Film horrifique réalisé par Roar Uthaug, Cold Prey est un long-métrage franchement pas terrible. L'histoire nous fait suivre cinq jeunes Norvégiens qui décident de partir en vacances dans les montagnes de Jotunheim afin de faire du snowboard. Mais, alors qu'ils sont isolés, très loin dans les montagnes enneigées, l'un d'eux fait une chute et se casse la jambe. Le groupe va alors se réfugier pour la nuit dans un hôtel abandonné. Seulement, ils se rendent rapidement compte que l'endroit n'est pas aussi désert qu'il n'y paraît. Ce scénario s'avère hélas peu captivant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue aucunement originale et totalement prévisible, reprenant tous les codes du genre, sans apporter aucune innovation. Résultat, on s'ennuie ferme tant tout se laisse deviner aisément. De plus, les scènes de mises à mort sont d'une grande banalité et on ne retient absolument aucun passage. Même l'ambiance n'y est pas. On ne ressent aucune tension ni angoisse malgré la situation désespérée. Il faut dire que l'ensemble est porté par des personnages vraiment pas rendus sympathiques, ce qui fait qu'on se moque bien de leur sort tant ils sont creux et pas attachants. Des rôles joués par une distribution à peine convaincante comprenant Ingrid Bolsø Berdal, Rolf Kristian Larsen, Viktoria Winge, Tomas Alf Larsen et Endre Midtsigen. Le tueur est lui campé par Rune Melby. Mais celui-ci est hélas tout aussi fade que ses victimes. La faute à un manque de profondeur quant à son origine et ses motivations qu'on découvre qu'en surface au tout dernier moment. Tous ces individus entretiennent des rapports d'entraide pour tenter de survivre. Malheureusement, ces relations ne procurent aucune émotion, ni empathie. Des échanges soutenus par des dialogues insipides au possible. Sur la forme, la réalisation du cinéaste norvégien s'avère correcte, sans plus. Sa mise en scène se contente du minimum et manque cruellement d'idées et d'inventivité. De surcroît, elle évolue dans un lieu mal exploité et redondant. Ce visuel à la colorimétrie désaturée donnant un rendu terne, est accompagné par une plutôt bonne . signée Magnus Beite. Ses compositions parviennent à se démarquer et collent bien à l'atmosphère, en plus d'être assez épiques. Mais justement, elles en font carrément trop par rapport à l'action molle. Reste une fin sans saveur venant mettre un terme à Cold Prey qui, en conclusion, est un film extrêmement quelconque ne méritant pas qu'on s'attarde dessus.