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Kami Wolf
15 abonnés
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5,0
Publiée le 24 août 2026
Un demi-siècle après sa sortie, Les Dents de la mer demeure la référence absolue du thriller maritime et du film de monstre. L'œuvre de Steven Spielberg prouve qu'un grand film n'a pas besoin d'effets numériques modernes pour terrifier et captiver : la maîtrise de la mise en scène suffit à en faire un chef-d'œuvre éternel. Bien avant l'ère du tout-informatique, Spielberg a composé avec des effets spéciaux réels et mécaniques. Le résultat à l'écran est impressionnant de réalisme . Grâce à une gestion parfaite du hors-champ et à des prises de vues chirurgicales, on ne décèle aucune faille dans la réalisation. Les apparitions du squale et l'impact des attaques gardent une force brute et une vérité plastique que les images de synthèse actuelles peinent souvent à égaler. spoiler: La seconde moitié du film constitue un temps fort absolu. Elle se resserre sur un huis clos mémorable au large, porté par trois acteurs formidables (Roy Scheider, Robert Shaw et Richard Dreyfuss).
La dynamique entre le policier pragmatique, l'océanographe scientifique et le vieux loup de mer bourru donne un ton extraordinaire à cette traque.
spoiler: Malgré l'expérience du capitaine Quint et un armement imposant, la créature déjoue tous leurs pièges. Ce rapport de force asymétrique crée une difficulté insurmontable qui tient le spectateur en haleine sans la moindre baisse de régime.
Il est impossible d'évoquer le film sans saluer l'immense partition de John Williams. Ses deux célèbres notes d'ouverture, devenues un classique universel de la musique de film, suffisent à installer une angoisse poisseuse avant même que le danger ne soit visible. Les Dents de la mer est une leçon de cinéma pure. Avec ses 50 ans au compteur, le film n'a pas pris une seule ride. Un chef-d'œuvre d'efficacité, de tension et d'interprétation à revoir sans fin.
Le meilleur film de requin et l’un des meilleurs films. Je pense que c’est un de mes Spielberg préférée. Entre réplique, angoisse tout est parfait. Une musique qui vous donne les frissons. Il ne faut pas oublier que le requin est une maquette ! Un grand Schneider !
Un classique de Steven Spielberg, je recommande fortement le film pour les fans de films d'horreurs/slashers. Il rentre dans la catégorie des films à voir si vous voulez avancer Halloween en été avec Friday the 13th ou les griffes de la nuit. De plus la composition musical est tout simplement parfaite.
Evidemment, si l'on considère "Les Dents de la Mer" avec la nécessité écologique de notre temps, ce long-métrage de Spielberg prend un coup de vieux. Mais il reste un chef-d'oeuvre absolu du cinéma de suspense et d'aventure, en observant que ce monstre qui propage la mort dans la station balnéaire d'Amity est un être totalement surnaturel, capable de tirer des bateaux de pèche, rien qu'à la force de sa mâchoire. Il ne s'agit pas d'un requin mais de la Mort personnifiée, tout comme le huitième passager , dans "Alien" de Ridley Scott. Nommé "Jaws" en version originale, ce long-métrage est donc un extraordinaire blockbuster d'angoisse, avec une atmosphère qui rappelle, par moments, "Les oiseaux" de Hitchcock, où les humains têtus et symboliquement aveugles ne veulent pas voir le chaos qui s'amplifie, face à la minorité des personnages principaux. Les comédiens sont formidables pour nous donner l'impression que cette aventure se déroule réellement. Et le dernier acte du film, avec les trois hommes dans le bateau, seuls face au monstre des mer, acquiert une dimension mythologique. Le cinéma s'est réinventé après ce film qui demeure incontournable et ultra spectaculaire, accompagné d'une somptueuse bande originale de John Williams.
Spielberg a réussi son pari: après avoir vu le film, peu de gens ont envie de nager en pleine mer, ou nager seul dans ces grandes plages..même si on n'est pas loin du rivage. la mise en scène est magistrale, en plus de l'apparition de cet énorme requin dont la longueur peut exister on y voir aussi l'imbécibilité de l'homme sous estimant le danger en priorisant le business. C'est un must à voir et qui n'a pas vieilli des années après. Le jeu d'acteurs est excellent du maire , au shérif et au chasseur de requins et l'épouse du shérif de nature inquiète en voyant son époux partir dans cette chasse aux requins alors qu'il ne supporte pas l'eau (sait il nager?)
De beaux bonus nous attendent sur le DVD où on y apprend les énormes galères qu'a connu ce film à se monter, alors qu'on croit que tout a été facile. Le film est plus intéressant à voir que le livre.
Les Dents De La Mer réalisées par le grand Steven Spielberg est vraiment incroyable. C’est vraiment un film digne de ce nom. Tout est la pour nous faire angoisser, la musique, l’atmosphère et le grand Requin Blanc.
Les Dents De La Mer est digne des Oiseaux d’Alfred Hitchcock
Chef-d'œuvre et film maintes fois vu et qui a chaque fois fait son effet, il a vieilli dans sa facture, mais pas dans son efficacité et sa simplicité, tout est suggéré et l'effroi et la peur ne nous lâchent pas. Un film précurseur à tous points de vue !
Derrière son apparente efficacité de thriller, Les Dents de la mer est sorti au cœur d’une Amérique encore traumatisée par le Vietnam, il capte un soupçon généralisé envers les discours d’autorité et les récits rassurants. Spielberg filme moins la peur que la lente contamination de celle-ci. Le danger est là, connu, pressenti, et pourtant constamment ignoré. Ce qui terrifie n’est pas l’attaque mais le temps perdu à ne pas vouloir y croire.
Tout le film repose sur une absence. Le requin tarde à apparaître et cette invisibilité est un geste de mise en scène fondamental. Le mal existe avant d’être vu. La peur devient mentale, produite par le spectateur lui-même. Spielberg transforme l’océan en surface traîtresse où chaque plan d’eau porte la promesse d’un drame. La musique de John Williams, avec ses deux notes obsédantes, précède l’image, conditionne le regard, installe une peur réflexe.
Amity Island devient alors une miniature de l’Amérique. Une communauté prospère, soucieuse de son image, incapable de sacrifier son confort. Tant que le danger reste abstrait, il est nié. Le requin révèle moins une menace extérieure que la faillite d’un pouvoir gestionnaire, qui préfère le déni à la perte.
Au centre, Brody. Un homme mal à l’aise à l'orée de l’eau, étranger au territoire qu’il protège. Son regard anxieux devient celui du spectateur, lucide mais impuissant. Autour de lui, Quint, Hooper, la guerre, la science, la loi. Trois rapports au monde, mais aucun suffisant seul.
Les Dents de la mer est un film sur le refus de voir. Plus largement, sur ces sociétés qui attendent les corps et le sang pour croire au danger. Sous son spectacle, le film porte une vision désespérée du collectif. Et c’est cette lucidité, plus encore que ses frissons, qui lui donne aujourd’hui sa force intacte. Parce que ce requin là, au fond, continue toujours de roder.
Je ne remercie pas Stephen Spielberg, qui m'a ôtée pour toujours le plaisir innocent d'un bain de mer. A cause de lui, j'ai toujours peur de voir surgir des fonds vaseux une très grande gueule ouverte. C'est remarquable, car, finalement, ce requin robotique, on ne le voit que très peu. La musique de John Williams, associée aux attaques de squale, devient terrifiante. Le requin de Spielberg est la métaphore du psychopathe acharné, ce que ne sont pas les vrais requins. Les requins non plus ne disent pas merci à Spielberg. Beaucoup de leurs congénères ont été massacrés suite au film. Mais c'est un film d'épouvante efficace.
spoiler: C'est l'histoire d'un film sponsorisé par les station de ski.
- Cette critique contient des spoilers -
En lançant Jaws, je m'attendais à un film vieux et donc plutôt chiant. Et classique oblige : profond. J'avais tort, deux fois. Certes le rythme reflète l'époque mais Les dents de la mer se regarde sans ennui. Et il n'est finalement qu'un blockbuster d'aventure sans ambition démesurée.
Regarder Jaws en 2026 c'est un voyage dans le temps dans lequel l'alcool est omniprésent et on fume à l’hôpital, dans lequel un ados qui rentre dans la cuisine avec la main tranché sur 10cm inquiète à peine sa maman et où un papa peut passer devant son gosse de 5ans sans lui faire un bisous en partant. Inimaginable aujourd'hui.
Les effets spéciaux ne sont pas ridicule mais 50 ans plus tard, difficile d'être effrayé par l'énorme requin en plastique. Le jump scare immergé m'a par contre pris par surprise. La BO iconique n'a pas pris une ride tout comme la vanne de la maman découvrant que son gamin, même sur son bateau n'est pas forcément en sécurité.
Alors que l'ambiance sur le bateau du fiévreux capitaine est exécrable, la scène de partage des cicatrices fait du bien et permet de s'unir avant la confrontation finale. C'est aussi cela que les films d'actions moderne ont perdu entre deux actes de bravoure : du Cinéma.
Un petit film donc mais qui aura inspiré et rendu possible des chefs d'oeuvre tel que Waterworld, Speed 2 ou Sharknado
C'est a la fois la fin d'un renouveau indispensable ( nouvel Hollywood ) et le commencement d un nouveau genre de film, plus personnel et plus direct pour le spectateur. Et surtout bien plus divertissant. Thankx MR Spielberg