De la Comédie-Française
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1 132 critiques spectateurs

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Mr cinetok
Mr cinetok

362 abonnés 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2026
Tout est déjà dit par d'autres critiques 5 étoiles, vu en avp à la soirée des passionnés Pathé, une des premières comédie de l'année où j'ai vraiment rigolé aux éclats, c'est classique pour le coup mais cela fonctionne sur moi, c'est redoutable. Le seul regret, c'est que cela ne dure pas davantage pourquoi seulement 1h15, j'aurais aimé en voir plus. Une vrai réussite et parfait pour découvrir ce lieu mythique et ce cadre historique, qu'est la Comédie-Française.
Timothé G.
Timothé G.

1 abonné 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2026
Une comédie réussie, aux allures du Sens de la fête, sur les galères de dernière minute d'une metteuse en scène pour la première de sa pièce de théâtre. Le film alterne entre les problèmes personnels des personnages, les soucis techniques, la "philosophie" du métier de chacun et non sans apporter une touche de moquerie au côté coincé de "l'élite" du théâtre français.
Stephane Guilment
Stephane Guilment

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 août 2026
franchement une très belle surprise comme film
on rit beaucoup, de superbes répliques
je recommande vivement, les acteurs sont excellents
remyll
remyll

266 abonnés 587 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juillet 2026
Après avoir ingurgité pendant plus de 40 minutes des bande-annonces particulièrement violentes, gores et inintéressantes de films pour la plupart anglo-saxons qui vont sortir dans quelques semaines, me voici à une avant-première du film « DE LA COMÉDIE-FRANÇAISE » des réalisateurs  Martin Darondeau et Bertrand Usclat: et là, c’est le grand bain de fraîcheur, de rires, de situations burlesques tellement drôles que l’on imagine comme s’étant réellement produites au sein de l’institution parisienne dédiée au théâtre.
Inutile de dire que tous les acteurs sont excellents, mention tout de même très spéciale pour Pauline Clément et Laurent Stocker qui sont juste exceptionnels.
On est tout de même assez gâtés en ce moment avec le cinéma français, car ces derniers mois nombreux sont les très bons films français tous plus réjouissants et originaux, les uns que les autres, face à d’innombrables navets pourtant, surnommés « blockbusters » du cinéma américain (car tous financés un coup de dizaines, voire de centaines de millions de dollars), et quasiment tous tellement navrants et décevants ces derniers temps.
Bref, allez voir, revoir et re-re-voir ce bijou du cinéma français qui doit sortir, je crois vers la mi-juillet prochaine.
ATTENTION : ne quittez pas la salle avant la fin du générique, la petite douceur à la fin, pleine d’humour, est d’une saveur intellectuelle particulièrement savoureuse.:)
ENVIE DE POISSON
ENVIE DE POISSON

16 abonnés 46 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juillet 2026
Globalement ça marche bien
C'est rigolo sans être hilarant
Les acteurs sont bons
C'est bien rythmé
1h15 c'est pile la bonne durée
Mais
C'est du déjà vu tout ça
ça manque d'originalité
C'est vrai qu'on voit plus souvent cet enchainement de galères improbables sur un plateau de tournage de film
Mais ça revient au même
Et puis y'a quelques scènes un peu confuses
Où ça hurle pas mal
ça crée une tension artificielle
Le film n'est pas si bien mené que ça
Il y a parfois une fausse énergie frénétique amenée par les acteurs, le montage, la réalisation
Une énergie qui ne va pas de soi
Qui est un peu forcée
Surjouée
Bon ça reste très sympathique
Et ça fait plaisir de se balader dans la comédie française
Il y a un bel hommage
A cet esprit "on est très pro" et "pas du tout pro" en même temps
Et surtout :
On doit assurer quoiqu'il arrive !!!!
Sulana Luce
Sulana Luce

14 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juillet 2026
Les comédies se suivent , mais ne se ressemblent pas et c'est tant mieux !
Bandes Annonces et critiques se sont succédées, je trépiniais d'impatience..
On est alors emporté dans le tourbillon de cette merveilleuse institution qu'est la Comédie Française.
Nina nous ouvre grand les portes. Visiteur opportun, témoin et spectateur, nous entrons enfin dans l'antre du spectacle vivant, la Maison de Molière !
Un pur bonheur !
C'est un véritable balaie de comédiens !
La troupe est au taquet.
Pour une première, l'imprévu n'est pas au programme, les états d'âmes non plus.
Tout doit être synchro ou presque, à charge au metteur en scène et au régisseur de veiller au grain.
Alors que faire quand l'inatendu frappe à la porte ?
La tension monte, l'émotion est à son comble !
Une marmite prête à imploser !
Mais, Molière n'a pas dit son dernier mot.
A la fois, désopilant et satirique, "De La Comédie-Française" nous renvoie aussi à un refus de l'entre-soi, et souligne avant tout la volonté de célébrer et partager l'amour du théâtre avec le public.
Samedi soir dans la salle, les rires étaient à l'unisson.
Un casting 5 étoiles !
A voir absolument !
cinono1

372 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juillet 2026
Contrairement à l'idée vendue, le film s'avère plus attachant qu'amusant. L'ironie apparaît un peu forcé, pas très naturelle. Par contre, quand il faut aller au combat, lever le rideau vaille que vaille, la on sent la volonté de la troupe, d'offrir du spectacle, le meilleur possible. Ca sent le vécu. La scène de Moliere/ Lavernhe est sûrement la meilleure et Pauline Clément a beaucoup de charisme.
Pirate72
Pirate72

20 abonnés 51 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juillet 2026
C’est un film sur une belle idée, comme « Birdman » à qui il emprunte beaucoup (trop ?) en mise en scène.
Des dialogues drôles, oui, et quels comédiens… si ce n’est que l’on pourra se demander la place réservée à certains comédiens , justement.
Coltito
Coltito

7 abonnés 250 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2026
Le soir de la première de McBeth la comédienne principale annoncent qu’elle ne peut pas venir et ce n’est que le début des problèmes pour Nina(la menteuse en scène).
Cette super comédie nous fait rire par des situations improbables et un superbe jeu d’acteur.
Un film que je conseille vivement de voir.
islander29

1 042 abonnés 2 703 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juillet 2026
Mon Dieu, quelle comédie, le coup de cœur de juillet, et pourtant il y a eu de très bons films . Si vous avez de l’esprit, du caractère, si vous aimez l’autodérision ce film est fait pour vous, avec une pléthore d’acteurs, eux mêmes issus de la grande Comédie Française, je cite les plus marquants ( Danièle Lebrun, une réapparition, mais des répliques culte, quelle drôlerie quand elle apparaît, suivent Laurent Stocker, Marina Hands, Pauline Clément ( moins connue), Guillaume Gallienne, et Benjamin Lavernhe ( Molière himself)) Bref c‘est intelligent et délectable, cela porte un bel enthousiasme dans les dialogues et le jeu d’acteurs. C’est presque une leçon de théâtre qu’aurait apprécié Molière ou Shakespeare ( une rivalité non dissimulée par le scénario) Mon Dieu quelle comédie. Je n’ai qu’un conseil, précipitez vous, quelle banane !
Audrey L

828 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2026
Vous avez aimé Le Sens de la Fête ? De la Comédie-Française est son petit frère vraiment très drôle (ça faisait longtemps qu'on n'avait plus rigolé franchement devant une comédie française... Ça déride mieux que le Nivea Q10), bien rythmé, où l'on suit une Pauline Clément parfaite en metteuse en scène dépassée par les catastrophes à la chaîne. Il y a spoiler: cette mamie camée, les deux amants qui se font "des italiennes" monosyllabiques dans les loges, le râleur, l'ingé-tech qui prend des plombes pour expliquer les problèmes, la maquilleuse qui sort de Tik Tok, un bébé qui vole
... Rien ne va plus, dans cette dernière répète avant la Première. Et c'est un festival de catas qui fonctionne à chaque seconde. Il y a aussi des guests stars de la Comédie-Française (la vraie) en roue libre, comme Guillaume Gallienne en portier zélé et Benjamin Lavernhe en Molière (oui, oui, en Molière) qui nous rappellent une fois de plus que les comédiens de la Comédie-Française sont parfois des gens d'un comique incroyable, à ne pas cantonner justement aux pièces de Shakespeare avec un balai dans le fondement. La partie Molière est notre favorite, elle suinte d'amour pour les acteurs de théâtre, pour les galères qui font le sel de cette profession, pour la passion de ceux qui sacrifient beaucoup à leur deuxième famille des planches... Plus qu'un hommage vibrant, la scène est un monologue endiablé de Lavernhe (comme lui seul en a le secret) qui nous donne la patate à nous aussi, et la fougueuse envie de réserver la prochaine pièce qui se joue au théâtre du coin. Cette comédie de Martin Darondeau et Bertrand Usclat est bien ficelée, avec son tempo comique maîtrisé, ses répliques piquantes, ses profils excessifs de personnages qui sont des caricatures amusantes, et sa musique "batterie" (très proche de celle du Sens de la Fête) qui est une astuce efficace pour qu'on ressente nous aussi la pression de la metteuse en scène qui n'en peut plus des galères. Seul regret : le film est trop court. Oui, pour une fois, on aurait adoré en voir beaucoup plus, et la fin s'arrête un peu au moment qu'on attendait (on aurait même voulu voir la fameuse photo de l'album-souvenir que cela aurait donné), cette frustration étant quand même compensée par un générique de fin gorgé de débilités comme dans La Cité de la Peur (surtout, ne partez pas). Avec Denis Podalydès en vedette cachée derrière le rôle vocal du journaliste-radio, vous en aurez encore une rasade de la guéguerre entre Molière et Shakespeare... On pensait soupirer encore devant une comédie française pour public peu regardant, on s'est fait choper par la fraîcheur des gags, par la troupe de bras-cassés très drôle, et surtout par l'amour évident que le film porte aux gens derrière les grandes pièces de théâtre. Sans les sympathiques tocards qui croient en leur passion, le plus grand dramaturge au monde n'aurait été que "cette petite m***e de Shakespeare" (meilleure réplique du film).
Ufuk K

626 abonnés 1 752 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2026
"De la Comédie-Française" plébiscité par la critique, récompensé unanimement au Festival de l'Alpe d'Huez est une comédie réussie. Ce film de 1h15, signé Martin Darondeau et Bertrand Usclat, m'a séduit par son inventivité, son originalité et son humour. Il raconte avec des moments burlesques les préparatifs mouvementés de la première d'une pièce de la Comédie-Française, soutenu par un casting intéressant (Pauline Clément, Laurent Stocker, Marina Hands). En somme, j'ai passé un très bon moment.
Cinévore24

461 abonnés 960 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2026
Etre ou ne pas être sur scène.

Auréolé de 4 prix (dont le Prix du Jury et le Prix Spécial du Jury) au dernier Festival de l'Alpe d'Huez, ce premier long-métrage signé par le duo Martin Darondeau et Bertrand Usclat nous plonge au cœur de la plus célèbre institution théâtrale de France, et ce en nous déroulant les dernières heures qui précèdent la première représentation de la première mise en scène de Nina, sociétaire de la Comédie-Française. Et forcément, tout ne se passera pas comme prévu.

Vendu comme la comédie de l'année, un film qui, à ma grande surprise, ne m'a pas autant convaincu et embarqué que je pouvais l'espérer, et ce malgré des qualités assez évidentes.

Une production en mode (quasi) huis clos, qui a le mérite de lever le rideau sur une Comédie-Française que l'on ne connaît soit que de nom, soit en tant que spectateur ayant déjà assisté à l'une de ses représentations, puisant dans le répertoire classique comme contemporain.
Et un casting composé exclusivement de membres de la troupe de la Comédie-Française, venant un peu plus brouiller la frontière entre réalité et fiction et apporter plus d'authenticité à l'ensemble.

Alors pourquoi ce film (tourné en seulement 3 semaines), cette histoire de création et de passion, d’ego et de collectif, d'ombre et de lumière, de traditions et de superstitions, mélange d'hommage et de dérision, n'a finalement pas autant marché sur moi que sur mes voisins lors de cette projection en avant-première ?

Alors oui, j'ai pu sourire à plusieurs reprises, voire rire franchement à quelques situations cocasses et dialogues bien trouvés ("Ça te dit un plan à trois ? Toi, moi et une italienne." / "-Je prends un temps. -C'est plus un temps là, c'est un entracte"), et je n'ai quasiment pas vu le temps passer devant ces 75mn de métrage bien rythmé.

Un film qui, de par sa dynamique (et sa musicalité batteriesque), vient clairement lorgner du côté d'un certain «Birdman», mais avec une identité plus française, forcément.

Un film qui m'a forcément parlé en tant que comédien, ayant déjà plus ou moins vécu la majorité de ces rebondissements en coulisses par le passé.
Un film auquel j'ai donc pu me connecter naturellement, mais qui paradoxalement manquait à mes yeux de ce grain de folie supplémentaire, de ce cheminement plus imprévisible pour en faire une grande comédie.

Une bonne partie des situations qui ont lieu durant ces heures qui précèdent la représentation s'avèrent un peu trop attendues, un peu trop classiques à mon goût pour vraiment me surprendre (le fait d'avoir développé il y a quelques années un scénario de court-métrage à l'histoire et au décor similaires et d'avoir poussé les potards plus à fond en terme de rebondissements a aussi dû jouer dans ce ressenti-là).
Dans un genre similaire, le récent «Edmond» m'avait plus accroché.

Tout (ou presque) est à sa place, un peu trop sans doute. C'est quand le film se permet quelques virages inattendus qu'il en devient le plus surprenant et le plus drôle.

Quant à sa distribution, pourtant de qualité, celle-ci m'a également laissé des ressentis divergents :
d'un côté, Sefa Yeboah (dont le jeu sonnait un peu trop forcé une partie du film) et Adeline d'Hermy (dont l'écriture de l'actrice toujours à côté de la plaque n'a pas pris sur moi) ; de l'autre, Pauline Clément (portant ce film et cette troupe avec une énergie communicative, malgré les obstacles), et surtout Laurent Stocker (un acteur à l'ego surdimensionné, qui va progressivement s'avérer plus humain et touchant dans ses failles) et Benjamin Lavernhe (qui hérite d'un rôle (que je ne dévoilerai pas ici) à la hauteur de son talent).

Bref, une course contre la montre bien plaisante à suivre malgré un déroulé un peu trop balisé, et nous dévoilant les nombreux problèmes qui font la magie des premières.
Un beau petit hommage au spectacle vivant et à l'esprit collectif ("Si je n'avais pas confiance en moi, j'avais confiance en ma troupe"), qui devrait ravir les non-initiés et ceux qui sont curieux de voir ce qu'il se passe en coulisses, avant que les rideaux ne se lèvent.

Une comédie française assez pertinente et fédératrice, et rappelant que quoi qu'il arrive, il faut donner au public ce pour quoi il est venu, il faut jouer.
Un film bien sympathique et rythmé, mais où mon ressenti de comédien a forcément joué un rôle durant la projection, que j'aurai voulu plus aimer.

À vous de vous faire votre avis à partir du 22 juillet. Et MERDE ! 6,5-7/10.
tisma

362 abonnés 2 344 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2026
Film vu en avant premiere avec équipe : une performance rythmée, enjouée, drôle, oú l’on retrouve Nina, metteuse en scène à 3 heures de la première et rien ne se passe comme prévu, une ode au théâtre avec un beau mélange de comique de situations et de gags visuels. Un petit bonbon à savourer.
Chris58640
Chris58640

261 abonnés 835 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2026
Unité de lieu, unité de temps (ou presque) « De la Comédie Française » est un petit bonbon d’1h15 que personne n’avait vu venir, encore que la bande annonce pouvait donner le ton. Mise en scène à 100 à l’heure (1h15, c’est plus court qu’un film de Quentin Dupieux !), le film consiste en un enchainement de petites scénettes entrecoupées par des petits moments de musique. Pendant 1h15 on navigue d’un problème à l’autre dans un enchainement de catastrophes qui pourraient parfaitement illustrer la célèbre loi de Murphy : Tout ce qui pourrait tourner mal tourne mal. Loin d’être anxiogène, cette mise en scène sous forme de spirale infernale est surtout très drôle. Et cela faisait bien longtemps que je n’avais pas ri autant devant une « comédie française » ! Bon, je reconnais que l’enchainement des catastrophes jusqu’au point de non –retour n’est pas un procédé très original, beaucoup de comédies sur les planches ressemblent à cela. C’est ici ce qui est intéressant, cette mise en abîme du théâtre par le théâtre à partie d’une mise en scène purement théâtrale. Au casting, du premier rôle sur scène au petit rôle du figurant dans l’ascenseur, tout le monde vient de la Comédie Française : Laurent Stocker, Marina Hands, Pauline Clément, Daniel Lebrun pour les premiers rôles, mais aussi Guillaume Gallienne, Christian Hecq ou Benjamin Lavernhe pour ne citer que les plus connus. Et comme ce sont des comédiens d’excellence, il n’y a rien à redire sur aucun rôle, aucune réplique. Toutes les scènes se dégustent, elles s’enchainement à merveille sans qu’aucune ne surpasse l’autre. Tout cela est filmé dans les coulisses même du célèbre bâtiment, et si certains étages sont modernes, si la scène est luxueuse, certaines parties sont carrément défraichies. Le scénario est donc simple, il s’agit d’une première importante, c’est la première d’une jeune femme inexpérimentée et qui manque autant d’assurance que d’autorité. spoiler: Tout le monde autour d’elle agit égoïstement, se reposant lâchement sur cette jeune femme qui veut bien faire. Pour accentuer le tout, la ministre est dans la salle, la prochaine subvention est en pourparlers. C’est un exercice d’autodérision qui est proposé ici : les egos boursouflés des comédiens, les intérimaires qu’on embauche au pied levé, les tracasseries administratives propres à cette grande maison, les machinistes et autres couturières agissant parfois en dépit du bon sens
: tout n’est pas élégance, intelligence, amour de l’art et excellence derrière le rideau rouge. Pour qui imagine la Comédie Française comme une sorte d’Etat dans l’Etat, un endroit boursouffflé d’élitisme qui regarderait le reste du monde du théâtre (ou du cinéma, ou pire… de la télévision) de haut, ce film est une bien heureuse surprise. Alors oui, on peut ergoter sur des détails, des rebondissements peu crédibles, des catastrophes téléphonées qu’on voit venir de loin (le landau) mais il ne faut pas bouder son plaisir car franchement, certaines scènes sont très drôles, rafraichissantes et même, à quelques rares occasions, émouvantes. Sur le fond, la jeune Nina fait ses débuts de mise en scène alors qu’elle est jeune maman séparée, elle est encore fragile, elle doit concilier les exigences du métier avec celui de jeune mère, et c’est largement aussi compliqué pour elle que pour toutes les autres mamans qui travaillent. C’est un sujet de fond dont certains diront qu’il est banal, mais ce qui est certain c’est qu’il va parler à beaucoup de monde. Franchement, ne laissez pas passer cette petite pépite de comédie, drôle, hyper bien jouée, scénarisée sans faux semblants et réalisée « pied au plancher » par Martin Darondeau et Bertrand Usclat.
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