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    Décès du comédien Horst Buchholz
    4 mars 2003 à 08:45

    Le comédien allemand Horst Buchholz, l'un des "Sept mercenaires", est décédé ce lundi 3 mars à Berlin des suites d'une grave maladie. Il avait 69 ans.

    Inoubliable Chico des Sept mercenaires, le "James Dean" allemand Horst Buchholz est décédé ce lundi 3 mars dans un hôpital de Berlin, des suites d'une grave maladie qu'une "thérapie maximale" n'est pas parvenue à soigner, selon un porte-parole de l'établissement. Agé de 69 ans, il était apparu dans plus d'une soixantaine de films, et avait dernièrement incarné un officier nazi dans La Vie est belle de Roberto Benigni.

    Découvert par Julien Duvivier

    Né Henry Bookholt le 4 décembre 1933 à Berlin, fils de cordonnier, Horst Buchholz débute sa carrière à la radio et sur les planches, avant de travailler pour un studio de doublage. Découvert dans un théâtre berlinois dans les années cinquante par le cinéaste français Julien Duvivier, il fait ses débuts sur grand écran sous sa direction en 1954, avec un petit rôle dans Marianne de ma jeunesse, avant de reprendre le rôle principal du film, tenu par Pierre Vaneck, dans une version allemande l'année suivante, toujours mise en scène par Duvivier. La même année, il obtient le prix du Meilleur acteur au Festival de Cannes pour son rôle dans Sky without stars de Helmut Kautner.

    L'un des "Sept mercenaires"

    Confirmant son succès international avec des films comme Les Confessions de Felix Krull en 1957, Horst Buchholz décide de tenter sa chance à Hollywood, et abandonne ses rôles romantiques pour des personnages plus durs. Sa carrière américaine débute avec Les Yeux du témoin de Jack Lee Thompson en 1959. En 1960, il incarne l'un des Sept mercenaires de John Sturges, aux côtés de Yul Brynner et Steve McQueen, puis joue sous la direction de Billy Wilder dans la comédie Un, deux, trois. Variant les genres, il s'essaiera au film historique (La Fabuleuse aventure de Marco Polo, 1963), au drame romantique (Fanny, version américaine de la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol , 1961), le thriller (Touch and Die, 1991), le drame (Si loin, si proche, 1992), l'action (L'Aigle de fer III, 1991) ou le dessin animé (Mulan, 1998). Se cantonnant à des productions télévisées ou des films sans grande envergure sur la fin de sa carrière, il incarne toutefois l'officier nazi "captivé" par les énigmes de Roberto Benigni dans La vie est belle en 1997.

    Marié à l'actrice française Myriam Bru en 1958, Horst Buchholz est le père du comédien Christopher Buchholz.

    Yoann Sardet avec AFP
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    Commentaires
    • Neaj
      J'avais 11 ans en 1961 lors de la sortie des 7 Mercenaires. Ça m'avait totalement éclaté ! Je l'avais vu à l'Artistic Douais, à côté de la Place Clichy, un magnifique cinéma qui fut transformé en bureau de poste !J'ai 52 ans, je ne suis plus l'éternel jeune que j'étais et eux, ils sont très vieux ou déjà partis...Mais je crois en l'âme immortelle et en la réincarnation. Donc un passé sans début et un futur sans fin... Alors je suis moins triste !
    • blackwolf
      Triste nouvelle que le décès de Horst Buchholz , déjà il n'y a pas si longtemps ont disparus James Coburn et Brad Dexter, aujourd'hui il ne reste plus que Charles Bronson et Robert Vaughn de vivantsans oublier Elli Wallach , le temps passe trop vite et il emporte avec lui des gens talentueux.....
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