Notez des films
Mon AlloCiné
    Les métamorphoses de Gary Oldman, de Sid Vicious et Dracula à Mank
    Par Olivier Pallaruelo (@Olivepal) — 6 déc. 2020 à 10:00
    FBwhatsapp facebook Tweet

    Immense acteur dont la réputation n'est plus à faire, modèle absolu pour toute une génération de comédiens, Gary Oldman a incarné de nombreux rôles mémorables, et autant de visages différents, comme "Mank", qui sort sur Netflix. Hommage en images.

    Sid & Nancy (1986)
    1. Sid & Nancy (1986) +
    Sex, drogues, punk, Rock'n Roll. Et mort à l'arrivée. Dans ce film culte sorti en 1986 et signé par Alex Cox (à qui l'on doit également le génial et délirant Repo Man), Gary Oldman campe Sid Vicious, membre du groupe de punk rock légendaire Les Sex Pistols. Tout à la fois touchant et provoquant, le comédien incarne ici à la perfection le second bassiste éphémère du groupe musical, emporté par son comportement auto destructeur. Son incarnation avait d'ailleurs suscité l'adhésion des fans du rocker disparu.
    Lire la suite
    FBwhatsapp facebook Tweet
    Sur le même sujet
    Commentaires
    • Cyphre14
      Brillante contre-argumentation.
    • Arnooz
      C'est pas faux !
    • jeanus
      j'ai eu la meme reflexion
    • jeanus
      ouf, vous avez mis beethoven, j'adore ce film et beethov forcement !
    • Jeff R.
      Un grand de chez grand, immense acteur !
    • KOLCHAK
      Super acteur peut jouer méchant ou gentil toujours excellent dans ses rôles !
    • cyril b.
      tu connais la définition du mot subtil ??? non parce que là franchement .......
    • Stringer B
      Systématiquement ? Dans Nil by Mouth, dans The Contender, dans la Taupe ? Chez Nolan, je ferais l'argument qu'il est aussi dans une forme de jeu un petit peu amplifiée mais bon ce n'est que mon avis, j'imagine...Mais il faut être hyper-précis pour faire du surjeu en fait. Parce que justement sinon tu tombes dans la caricature très vite. C'est un numéro d'équilibriste, et ça ne demande pas moins de détail. Regarde la performance de Heath Ledger en Joker ou celle d'Anthony Hopkins dans le Silence des Agneaux, c'est du surjeu. Quand Hopkins fait son truc avec les dents face à la grille, qu'il baisse les yeux quand Jodie Foster lui rappelle qu'il mangeait ses victimes, c'est du surjeu. Ça demande un sens du détail qui est énorme. Tu prends la performance de surjeu ultime, à savoir Ian McDiarmid en Palpatine (dans la prélogie, j'entends), tu regardes chaque scène, il y a des partis pris extrêmement précis, dans la scène où il raconte l'histoire du vieux sith à Anakin, dans les scènes de la Menace Fantôme où il parle à Natalie Portman, chaque inflexion, chaque mouvement du visage, ça se voit que c'est réfléchi.Après, en France, de toute façon on a un problème avec ça dans notre discours. Quand on n'est plus dans naturalisme, on pense que c'est forcément inférieur, que ce soit en termes de type d'acting ou de type de récit. Mais comment comprendre les performances qu'on trouve chez certains cinéastes avec les canons du naturalisme ? Comment comprendre les personnages chez Bresson en les jugeant de cette façon ? Comment juger Robert Loggia ou Dennis Hopper chez David Lynch avec le naturalisme ? Comment comprendre la carrière de quelqu'un comme Anthony Hopkins ? L'amplification de l'émotion demande une maîtrise de base de l'expression de cette émotion dans tout les contextes possibles qui est très très forte. C'est pour ça que beaucoup d'acteurs qui ont commencé dans le naturalisme, en réalité, n'arrivent pas à faire du surjeu quand on leur demande. Eddie Redmayne dans Jupiter Ascending a essayé de faire du surjeu, et c'était un échec complet (c'était drôle au moins), De Niro quand il fait Angel Heart (par ailleurs un film extraordinaire), il n'est pas mauvais, mais il tombe parfois dans la caricature (et pourtant, c'est un acteur exceptionnel). Dustin Hoffman aussi a essayé quelques fois, sans grand succès.Après, ce débat pose d'autres questions. Est-ce qu'on peut avoir une performance un peu baroque dans un film plutôt écrit de façon générale de façon naturaliste ? Parfois oui, parfois non, et parfois certains acteurs se plantent dans leur choix. Ça pose aussi la question de la tolérance des cinémas de certains pays pour ce type de performance. En France, on est tellement méfiant de tout ce qui sort du naturalisme que tu n'as pas trop de risque qu'un acteur tombe dans le surjeu non maîtrisé parce qu'aucun script ou aucun réalisateur ne lui demandera. Sauf que du coup, on est beaucoup au naturalisme non maîtrisé qu'on trouve chez plein d'acteurs qui font des propositions indigentes, soit trop intérieures, soit extériorisées selon des canons naturalistes qui sont devenus des clichés et qui ont été intégrés de façon beaucoup trop mécaniques, et qui abondent chez nous. Ça arrive beaucoup chez de jeunes acteurs qui ont commencé dans le naturalisme (Adèle E, Louis Garrel, Mélanie Thierry, Niney). Ce sont des acteurs parfois très talentueux (j'insiste sur le parfois), sauf qu'ils n'ont tellement jamais rien exploré d'autre que le naturalisme qu'ils ne font pas toujours la différence entre une performance intéressante et une qui ne propose rien si toutes les deux font partie d'une école naturaliste.
    • Stringer B
      Ça s'appelle du surjeu, mais ce n'est pas un manque de subtilité, c'est une façon de jouer qui est simplement éloignée du naturalisme qui est généralement le type d'acting le plus courant. Le surjeu est plus théâtral, un peu plus outré, mais ça ne demande pas moins de sens du détail et d'intelligence qu'une performance naturaliste. Il n'y a pas moins d'intelligence dans sa performance dans Dracula que dans ce que fait Day Lewis dans un Phantom Thread par exemple, ou même que d'autres performances qu'Oldman lui même a créées sur ce mode là. Ça dépend du contexte du film et du type d'écriture qui existe pour les personnages.
    • Cyphre14
      Oui mais très souvent en surchauffe, avec grimaces et tics.
    • Cuderoy
      Parce qu'il faut cliquer pour le savoir. On aurait pu s'attendre à plusieurs paragraphes, un pour chaque rôle où la métamorphose physique était partie intégrante du rôle comme Dracula, Churchill, Hannibal et si on pousse un peu Harry Potter (pourquoi son physique pour l'adaptation). Mais c'était trop demander à un article sponso, parce que c'est bien là qu'est le problème. C'est parce que c'est un article sponso qui n'est donc là que pour du clic qu'il n'y a aucun travail de fond. Sauf qu'encore une fois, on est encore en droit d'espérer mieux avant de cliquer.
    • -Nomade-
      Alors mais pas du tout...
    • negeil
      Ils se sont inspirés de son Dracula pour le maquillage de Palpatine ? C'est étrangement proche.
    • Good guy
      Il lui reste plus grand chose mais je confirme les yeux sont intacts.
    • François B.
      Pas un acteur subtil? C'est l'un des plus perfectionnistes et protéiforme avec Daniel Day-Lewis, capable de jouer tout autant les cinglés (Léon, JFK), les fragiles (Sid et Nancy), les mecs biens (commissaire Gordon) que les grandes figures de l'histoire (Churchill)
    • lordkaos
      il y a peut être des gens qui découvre l'acteur avec ce film… tout le monde n'a peut être pas une culture cinématographique comme la tienne. Si tu sais que c'est un article à clic, pourquoi tu as cliqué ??
    • Cyphre14
      Pas vraiment un acteur subtil...
    • Cuderoy
      Donc le gars a juste fait son boulot en fait. Très bien certes, mais on va pas faire un article par acteur qui fait le taff qu'on lui demande... Ça reste un article diapo à clicbait sans travail de fond pour un film sponso.
    • Might Guy
      Le seul truc qui vaille le coup d'oeil dans hannibal.
    • grégo
      Entièrement d'accord.
    Voir les commentaires
    Back to Top