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2001 : l'odyssée de l'espace
note moyenne
4,0
16917 notes dont 1255 critiques
57% (710 critiques)
15% (183 critiques)
6% (77 critiques)
9% (115 critiques)
7% (87 critiques)
7% (83 critiques)
Votre avis sur 2001 : l'odyssée de l'espace ?

1255 critiques spectateurs

lhomme-grenouille

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/03/2005

Mon film préféré. De loin. Voilà tout simplement ce que je pense de « 2001, l’odyssée de l’espace ». Alors, bien sûr, comme quasiment tout le monde (du moins ceux qui veulent bien se l’avouer), je suis resté très dubitatif à ma première vision de ce film. Mais bon, après l’avoir inocculé, ce film a été virus qui m’a poursuivi sans cesse. Il a fallu que je le digère et que je le revois pour être cette fois-ci touché par la grâce. Alors, bien sûr, je comprends tous ceux qui trouvent ça long, chiant, mal expliqué. Malgré tout c’est pourtant là que repose toute l’expérience. Ce qui me subjugue le plus, c’est que ce film est finalement celui qui parvient le mieux à définir l’humanité : à la fois dans son insignifiance et dans son caractère unique et merveilleux. « 2001 » n’est effectivement pas un film qui se comprend, c’est un film qui se vit. Or, à ce sujet, je ne peux m’empêcher de m’étonner à chaque fois de la performance technique incroyable de ce film pour son époque. C’est juste sublime. C’est qu’en plus, ce film a d’autant plus une dimension intemporelle qu’il ne ressemble à rien d’autre qui s’est fait ou qui a pu se faire. C’est juste une illumination de film. Rien que pour cela, « merci » Stanley d’avoir fait du cinéma…

videoman29

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2,0Pas terrible
Publiée le 16/07/2013

Je me souvenais parfaitement avoir vu ce film dans ma jeunesse et n'avoir strictement rien compris ! Je pense même que j'avais dû m'endormir car je n'arrivais pas à me souvenir de la fin. Bref, je m'étais promis de refaire une tentative plus tard, lorsque l'expérience me permettrait de mieux appréhender les méandre de l'imaginaire compliqué de Stanley Kubrick. Voila, j'ai atteins l'âge raisonnable de 45 ans, donc j'ai tenu promesse et... Je n'ai toujours rien compris ou à peu près. Je reconnais volontiers que l'esthétique du film est proche de la perfection, l'espace est représenté tel qu'il est en réalité, avec un soucis du détail qui frôle la maniaquerie. Certaines scènes avec le super ordinateur, tueur psychopathe, sont même presque effrayantes ; Mais l'ensemble est beaucoup trop brouillon, lent et abstrait pour véritablement retenir l'attention. Une autre explication est que je n'y comprends rien et qu'il faut peut-être que j'attende encore 20 ans pour le visionner à nouveau... Et finalement me rendre compte que je suis congénitalement un grossier personnage, sans imagination ni cervelle et que même à 100 ans mon cerveau ne rivalisera jamais avec celui du grand Maître ! Crotte !! Je range le film au fond d'un placard, on verra bien !

Mike G.

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2,5Moyen
Publiée le 18/07/2012

Ce que je retiendrai de ce film ? Une réalisation hors-norme, une bande-sonore et une ambiance qui apporte cette tension qui ne rend pas indifférent, un rythme parfois trop lent, une séquence d'anthologie entre Dave et Hal. Et c'est à peu près tout. Le fait de ne pas pouvoir faire entrer le film dans un discours, dans un ensemble de messages, lui enlève son intérêt. Je ne suis pas fan des films où l'on pose des objets et où l'on dit : "Voilà". Dans ce cas-là il vaut mieux faire un tableau, écrire une chanson pour créer quelque chose d'unique, d'uniforme, qui s'auto-suffit. À partir du moment où l'on décide de faire un long-métrage, je considère qu'il y a quelque chose qu'on veut traiter dans la longueur, et qu'on a BESOIN de cette longueur cinématographique pour la transmettre. Les seuls éléments qui nous sont transmis sont quelques ébauches de réflexions, mais laissés volontairement dans le flou afin de frustrer le spectateur. J'irais même plus loin, je pense que le film, dans son désir de ne pas expliquer, d'apporter plus de questions que de réponses, et dans son souhait de laisser le spectateur orphelin des intentions du réalisateur, est prétentieux. Une prétention dans le sens où en se privant d'explication, on en vient peut-être à grandir l'objet en tant que film, à lui assimiler une puissance qu'il n'a probablement pas. Grossièrement, le fait de ne rien expliquer contribue à se protéger d'une certaine déception au niveau de la réception du public. Le mystère renforce le mythe, mais ce mythe n'en devient donc que peu intéressant, puisque du mystère on peut en tirer du génie ou du néant, et ici c'est surtout du néant. Alors oui, quelques passages sont artistiquement sublimes, toujours est-il que rien ne m'a captivé pendant le visionnage (mis à part deux scènes) et que rien ne me captivera après le visionnage car : Il n'y a rien à aller chercher, mis à part le fantasme personnel d'essayer de trouver LA fibre inhérente au film, que chacun croit avoir trouvé ici et là.

Kilian Dayer

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 18/03/2013

En 1968, le légendaire Stanley Kubrick mettait en scène ce qui fût et qui persiste à l’être encore, le premier film de Science-fiction majeur pouvant très clairement s’assimiler à une anticipation très pointue du genre, d’une technologie future que le cinéaste a imaginé comme telle et pour laquelle le présent lui donne en partie raison. Oui, Kubrick le perfectionniste, le maniaque, illustre son propos en repoussant bien des idées, ne conservant que les siennes, Arthur Clarke, coscénariste, ayant souvent été rabroué par le maître. Le cinéaste prend tous les risques en mettant en scène une nouvelle odyssée, un mythe, que le spectateur devra lui-même déchiffrer, le final, le traitement, donnant lieu à de multiples perspectives. Un chef-d’œuvre, tout simplement, pas tant parce qu’il est mystique, démesuré, mais parce que 2001 : l’odyssée de l’espace est tout simplement une révolution cinématographique. Ecran noir, musique ambiant, puis apparaissent les hommes singes, les prémices de notre civilisation, le commencement. De l’arrivée d’un monolithe, Kubrick envoie l’histoire de l’homme vers sa plus haute évolution, la conquête spatiale, alors qu’un même monolithe est découvert dans le sous-sol lunaire. L’homme ira encore plus loin, vers Jupiter, en quête d’un même monolithe mais assisté dans sa mission par une intelligence artificielle que Kubrick illustre de la meilleure des manières. L’isolement, le vide sidérale, le manque de repère, jamais film n’aura aussi bien retranscrit ses concepts propres à l’espace, à la conquête de notre galaxie, à la science-fiction. Oui, la conquête de l’espace était encore, en 1968, de l’ordre de la SF, d’où le prodige de Kubrick. Le film est aussi le seul, de souvenir certain, à donner le tournis, à jouer avec l’apesanteur, à brouiller visuellement les pistes pour créer le mal être du public devant la perte de l’horizon. Décor en perpétuel mouvement, absence de haut, de bas, de nord, de sud, décors changeant, mouvant, une réelle innovation mais aussi une merveille de contemplation pour nous ,curieux, et ce même des décennies plus tard. Kubrick illustre la faculté de l’homme à se renouveler, à parcourir toujours de plus grandes distances, notre envie d’exploration, de compréhension absolue. Le cinéaste met ici en scène les déceptions des hommes qui tentent de comprendre, allant à l’encontre du mysticisme. Il film un échec scientifique tout en démontrant que nous autres, avons une force énorme, une intelligence sur mesure et sommes en mesure de créer une vie électronique si sensible, si tangible, que nous serons finalement contraints de la combattre. Bref, Kubrick anticipe tout, imagine des choses qui seront à maintes fois reprises, plonge le spectateur dans un univers profondément inconnu, silencieux, gracieux mais aussi effrayant, lugubre et mécanique. La conquête de notre univers reste et restera une utopie que Kubrick, ici, dépeint de la plus franche des manières. 2001 : l’odyssée de l’espace, influencera bien des œuvres majeures de la SF dans les années qui suivront, je pense notamment au Huitième passager de Ridley Scott, premier maillon de la franchise Alien, mais aussi Abyss, de James Cameron ou encore des cinéastes comme De Palma et j’en passe, certains illuminant l’écran à leurs tours mais tous dans le plus grand respect de l’œuvre présente de Kubrick, un jalon géant dans cet univers de cinéma, qui voyait l’homme toujours plus loin de chez lui, confronté à l’inconnu mais aussi à ses créations. Finalement, Kubrick ne donne, comme à son habitude, que partiellement la réponse à toutes nos questions, nous laissant pantois devant son nouveau mythe, à la recherche de notre version des faits. Le travail du réalisateur est si conséquent que l’on est immédiatement tenté de remettre le couvert dès l’apparition du générique de fin. Si le film ne fût pas très bien reçu, du fait de sa lenteur, par la presse à sa sortie, il n’en demeure pas moins une légende qu’il paraît difficile de salir par de pâles théories de cinéphiles convaincu de connaître la vérité absolue. Le cinéma est un art à multiples facettes, qui peut être indépendamment apprécié comme détesté, Kubrick illustre à lui seul, ici, le fondement de ce propos. Un grand classique, un chef d’œuvre qui percera les âges, ce qu’il a déjà depuis longtemps commencer à faire. 19/20

Roy Batty

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 03/07/2013

"2001 : l'odyssée de l'espace" est avant tout une réflexion métaphysique sur l’humanité. Réflexion qui sera décomposée en plusieurs parties tout au long du film, de l’aube de l’humanité (symbolisée par les primates) jusqu’à son futur (symbolisé par le fœtus). Leur point commun sera bien entendu le monolithe noir, objet de toutes les convoitises et questionnements. Kubrick laisse une place importante au rapport homme / machine (symbolisé par l’ordinateur HAL 9000) et montre que certaines machines font parfois preuves de plus d’humanité que les humains eux-mêmes. La mise en scène de Kubrick est particulière, car elle est composée de longs plans descriptifs. Il s’en sert pour montrer la place ridicule de l’Homme dans l’univers. Les acteurs ne seront d’ailleurs que très peu mis en avant, étant avant tout au service de l’histoire. Les effets spéciaux et décors sont prodigieux et fonctionnent encore aujourd’hui. Le fondu-enchaîné de la pierre sur la station spatiale au début est un des plus réussis que j'ai vu. Quant à la musique, elle est parfaitement choisie. En conclusion, on peut dire que "2001 : l'odyssée de l'espace" est un film très complexe, qui ne peut laisser indifférent (on aime ou on déteste, pourrait-on dire). Mais c’est avant tout un des meilleurs films de science-fiction de tous les temps et un chef-d’œuvre absolu du septième art.

alf38000

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 18/03/2013

Il est d'ordinaire assez difficile de pénétrer l'esprit de Kubrick tant celui-ci a tendance a fagocyter les différentes oeuvres sur lesquelles il porte son attention,et 2001 ne fait pas exception a la règle;Bien au contraire,le réalisateur trouve là avec l'adaptation cinématographique des nouvelles de Arthur C. Clarke un défi a la mesure de son génie (mégalomanie pourrait tout aussi bien convenir).Avec l'odyssée de l'espace le terme de 7eme art prend toute sa signification et sublime l'image d'un cosmos trop grand pour nous et a jamais inaccessible pour le commun des mortels. Hormis la perfection esthétique poussée ici a son paroxysme,Kubrick souhaitait son film hermétique,le spectateur devant se hisser a la hauteur de l'imaginaire du réalisateur,et ainsi adhérer a sa vision toute personnelle d'un univers anthropique ,ce qui lui valut de nombreux désaccords avec l'auteur,voire même quelques franches disputes a tel point que Clarke dut se résoudre a réécrire son roman afin de le faire mieux coïncider avec l'oeuvre du cinéaste. Oeuvre,qui prés d'un demi-siécle après sa présentation est définitivement installé comme une référence absolue du cinema en général et de la SF en particulier.

.Jurassic

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4,5Excellent
Publiée le 04/03/2014

Aujourd’hui, je m’attaque à du lourd. « 2001, l’Odyssée de l’Espace », souvent considéré comme l’un, si ce n’est le meilleur film de Stanley Kubrick, reconnu par l’American Film Institute comme étant le meilleur film de science-fiction de tous les temps, long-métrage ayant révolutionné le cinéma de science-fiction… Sans surprise, j’en attendais beaucoup. Et finalement, le film m’a donné autre chose que ce que j’en attendais… et m’a retiré autre que ce à quoi je m’attendais. Kubrick n’est pas un réalisateur comme les autres (si, si) et tente à chacun de ses films (enfin presque) de créer quelque chose de nouveau dans le genre et dans sa filmographie. Ici, il s’essaye pour la première fois à la science-fiction et, en effet, il va accoucher d’un long-métrage unique en son genre. Tout d’abord, le film est divisé en quatre segments présentant trois époques différentes (même si le deuxième segment est très proche du troisième chronologiquement), et chacun de ces segments possède un ton assez différent les uns des autres tout en se mariant parfaitement dans une même histoire. Le film a aussi la particularité de traiter l’espace et le futur avec un réalisme rarement vu pour l’époque et même aujourd’hui, des dialogues banals et un scénario général limité dans ses grandes lignes. Mais ce qui rend le film unique et incontournable, c’est son ambiance. « 2001 » possède une ambiance extrêmement pesante avec des cadres, pour la plupart fixes, qui sont comme d’habitude chez Kubrick, très remplis, et surtout très étranges de par leurs positions (souvent penchées voire à l’envers) et leurs jeux visuels (beaucoup de plans contemplant des actions peu communes comme le vol d’un stylo en apesanteur ou un changement gravitationnel), des dialogues qui prennent leur temps, des personnages volontairement fades au ton monocorde, et une lenteur des actions qui créeront non seulement un sentiment d’oppression presque malsain voire effrayant pour certains, et une fascination rarement vue au cinéma. Du début à la fin du film, on est happé par ce voyage bizarre dont on ne comprend pas le sens, et le délire métaphysique du dernier segment intensifiera encore plus cet envoûtement. Sa conclusion n’en sera que plus démonstrative de la volonté qu’avait Kubrick de nous tenir en haleine jusqu’au bout puisque finalement, on ne comprendra toujours pas ce que l’on a suivi pendant plus de deux heures vingt de film. Et c’est là la véritable force du film : créer une sorte d’hypnose constante sur les spectateurs, tout comme le monolithe le fait sur les hommes. Cela fait de nous un personnage du film à part entière, à qui on ne donnera aucune autre information que celles qu’il voit lui-même. Les quatre segments plus ou moins éloignés temporellement, et les plans contemplatifs prennent alors tout leur sens, nous laissant ainsi analyser à notre guise chaque situation comme on le souhaite, et révéler le vrai sujet du film qui en plus d’être original, se révèle incroyablement audacieux : la capacité de l’homme à rechercher une vérité qui lui échappe et qu’il ne pourra de toute manière jamais pleinement maîtriser malgré le temps qui passe. Dans ce film, on ne nous donne aucune réponse, uniquement des minuscules pistes qui aboutiront à quelque chose d’encore plus étrange, d’encore plus incompréhensible. Inévitablement, le film nous laisse un arrière-goût amer et un sentiment de frustration au vu de sa fin. Mais je trouve que c’est une idée de génie d’avoir eu le courage de produire un film aussi atypique où l’on manipule continuellement le spectateur pour finalement ne lui révéler qu’un bordel d’idées visuelles et de symboles très différents les uns de autres, l’obligeant ainsi à faire travailler son imagination, et développer ses propres hypothèses, ses propres idées, source de toute découverte (n'est-ce point beau?). Cette fin ouverte aurait normalement dû énerver les spectateurs mais curieusement, ils ont été très réceptifs aux intentions de Kubrick, ce qui a permis au film d’obtenir la notoriété qu’il a aujourd’hui. Mais ce film est-il pour autant le chef d’œuvre incontesté du cinéma de science-fiction ? Pour moi, non. Le film réussit brillamment à atteindre son objectif principal mais, l’ambition gigantesque oblige, « 2001 » est imparfait sur plusieurs points. Premièrement, le film n’a aucun personnage à qui l’on s’attache. En soi, ce n’est pas un défaut puisque comme je l’ai dit plus haut, nous sommes un personnage du film à part entière. Mais malheureusement, alors que tout le film n’avait jusque alors jamais essayé de nous dicter des émotions (à part évidemment les séquences musicales), Kubrick a tenté lors d’une scène de nous faire peur. En effet, vers la fin du troisième segment du film, Spoiler: Hal 9000, l’IA du vaisseau « Discovery One » contrôlant absolument tout le vaisseau, vient d’apprendre que Dave et Frank envisagent de le débrancher, et se décide donc à tuer Frank lors d’une sortie extravéhiculaire. La scène va durer plus de quinze minutes… Quinze minutes interminables durant lesquelles on va observer Spoiler: Frank Pool léviter seul dans l’espace à la merci d’Hal 9000… Logiquement, une scène aussi lente aurait dû provoquer chez moi une certaine angoisse, et de la pitié pour l’astronaute… mais je n’en n’avais strictement rien à foutre et j’ai bien failli m’endormir. On peut penser que Kubrick a réalisé la scène ainsi afin de nous faire culpabiliser de notre désintérêt complet devant le Spoiler: destin tragique de Frank (et suivant ainsi la logique du film qui cherche à critiquer notre déshumanisation au fil du temps), mais d’une, ça ne marche pas parce que la scène est beaucoup trop longue et on s’ennuie ferme, et de deux, ce sentiment avait déjà été ressenti cinq minutes avant devant Spoiler: l’assassinat de trois astronautes en stase par Hal ! Et là, ça marchait car la scène était courte et le Spoiler: crime était lâche ! Ne se concentrer sur aucun personnage était une idée louable mais après, il ne faut pas la casser pour créer une scène faussement effrayante, qui va du coup faire tomber à plat l’épique de la scène qui suit ! C’est d’ailleurs un des problèmes principaux que j’ai avec Kubrick : dès qu’il a une bonne idée de mise en scène, il va la placer partout dans son film jusqu’à épuisement. Dans ce film, c’est de la lenteur dont il va abuser. Elle a certes créé un sentiment de fascination tout au long du film, mais dans certaines scènes, elle est tellement injustifiée que ça devient énervant (Spoiler: la mort de Pool, les dix secondes à attendre que le cockpit dans lequel Dave et Frank veulent s’isoler Spoiler: pour échapper à la vigilance d’Hal 9000, fasse un tour sur lui-même et s’ouvre). Cette lenteur trop longue (oui ça se dit !) va aussi provoquer une baisse d’attention de notre part lors d’une des scènes les plus impressionnantes du film : l’aspiration dans une sorte de Spoiler: tunnel interdimensionnel (ou autre chose, j’en sais rien et on ne nous le dira jamais !) où il va alors contempler des paysages colorés incroyables et inimaginables pendant dix minutes. Cette fois-ci, ce n’est pas vraiment la durée de la scène qu’il faut remettre en cause mais les images. Les effets spéciaux de « 2001 » ont beau avoir très bien vieilli (merci les remastérisations !), le voyage métaphysique n’est plus aussi impressionnant qu’à l’époque. Non seulement les paysages ne sont que des paysages naturels terrestres dont les couleurs ont été changées, mais en plus, il y a justement très peu de variété dans ces décors et le trip devient redondant. Mais c’est un défaut qu’il faut relativiser par rapport à sa date de sortie car à l’époque, tout le monde était ébahi. Un autre problème que j’ai avec le film, c’est ses messages. En effet, même si « 2001 » ne les met pas spécialement en avant, ils existent et certains fans du film leur vouent un culte pour leur philosophie recherchée et leur critique cynique et pessimiste sur l’avenir de l’humanité (dont mon professeur de philosophie (sic) à la suite de quoi je ne le prends plus trop au sérieux…). Bon, tout d’abord, parlons du message le plus appuyé et mis en valeur du film : les dangers de l’I.A... Un sujet intéressant bien qu’il ait déjà été abordé dans un paquet d’œuvres de S-F avant lui (les livres d’Isaac Asimov entre autres ou même Pinocchio dans un registre et un contexte différents), mais jusqu'alors peu au cinéma, l’intérêt étant donc de renouveler un peu ces thématiques ou bien en les développant un minimum. Qu’en est-il donc de « 2001 » ? Presque rien. Un débat à la « Blade Runner » portant sur « une I.A a-t-elle une conscience ? Peut-elle ressentir des choses » à la différence qu’il est inutile puisque la réponse semble évidente et qu’aucun développement n’est effectué, quelques questionnements sur les dangers que la recherche de l’efficacité peut engendrer ou notre confiance aveugle envers la technologie (plus intéressant mais peu traité)… Ce n’est pas honteux mais ce n’est ni original ni recherché. Kubrick nous présente également une critique assez subtile de la déshumanisation de l’homme en fur et à mesure qu’il évolue. Sa mise en scène est d’ailleurs très réussie pour montrer la distance progressive des rapports humains (avec leur sommeil par exemple, où les singes dorment ensemble côte à côte dans le premier segment, où le Docteur Heywood Floyd dort cette fois seul dans sa navette mais où une hôtesse de l’air peut circuler à côté de lui sans problème dans le deuxième segment, et enfin dans le troisième segment, où les hommes sont seuls et isolés dans des caissons d’hibernation, et seul Hal 9000, une I.A, peut entrer en contact avec eux), et la régression des sentiments chez l’homme (Dave et Frank ne partagent aucun lien amical). Malgré tout, à mon sens, cette critique possède des failles puisque les contextes des différents segments sont complètement différents et comparer les réactions qu’ont le Docteur Floyd dans un environnement connu et celles de Dave dans une mission périlleuse aux enjeux extrêmement importants n’a pas de sens ! Évidemment que l’on doit faire preuve de beaucoup plus de retenue et d’abnégation dans le cas de Dave que dans celui de Floyd. En cela, je trouve que le message fonctionne peu. En revanche, ce que j’aime dans cette vision du futur, c’est l’ambivalence de la technologie. Elle peut être montrée soit comme porteuse de progrès magnifiques (l’os de l’australopithèque, premier outil de l’homme, magnifié par la symphonie « Ainsi parlait Zarathoustra » de Richard Strauss, le « bal » des stations orbitales, sublimée par le « Beau Danube Bleu » de Johann Strauss) et également dangereuse (l’os peut être une arme, l’avancée technologique (Hal 9000) peut être dangereuse). Kubrick n’est pas tombé dans le piège de nous exposer une vision uniquement pessimiste du futur et de la technologie, et il le fait avec ce qu’il faut de subtilité. Finalement, je ne peux pas le nier, « 2001, L’Odyssée de l’Espace » est un grand film de science-fiction qui a proposé une thématique générale audacieuse, intelligente et originale. C’est un film unique de par son ambiance et sa mise en scène énigmatiques qui ont révolutionné les codes de la construction cinématographique du futur et ont proposé un visuel inventif reconnaissable entre tous. Malgré tout, le film n’est pas sans défaut et n’est certainement pas le plus grand film de l’histoire de la science-fiction. On a trop tendance à l’ériger comme une référence philosophique ou à crier au génie pour chaque plan ou raccord du film, dont certains sont pourtant banals, ce qui a provoqué chez moi, pendant un temps, une forte antipathie envers lui. Mais il faut prendre « 2001, L’Odyssée de l’Espace » pour ce qu’il est : un film expérimental, une œuvre d’une ambition folle qui a su parfaitement concilier exploit technique et réussite tant sur le plan artistique que symbolique. Incontournable !

Virginie N

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 30/08/2010

Un film de science-fiction de Stanley Kubrick d'une beauté éblouissante et inégalable, avec ses longs plans filmant l'immensité de l'espace sur l'air du "Beau Danube Bleu" de Strauss. Les effets spéciaux sont époustouflants. Une oeuvre saisissante ! Une expérience unique !

Mosse.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 21/03/2009

Ce n'est pas vraiment un film, c'est une expérience à vivre ! La première fois que j'ai vu 2OO1, je m'attendais à un film, j'ai été déçu. Mais après l'avoir revu, et en sachant à quoi m'attendre, eh bien j'ai compris pourquoi ce film est devenu ce qu'il est : Un des Chef d'Oeuvre les plus marquant du 7ème Art.

Kalie

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 18/08/2012

Prototype même du space opera, ce film basé sur l'angoisse métaphysique de l'homme et sa quête incessante de la vérité fait date dans l'histoire de la SF. Un vaisseau explorateur avec à bord des hommes et l'ordinateur Carl part pour Jupiter où des ondes puissantes sont émises par un monolithe d'origine extraterrestre. Craignant que la liaison avec le monolithe n'amène les hommes à se séparer de lui, l'ordinateur Carl neutralise quatre des cinq hommes. Un film indémodable.

Ludovic V

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4,0Très bien
Publiée le 09/01/2011

Même 40 ans après on peut facilement se rendre compte que le film n'a pas tant vieilli que ça et demeure un chef d'oeuvre de SF incontestable. Kubrick est un sacré génie... un monument du cinéma pour sur. Cependant il y a des moments super lents. Mais ce film a une double lecture et ca c'est bon !

landofshit0

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 21/08/2008

Il y a des films qu'il faut avoir vu plusieurs fois afin de les apprécier complétement,et 2001 fait parti de ce genre de films.Ce n'est pas pour le comprendre qu'il faudra le voir plusieurs fois,car il n'y a pas grand chose a comprendre,si ce n'est que le futur est impossible a prévoir par quiconque.Mais plutôt pour apprécie sont contenu expérimental,car c'est a une véritable œuvre expérimental a laquelle Kubrick nous confronte,une œuvre totalement déroutante et envoutante qui font de ce film magistral une expériences visuel unique.

J.J. Dixon

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4,0Très bien
Publiée le 01/06/2013

Je dois bien avouer que l'essence du film m'a un peu échappée. Si certaines scènes sont intéressantes, la plupart du film est... long, long, long, et même lent, lent, lent ! Des scènes interminables avec une musique pas toujours agréable, mise à part le thème si connu qui caractérise le film, mais il est vrai que beaucoup de plans sont géniaux, aussi bien dans la technique que dans l'impact visuel. Les effets spéciaux sont saisissants pour un film de 1968, mais franchement, j'ai décroché passé la première heure pour ne raccrocher qu'à certains moments. Quant à la scène finale, et bien, je ne sais pas quoi dire à part :"extrêmement étrange" ! Bref, à voir pour sa culture cinématographique, mais après, Kubrick, on aime ou on aime pas !

LeCochon

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 14/08/2014

Certains n'aimeront probablement pas ma métaphore mais qu'ils sachent qu'elle est pour moi une forme de respect pour ce chef d'oeuvre. 2001 est comme un pet immense et expérimental. Vous venez de manger plutôt sainement, tout de même légèrement épicé, avec ce qu'il faut de boisson gazeuse et de fromage. Vous sentez soudain votre dessous réclamer de l'air et ça tombe bien car vous êtes seul, confortable, chez vous, à l'abris des oreilles indiscrètes. Vous lâchez alors un vent maîtrisé, long, aux sonorités extraordinaires qui descendent puis remontent dans d'exquis aigus tout en contrôlant des temps de pause qui laissent une riche odeur s'installer. Puis lorsque vient l'épuisement, vous vous concentrez sur la finition et élevez alors le pet jusqu'à une forme d'art abstraite, nouvelle, vertigineuse, déconcertante. C'est ce qu'est 2001 : l'odyssée de l'espace. De la pure science-fiction expérimentale qu'on n'oubliera pas de sitôt. Bravo !

DanielOceanAndCo

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 18/06/2013

Difficile d'écrire une critique sur "2001 : l'odyssée de l'espace" tant il existe peu de mots face au ressenti qu'un tel film a su provoquer chez moi. Je l'avais vu il y a longtemps, j'avais adoré, je l'ai revu récemment et j'ai encore plus aimé (si si, c'est possible). Stanley Kubrick pose son génie révolutionnaire sur une œuvre avant tout visuelle et sensorielle qu'il s'est refusé d'interpréter et d'intellectualiser pour laisser la perception de chaque spectateur s'exprimer. Chaque chapitre est passionnant même si j'ai une légère préférence pour le premier (sur l'aube de l'humanité) et le dernier (Jupiter et au-delà) : aucun dialogue, juste la perfection de la mise en scène de Kubrick et évidemment cet intrigant final où Dave Bowman se retrouve seul, qui renvoie évidemment au cycle de la vie voire de la réincarnation (selon votre point de vue). Bref, "2001" est une œuvre fascinante, une révolution de la science-fiction par un génie du cinéma, un chef d'œuvre intemporel et probablement un des meilleurs films jamais fait!!

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