"Le Guerrier silencieux, Valhalla Rising" raconte l'histoire d'un guerrier muet doté d'une force exceptionnelle, interprété par Mads Mikkelsen. Après s'être libéré de ses geôliers, il embarque avec un groupe de croisés vers une terre inconnue qui les conduira dans un voyage de plus en plus étrange, aux frontières de la folie, de la religion et de la mort. Les paysages écossais sont magnifiés par une photographie somptueuse et Nicolas Winding Refn compose des plans d'une beauté saisissante, où la nature semble engloutir peu à peu les hommes. Mads Mikkelsen porte le film à lui seul. Sans presque prononcer un mot, il parvient à exprimer toute la sauvagerie, la souffrance et le mystère de son personnage uniquement par son regard et sa présence physique. Malheureusement, le film peine à captiver à cause d'un rythme extrêmement lent, de nombreuses scènes contemplatives et de l'absence presque totale d'explications.
Pffff... ouille ouille ouille... hier soir j'avais envie d'un péplum avec mon amoureuse car elle aime ça pis moi je connais moins ça mais je crois que nous avons fait un choix effroyable pour notre première fois ! Et oui car on a beau aimer Mads Mikkelsen y a des limites... il ne se passe rien du tout dans ce film, y a pas de dialogues ou si peu étant donné que le viking est muet pis c'est lent et onirique comme tout.. bref on a détesté ça & c'est la cata ! Vivement le prochain qu'on s'enlève ce pli là !
Un film singulier et crépusculaire. Sur un rythme particulièrement lent, voir lancinant, le réalisateur Nicolas Winding Refn livre une œuvre aussi indomptable que le guerrier héros du film incarné par un charismatique Mads Mikkelsen. Le long-métrage possède entre autre une photographie à la beauté glacée, sur une mise en scène magnétique du cinéaste.
Epoustouflante, la photographie transforme diverses scènes en tableaux fascinants tandis que le travail sur les lumières, les couleurs, le son, confère à ce récit diverses atmosphères que les chapitres soulignent, et qui symbolisent ou accompagnent le ressenti des personnages. Avec une économie de dialogues (annoncée dans le titre!), on assiste au cheminement infernal (aux cauchemars prédictifs cramoisis) d'un héros implacable (impénétrable Mads Mikkelsen) ainsi que de ses compagnons d'aventure dans un monde dominé par la superstition (d'ailleurs l'insert fantastique n'était pas indispensable), l'intolérance (avec une dénonciation des croisés et des intégristes), la violence (absolument pas stylisée, peinte dans toute sa brutalité primaire). Exploitant l'opposition entre la nature sublime, majestueuse, tranquille et les actions destructrices des hommes, la narration devient pamphlet écologiste ou constat pessimiste jusqu'à une fin ambiguë. Une expérience sensorielle pertinente!
Jamais je n'aurais cru mettre 0,5 étoile à une œuvre avec le très grand Mads Mikkelsen dans le rôle titre. Et pourtant...
Ça commençait pourtant bien, avec une scène contemplative à pieds dans les highlands écossais de brume et de bruyères revêtus. Ça m'a rappelé la scène d'ouverture du poétique de Michael Kholaas (aussi avec Mads Mikkelsen dans le rôle titre, film que je considère comme un chef d'œuvre).
La suite est un chapelet sans queue ni tête de scènes soporifiques à l'extrême, entrecoupées d'interludes d'une violence extrême et jamais justifiée. Peut-être y a-t-il une explication à ces déferlements insupportables de brutalité ? spoiler: L'amie avec qui j'y étais n'a pas plus compris que moi. En effet, le personnage principal est muet et qu'il n'y a pas une once de scénario en 1h30 de film. Voir des gens égorgés, des colonnes vertébrales brisées, des têtes sur des piques sans raison, cela finit par lasser. .
spoiler: La vacuité abyssale du scénario aurait pu être rattrapée par la grandeur des paysages. Le réalisateur réussit cependant, avec force post-production d'un gris-noir médiéval caricatural vu et revu, à rendre même les highlands et les fjords d'une intense beauté quelconques et désolés. Le film donne l'impression d'avoir été tourné sur une même colline, avec les moyens du bord. Même les fougères, si gracieuses, sont grisâtres et floues.
Comprendra-t-on qui est ce mystérieux viking muet ? D'où vient-il et pourquoi a-t-il été incarcéré ? Ce qu'il veut et où il va ? Ce que représentent pour lui spoiler: les songes rouges qui peuplent ses cauchemars ? spoiler: Nous cherchons encore des réponses... Certains internautes semblent penser que le film porte en lui une force symbolique comparable à Aguirre, la colère de Dieu ou à des films de Bergman. Je ne vois pas de comparaison possible. Alors, s'il faut avoir fait un doctorat en théologie nordique pour comprendre d'obscures références à Odin, ce film semble bien être ce que je pense de lui : un magmas pompeux et abscond d'une lenteur asphyxiante, où chaque âme est en perdition : les personnages, mais surtout les vrais otages : nous, spectacteurs. .
Des plans longs, pas d'histoire, pas de dialogue, des son ultra répétitifs, des acteurs mono-expressions, il n'en faut pas plus pour que les "cinéphiles" crient au génie. Pour le spectateur lambda, on s'ennuie ferme, les plans ont peu d'intérêt et la bande son ne rattrape rien.
Un film froid et puissant, presque animal. Mads Mikkelsen interpréte excellemment ce guerrier silencieux. Le silence s'occupe du récit. les décors sont glacials et majestueux. La musique est parfaite. Une pépite.
Mon amour pour Drive est l'exception qui confirme la règle : je ne suis vraiment pas client du cinéma de Nicolas Winding Refn. Car dès les premières minutes je suis déjà entrain de m'ennuyer devant ce trop plein de symbolisme, aux personnages et propos extrêmement froids et ce rythme bien trop lancinant. Même si je ne suis pas un attaché à un réalisme pur et dur, il me faut un minimum pour que j'accroche à l'histoire et que les émotions me viennent. Mais comme Winding Refn semble vouloir libérer son film de quelques émotions, forcément ça ne prend pas pour moi. Un film terminé dans la souffrance.
Pour cinéphiles avertis , très avertis. Très compliqué avec ses plans longs sur les personnages, l’histoire est , je ne sais pas où, pour intellectuels très intellectuels
Ni particulièrement mauvais, ennuyeux, mal écrit, mal interprété, mal réalisé ou laid. Mais aussi ni particulièrement bien, passionnant, bien écrit, bien interprété, bien réalisé ou beau.
J'adore Mads Mikkelsen, ce film ne fait pas tâche dans sa filmographie. Ce film est très dur le rôle du guerrier borgne et muet m'interpelle car je ne pense pas avoir compris sa génère, d'où vient il, de quelle tribue, que cherchait il avant d'être fait prisonnier ? Bon, je vais le revoir et je reviendrai pour plus de précisions ...
J'ai vu un film... que j'ai toujours voulu voir... Eh bien, c'est une expérience troublante... C'est une narration sans pourquoi, avec une volonté mystique et troublante... On est plongé dans un monde de silence et de fureur... Mads Mikkelsen, Le Guerrier Silencieux, nous emporte dans ses cris intérieurs, avec un jeu incroyable, d'une puissance physique et sauvage, à nul autre pareil... C'est d'une sauvagerie inouïe, et d'un esthétisme hypnotique... Le film de Viking est réinventé, bien loin de toute norme, dans une réalisation psychédélique... Les dialogues sont tellement rares que chaque parole vient troubler l'effrayante mise en abîme de cette troupe de "nouveaux chrétiens" dans un monde sacrément païen... Bon voilà pour le positif, après, je dois avouer que j'ai eu beaucoup de mal à rester concentrer et les 1h28 de film m'ont paru bien longues...
Dark dark ... le film porte bien son nom "le guerrier SILENCIEUX" C'est un film de pure contemplation, les bruits, les images .... rien d'autre. Si vous aimez ça ... ce film vous conviendra.
Mon dieu ce que c'est difficile d'accès, mon dieu ce que c'était éprouvant. Je ne m'attendais pas à vivre un tel calvaire. Pas calvaire dans le sens mauvais film, mais cela pèse énormément mentalement. Le film dure 1h30 mais le ressenti est deux fois plus imposant. Pourtant je ne suis pas ennuyé, j'ai même été fan de pas mal de choses dans ce que cela raconte. J'ai adoré l'ambiance qui s'y dégage, la photo et la mise en scène de NWR sont totalement dans le thème. Mais je ne sais pas vraiment comment me placer. Je n'ai pas apprécié ce moment, je ne l'ai pas détesté non plus. Je sais juste que je viens de voir une oeuvre extrêmement dure et complexe. Peut être un jour j'aurais le courage de revoir ce Valhalla Rising, peut être que comme je saurais déjà à quoi m'attendre cela changera mon regard et enfin je pourrais trancher. Mais pour l'instant c'est impossible. En tout cas un conseil préparez vous mentalement, rien qu'a y repenser j'ai mal au crâne. Je n'avais jamais ressenti cela auparavant.
Nicolas Winding Refn continue dans la lancée des films très contemplatifs, la lenteur de "Valhalla Rising" est faite pour pouvoir admirer avec précision chaque plan, un par un. Cette sorte de conte retraçant la vie d'un groupe de vikings voulant christianiser le monde entier n'a rien d'extraordinaire mais le but de Refn n'est clairement pas scénaristique. Le réalisateur danois insuffle un vent de poésie dans cette fresque scandinave tachée d'une violence assez sanglante. Les plans sont souvent d'une grande beauté, encore une fois marqués par la couleur rouge, la nature est vraiment très bien filmée souvent dans une atmosphère très brumeuse laissant une impression de grand mystère. Pas le meilleur Refn mais encore un film très intéressant par sa singularité, il y a vraiment peu de film aussi artistique que celui là.