Mon compte
    Halloween est-il une suite ? Un reboot ? On fait le point sur la chronologie de la saga horrifique
    Maximilien Pierrette
    Journaliste cinéma - Tombé dans le cinéma quand il était petit, et devenu accro aux séries, fait ses propres cascades et navigue entre époques et genres, de la SF à la comédie (musicale ou non) en passant par le fantastique et l’animation. Il décortique aussi l’actu geek et héroïque dans FanZone.

    Vous voulez aller voir le nouveau "Halloween" mais vous n'avez pas vu tous les autres films ? Ou alors vous ne comprenez pas bien sa place dans la chronologie ? Pas de panique : on fait le point, et c'est assez simple au final.

    Universal Pictures

    ATTENTION - Cet article contient de légers spoilers sur quelques-uns des films de la saga "Halloween". Pas le dernier en date, sorti ce mercredi 24 octobre dans nos salles, mais sur les précédents. Si vous comptez les rattraper et souhaitez ne rien savoir du tout, veuillez passer votre chemin. Pour les autres, rendez-vous après la bande-annonce du nouveau volet.

    Elle n'était pas morte au début d'Halloween Résurrection Laurie Strode ? A quel moment Michael est-il retourné à l'hôpital psychiatrique ? On se situe où par rapport au reboot signé Rob Zombie là ? Si l'opportunité de voir un nouvel opus de la saga peut se révéler stimulante, bon nombre de questions se posent pour qui n'a pas suivi de très près les informations relatives au film de David Gordon Green. Lequel n'est pas un reboot du long métrage signé John Carpenter mais… sa suite directe. Alors qu'il y avait déjà eu un Halloween 2 en 1981. Et même un 3, un 4, un 5 et un 6. Puis le sympathique 20 ans après, qui surfait sur la vague de Scream grâce à l'apport de son scénariste Kevin Williamson ; Résurrection, qui voyait l'héroïne incarnée par Jamie Lee Curtis revenir pour mourir dans la scène d'ouverture ; et les deux opus de Rob Zombie, qui tentait d'expliquer le pourquoi du comment de la folie du croque-mitaine.

    Autant de longs métrages que le Halloween de 2018 ignore : le récit se déroule 40 ans après les faits de l'original, et Michael ne s'est jamais évadé pour commettre d'autres meurtres. Jusqu'à aujourd'hui et ce transfert qui tourne mal et lui permet de reprendre ce qu'il a laissé en suspens plusieurs décennies auparavant. Les cadavres vont donc de nouveau s'accumuler, à ceci près que Laurie Strode s'est préparée pendant de nombreuses années pour ces éventuelles retrouvailles, quitte à ce que ses relations avec sa fille (Judy Greer) et sa petite-fille (Andi Matichak) n'en pâtissent. Elle n'a donc jamais re-croisé le tueur dans les couloirs d'un hôpital, pas plus que ce dernier ne s'est révélé être son frère. "Les gens se sont faits des films", précise l'un des personnages lorsque la rumeur est évoquée.

    META-LLOWEEN

    Une façon, pour David Gordon Green et son co-scénariste Danny McBride, de nous rappeler que s'ils tordent le bras de la chronologie que nous connaissions, ils n'ignorent pas non plus qu'elle a existé. Et veulent peut-être s'excuser, au nom de leur prédécesseurs, pour tous les épisodes ratés et mauvais rebondissements que les fans ont eu à endurer pendant cette quarantaine d'années. Ils n'oublient pas non plus de dialoguer avec ces derniers grâce à des clins-d'œil, et en tenant compte de l'évolution du cinéma d'horreur où les femmes, dans le sillage de Laurie Strode, ont petit-à-petit quitté leur statut de victime au cours de quatre dernières décennies. Non content d'évoquer les conséquences d'un traumatisme tel que celui que l'héroïne a vécu, le Halloween nouveau en profite alors pour prendre un aspect méta, en s'attachant à la notion de transmission.

    Un peu comme les deux derniers Star Wars (Le Réveil de la Force et Les Derniers Jedi) qui, eux, n'ignoraient pas ce qui avait été fait avant. Halloween donne également l'impression d'avoir été mis en scène par un réalisateur qui a grandi avec l'original et plusieurs scènes, à travers les actions des personnages, traduisent bien la fascination de David Gordon Green pour Michael Myers, qui re-devient l'incarnation du Mal. Avec 72,2 millions de dollars de recettes pour son démarrage, le long métrage a rapporté 7,2 fois le montant de son budget en un seul week-end. Si elle n'est pas la seule responsable de ce succès, cette formule pourrait donc donner des idées aux autres. Ceux qui ne sont pas déjà penchés dessus.

    Alors que X-Men : Days of Future Past a permis de chambouler la chronologie pour effacer quelques événements (surtout ceux de L'Affrontement final, qui seront en partie rejoués dans Dark Phoenix l'an prochain), Neill Blomkamp planchait sur un Alien 5 situés entre le 2 et le 3. Un projet qui n'est finalement pas allé plus loin que le stade du traitement de dix pages et des concept arts, mais le metteur en scène aura une seconde chance grâce à son futur RoboCop, qui se présentera comme une suite directe de l'original signé Paul Verhoeven. Il y a eu le sequel, le prequel et même le sidequel type Jason Bourne - L'Héritage. Reste maintenant à trouver un nom pour ces longs métrages qui pourraient être amenés à se multiplier. Interquel ?

    "Halloween" : Jamie Lee Curtis est de retour !

    FBwhatsapp facebook Tweet
    Sur le même sujet
    Commentaires
    Back to Top