très bon, "Valhalla Rising" sorti en 2010. Nous suivons Julian, propriétaire d'un club de boxe thaï à Bangkok, suite à l'assassinat de son grand frère par un policier ne reculant devant rien pour faire appliquer sa justcie tranchante. Très vite, la mère de Julian va venir le rejoindre en Thaïlande pour venger la mort de son fils. Plutôt déconcertant, le film adopte un rythme très lent, du début à la fin, avec une atmosphère lourde, pesante, oscillant constamment entre cauchemar et réalité. Gosling campe Julian à la perfection, être mutique au regard et à la stature impeccable, mais étant en réalité un être introverti, impuissant, tant physiquement que sexuellement, et castré par une mère folledingue. Crystal, la mère de Julian, est campée quant à elle par l'excellente Kristin Scott Thomas, qui montre ici tout son talent, une sorte de Cruella du crime. Vithaya Pansringarm, interprète de l'Ange de la Vengeance, le flic vengeur, est parfait dans son rôle, froid au possible. Les décors, la lumière, oscillant entre le rouge, le orange et le bleu, et la mise en scène sont absolument parfaites, cela relève du divin. La BO de Cliff Martinez est incroyable, accompagnant les scènes les plus marquantes du film avec brio. Cet Only God Forgives représente un anti-Drive, dans le sens où l'histoire est ici archi-classique, le personnage principal, tout aussi mutique et ayant des phantasmes de violence, n'est pas une sorte de super-héros invincible, mais quelqu'un de bon dans le fond, poussé vers le crime, par amour pour sa mère. En conclusion, Only God Forgives n'est peut-être pas un film où on éprouve de l'empathie pour les personnages, ce qui peut nuire au film, ni avec une histoire vraiment prenante. On reste parfois détaché du sort des personnages. Reste une oeuvre noire parfaitement maîtrisée aux multiples niveaux de lecture, avec des scènes d'une beauté rare, jouant constamment avec les attentes du spectateur. Bref un très très bon film, 100% Refn !

BrakosleTyran

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 12/03/2014

ONLY GOD FORGIVES, se matérialise comme un coup de genou asiatique dans le nez ensanglanté d’Hollywood, un peu comme un train percutant une automobile sans airbag, un peu comme une rafale de chevrotine se logeant dans un genou. Ça fait super mal. Nico déploie tout ses pouvoirs, toute sa puissance, il dévaste brutalement la recette de son film précédant en redonnant un nouvelle aspect, une nouvelle image à Ryan. Quoi de plus judicieux que de mener le spectateur sur une fausse piste avec une bande annonce machiavélique ? De faire croire que Ryan sera présenté comme dans Drive, un grand bonhomme sans peur ni crainte ? Tu en as fait un martyr en lui ramollissant le visage défoncé par les coups de l’inspecteur infaillible de Bangkok, tu as parfaitement symbolisé l’impuissance notamment dans plusieurs plans fixe admirablement bien orchestrés. C’est du grand travail d’auteur, un grand cru tinté de globules rouges, un incroyable voyage qui vacille entre réel et délires cauchemardesques, un fantasme psychédélique qui, une nouvelle fois, révèle une grande maîtrise stylistique. NWR reste fidèle à sa dimension, à son atmosphère constamment froide. L’univers malsain d’OGF s’emboîte de façon labyrinthique avec ses effets visuels étranges, sa musique angoissante qui rappelle un rêve agité, ses déchaînements de violence illustrant la cruauté barbare de l’être humain. Le film offre également de nombreux sous entendues, particulièrement dans cette fameuse séquence où l’actrice Kristin Scott Thomas, la mère tyrannique et manipulatrice demande à son fils, un baisé ; Relation incestueuse ou simple preuve d’affection, le doute est permanent. N’oublions pas de souligner l’importance des effets acoustique et sonores instrumentés par Cliff Martinez qui renforce le développement d’une émotion quand elle est fusionnée à l’image et également pour Vithaya Pansringarm l’inspecteur arbitraire, très convainquant pendant les fameuses scènes de chant karaoké. Ryan Gosling, l’être idolâtré, a été balayé d’un simple coup de ballet, malgré son charisme mit à l’épreuve il reste efficace et revête l’habit de l’impuissance aussi bien physique que sexuelle avec une très grande dextérité. La performance des interprètes donne aux personnages une authenticité et un discours noué de sens. Refn signe pour ma part un chef d’œuvre pour ONLY GOD FORGIVES. Fan accomplie ou cinéphile du dimanche, OGF reste captivant est suscite l’attention. Un style de travail très à part où la fascination pour la violence est omniprésente. Un style qui ne plaira pas à tout le monde. La chef d’œuvre n’est visible que par celui qui le crée. Nico continue à fournir des orgasmes cinématographiques. Allez vous faire foutre. Bien à vous.

El Wray

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 02/06/2013

"Wanna fight ?" Trafiquant de drogue à Bangkok, Julian dirige un club de boxe pour assurer sa couverture. Un soir, son frère Billy est assassiné par le père d'une prositutée qu'il a massacrée sauvagement. La mère de Julian débarque des Etats-Unis afin de rapatrier le corps de son fils. Sans se soucier du léger écart de conduite de sa défunte progéniture, elle ordonne à Julian de retrouver le meurtrier de Billy et de lui faire la peau. Celui-ci devra alors s'engager dans un parcours violent dans le but de liquider Chang, le flic mystérieux et sans pitié qui a indirectement causé la mort de son frangin. On l'a beaucoup attendu, ce nouveau poème cinématographique de Nicolas Winding Refn, créateur entre autres de deux chefs-d'oeuvre qui ont pour titres "Drive" et "Bronson". Certains ont été déçus. D'autres non. Je fais partie de la deuxième catégorie. Tout en conservant son acteur fétiche et son style inimitable - une mise en scène contemplative faite de longs plans ciselés, de musique hypnotique et de violence brute -, Refn réussit, avec ce polar radical et sanglant, à ne pas se répéter et à livrer autre chose que le ersatz de "Drive" auquel certains s'attendaient. Ici, plus que dans tous ses autres films, c'est la réalisation qui porte l'oeuvre. Le scénario n'est finalement qu'une histoire de vengeance, guère originale en somme, en dépit de son immoralité sans limite. C'est pourquoi le script serait sans doute devenu, entre les mains d'un autre réalisateur, une vendetta de série B sans la moindre subtilité. Seulement voilà, Refn est un génie de la réalisation, un orfèvre, un poète. On ne pouvait s'attendre à un banal vigilante movie de sa part, et effectivement, entre les mains magiques du cinéaste danois, ce pitch basique et sans fond consistant donne naissance à un trip cinématographique d'une perfection formelle hallucinante. Le film est basé sur une atmosphère à la fois reposante et angoissante, distillée par des travellings magnétiques et des plans oniriques au ralenti (les deux étant comparables à du Stanley Kubrick), une sublime photographie qui joue sur les ombres d'une manière incroyable, et enfin des interprètes aussi envoûtants que la musique du film, moins électro que celle de "Drive" mais tout aussi captivante. Sortant du cadre réaliste de son récit pour s'aventurer dans une atmosphère proche du rêve, le métrage se montre parfois confus par les ellipses et les introspections mystérieuses du personnage de Julian. Cela peut être frustrant, mais cet aspect nébuleux a son charme, tout comme la personnalité souvent insaisissable des protagonistes, parfois tellement irréels qu'il font davantage office d'incarnations d'idées que de véritables personnages. Celui de Ryan Gosling est par ailleurs très intéressant par ses failles : aussi poseur et charismatique que dans "Drive", le beau gosse est ici dans la peau d'un personnage pourtant assez éloigné du chauffeur au grand coeur désormais culte : fils soumis, truand inefficace et boxeur pitoyable dans "Only God Forgives", il s'attire presque la presque pitié du spectateur. En bref, "Only God Forgives", c'est 1h30 d'hypnose cinématographique sauvage et malsaine. On en ressort sonnés, avec l'impression de s'être mangé un mur en pleine gueule. Une de fois de plus, chapeau l'artiste.

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