"J'avais tort" : il y a 33 ans, Johnny Depp aurait pu décrocher un Oscar en jouant cette légende du cinéma, mais il savait que le rôle n'était pas fait pour lui
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En 1993, Johnny Depp aurait pu briller dans le costume de cette légende du cinéma, mais il savait que le rôle n'était pas fait pour lui. Finalement, un certain Robert Downey Jr. sera choisi, et sera nommé aux Oscars.

En 1993, Robert Downey Jr. prête ses traits à la légende du cinéma Charlie Chaplin, dans un biopic signé Richard Attenborough. La performance du futur Iron Man lui permet d'obtenir une nomination à l'Oscar du meilleur acteur.

Chaplin
Chaplin
Sortie : 17 février 1993 | 2h 23min
De Richard Attenborough
Avec Robert Downey Jr., Geraldine Chaplin, Dan Aykroyd
Spectateurs
4,0
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Cependant, avant de jeter son dévolu sur Robert Downey Jr., le réalisateur a envisagé d'autres comédiens, dont un certain Johnny Depp ; ce dernier s'était fait remarquer dans Cry Baby de John Waters et Edward aux mains d'argent de Tim Burton.

Johnny Depp en Charlie Chaplin ?

À l'époque, Johnny Depp commence donc tout juste à se faire connaître. "J'ai rencontré Richard Attenborough", a-t-il confié en juillet 1993 dans les colonnes de Sky Magazine.

"Je l'ai fait tout en sachant parfaitement que j’avais tort de vouloir jouer Chaplin. Je voulais simplement avoir l’occasion de rencontrer Richard Attenborough, de lui dire bonjour", a-t-il révélé.

Je l'ai fait tout en sachant parfaitement que j’avais tort de vouloir jouer Chaplin. Je voulais simplement avoir l’occasion de rencontrer Richard Attenborough.

Johnny Depp était donc conscient qu'il n'était pas forcément le bon choix pour incarner un mythe du 7ème art comme Charlie Chaplin, mais a tout de même tenu à discuter avec Richard Attenborough.

En effet, si le cinéaste est surtout connu pour avoir incarné John Hammond dans Jurassic Park, il est aussi célèbre pour avoir mis en scène des classiques comme Un pont trop loin ou Gandhi.

Et si Johnny Depp avait prêté ses traits à Chaplin, aurait-il gagné l'Oscar du meilleur acteur ? On ne le saura jamais. En tout cas, la précieuses statuette continue de lui échapper, malgré 3 nominations. De son côté Robert Downey Jr. l'a finalement remporté pour sa prestation dans Oppenheimer, et il ne regrette pas de l'avoir manqué en 1993.

Downey Jr. soulagé

Dans une interview relayée par Deadline en 2024, il confiait : "J'étais jeune et impulsif. J'ai été soulagé de ne pas gagner l'Oscar. Si j'avais gagné, cela m'aurait donné l'impression que j'étais sur la bonne voie", rappelant que, dans le sillage de cette première citation à l'Oscar, il a vécu "30 ans de dépendance, de dépravation et de désespoir."

Des années 80 jusqu’au début des années 90, Robert Downey Jr. est l’un des acteurs les plus prometteurs de sa génération. Si son interprétation a suscité des critiques favorables, le film a été un très injuste et douloureux échec commercial.

Malgré l'énorme investissement du comédien pour son rôle, l'oeuvre a récolté seulement 9,4 millions de dollars de recettes au box-office international. Ce qui n'a toutefois pas empêché l'artiste de glaner une citation à l'Oscar du Meilleur acteur. Un lot de consolation s'il en est.

Quant à Johnny Depp, ironie du destin oblige, il incarnera une autre figure du 7ème art, Ed Wood, dans le biopic réalisé par Tim Burton en 1995. Cependant, ce dernier n'était pas une légende du cinéma comme Chaplin !

Au contraire, il était considéré comme le pire réalisateur de tous les temps. Johnny Depp y livre d'ailleurs l'une de ses plus grandes performances, mais ne sera pas nommé à l'Oscar du meilleur acteur.

En revanche, son partenaire, Martin Landau, remportera celui du meilleur second rôle pour son incarnation de Bela Lugosi, le mythique interprète de Dracula dans les années 30.

Vincent Formica
Vincent Formica
-Journaliste cinéma
Bercé dès son plus jeune âge par le cinéma du Nouvel Hollywood, Vincent découvre très tôt les œuvres de Martin Scorsese, Coppola, De Palma ou Steven Spielberg. Grâce à ces parrains du cinéma, il va apprendre à aimer profondément le 7ème art, se forgeant une cinéphilie éclectique.
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