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    Plan B sur TF1 : que vaut la série avec Julie de Bona sur fond de voyage dans le temps ?
    16 mai 2021 à 18:00
    Jérémie Dunand
    Jérémie Dunand
    -Chef de rubrique télé / Journaliste
    Bercé dès l’enfance au rythme de Sous le soleil, de P.J., ou des sagas de l’été, il se passionne de plus en plus pour les séries françaises au fil du temps. Et les dévore aujourd’hui (presque) toutes, de Balthazar à Scènes de ménages, en passant par Hippocrate, Candice Renoir, Ici tout commence.

    Portée par Julie de Bona, Bruno Debrandt, Kim Higelin, et Axel Auriant, la série "Plan B" débute ce lundi soir sur TF1. Un drame intime teinté de SF bouleversant, sur le combat d'une mère qui retourne dans le passé pour sauver sa fille.

    DE QUOI ÇA PARLE ?

    À Marseille, Florence, la petite quarantaine, a une vie bien remplie entre son ex-mari et ses deux enfants, son métier d'animatrice à la radio et son implication dans la cause des femmes. Mais son monde s'écroule lorsque Lou, sa fille de 16 ans, se suicide. Cette battante n’a pas su prendre la mesure du mal-être de sa fille. Lou est morte. Et Florence ne pourra rien y changer. À moins que… Quand Florence est mise en contact avec l’agence Plan B, une entreprise qui permet de voyager dans le temps, elle tient peut-être une seconde chance...

    Chaque lundi à 21h05 sur TF1 à partir du 17 mai, et d'ores et déjà disponible en intégralité sur Salto. 6 épisodes vus sur 6.

    Plan B
    Plan B
    Sortie le 17 mai 2021 | 52 min
    Série : Plan B
    Avec Julie de Bona, Bruno Debrandt, Kim Higelin, Axel Auriant, Cécile Rebboah
    Presse
    3,3
    Spectateurs
    3,4
    Voir sur Salto
    C'EST AVEC QUI ?

    Après Le Tueur du lac, Coup de foudre à Noël, et la série phénomène Le Bazar de la charitéJulie de Bona retrouve TF1 pour cette nouvelle fiction événement dans laquelle elle interprète Florence, une mère de famille et animatrice radio star qui va tout tenter pour empêcher le suicide de sa fille et comprendre les raisons de son mal-être.

    À ses côtés, les téléspectateurs de la Une retrouveront Bruno Debrandt (Caïn, Engrenages) dans le rôle de l'ex-mari de Florence, ainsi qu'Axel Auriant (Skam France) et la révélation Kim Higelin dans la peau de leurs deux enfants, Félix et Lou.

    Un quatuor de choc, qui offre une très belle intensité dramatique à Plan B, auquel s'ajoute des visages bien connus du grand public, tels que Cécile Rebboah (Fais pas ci, fais pas ça, Itinéraire d'une maman braqueuse), Tom Leeb (Infidèle), Claire Borotra (Le Bleu de l'océan, La Vengeance aux yeux clairs), Firmine Richard (La première étoile, Mortel), et le jeune Tom Rivoire dans un rôle très éloigné de son personnage des Bracelets rouges.

    François LEFEBVRE/Gaumont/TF1
    ÇA VAUT LE COUP D'OEIL ?

    Cinq ans après le succès du Secret d'Elise et de son intrigue hantée par le fantôme d'une fillette, mais aussi l'arrêt après seulement deux épisodes d'Emma, portée par Solène Hébert (Demain nous en appartient) en flic androïde, TF1 s'essaye à nouveau à la série de genre avec Plan B, une belle réussite qui mêle habilement drame familial et science-fiction, puisque le ressort principal de l'histoire repose sur la notion de voyage dans le temps.

    Adaptée d'un format québécois anthologique qui met en scène de nouveaux personnages et une nouvelle intrigue chaque saison - c'est ici la saison 2 de la série canadienne qui est transposée par les scénaristes Laura Piani et Hélène Bararuzunza - Plan B est, sur le papier, un pari plutôt audacieux pour TF1 qui ose la science-fiction en prime, alors que le genre, qu'il soit SF ou fantastique, peut refroidir, aujourd'hui encore, une partie du public réfractaire aux vaisseaux spatiaux et autres petits hommes verts.

    Mais pas de panique, la SF n'est présente que par petites touches dans Plan B et finit même par s'effacer derrière le coeur véritable de l'intrigue, à savoir la relation mère-fille compliquée entre Florence et Lou, et la tentative désespérée de l'héroïne de sauver sa fille. Car le voyage dans le temps de Florence n'est finalement qu'un prétexte permettant au personnage campé par Julie de Bona de se demander ce qu'elle a bien pu rater pour que sa fille en vienne à mettre fin à ses jours.

    Sans enquête ni polar, les scénaristes de Plan B parviennent à tisser un récit haletant qui surprend en permanence (on se demande parfois où la série cherche à nous emmener, et c'est une très bonne chose, assez rare en télévision finalement). Et qui gagne en force émotionnelle au fil des épisodes. Traitant avec justesse de thématiques aussi diverses que le mal-être des adolescents, la transmission, ou encore, à travers Florence, la complexité d'être à la fois une mère, une femme, une épouse, et une professionnelle accomplie et épanouie dans son travail.

    François LEFEBVRE/Gaumont/TF1

    Déjà épatante dans Le Bazar de la charité et Apprendre à t'aimer, Julie de Bona trouve ici ce qui pourrait bien être le plus beau rôle de sa carrière jusqu'à présent et se révèle bouleversante de vérité du début à la fin de la série. Face à elle, Kim Higelin crève l'écran pour son premier rôle majeur et passe d'une émotion à l'autre avec une aisance déconcertante qui semble déjà lui promettre un très bel avenir à la télévision ou au cinéma.

    L'intensité qui se dégage des nombreuses scènes que partagent les deux comédiennes mérite à elle seule qu'on se laisse emporter par Plan B, et cette relation mère-fille déchirante est, à n'en pas douter, l'atout principal de la série. Même si les autres comédiens ne sont pas en reste, à l'image de Cécile Rebboah, toujours aussi juste, de Bruno Debrandt, que l'on retrouve dans un registre plus fragile qui lui va comme un gant, ou d'Axel Auriant, qui fait preuve d'un naturel dans le jeu assez rare chez les comédiens de son âge.

    Malgré un premier épisode qui met certainement un peu trop de temps à poser les bases de l'intrigue (et qui, on l'espère, ne découragera pas les téléspectateurs), Plan B s'impose sans mal comme l'une des séries françaises les plus enthousiasmantes de ces derniers mois.

    Un joli pari qui, à l'inverse de HPI, sort réellement des sentiers battus et de la zone de confort de TF1. Et mise tout sur l'émotion qui se dégage de l'histoire, des personnages, et des dialogues. Avec comme point culminant les deux derniers épisodes, redoutables d'efficacité, qui, en questionnant les conséquences qu'un passé modifié peut avoir sur le futur, multiplient les twists et les uppercuts émotionnels à haut potentiel lacrymal.

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    Commentaires
    • Lccf
      Le problème n'est pas d'aimer ou pas la science-fiction .... C'est un genre que j'aime beaucoup, mais la science-fiction française ... au secours. On a l'impression que les scénaristes ont honte du genre, qu'ils disent implicitement ah mais non, mais nous on utilise le genre pour parler de sujets sociétaux sérieux ... c'est pas Stargate ou Doctor Who ici ! ( la description de cette série me fait penser qu'elle va aussi dans ce sens ). Je me suis déjà fait avoir avec la série sur Arte avec des gens qui restaient éternellement jeunes ... et qui était d'un ennui incroyable ( la preuve, j'ai même bloqué le titre de mes souvenirs ! )
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