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3,0
Publiée le 3 août 2026
"De la Comédie-Française" fait rire, assurément. Les réalisateurs parviennent à installer correctement le mécanisme comique dans le milieu théâtral dans un film à la durée restreinte mais efficace. On aurait néanmoins pu attendre un plus grand détachement vis-à-vis des codes de la comédie française traditionnelle. Peut-être que subvertir les dispositifs théâtraux aurait été une meilleure idée que de se reposer strictement sur eux.
Deuxième fois de ma vie que je sors de la salle au bout de 30 mm. Gags attendus ! Scènes interminables dans la traversée des couloirs. Pas de la faute des bons acteurs. Scénario vraiment ininterressant ! À fuir.
Les coulisses de la Comédie Française, l'angoisse du metteur en scène que le public n'imagine même pas quand il passe une soirée au théâtre. On ne s'ennuie pas une seconde, tout sonne juste, la troupe du Français s'en donne à coeur joie, Laurent Stocker en tête.
Jubilatoire. Les Merx brothers investissent la Comédie Français. On est pris dans un tourbillon de drolerie mené tambour battant par les pensionaires de ce lieu magique. Special dédicace au toujours impeccable Christian Hecq qui y a monté un Bourgeois Gentilhomme décapant il y a quelques saisons. Un film qui donne envie d aller au théatre. Vivement la réouvrture!
Quelques scènes bien pensées et l'ensemble est original mais ce n'est pas drôle, les blagues sont convenues et des longueurs font joue malgré la brièveté de l'oeuvre.
Une comédie sympathique qui lève le voile sur les coulisses de la comédie française. Si le scénario vaudevillesque n'est pas très innovant, il est en revanche très amusant de voir la troupe s'auto-parodier avec gourmandise. Mention spéciale à Danièle Lebrun et Sephora Pondi, vraiment épatantes.
vu a l instant au ciné Mérignac, enfin un film qui ne confond pas durée interminable et bon film. De l humour, un peu d inventivité, de la fraîcheur. parfait pour ce dimanche de canicule Mérignacaise
Il fallait oser. Oser prendre le décor prestigieux de la Comédie‑Française, y coller une succession de gags de sitcom fatiguée, et réussir malgré tout à se faire tresser des couronnes par une presse manifestement éblouie par les dorures du théâtre plus que par ce qu’il se passe à l’écran.
Pendant 1h15, De la Comédie‑Française donne l’impression d’assister à une répétition de blagues refusées par une chaîne TNT en 2014. Le film se rêve en satire du monde du théâtre ; il n’en livre qu’une version édulcorée, inoffensive, où chaque personnage est réduit à une fonction comique aussi subtile qu’un klaxon dans une bibliothèque.
Le plus fascinant n’est pas le film, c’est l’enthousiasme critique qu’il a suscité. On lit partout « inventif », « irrésistible », « savoureux ». À croire que filmer des comédiens qui courent dans des couloirs en criant suffit désormais à déclencher des extases culturelles. Le rythme ? Celui d’un sketch étiré au-delà de toute dignité. Les dialogues ? Une alternance de bons mots téléphonés et de vannes qui arrivent avec la grâce d’un camion de déménagement.
Bertrand Usclat possède un vrai talent pour l’absurde dans des formats courts ; ici, ce talent est dilué dans un long métrage qui ressemble à une collection de capsules internet reliées au scotch institutionnel. Le film ne choisit jamais entre la satire féroce et l’hommage affectueux, et finit par n’être ni l’un ni l’autre : une comédie tiède, persuadée d’être impertinente parce qu’elle fait trébucher des sociétaires.
Et puis il y a ce syndrome très français : dès qu’une œuvre se déroule dans un lieu culturel prestigieux, on lui accorde un supplément automatique d’intelligence. Remplace la Comédie‑Française par un centre commercial de périphérie, garde exactement les mêmes gags, et le film serait probablement rangé dans la catégorie « divertissement oubliable du mercredi ».
Le plus cruel est que le film n’est même pas catastrophique. Une catastrophe a du panache. De la Comédie‑Française est pire : c’est une comédie satisfaite d’elle-même, propre, bien emballée, suffisamment rythmée pour empêcher l’ennui total, mais beaucoup trop pauvre en véritables idées comiques pour mériter l’avalanche d’éloges qu’elle a reçue.
En sortant de la salle, on ne se demande pas comment la troupe va sauver la représentation. On se demande surtout comment une œuvre aussi modeste a pu être élevée au rang d’événement cinématographique. Peut-être parce qu’en France, il suffit parfois d’accrocher le mot « Comédie‑Française » au fronton pour que certains critiques entendent déjà les applaudissements avant même que le rideau se lève. Pitoyable !