Indomptables
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Indomptables" et de son tournage !

Cannes 2025

Ce film est présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes 2025.

Et de quatre

Il s’agit du quatrième long-métrage que signe Thomas Ngijol, après Case départ (coréalisé avec Fabrice Eboué et Lionel Steketee), Fastlife et Black Snake (coréalisé avec Karole Rocher).

Adaptation

Le scénario du film est librement adapté du documentaire Un crime à Abidjan (1995) de Mosco Levi Boucault.

Son Tchao Pantin

Indomptables est la première incursion de Thomas Ngijol dans le registre du polars, dont il est amateur. Lui, qui est aussi humoriste et a souvent joué dans des comédies, adopte un jeu beaucoup plus sombre et en retenu. Toutefois, il a inclus de l’humour à son scénario, puisque, comme il le confie lui-même : " On ne peut pas passer une journée au Cameroun sans avoir un fou rire ! "

Sauvée des eaux

La découverte du documentaire Un crime à Abidjan a été une véritable révélation pour Thomas Ngijol lorsqu’il l’a découvert sur Arte, à la fin des années 1990. Il l’a d’ailleurs enregistré sur une cassette vidéo. L’objet avait une telle importance que c’est l’une des premières choses qu’il a sauvées, des années plus tard, lorsqu’il a subi un dégât des eaux chez lui.

Réalisme

Avec Indomptables, le réalisateur souhaitait montrer les failles d’un commissaire de police qui échoue à faire respecter l’ordre, aussi bien chez lui que dans la rue. L’idée n’était pas d’en faire un super-héros à la James Bond ou Sherlock Holmes mais tout simplement un homme dont les faiblesses sont apparentes pour le spectateur.

Une question de statut

Indomptables se déroule à Yaoundé, capitale du Cameroun. Avec ce film, Thomas Ngijol évoque l’importance que revêt le costume en Afrique. Plus qu’un vêtement, il désigne une condition sociale. Le personnage principal se définit d’ailleurs lui-même comme un "homme de tenue" qui renvoie au prestige de sa position dans la société.

Un film personnel

En ancrant son film au Cameroun, Thomas Ngijol évoque un pays qu’il connaît bien et auquel il est attaché depuis sa plus tendre enfance. Indomptables est un film qui a une grande part affective pour lui et qu’il a réalisé pour renforcer son lien avec ses racines mais aussi avec ses parents et ses enfants.

L’Afrique sublimée

L’image du film est signée Patrick Blossier. Un chef opérateur qui avait déjà sublimé le continent africain dans le film Blanc d’ébène de Cheik Doukouré (1991) qui se passait en Guinée. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Thomas Ngijol l'a choisi, parce qu'il ne voulait pas d'une image trop esthétique "à la Moonlight".

Anti-patriarcat

Si Thomas Ngijol n’a jamais voulu faire passer un message féministe à travers Indomptables, reste que les femmes sont montrées comme puissantes, puisque la femme de Zachary lui tient tête, sa fille claque la porte et joue au foot. Il dépeint seulement la réalité qu'il a vécu dans son enfance.

Multi-casquettes

En plus d’en être le réalisateur, Thomas Ngijol s’est octroyé le rôle principal d’Indomptables, puisque, dans sa démarche très intime, il n’imaginait pas qu’un autre acteur puisse incarner ce personnage.

100 % Africa

Le tournage se déroulant au Cameroun, Thomas Ngijol a souhaité avoir un casting 100 % local, avec des acteurs professionnels pour la plupart d’entre eux. Si l’équipe artistique était africaine, les chefs de poste dans l’équipe technique, eux, sont venus de France.

Mercy Mercy Marvin

Le film traite en filigrane de Marvin Gaye, dont le dernier album, Midnight Love, rappelle de nombreux souvenir au réalisateur, puisque c’était l’album de son père et qu’il le confondait même avec le chanteur quand il était petit !

Reconnaissance

À la suite d’une projection, Mosco Boucault, qui a inspiré Thomas Ngijol pour Indomptables, a salué le réalisateur et lui a écrit ensuite un mail pour le féliciter de son film.

À la vie comme à la scène

Le compositeur Dany Synthé et Thomas Ngijol se connaissent depuis une dizaine d’années et sont amis. Il a travaillé directement avec les images fournies par le réalisateur, afin d’être inspiré par l’émotion de la scène. D’ailleurs, le cinéaste a été très investi dans l’élaboration de la bande-originale.

Pas cliché

Thomas Ngijol n’a pas voulu tomber dans le cliché des djembés et rythmes africains pour sa bande originale. Il a donc demandé à son compositeur de se concentrer davantage sur l’histoire racontée à l’écran que sur le décor.

Musique intradiégétique

Dans la scène du marché, Dany Synthe a d’abord intégré une musique extérieure, mixée avec des sons ambiants, mais cela ne fonctionnait pas. Alors, ils ont laissé le paysage sonore tel quel, avec les enceintes de mauvaise qualité qui diffusent de la musique, les gens qui font du bruit et les sons du quotidien.

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