Une vraie poilade, comédie totalement imparfaite mais indéniablement culte pour toute une génération... Voilà ce que sont ces Quatre Garçons pleins d'avenir. Prenez une bande de loosers composée d'un cancre rondouillard, d'un dragueur roublard, d'un énorme connard et d'un dandy ringard ; prenez un Patrick Sébastien irrésistible un beauf machiste amoureux de son chat ; imaginez une Mercedes fredonnant la Cucaracha au moindre coup de contact ; ajoutez-y un Thierry Lhermitte en invité surprise et vous n'aurez qu'une vague idée du résultat ! On est dans la pure déconne, dans un délire potache qui n'aurait rien à envier d'un film de Claude Zidi ( et pour cause : Daniel Auteuil et son équipe de Sous-Doués peuvent allez se rhabiller ! ). Certains gags sont tellement improbables voire absurdes que l'ensemble transpire le décomplexion et la franche rigolade. Bref : l'un de mes films cultes au sujet duquel je ne peux me résigner à une quelconque objectivité. Mention particulière à Olivier Brocheriou, jubilatoire en Arnaud désoeuvré.
En 1997, Jean-Paul Lilienfeld livre une comédie volontairement potache pour laquelle il convient d’être indulgent. Les mésaventures de ces quatre amis embarqués dans des soirées festives ou des tricheries pour obtenir leur diplôme ne tentent en rien de brosser un portrait générationnel comme a pu le faire « Le péril jeune » de Cédric Klapisch sorti quelques années auparavant. Non, il s’agit simplement d’une farce contenant une multitude de situations cocasses, le plus souvent lourdingues mais heureusement illuminée par quelques éclairs irrésistibles. Cela est notamment dû aux participations délirantes de Patrick Sébastien, Roland Giraud et Thierry Lhermitte qui apportent indéniablement un plus. Bref, malgré son caractère très daté, ce divertissement impose une bonne humeur générale.
Il y a comme ça des films témoins de l’état d’esprit et des mœurs de la jeunesse d’une époque, « Quatre garçons pleins d’avenir » remplit aujourd’hui cette fonction sans que son metteur en scène en ait forcément eu conscience à l’époque, cherchant peut-être seulement à réaliser une comédie divertissante pour ado. Quand la démarche est volontaire elle est le plus souvent rétroactive donc moins spontanée et évidente. Cédric Klapisch avait réussi cet exercice délicat avec « Le péril jeune » en 1994, portrait nostalgique de ses années de jeunesse post soixante-huitarde dans son bahut parisien. Que cherche à faire quatre jeunes hommes trainant leur « flemmitude » en faculté si ce n’est courir toute la journée et aussi la nuit après les jupons de leurs collègues de promotion? C’est donc à une nuit sans fin que nous allons assister où il faudra bien que ce gros balourd d’Arnaud digère sa troisième première année de droit en se consolant dans les profondeurs intimes d’une jeune femme pas trop regardante. Le thème est vieux comme le monde, utilisé en boucle par les cinémas du monde entier avec toujours le même accueil bienveillant du public pour qui c’est le plus souvent une régression nostalgique et salutaire. Le risque dans ce type de production est la succession de gags potaches plus ou moins bien enchaînés et pas toujours très digestes nous donnant à voir le pire des dernières trouvailles en matière de blagues salaces et autres bizutages décérébrés. Jean-Paul Lilienfeld qui est aussi un scénariste avisé («L’été en pente douce », « l’œil au beurre noir ») évite tous les écueils arrivant parfaitement à maîtriser son quatuor de jeunes acteurs animé par un Olivier Brocheriou qui constitue une curieuse et intéressante synthèse entre Eli Kakou, Patrick Timsit et Christophe Bourseiller. Viennent à leur renfort trois guest stars savamment utilisées à des moments stratégiques pour relancer l’action. Patrick Sébastien tout d’abord qui montre ici que ses talents de comique troupier peuvent être utilement canalisés pour le grand écran comme avait su le montrer Jean-Pierre Mocky pour un coup d’essai sans suite en 1984 (« Le pactole »). Roland Giraud quant à lui nous concocte une de ses géniales apparitions iconoclastes prenant sans s’en rendre compte la tête d’un rendez-vous de rave party sur une symphonie de Beethoven. Thierry Lhermitte enfin, parfait en charmant sagouin toujours prêt à braver les interdits. C’est donc un petit plat en sauce goulument mijoté que nous sert Jean-Paul Lilienfeld pour nos pupilles réjouies et nos zygomatiques détendues. A la vision du film seulement quinze ans après sa sortie on a le sentiment que cette jeunesse nous parait bien sage par rapport à celle des années 2010. Ceux qui prétendent que le temps passe désormais à la vitesse de la lumière ont décidément bien raison.
C'est mon films préféré français, il est culte. Je connais pratiquement les paroles par coeur. Je les regardés tellement de fois que je ne peut pas dire combien, je crois même qu'une fois je l'ai regardé deux fois de suite. Les acteurs sont géniaux, trop drôle. Quand j'entend le prénom Raoul, je pense au film... Il mériterait pluls de 4 étoiles.
Cinq étoiles sans regret car c'est un film génial, à mourir de rire tellement les dialogues sont excellents ! Patrick Sebastien est tout simplement génial dans son rôle et la bande des quatres étudiants est tout simplement une merveille. Je crois que c'est un des meilleurs films comiques que je n'ai jamais vu et c'est bien dommage qu'il ne soit pas populaire.
Repassé à la télé récemment, ce film vieillit bien et continue de faire marrer une génération avec des situations et des dialogues délirants. La présence de guest stars comme Patrick Sébastien, Rolland Giraud ou Thierry Lhermitte ne passe pas inaperçue non plus avec pour chacun une bonne dose d'humour.
Moi, je suis arrivé face à un film avec dans la tête l’envie que derrière le côté potache sans génie se trouve un film de potes pas trop prise de tête. Eh bah le problème, c’est que certes il y a toujours deux trois moments amusants, mais le reste qui était sensé faire le liant et tenir la durée minimum accepté est juste indigeste. Le film passe quasiment son temps à devoir enfiler les éléments d’intrigue indigents pour connecter deux scènes de blagues entre elles, et sentant le vide, les acteurs en rajoutent des caisses. Au final, ce sont les clichés qui s’enfilent. Et ça, ce n’est jamais bon. Un film qui finira comme beaucoup de comédies françaises : dans le néant de l’indifférence…
Ce film est un petit film culte et générationnel, sans être un énorme souvenir il reste le film qui a lancé le réalisateur (pas souvent pour le meilleur !) et 4 acteurs qui ont depuis des carrières plus ou moins confidentielles (Olivier Sitruk peut-être à part)... Ce film est en quelque sorte "Le Péril Jeune" (1995) de Cédric Klapish avec le fond politique en moins, plutôt avec une pincée de "Les sous-doués". On suit donc 4 potes qui partent en virée entre soirée alcoolisée et drague en boite. L'humour reste donc très populaire, peu original (drague de beauf, conséquences dues à l'alcool) mais on sourit beaucoup grâce à des dialogues bien écrits et quelques répliques offrent même à rire de bon coeur. Les seconds rôles ajoutent une valeur ajoutée non négligeable, de Thierry Lhermitte à Roland Giraud en passant par un Patrick Sébastien succulent. Le scénario manque de créativité et reste relativement sans surprise. Mais ne soyons pas trop critique ça reste un film plutôt marrant et reste le meilleur film du réalisateur !
Pour quiconque l’a découvert, à l’époque de sa sortie, adolescent, Quatre garçons pleins d’avenir avait, avec ses personnages attachants et ses répliques mémorables, de quoi devenir une comédie culte, mais aujourd’hui, avec le recul, force est de constater qu’il s’agit d’une réalisation que la nouvelle génération ne peut qualifier que d’has-been. Si ce film de pote a si mal vieilli c’est essentiellement la faute à la place trop importante donnée à la musique qui s’est rapidement démodée mais aussi parce que, contrairement à des films comme Les sous-doués passent le bac, les comédiens ne se sont pas, par la suite, fait un nom et qu’il n’y a rien de jouissif à redécouvrir dans les frasques de jeunesse. Pourtant les quatre jeunes acteurs, pour l’occasion entourés de guest-stars plus expérimentés, sont assez crédibles dans leurs rôles d’étudiants maladroits et fêtards. Pour les anciens fans de cette potacherie franchouillarde, chaque visionnage reste toujours une source de bons souvenirs de délires mais fédérer un nouveau public autour de ce film semble cause perdue.