Blanche Gardin : 2 ans après, elle retrouve ce grand réalisateur français pour un très joli film d'animation
Maximilien Pierrette
Les images de synthèse de Pixar, les marionnettes de Laïka, la pâte à modeler d’Aardman, les dessins faits à la main des classiques de Disney, les envolées de la saga Dragons… Depuis son enfance, les rendez-vous avec l’animation sont des moments sacrés qu’il ne rate que rarement.

Vue dans "Le Livre des solutions", Blanche Gardin retrouve Michel Gondry pour les besoins de "Maya, donne-moi un autre titre", film d'animation dédié à la fille du réalisateur dans lequel elle donne de la voix.

Ça parle de quoi ?

Après, Maya donne-moi un titre, la suite des aventures de Maya racontées par Blanche Gardin. Maya et son papa vivent dans deux pays différents. Pour maintenir le lien avec sa fille et continuer à lui raconter des histoires, son papa lui demande chaque mois "Maya, donne-moi un titre". À partir de ce titre, il lui fabrique un dessin animé dont elle est l’héroïne. Michel Gondry donne alors vie à un voyage poétique et amusant qui fera rêver les petits...et sourire les grands.

Maya, donne-moi un autre titre
Maya, donne-moi un autre titre
Sortie : 4 février 2025 | 1h 06min
De Michel Gondry
Avec Blanche Gardin, Maya Gondry
Presse
3,6
Spectateurs
3,1
Streaming

On prend (presque) les mêmes...

Le destin est aussi capricieux que le milieu du cinéma est imprévisible, et Michel Gondry en sait quelque chose, lui qui a puisé dans ses mésaventures survenues pendant la post-production de L'Ecume des jours pour donner naissance au Livre des solutions en 2023. Dans un monde idéal, le cinéaste aurait dû nous présenter son biopic sur la jeunesse de Pharrell Williams cette année, mais le long métrage, bien que déjà tourné, a purement et simplement été abandonné. En attendant de savoir comment le réalisateur s'inspirera de cet obstacle dans un autre projet, il revient quand même dans nos salles ce mercredi 18 juin.

Avec un film qui convoque son amour pour le cinéma, l'animation, sa fille et la débrouille. Et dont il avait annoncé la sortie il y a quelques mois, au moment où Maya, donne-moi un titre arrivait dans nos salles : "On a déjà prévu un autre film dont Blanche Gardin assurera la narration", disait-il alors. Et il n'aura pas fallu attendre longtemps pour découvrir le résultat. Après Pierre Niney, c'est sa partenaire du Livre des solutions qui donne de la voix dans cette nouvelle salve d'histoires farfelues, poétiques et parfois sans queue ni tête que nous offre l'auteur d'Eternal Sunshine of the Spotless Mind.

The Jokers

Passée une introduction en forme de flashback (ou "moment du passé que l'on revoit", comme le précise un carton) destinée à nous rappeler le concept de ces histoires animées à la vitesse de douze images par seconde et imaginées à partir d'un point de départ donné par sa fille, Michel Gondry fait de nouveau parler sa science de l'imaginaire, du découpage (dans tous les sens du terme) et du jeu de mots dans Maya, donne-moi un autre titre. Non sans faire quelques références à des classiques du 7ème Art (2001 ou Apocalypse Now) et parler un peu plus encore de l'acte de création, avec un main de chair et d'os qui dessine ou écrit pendant les premières minutes.

Pendant à peine plus d'une heure, nous suivons donc l'amitié entre Maya et une pieuvre, les aventures de Ticlou l'oiseau invisible et enquêtons sur le mystère entourant des choses qui disparaissent sans raison, au son de la voix de Blanche Gardin, qui assure aussi bien la narration que le doublage des différents personnages, alors que la fille de Michel Gondry apparaît régulièrement, face caméra, pour annoncer le titre de chaque nouvelle histoire.

A partir de quel âge peut-on voir le film ?

Comme dans le premier volet, il est encore question de cinéma et de famille avec ce long métrage "dessiné et réalisé" par Michel Gondry. Et l'ensemble est de nouveau pour tous les publics, car parents et enfants auront bien du mal à bouder leur plaisir devant ces drôles de saynètes. Avec la même limite que dans Maya, donne-moi un titre, à savoir que certaines blagues ou références peuvent échapper aux spectateurs âgés de moins de 8 ans, mais ce ne sont que des détails au sein d'un ensemble plus que facilement accessible et qui pourrait faire naître, qui sait, des vocations parmi le jeune public.

"On peut tout imaginer avec un dessin", disait d'ailleurs Michel Gondry au Festival d'Annecy, dont il était l'invité d'honneur cette année. "C’est un geste banal, mais avec un papier et un crayon on peut tout faire." A vous de jouer maintenant, soit grâce à ce long métrage, soit en allant (re)découvrir son oeuvre à la Cinémathèque, qui projette ses films jusqu'au 27 juin.

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