Avec Jean Valjean, Eric Besnard retrouve des comédiens avec qui il a tourné à plusieurs reprises à l’image de Grégory Gadebois, qu’il a dirigé à trois autres reprises (Délicieux – 2021 ; Les Choses simples – 2023 ; Louise Violet – 2024) mais aussi Isabelle Carré, vue dans Délicieux et Alexandra Lamy dans Louise Violet.
Le film a été tourné à l’hiver 2025 en Provence, notamment à Martigues et aux Baux-de-Provence, communes toutes deux situées dans les Bouches-du-Rhône.
Avant Grégory Gadebois, de nombreux acteurs se sont glissés dans la peau de Jean Valjean parmi lesquels Jean Gabin (Les Misérables de Jean-Paul Le Chanois – 1957), Lino Ventura (Les Misérables de Robert Hossein – 1981), Liam Neeson (Les Misérables de Bille August – 1998) ou encore Hugh Jackman (Les Misérables de Tom Hooper – 2012).
Eric Besnard est un grand admirateur de l’œuvre de Victor Hugo. Par le passé, il lui a d’ailleurs été proposé d’adapter à deux reprises Les Misérables en tant que scénariste. À une époque, le cinéaste a même eu l’idée d’une série dont chaque épisode aurait été un biopic sur l’un des personnages du roman. Cela n’a pas pu se faire mais le réalisateur a gardé le goût des personnages notamment Jean Valjean. Par ailleurs, il a pu faire plus ample connaissance avec l’histoire de cette grande figure littéraire par l’intermédiaire de son fils qui étudiait Claude Gueux de Victor Hugo à l’école. Il a alors décidé de s’atteler à une sorte de monographie du Jean Valjean originel.
Pour se glisser dans la peau de Jean Valjean, Grégory Gadebois ne s’est pas ménagé et a perdu près de trente kilos en seulement quelques mois.
Pour le personnage de Monseigneur Myriel surnommé Bienvenu, Eric Besnard a procédé à quelques ajustements par rapport au roman de Victor Hugo. Si dans le livre, il a 75 ans, dans le film, il est interprété par Bernard Campan qui est plus jeune dans la vraie vie (il a 67 ans). Plus encore que le personnage des Misérables, le réalisateur s’est inspiré de la figure de l’essayiste et romancier Pierre Rabhi pour écrire l’histoire de cet homme.
C’est à la suite du tournage de Louise Violet (2024) qu’Eric Besnard a parlé du projet de Jean Valjean avec Alexandra Lamy. Contrairement à d’autres personnages du film pour lesquels le réalisateur avait tout de suite des comédiens en tête, celui de Madame Magloire lui a donné du fil à retordre. En effet, avant qu’il n’en parle à Alexandra Lamy, le cinéaste a vu une trentaine d’actrices. Lorsque la comédienne a annoncé à Eric Besnard qu’elle postulait pour ce rôle de bonne du curé, il a tout d’abord cru une blague. Mais à la suite des essais maquillage, coiffure et costumes ainsi que de la manière dont l’actrice parvenait à disparaître derrière son personnage, le réalisateur a su qu’il avait trouvé son interprète idéale pour le rôle.
Avec Jean Valjean, Eric Besnard propose des scènes de bagne plus vraies que nature. Ce n’est pas la première qu’il s’intéresse à cet univers puisqu’il a notamment scénarisé le téléfilm Les Amants du bagne de Thierry Binisti (2004) ainsi que L’Empereur de Paris de Jean-François Richet (2018) sur la vie d’Eugène-François Vidocq, enfermé au bagne au début du XIXème siècle.
Lors de l’étape du casting, Eric Besnard a laissé le choix à Grégory Gadebois d’interpréter le rôle qu’il voulait. Soit celui de Monseigneur Myriel (incarné dans le film par Bernard Campan), soit Jean Valjean. C’est finalement vers ce dernier que le comédien a choisi de se diriger.
Parmi les nombreuses adaptations des Misérables au cinéma, Eric Besnard en a retenu une en particulier qu’il a demandé à Grégory Gadebois de voir en particulier, à savoir celle de 1934 signée Raymond Bernard avec Harry Baur dans le rôle de Jean Valjean.
Avant Jean Valjean, Eric Besnard n’avait jamais réalisé de film qui soit une adaptation d’un roman.
Jean Valjean permet une nouvelle fois à Isabelle Carré et Bernard Campan de se donner la réplique. Ils ont tourné pour la première fois ensemble dans Se souvenir des belles choses de Zabou Breitman (2001) puis dans La Dégustation d'Ivan Calbérac (2022), Et plus si affinités d'Olivier Ducray et Wilfried Meance (2024) et Les Rêveurs d'Isabelle Carré (2025).