stillpop
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3.5 - Bien
L'histoire d'un gars, pardon, d'un rat, qui a fait un rêve, il a cru que n'importe qui pouvait faire de la grande cuisine, donc, pourquoi pas lui ?
Ouf, Lasseter a trouvé son successeur. Moins mordant, plus universel et grand public, mais tout aussi drôle. Après l'impressionnant « Indestructible », voici une plus que sympathique fable sur la réussite personnelle. Loin de tout déterminisme écologique ou religieux, le réalisateur s'attelle à défendre l'individualisme, envers et contre toute règle de bienséance bourgeoise. Walt Disney l'a déjà fait, mais pas de manière aussi cool, et si bien ancrée dans notre 21ème siècle.
Techniquement, j'ai fait le bon choix de la VF, tout se passe en France, et même à Paris, on parle de cuisine et de romantisme « à la française, » pourquoi donc s'acharner à aller le voir en VO pour récupérer deux ou trois gags mal traduits ?
Ensuite, dans une superbe salle de l'Aquaboulevard avec 20 personnes dans la salle (sur 400 sièges libres) , mais surtout : projection numérique !
Autant pour « Azul et Aznar » ou « Transformers », ce n'était pas indispensable, autant avec le velouté et la perfection des images de Pixar, c'est du bonheur visuel à l'état pur, jusque dans le son. Quand le cuisinier fantôme fait une vocalise, on a l'impression que c'est le voisin de la rangée derrière qui parlait. Une perfection qui donne quelques années d'avance au cinéma sur le « home cinema ».
Le look des personnages humains est toujours aussi peu crédible. Mais le scénario est suffisamment intéressant pour oublier le talon d'Achille des productions Pixar. Entre « Louis Jouvet » et le choix des voitures, on sent une bonne culture francophile, loin des poncifs de Bay.
On peut redécouvrir le romantisme misérable des vues sur la Tour Eiffel. Les séquences de la souris s'endormant devant le panorama dans une chambre de bonne donne toujours autant de plaisir aux parisiens, qui peuvent à juste titre s'étonner que si peu de film français sachent lui rendre hommage. Par contre, Paris sera toujours sale dans l'esprit des américains, ce que l'état du métro peut éventuellement justifier !
Le personnage de Louis Jouvet, pardon, du critique culinaire est parfait, tout roule comme sur des roulettes avec lui, jusqu'à la morale méritocratique intelligente loin des utopies égalitaristes gauchistes de base. Que du bonheur, surtout en ces temps de remise en cause du niveau médiocre du bac. Voilà un film qui donnera de la saine ambition à toute une génération.
Le passage au tout Disney a manifestement donné pas mal de budget supplémentaire sans écraser l'intelligence des décideurs de Pixar, c'est rare, et c'est sans doute la preuve de Disney est simplement au plus mal... question intelligence bien sûr. Dreamworks n'a plus qu'à se faire des cheveux blancs.
Last but not least, un bien beau générique de fin.
Ajoutée le 03 févr. à 00h28
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