annastarnomberon
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4 - Très bien
True Romance est à la croisée des genres, c'est ce qui séduit. Road movie, Thriller, comédie, romance... Avec en plus un côté très musical, hyper rock'n'roll, dû peut-être en partie à la présence du fantôme d'Elvis. La BO s'adapte à cette fusion des genres, elle sait se faire à la fois douce, grave et endiablée. Le film est une sorte de medley de ce que l'on a pu voir au cinéma avant ou après : La rencontre impromptue à la Mad Dog and Glory, Le couple sulfureux sur fond du King à la Sailor et Lula, le couple bandit à la Bonnie and Clyde, la détention soudaine de drogue à la Big Lebowski, le final explosif à la Scarface... Et tous ces thèmes sont compilés sans être calqués dans un univers ultra kitsch et sanglant. Le rythme est bon, l'humour excellent (la scène de la cabine téléphonique où Clarence et Lee Donowitz parlent de coke sous couvert de parler de cinéma est démente) et la mise en scène inspirée. Les scènes de fusillade ou de combat ont le dynamisme scotchant de chez Tarantino tout en ayant leur esthétique propre. Scott semble avoir puisé un peu partout pour réaliser True Romance à notre plus grand plaisir. Toute cette vie, toute cette couleur -du blond décoloré d'Alabama au rose des chemises de Clarence-, cet amour baveux qui sort par les trous de nez en temps normal mais qui rentre pour le coup dans l'ambiance édulcorée du film, et à côté de ça la violence extrême qui est là, prête à éclater, créent un contraste proche de l'alchimie. Les dialogues pètent la baraque. La rencontre entre Clarence et Alabama fait mouche, leur amour est excessif et pompeux mais cet excès est contrebalancé par la fulgurance des évènements et tout l'aspect trash du film, ce qui fait que l'on accroche. True Romance porte bien son nom : le rendu est très romantique. Et le final est franchement parfait. La fluidité de la scène, sa musique, et les peluches de coussins qui tombent et rappellent toute cette cocaïne qui part en fumée... Puis voir ensuite les deux fugitifs à l'origine de cette boucherie (boucherie géniale d'ailleurs puisque faite sur un gros quiproqo qui amène 3 autorités distinctes à se confronter) sortir indemnes de l'hôtel, sans que l'on ne leur courre après, est diablement ironique. Ils repartent sans la drogue, mais fous amoureux. C'est gros, ça déborde, mais c'est voulu et on en redemande.
Ajoutée le 02 déc. à 02h37
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