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lara crid
81 abonnés
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4,0
Publiée le 1 mai 2018
Un film d’une grande intelligence, les personnages sont attachants à travers leur naïveté (feinte). Emmanuel Mouret donne toute son importance au langage. On assiste à un éveil amoureux où, à la manière des films de Rohmer, le personnage extériorise par le verbe ce qu'il ressent. Marivaux est également convoqué à travers des jeux de miroir d'une grande subtilité. C’est un film qu'il faut assurément revoir. Un réalisateur prometteur et charmant qu’on aimerait voir plus souvent.
3e "long" par Emmanuel Mouret (et 1er avec Frédérique Bel). "David" (EM) cherche à se loger. "Anne" (FB) cherche à remplacer un(e) colocataire. Les deux font affaire, en "frère et soeur", dans cet espace sympa, mais dépourvu de la moindre cloison, sdb comprise. Elle a flashé sur "Gabriel", un chercheur en philologie comparée spoiler: (l'Arlésienne de l'histoire - dont elle ignorera longtemps d'ailleurs même le nom..), qui vient faire des photocopies dans sa boutique de reprographie, entre deux voyages au bout du monde ; il a flashé sur "Julia" (Fanny Valette), à laquelle il donne des leçons particulières - il est corniste. Tant que cette cristallisation croisée croît, l'imagination est au rendez-vous chez Mouret scénariste. Cela se gâte un peu, spoiler: quand les sentiments s'installent (entre David et Julia) , et plus encore avec le "twist" final, un peu abruptement conduit, et finissant de manière trop ronronnante. Moralité : EM n'est pas encore au top de sa forme créatrice. Mais cela vient. Nettement.
Emmanuel Mouret gagne à être connu.Un acteur-réalisateur délicieusement lunaire,croyant à l'amour délicat,aux tirades pleines d'esprit et à l'humour burlesque,proche d'un Tati ou d'un Keaton.Unique actuellement dans l'hexagone.Du coup,chacun de ses films est accueilli comme une gourmandise suranné,tout en économies de mots,de moyens,de gestes.L'art du décalage,Mouret,il connaît.Il orchestre un chassé-croisé amoureux d'une main de velours où son personnage d'érudit romantique et timide se rend très touchant,aussi bien dans ses maladresses que dans son regard de grand enfant."Changement d'adresse" montre l'importance du hasard dans les jeux de l'amour,et le fait de se voiler la face.Chercher l'amour là où il n'existe pas vraiment et nier celui criant que l'on a sous les yeux.Frédérique Bel en colocataire candide et dévouée est formidable,et à des rouleaux de pellicule de son personnage bêbête de la "Minute blonde".Dany Brillant prouve qu'il sait faire l'acteur,et Fanny Valette impose sa présence troublante.Emmanuel Mouret a l'amour de ses acteurs,c'est flagrant,et il sait les mettre en valeur à travers des dialogues aux petits oignons.Dommage que sa mise en scène en huit clos manque d'ampleur et de souffle.Mais on ne boudera pas ce vaudeville élégant.
Comme toujours j'ai aimé l'humour d'Emmanuel Mouret, il joue très bien, de même pour Frédérique Bel. J'ai été étonné par Danny brillant qui s'avère être un assez bon acteur. Mouret a du talent et fait des films comme il n'en existe pas!
Comme quoi, le cinéma français est lui aussi capable de sortir des comédies sentimentales fines et drôles ! Dans le déluge de navets romantiques qui sortent chaque semaine chez nous, je croyais impossible d'en voir sortir du lot. Emmanuel Mouret prouve qu'il a du talent, avec humour et intelligence. Il y a du Woody Allen chez ce garçon, un grand bravo !
Il est vraiment dommage que ce film sorte à une aussi mauvaise période : il commence à faire beau, et, en plus, il y a la Coupe du Monde de Foot. Seul espoir : que l'équipe de France soit éliminée dès vendredi prochain ! Ce film, présent à Cannes à la Quinzaine des Réalisateurs, est un bijou. Chose curieuse : "Vénus et Fleur", le film précédent d'Emmanuel Mouret, tourné à Marseille, était complètement raté; "Changement d'adresse", tourné à Paris, est une véritable perle ! Emmanuel Mouret, jeune réalisateur marseillais, doit aimé jouer à l'extérieur. En tout cas, ici, on rit du début à la fin. "Les Bronzés 3" ayant fait plus de 10 millions d'entrées avec, au maximum, une scène qui amène un petit sourire, "changement d'adresse", mathématiquement, devrait dépasser les 500 millions d'entrée ! Ce film est digne de Marivaux et des meilleurs Rohmer. Il est enlevé par un excellent quatuor de comédiens, dont le réalisateur lui-même et le chanteur Dany Brilliant. Toutefois, la grande révélation se nomme Frédérique Bel, déjà vu dans quelques petits rôles au cinéma, mais surtout connue, parait-il, sur Canal + dans le rôle de Dorothy Doll dans la minute blonde du Grand Journal. Dans le rôle d'une fofolle sympathique et sans complexe, elle est totalement irrésistible. Et, puis, cerise sur le gâteau, il y a la musique : Emmanuel Mouret joue le rôle d'un joueur et professeur de cor et on a droit à la musique écrite par Mozart pour cet instrument méconnu et dont le nom permet quelques gags très bien venus. Résumé : allez vite voir ce film, vous allez aimer et vous le ferez savoir autour de vous.
Le film, c'est avant tout ce personnage de David, interprété par Emmanuel Mouret. Personnage tête à claque qu'on a envie de tarter tellement sa naiveté et sa gentillesse sont énervantes ! On s'y reconnaitrait presque un peu je l'avoue, notamment dans ce côté mec trop sympa, incapable de dire "non". C'est aussi une interprétation vraiment mauvaise. Les parolesn l'intensité, les balbutiements, les mimiques, tout sonne sacrément faux à un point ... Ca m'en a presque énervé. Je me serais cru pendant 1 bonne heure dans un mauvais téléfilm de M6, voir dans un film érotique tant la conviction manquait à l'appel. A côté, il y a Frédérique Bel, plutôt pétillante bien que pas formidable non plus, et Fanny Valette, dont son personnage, Julia, timide maladive faisant généralement que figuration tant ses dialogues pouvaient être écrits sur une feuille de papier cigarette, est assez monotone et triste à voir évoluer. Les dernières minutes sont un peu plus distrayante avec le retour de Julien (on passera l'interprétation de Dani Brillant), mais le tout sonne bien faux malgré une certaine sympathie. Un film français, sans prétention et assez mal joué, qui s'oubliera aussi vite qu'il s'est regardé.
Il est fascinant de voir combien les critiques "professionnels" aiment les films de type masturbatoires pseudo intellos. certes, dans Changement d'adresse, on trouve un petit message genre: "l'amour est aveugle", de là à dire que le jeu (à chier) des acteurs est fabuleux sur des dialogues soi-disant géniaux mais d'une niaiserie incommensurable, me semble un tantinet exagéré. comparer Emmanuel Mouret à d'illustres réalisateurs d'un autre siècle, attire l'attention sur un fait inéluctable: si les sentiments sont intemporels, la façon de les exprimer évolue. n'est pas Shakespeare ou Molière qui veut...
Dernier film de Mouret qu’il me restait à critiquer jusqu’à ce jour, Changement d’adresse n’est pas son meilleur. C’est un film caractéristique du réalisateur, avec un certain charme, mais trop caricatural, trop gros, et trop versatile pour vraiment convaincre. Le casting est sympa. On retrouve des habitués du réalisateur comme Frédérique Bel, toujours aussi efficace dans son rôle de superbe jeune femme naïve et sympathique, Dany Brillant, ou Ariane Ascaride dans un petit rôle. On trouve aussi Fanny Valette, pas forcément aussi mémorable qu’on aurait pu l’espérer. Son personnage manque d’attrait, et l’actrice semble avoir un peu de mal à se fondre dans l’univers et le ton singulier de Mouret. Le réalisateur campe aussi un personnage. Sans surprise il est lunaire et maladroit ! Il reste un peu lourd parfois. Le scénario s’appuie sur le marivaudage amoureux caractéristique du réalisateur. Honnêtement, si le film a quelques belles idées et se laisse suivre sans déplaisir véritable, l’histoire reste assez plan-plan, c’est souvent redondant, et c’est un peu lourd. Ça manque de subtilité pour tout dire. Le cinéma de Mouret supporte mal l’approximation, et là tout ne s’imbrique pas très bien, on sent vite que l’intrigue tourne un peu en rond, et le film finit par lasser trop dans la dernière partie. Dommage. Visuellement les habitués du réalisateur ne seront pas déçu : couleurs lumineuses, mise en scène sobre (un peu trop quand même ici), décors chics, et là-dessus bande son classique mais efficace. Changement d’adresse ne fait pas de ses qualités formelles des arguments de poids, mais on reste sur du suffisamment qualitatif pour ne pas décevoir. En sommes voilà un film moyen du réalisateur. On retrouve sa patte, mais moins inspiré que dans Fais-moi plaisir par exemple ou le plus récent Caprice, il délivre un petit film sur l’amour pas désagréable en soi, mais pas assez savoureux. Je lui donne 2.5
Voilà une comédie vraiment loufoque. Mais on rentre facilement dans le sujet, et on trouve même les personnages très attachants. C'est étrange, mais drôle.
Voilà une belle démonstration d’amour platonique, ou plutôt devrai-je dire, d’amour coincé. Car il faut l’admettre, on a connu plus virile comme prestation. Des répliques à base de « je sais pas ce qui m’a pris, c’est la première fois que ça m’arrive. » Mais cela se dit il seulement encore au XXI ème siècle ?! Le personnage de David manque cruellement de finesse, de confiance en lui, mais aussi de charisme. En revanche, il est authentique et respectueux, bien qu’un peu trop maniéré dans le langage. Pas facile de séduire quand on est sujet au bégaiement nerveux. Au risque de passer pour simplet, ce dernier s’entête à conquérir une fille beaucoup trop jeune et indifférente à ses avances par le biais de leçons de cor pour le moins ambigües. Et cela alors qu’il côtoie tous les jours la compagne toute trouvée, un peu bébête mais dévouée. En réalité, tout dans ce film tourne autour de l’ambigüité et des allusions sentimentales ou sexuelles. Il met en avant l’importance du hasard dans les interactions amoureuses. Comment ne pas être révolté par la mollesse de ce garçon qui demeure impassible pendant qu’un autre homme flirt ouvertement avec sa copine! On a envie de le secouer car il reste là sans rien faire _ genre je dérange _, à attendre que ça se passe. Celui qui aura connu le bizutage au collège se reconnaitra certainement dans la personnalité lunaire du personnage. En définitive ce film est très mou mais aussi très humain. Les acteurs sont naturels et très simples dans leur interprétation. C’est donc ni bon ni mauvais. Disons que cela manque de conviction et de souffle. En tant qu’acteur/réalisateur, Emmanuel Mouret gagne à être connu d’un certain publique pour son style tout en décalage et en subtilité. 2,5/5
Avec « Changements dadresse », Emmanuel Mouret réinvente ladjectif joli. Avec tout ce quil sous-entend de plaisir, mais également de désuétude. Avec ce « Quand Harry rencontre Sally » version française et fauchée, on frôle constamment la comédie de genre intimiste qui fit jadis la gloire du cinéma français dans les années 70. Mais on ne fait que frôler. Laccumulation dimperfections, à la limite du cinéma amateur, vient plomber cette ambition.
Les causes principales viennent de la mise en scène trop linéaire et sans invention, des dialogues insipides et dun casting inégal. Fanny Valette ne joue pas une discrète, elle est carrément absente et Dany Brillant trébuche à chaque réplique, manquant dassurance et donc de crédibilité.
Néanmoins, un certain charme opère tout de même. Il découle de la relation entre David, joué par Mouret lui-même et Frédérique Bel, la blonde de Canal qui se révèle enfin. A eux deux ils préservent du naufrage ce film un peu vieillot en nous offrant un florilège de scènes savoureuses et de beaux éclats de rire.
Malgré ses défauts avérés « Changements dadresse » nest pas raté. On y sent trop limplication dEmmanuel Mouret, personnage lunaire au demeurant sympathique. Il la conçu à son image, toute en réserve, en naïveté et en sincérité. Un joli film donc.
C'est un film plaisant à regarder à condition de ne pas en attendre beaucoup: une petite histoire sentimentale gentillette , des dialogues parfois drôles mais les personnages sont confondants de naïveté, on ne se croirait pas en 2006 tellement les comportements sont éloignés de la réalité. On dirait du théâtre filmé avec des prises de vue statiques.C'est Frédérique Bel qui remporte la mise grâce à son jeu décalé mais qui ne suffit pas à compenser le manque de rythme et de comique des situations.