"J’aurais eu une carrière complètement différente" : cet acteur regrette d'avoir refusé de rejoindre Christian Clavier et la bande du Splendid dans les années 70
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Avant “Les Bronzés” et “Le Père Noël est une ordure”, Olivier Lejeune aurait pu rejoindre le Splendid. Invité par Gérard Jugnot à suivre la future troupe, il a refusé. Une décision qu’il regrette encore un peu aujourd’hui.

Avant de devenir l’une des troupes les plus célèbres de la comédie française, le Splendid n’était encore qu’une aventure entre jeunes passionnés de théâtre. Une aventure à laquelle Olivier Lejeune aurait très bien pu participer. Gérard Jugnot et ses camarades lui avaient même proposé de les suivre, mais le comédien avait alors préféré emprunter une autre voie.

Quand les futurs membres du Splendid se retrouvaient au lycée

Pour comprendre comment Olivier Lejeune s’est retrouvé si proche de cette future troupe mythique, il faut remonter au début des années 1970. À cette époque, il fréquente le lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, tout comme plusieurs jeunes gens qui deviendront bientôt des visages incontournables du cinéma français.

Parmi eux figurent Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot, Christian Clavier, Michel Blanc et Marie-Anne Chazel. Tous partagent déjà un intérêt prononcé pour la comédie et se retrouvent au sein du même club de théâtre. Bernard Ménez, encore au début de son parcours, fréquente lui aussi les lieux.

Olivier Lejeune fait donc partie de ce petit cercle au moment où chacun commence à envisager sérieusement son avenir artistique. Mais lorsque vient l’heure de choisir sa voie, leurs chemins vont se séparer.

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“Viens avec nous, on va faire un café-théâtre”

À l’approche de la fin du lycée, Olivier Lejeune met notamment en scène L’Apollon de Bellac, pièce de Jean Giraudoux. C’est à cette période qu’il reçoit une proposition susceptible de changer complètement le cours de sa carrière.

Des décennies plus tard, dans une interview accordée au Parisien, le comédien se souvenait précisément de Gérard Jugnot tentant de le convaincre de rejoindre ses camarades : “Je revois Jugnot me dire : ‘Viens avec nous, on va faire un café-théâtre, qu’est-ce que tu vas te faire chier dans ces écoles nationales.’

Olivier Lejeune choisit pourtant de décliner l’invitation. Plutôt que de se lancer avec eux dans le café-théâtre, il préfère poursuivre une formation plus classique et intègre le Centre d’art dramatique de la rue Blanche.

Avec le recul et après avoir vu ce que sont devenus ses anciens camarades, difficile de ne pas imaginer ce qu’aurait pu être son parcours s’il avait accepté. Lorsqu’on lui demande s’il regrette cette décision, l’intéressé ne le cache d’ailleurs pas vraiment : “Un peu, oui, j’aurais une carrière complètement différente.

Une décision qui aurait pu tout changer

Car les jeunes comédiens qu’Olivier Lejeune décide de ne pas suivre vont rapidement connaître une trajectoire exceptionnelle. Le Splendid s’impose d’abord sur les scènes de café-théâtre avant de transposer son humour au cinéma et de participer à plusieurs des comédies françaises les plus populaires de leur génération.

Les Bronzés, Le Père Noël est une ordure ou encore Papy fait de la résistance deviennent ainsi des classiques, tandis que Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot, Christian Clavier, Michel Blanc et Marie-Anne Chazel construisent parallèlement leurs propres carrières d’acteurs, d’auteurs et, pour certains, de réalisateurs.

Olivier Lejeune ne connaîtra pas le même itinéraire, mais il ne quittera pas pour autant le monde du spectacle.

JACOVIDES-MOREAU / BESTIMAGE

Olivier Lejeune choisit surtout le théâtre

C’est en effet principalement sur les planches que le comédien va construire sa carrière. Également auteur, il écrit notamment des sketchs pour Thierry Le Luron et participe à différentes émissions humoristiques, parmi lesquelles Le Petit théâtre de Bouvard.

Le succès lui permet alors de très bien gagner sa vie, même si une partie de cet argent disparaît dans une autre de ses passions : le jeu. Amateur de casino, Olivier Lejeune ira jusqu’à installer chez lui un tripot clandestin.

Sa carrière cinématographique demeure, elle, beaucoup plus discrète. En 1973, il décroche un minuscule rôle non crédité dans Les Aventures de Rabbi Jacob. Quelques années plus tard, il passe tout près d’un personnage qui aurait pu lui offrir une exposition considérable : celui de l’extraterrestre de La Soupe aux choux. Le rôle sera finalement confié à Jacques Villeret.

Plus récemment, Olivier Lejeune a également fait une apparition dans Edmond, réalisé par Alexis Michalik, où il incarnait un acteur particulièrement “cabot”.

Fidèle aux planches et fin de carrière

Si sa décision de jeunesse lui a peut-être fermé la porte d’une tout autre carrière, Olivier Lejeune n’a jamais véritablement abandonné sa première passion. Au fil des décennies, il a continué à jouer au théâtre, aussi bien dans ses propres créations que dans des œuvres de Sacha Guitry ou Robert Lamoureux.

Mais depuis, les plans d’Olivier Lejeune ont malheureusement été bouleversés. Alors qu’il avait entamé la tournée de Monsieur Chasse, la célèbre pièce de Georges Feydeau mise en scène par Anthony Marty, le comédien a été contraint de quitter le spectacle en novembre 2025 pour raisons de santé.

Pour moi la scène, c’est définitivement terminé”, déclarait-il finalement au Parisien après seulement quelques représentations, annonçant devoir mettre un terme à sa carrière sur scène, sa voix, fragilisée depuis plusieurs années, ne lui permettant plus de poursuivre son métier de comédien.

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Aude Mackau
Aude Mackau
Passionnée de cinéma, Aude a grandi dans les salles obscures tout en tombant amoureuse des séries à côté. Jonglant entre le petit et grand écran, elle se spécialise désormais dans tout ce qui fait l'actualité, de l'anecdote du passé à la dernière info sensationnelle à relayer.
Co-écrit avec :
Corentin Palanchini
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