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    L'Imaginarium du Docteur Parnassus
    note moyenne
    3,3
    8141 notes dont 814 critiques
    répartition des 814 critiques par note
    137 critiques
    232 critiques
    137 critiques
    172 critiques
    77 critiques
    59 critiques
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    814 critiques spectateurs

    bug bunny
    bug bunny

    Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 1 282 critiques

    2,5
    Publiée le 14 février 2021
    Un film très original que soit dans les personnages et le scénario les graphismes aussi sont pas mal un bon moment de passé à le voir
    Fabien S.
    Fabien S.

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    4,0
    Publiée le 18 janvier 2021
    Le dernier film qu'à tourné Heath Ledger sous la direction de Terry Gilliam avant son décès dû à une overdose. Il fut remplacé par Coin Farrell, Johnny Depp et Jude Law. On retrouve aussi Andrew Garfield et Christopher Plummer.
    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

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    2,5
    Publiée le 4 octobre 2020
    On entre dans le film comme en un spectacle : le formidable est caché derrière un rideau, le Londres est sombre où se terre la lumière. Revenu sur les chapeaux de roue après son médiocre Les Frères Grimm, Gilliam renoue avec son Angleterre chérie en usant d'une imagination redoublée qui trouve un bel écho dans des effets spéciaux sachant jouer la carte de la pérennité en ne débordant pas d'essais technologiques. C'est du rêve naïf façon Le merveilleux magasin de Mr. Magorium (même le titre nous le rappelle), mais en plus pur. Pourtant, une longue partie de remplissage nous attend où le casting semble ne pas savoir quoi faire de ses dialogues. Le drame survient gravement, inopinément, au pire moment, sans raison, et l'écriture automatique qui semblait se faire la bonne étoile du scénario est remplacée par un pilotage paniqué où le personnage de Heath Ledger, Tony, est à peine intégré. Tout ça, c'est parce que les réécritures qui suivirent le décès de l'acteur ont coupé le film en trois. Leur créativité générale s'accompagne de bloopers monumentaux. Pour n'en citer qu'un : Tony, à peine débarqué, prend en charge la roulotte de ses nouveaux amis artistes, prétendument fauchés, de qui il obtient une forte somme d'argent sans autre forme de procès pour, en moins d'un jour, changer leur spectacle (achats, mise en place et répétitions comprises, apparemment) où Valentina, mineure, apparaît nue (et on ne sait pas pourquoi, mais ça n'a pas l'air de la gêner, ni son père qui joue juste devant elle). Alors, je sais que c'est plus ou moins de la fantasy, mais enfiler les prétextes grotesques comme ça, c'est invariablement "non". D'un côté, tout cela dommage pour le film, mais d'un autre côté non. Le départ de Ledger a profondément marqué l'ouvrage de Gilliam, au-delà de le piqueter de fautes bêtes. C'est un film blessé, au sens premier du terme. Rares sont les œuvres qui s'en tirent indemnes, mais L'Imaginarium du Docteur Parnassus était, entre tous les tournages traumatiques, le plus apte à y trouver une maturité involontaire. Car il y a Christopher Plummer, qui est quand même pas mal, et puis Tom Waits qui est géant. Dans le monde dépareillé de l'ancien Monty Python, ces caractères forts étaient la garantie que toute cicatrice laissée par des aménagements de dernière minute ne pourraient que bénéficier à la joyeuse folie d'un monde virevoltant. Tom Waits, jouant le Diable, devient l'incarnation de la malédiction qui pesait sur le film, et il est parfait dans son petit monde visuel tourmenté. Quand l'histoire retombe sur ses pattes, les souvenirs de la platitude narrative s'estompent à la fois que la fadeur des trois caméos improvisés (Depp, Law et Farrell). Je dis bien "la fadeur", sans vouloir être cynique, car les acteurs n'appartenaient pas au film. Ils n'en ont fait partie que pour Ledger et ça se sent. Mais qu'importe le raté factuel : la pellicule aurait simplement pu être jetée et éviter ainsi la diatribe. Or on a eu le courage de la soigner et de l'envoyer au grand écran encore toute enroulée dans ses bandages, sans que cela n'atteigne la créativité cette fois bien placée d'un réalisateur devenu trop discret. Et ça, ça ne se note pas avec tiédeur. → https://septiemeartetdemi.com/
    Marie A
    Marie A

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    3,5
    Publiée le 20 juillet 2019
    Bienvenue dans le monde loufoque et merveilleux du docteur Parnassus. Vous confrontant à vous même et à votre imagination, à vos faiblesses et autres tentations. On est bien dans l’univers fou de Terry Gilliam. Un film qui, au premier abord, paraît bordélique, mais qui est en faite plein de sens. Abordant le sujet complexe de la nature humaine, qui en veut toujours plus, à la recherche de puissance et d’immortalité, quitte à faire un pacte avec le diable et le regretter ensuite (Docteur Parnassus). Il nous amène à la morale suivante : Ne pas se fier aux apparences et aux beaux parleurs car l’Homme peut avoir plusieurs visages (Tony). Une morale représentée ingénieusement par les 4 acteurs talentueux jouant un seul et même personnage : Health Ledger le manipulateur, Johnny Depp le séducteur, Jude Law le fuyard ainsi que Colin Farrell l’ambitieux et l’assoiffé de pouvoir. Ce film traite tout simplement des vices de la condition humaine. Cependant le scénario réfute la fatalité de notre destin, nous montrant que ce dernier n’est pas sellé et qu’il reste de l’espoir (Valentina et Anton vivant une histoire heureuse à la fin). J’ai bien aimé le contraste entre le monde actuel et le théâtre classique du 17ème siècle. Ma note, qui est bien au dessus de la moyenne mais cependant pas totalement excellente, est tout simplement due à un ressenti personnel. Ce n’est pas un film qui m’a pris aux tripes. En revanche je n’ai rien à lui reprocher, effectivement la réalisation est bonne, l’histoire est originale et moraliste, et les acteurs sont excellents. Notamment Tom Waits dans le rôle du diable, toujours accompagné d’une séduisante musique de Jazz. Puis toute la troupe de théâtre composé de Christopher Plummer en tant que Docteur Parnassus et Verne Troyer son fidèle associé, suivi de Lily Cole et Andrew Garfield. Et bien sûr les 4 autres cités précédemment, avec une mention spéciale pour Johnny Depp.
    Le cinéphile
    Le cinéphile

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    3,5
    Publiée le 18 décembre 2018
    Comme à son habitude, Terry Gilliam offre encore un univers florissant et recherché de trouvailles visuelles et d’inventivité malgré un scénario plus léger qu’à l’accoutumé. Reste un casting monstrueux. https://www.facebook.com/la7emecritique/
    Moimoi
    Moimoi

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    2,5
    Publiée le 8 décembre 2018
    Un film à l'esthétique onirique travaillée, mais aussi étrange, dont le scénario - déjà très particulier - se brouille passé 1h30. C'est son histoire, que certains considéreront comme son point fort, qui constitue sa faiblesse, étant alambiquée à mes yeux.
    Guide de Survie du Cinéphile Amateur
    Guide de Survie du Cinéphile Amateur

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    4,0
    Publiée le 13 septembre 2018
    Un film très réussi selon moi mais qui risque de dérouter les spectateurs qui ne connaissent pas l’univers déjanté de Terry Gilliam. En effet, pour apprécier pleinement ce film il faut accepter de se laisser entrainer par le réalisateur dans un monde imaginaire et onirique en mettant de coté son esprit cartésien ou trop terre à terre. A partir de ce moment, ce film est un régal ! Visuellement tout d’abord tant les images des visions sont sublimes et inventives, tant elles sont chargées d’émotions et de symboles et tant Gilliam arrive à recréer totalement un monde improbable. Malgré ces récents déboires cinématographiques (Lost in la mancha en témoigne), Gilliam reste un grand monsieur d’un cinéma plus indépendant qui ne respecte pas les codes préétablis d’Hollywood et arrive encore à nous livrer des films différents mais de grande qualité (Brazil). Avec L’Imaginarium, il fait encore mouche en imprégnant une note poétique à cette histoire et parvient à toucher le spectateur qui a adhéré à sa vision décalée du cinéma. Pour faire simple et se rendre compte de l’impact visuel, il faut s’imaginer être aspiré dans un tableau de Dali ! L’histoire, quant à elle, est traitée de manière très originale, il ne s’agit pas seulement d’un combat du bien contre le mal sous forme d’un pari mais plutôt d’un conte pour enfant qui aurait un peu dérivé. Il faut se laisser emporter, c’est tout. Niveau casting, c’est le must avec Heath Ledger dans son dernier rôle (plus on voit ses dernières prestations et plus on le regrette) et Johnny Depp, Colin Farrell et Jude Law en remplaçants de luxe. On comprend d’ailleurs que Gilliam a du retravailler le scénario en apprenant la disparition de Ledger et en choisissant d’incorporer d’autres acteurs pour symboliser ses différents visages mais le tout reste cohérent (il aurait été inconcevable d’arrêter le tournage du film, ne serait-ce que pour lui rendre hommage). Les autres personnages sont également largement à la hauteur : Verne Troyer est hilarant, Christopher Plummer et Tom Waits sont totalement déjantés dans leurs rôles respectifs (quel diable !) et Lily Cole a ce petit coté candide qui la rend attachante. Bref un film unique à voir de toute urgence si l’on adhère à l’univers de Gilliam, d’une beauté extrême et servi par des acteurs excellents dont Heath Ledger, qui après nous avoir bluffé en Joker, revient pour un ultime baroud d’honneur…émouvant ! Auteur du livre "Guide de Survie du Cinéphile Amateur" (sortie janvier 2019)
    Robrex
    Robrex

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    3,0
    Publiée le 26 juillet 2018
    "L'Imaginarium du Docteur Parnassus" ! Mon dieu ! J'avais carrément oublié que ce film existait ! Un film que j'ai d'ailleurs jamais vu au cinéma parce que ça m'emballait pas tellement, puis, lorsque je me suis rappelé de son existence, je l'ai regardé, des années après sa sortie, sans m'attendre à grand-chose, et au final, j'ai trouvé ça pas mal, sympa mais sans plus. Personnellement, je trouve ce film profondément oubliable, même si on passe pas un mauvais moment devant, c'est clairement pas un film fulgurant car y'a aucune scène marquante et la réa est pas ouf. C'est un divertissement... voilà c'est tout ! Après, y'a des qualités, je vais pas faire ma mauvaise foi, le film a pas mal de points positifs, mais y'a également des points négatifs qui passent pas inaperçus. Pour commencer, comme point négatif, je trouve que le scénario est un peu tordu, ça a tendance à partir un peu dans tous les sens et on peut ne plus suivre le cours de l'histoire par moment. Autrement dit, l'histoire prend des directions assez désordonnées et c'est pour ça qu'il faut se montrer attentif tout du long. Le visuel a extrêmement mal vieilli avec les années qui ont passé, certains acteurs jouent pas super biens et certains personnages sont assez énervants. Sinon, au niveau des points positifs, je dirais que le dernier tiers du film devient un peu plus clair. Globalement, le film déborde de bonnes idées créatives, on est bien plongé dans un monde imaginaire qui peut bien emballer si les effets spéciaux étaient pas aussi mal foutus. Les acteurs principaux sont bons et rendent chacun leur personnage attachant. Y'a des scènes qui sont cools, des moments drôles et d'autres moments d'émotion qui fonctionnent plutôt bien, on va pas se mentir. Même si le film est tordu, il reste cohérent dans son propos, c'est pour ça que je dis qu'il faut bien suivre dès le début. Niveau casting, on a Christopher Plummer dans le rôle du docteur Parnassus, et il est plutôt bon. Il joue de manière correcte, il apprivoise bien son personnage et peut même être touchant sur les bords, car son personnage es bien profond. Concernant le personnage de Tony qui est interprété par quatre acteurs à la fois : Heath Ledger (RIP), dont ce sera le dernier film, joue plutôt pas mal, tient bien son rôle à cœur. Johnny Depp est bien aussi, il fait évoluer un peu le personnage, Jude Law est très bon, je trouve que c'est lui qui le joue le mieux, et Colin Farrell est pas mauvais mais est celui qui s'investit le moins. Le personnage de Lily Cole est assez attachant et touchant, et évolue bien au cours du temps. Andrew Garfield est sympa aussi, il est drôle et attachant. Par contre, Verne Troyer est insupportable et est envahissant comme c'est pas permis, tout comme d'autres personnages interprétés par un casting qui va et qui vient. La musique est cool, mais pas extravagante non plus. En conclusion, "L'Imaginarium du docteur Parnassus" est un film très oubliable qui souffre de défauts flagrants, mais c'est quand même un divertissement sympa que je peux vous conseiller.
    PowerKing - Les Chroniques du Cinéphile
    PowerKing - Les Chroniques du Cinéphile

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    3,5
    Publiée le 28 juin 2018
    L'Imaginarium de ce bon Docteur Parnassus est une sorte de passerelle vers les confins de notre esprit. Ce qui s'y révèle est propre à chaque individu. Les possibilités sont infinies. Il suffit de franchir le miroir et laisser vaquer son imagination au grès des décors et des situations. Mais un pacte avec le Diable n'est pas sans conséquences, immortalité à la clé ou non. Même après mille ans, il n'est pas trop tard pour expier ses fautes, à l’exception de traiter une fois de plus avec le Diable. Une roulotte mystique, anachronique, sillonnant Londres avec pour unique dessein d'émerveiller les gens. Ceux qui croient encore au pouvoir des rêves et des chimères. Une atmosphère fantastique où la magie du spectacle ambulant se marie à la gaité des troubadours et artistes itinérants. L'imaginaire débridé de Terry Gilliam nous conduit sans transition d'un univers très onirique et coloré, à des teintes claires-obscures où la folie morbide l'emporte. Son œuvre est d'ailleurs toute en contrastes, bâtie avec malice autour de scénarii complexes. La mort en plein tournage d'une tête d'affiche est autant une tragédie qu'une occasion de créer pour un metteur en scène. Heath Ledger par son départ, entraina un melting pot de nouveaux personnages dont la présence s'avère finalement de bonne augure. Un spectacle néanmoins confus sur la durée pour sa narration scabreuse et d'évidentes fautes de goût. Les états chronologiques de Tony s'enchainent, et on s'y perd, notamment par les passages successifs d'Heath Ledger, Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell. Les délires fantasmagoriques de Gilliam provoquent autant l'admiration que l'irritation, et parfois même l'ennui, laissant le spectateur dubitatif quant à ses choix et son orientation. Une œuvre décidément difficile à juger objectivement. 3,5/5
    Nicolas L.
    Nicolas L.

    Suivre son activité 26 abonnés Lire ses 1 189 critiques

    3,0
    Publiée le 26 mai 2018
    Dernier film de l'acteur Heath Ledger qui meurt en plein tournage Bonne idée de Terry Gilliam : remplacer son acteur par trois autres (Johnny Deep, Jude Law et Colin Farrell). Le film est foutraque, une sorte de conte de fées pour clodo sous LSD. C'est parfois inventif parfois poétique mais la surenchère de décors numériques (mal fait d'ailleurs) me fait regretter l'époque où le réalisateur nous émerveillait par ses décors en carton-pâte. Bon divertissement mais petit Gilliam.
    pelu
    pelu

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    2,5
    Publiée le 1 mai 2018
    Je suis toujours très bon spectateur des films de Terry gilliam ou j aime la folie de ses œuvres. J attendais beaucoup de ce film ou l artiste était lâché sans obligation de studio ou de major mais je dois avouer que j en ressort vraiment déçu.... l idée est bonne et permettait toute les folies , le fait de mettre en image tout ce que une personne a dans la tête dans un univers imaginaire.....mais je crois que le scénario l histoire de fond se perd dans les meandres de cette imaginaire et on l oublié complètement. Ou du moins on ne sait plus vraiment ou on en est..... pourtant le délire est bon les personnages sont barrés complet et attachants surtout le casting est impressionnant. A la vision du film j ai l impression de voir les récits du baron de munchausen il y a une grande similitude entre les deux univers. Malheureusement son récit devient vite ennuyeux et le déluge d effets spéciaux très douteux n amélioré pas le tout. Je. Crois que Terry gilliam va trop loin dans son style et seul lui s y retrouve ou en abuse t’il??? En tous cas l ensemble semble indigeste et inconstant malgré les espoirs que j ai pu avoir en ce dernier
    Cronenberg
    Cronenberg

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    2,0
    Publiée le 12 octobre 2018
    Désolé je n’ai absolument pas été sensible au charme de l’excentricité retrouvé chez Gilliam. Un film que je trouve moche, pas intéressant. Disons que le casting est complet, mais cela ne suffit pas. Mise en scène approximative, mauvaise fin. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 2/5
    Audrey L
    Audrey L

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    4,0
    Publiée le 5 février 2018
    Une ode au rêve, au grand absurde et à la fantaisie, mêlée à une intrigue réaliste très pessimiste sur notre société qui se refuse à la charité et au spectacle ambulant dont nos ancêtres savaient s'émerveiller. Bien entendu, tous les effets spéciaux ne sont pas à la même enseigne, et si l'on s'étonne de la qualité visuelle du temple (que les bonus vous proposent de voir naître en diverses étapes dans les éditions DVD), on s'étonne aussi de la médiocrité de l'animation de l'échelle-échasse (digne d'une vielle cinématique de jeu vidéo). L'atout principal du film est son interprétation : tout le monde y est brillant. A commencer par le regretté Heath Ledger, qui offre certainement le meilleur George/Tony/(et autres noms) qui soit, aussi facétieux qu'intriguant. Et sa disparition permet alors ce vibrant hommage, que lui rendent quelques grands acteurs reprenant son rôle : Johnny Depp (par amitié pour Terry Gilliam avec qui il a essayé de terminer Le Don Quichotte), Jude Law (qui devait avoir le rôle au début)) et Colin Farrel (par amitié pour la chef de casting). Alors, bien sûr, on ne comprend pas bien pourquoi seul ce personnage change de visage quand il passe le miroir, mais franchement on s'en moque, comparé à cette amitié sincère qui nous fait chaud au cœur (les trois acteurs l'ont fait bénévolement, et l'argent qu'ils ont récolté a été reversé à la famille de Ledger). L'univers de Gilliam trouve un exemple psychédélique et déjanté qui est génial d'inventivité, et les mondes traversés semblent tous sortis de l'imagination d'un fou à lier (mais brillant !). Seule la fin est très confuse, et pour ma part j'y ai été perdue, ne comprenant pas tout, dommage. La partie avec Colin Farrell débouche sur un final complexe et même en suivant on ne sait pas si l'on a bien compris. Mais il n'en reste pas moins que certains passages oniriques sont fascinants, et que le rôle novice de Andrew Garflied lui va comme un gant (peut-être un des rôles que je lui préfère, oscillant entre le gamin jaloux du bel homme et sa bonté naturelle). Un énorme bon point également : pas de manichéisme ! Le Diable est presque un vieux copain qui fume le cigare tranquillement, et à qui les malheurs trop violents du Docteur Parnassus lui font de la peine, quitte à revoir ses paris diaboliques à la baisse pour lui redonner le sourire ! J'ai adoré cette conception plus mature du Mal, plus crédible et humaine, rendant le film plus réaliste et inattendu sur son dénouement. Un merveilleux bijou très inventif et intelligent, qui (après un début un peu bancal) reste tout du long entraînant et follement jouissif ! Mention aux acteurs géniaux et solidaires.
    Kloden
    Kloden

    Suivre son activité 76 abonnés Lire ses 997 critiques

    3,0
    Publiée le 30 mars 2016
    Même s'il est aussi bordélique que le reste de sa filmographie, ce Terry Gilliam m'aurait moins agacé que les autres. Sans doute parce que le jeu fatigué de Christopher Plummer et le relatif pessimisme de l'ensemble en font le film d'une imagination en bout de course, toujours aussi fertile dans ses représentations mais plus capable d'y ancrer l'espoir et le degré de rêve qu'il y attachait autrefois. Même si la naïveté et le caractère fermé de l'imaginaire de Gilliam m'ont si souvent laissé de côté, cela fait toujours quelque chose de voir un homme abandonner ses illusions et se laisser aller au fil de l'âge, et d'une perception changeante de la vie. En plus, je trouve cette fois certains personnages bien écrits (le diable, surtout) et si certains effets spéciaux sont encore mal incrustés, d'autres m'ont paru vraiment inspirés. Semi-réconciliation avec Gilliam donc, qui réconcilie lui-aussi dans son récit le bien et le mal (deux notions qu'il dilue l'une dans l'autre), l'Homme avec son propre vieillissement. Un beau mouvement, très vrai, en un sens : fatalement, même les inimités vieillissent. Je regrette presque de ne pas pouvoir donner plus, mais certains défauts m'en empêchent.
    Del arte
    Del arte

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    5,0
    Publiée le 30 mars 2016
    Tout le monde n’adhère pas à l’imaginaire de Terry Gilliam car il faut une bonne dose de lâcher-prise pour entrer dans son monde. Assez loin de 1984 ou même du plus récent Tideland, l’auteur nous entraine dans un monde ou se mêle le bien et le mal, où personne ne détient vraiment les clés du bien ni du mal. L’insouciance du monde, interprété par deux jeunes acteurs, croise un théâtre itinérant surprenant dans une atmosphère saisissante. Grâce aux capacités du docteur Parnassus, les rêves se transforment en une réalité liée chaque fois par l’alternative de vie ou de mort. Un jeu sombre est truqué par un diable espiègle, interprété par l’étonnant Tom Waits. Est-ce là une interprétation de la lecture du monde : les jeux sont perdus d’avance.
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