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Un visiteur
0,5
Publiée le 7 novembre 2016
C'est quand on constate que l'intrigue d'un film contient une scène terriblement déjà-vu (La femme qui offre son collier à son mari pour faire passer le message "reviens moi, pour me rendre mon collier") qui nous plonge déjà dans une profonde banalité. Ne serait-ce qu'une seule incohérence scenaristique -Comment le narrateur puisse-t-il connaître le passé de chaze ?- pour décridibiliser le récit. Ressortir les "mains" vide d'un film c'est le pire qui puisse arriver : Une oeuvre pas intéressante et oubliable, même si c'est sur ce point, qu'"Au coeur de l'océan" empêche d'être oublié. Un dernier point : la mise en scène ne donne aucune saveur, et ne nous laisse seulement imaginer le cannibalisme, nous laisse imaginer la souffrance et nous laisse imaginer la faim. Mais rien ne nous donne l'impression d'une telle horreur _que d'ailleurs_ nous connaissons déjà via divers autres oeuvres.
Nouvelle adaptation de Moby Dick avec une approche narrative originale. Le film démarre lentement mais devient absorbant lorsqu'interviennent les premières difficultés. Les relations hiérarchiques entre classes sociales renvoient à la dure réalité d'une époque également présentée dans Master and commander. Chris Hemsworth est l'homme parfait mais il manque de la dose d'humour du jeu de Kirk Douglas. Plus généralement ça manque de souffle et on reste sur sa faim.
Ce film est objectivement très mauvais, mais je n'ai pas trop envie de le descendre méchamment. En effet, contrairement à quantités de produits hollywoodiens qui prennent ouvertement les spectateurs pour des andouilles, celui-ci procède d'une démarche sincère et n'insulte pas notre intelligence... Simplement, c'est raté : le schéma classique du vieux survivant qui se fait prier pour raconter son histoire, c'est non en 2016. Pour Princesse Bride, oui. Pour ce genre de films non, l'histoire se suffisait à elle-même et ce choix narratif retire toute la tension dramatique. Le rendu de la vie sur le bateau est frustrant, la faute à une réalisation qui confond vitesse et précipitation (plans trop brefs ! encore une plaie du cinéma contemporain)...ça fait mal quand on compare sur ce plan avec "Maitre à bord, de l'autre côté du monde" (Master and Commander pour les colonisés linguistiques)... Pas grand chose à dire sur le casting, même s'il me semble que Cilian Murphy est nettement au-dessus des autres. Enfin, défaut majeur, s'il n'insulte pas notre intelligence, ce film insulte un peu notre sens de l'esthétique : c'est moche ! mais moche... Incroyable d'avoir des effets numériques d'une telle pauvreté aujourd'hui. Voili Voilou, et je terminerai par dire que, enfant de mon époque sensible aux thématiques environnementales et effrayé par ce que l'espèce humaine fait de sa belle planète, je n'ai pas éprouvé trop de compassion pour ces exterminateurs de cachalot (je sais, c'était une autre époque, etc. etc.).
Je m'attendais à plus, plus grandiose, plus d'émotions, plus d'action, plus de ces acteurs...le thème, le casting et les visuels de la BA laissaient présager du meilleur, mais c'est en fait ennuyeux à mon goût, trop de temps mort, on n'accroche pas aux persos, et à la fin on n'en retient rien. Il aurait fallu un réalisateur qui ose, mais ici c'est resté beaucoup trop plat.
« Au cœur de l'océan » est l'exemple type du divertissement parfait, maîtrisé de A à Z par un réalisateur de talent qui a fait ses preuves depuis bien longtemps. Ron Howard (pour ne pas le nommer) connaît toutes les ficelles du métier et il le prouve une nouvelle fois en nous présentant avec passion sa version du célèbre « Moby Dick ». En parfait professionnel, il prend le temps de poser son histoire et de nous présenter ses personnages, sans pour autant oublier le spectacle savamment entretenu par des images somptueuses et des effets spéciaux particulièrement efficaces. On suit donc la saison de pêche du navire baleinier « Essex » avec une attention de plus en plus soutenue au fur et à mesure qu'il approche des bancs de cachalots qui devraient faire la fortune de l'équipage. La tension monte alors nettement, avec de magnifiques scènes d'affrontements entre les marins et les imposants mammifères. L'esprit d'aventure est total et on prend un réel plaisir à suivre la dure vie des hommes à bord de ces bateaux de misère... Jusqu'à ce que vienne l'affrontement que tout le monde attend avec une impatience non dissimulée. Je ne révélerai pas la fin pour ne pas spoiler, mais le spectacle tient toutes ses promesses et le message philosophique qui l'accompagne apporte une dimension supplémentaire qui classe « Au cœur de l'océan » parmi les meilleurs de sa catégorie. Et sans forcer !
Film au final assez simpliste, ce qui est assez décevant de la part de Ron Howard que l'on a connu plus inspiré. Les rapports entre les personnages sont bâclés, l'histoire ne donne paradoxalement pas l'impression d'avoir été approfondie malgré 2h de film. C'est cependant suffisamment bien ficelé et dynamique pour ne pas perdre le spectateur en cours de route.
J'ai beaucoup aimé cette histoire qui raconte l'histoire qui a inspiré Moby Dick. Ron Howard qui fait soit du très bon (Rush Willow..) ou n'importe quoi (l'horrible Da Vinci Code) est ici plutôt en forme. La première partie sur la découverte de l'univers des baleiniers, la première chasse aux cachalots est vraiment excellente. L'affrontement des pêcheurs avec la grande baleine blanche est extraordinaire, beau symbole de l'homme face à la grandeur de la nature, livrant au passage un message écolo plutôt réussi. La dernière partie sur la survie après le naufrage est moins bonne et surtout fait déjà vu et gâche un peu le plaisir du grand spectacle que l'on a eu jusque là. J'ai bien aimé la photo du film, la reconstitution du village de baleinier, ainsi que du bateau. En revanche on doit encore se fader l'horrible Chris Hemsworth qui n'est bon que quand il joue les crétins ou les abrutis, le reste du casting est lui plutôt bon. Bref un bon film d'aventure, prenant et soigné.
Tiré du roman homonyme, le film raconte le fait-divers qui a servi de base au chef-d'œuvre d'Herman Melville : “Moby Dick'”. On a donc un film dont la trame nous est familière, mais dont les péripéties demeurent néanmoins suffisamment inédites pour rendre le film intéressant. On est loin d'une nouvelle adaptation du roman de Melville. Le film présente une aventure humaine aux limites du fantastique (avec ce cachalot qui s'acharne sur ces marins), à la fois aventure humaine donc et épopée navale. On replonge donc dans au début du XIXème siècle où la chasse à la baleine bat son plein et où sur des bateaux à voiles des hommes partent des mois, voir plusieurs années, pour ramener la précieuse cargaison d'huile de baleine et ce à leurs risques et périls. Ces parties de chasse et la vie sur le bateau sont sans nul doute les parties les plus spectaculaires du film et la réalisation de Ron Howard est particulièrement réussie à ce niveau. Ce long-métrage n'est pas pour autant un banal film d'aventures. D'abord, la reconstitution est très soignée. Ensuite, la partie action du film n'occupe qu'un gros tiers du film, la première dressant le contexte historique et sociétal de cette industrie et la dernière partie contant la survie dantesque de ces hommes au milieu du Pacifique. C'est beau à voir, très dépaysant et totalement prenant. À voir absolument.
Le récit trop haché nous empêche de s’attacher aux personnages. Laborieux mais un brin distrayant au début, le potentiel de la suite, vrai cœur du film, est hélas bâclé.
Homme libre, toujours tu chériras la mer ! La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme Dans le déroulement infini de sa lame, Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal
L’eau, la mer, l’océan, cet ensemble qui a toujours attiré l’Homme, et l’art s’en est donné à coeur joie. Et le grand écran en 2015 présente « In the Heart of the Sea » de Ron Howard (Apollo 13, Da Vinci Code…). Il s’agit d’une adaptation du livre du même nom, de Nathaniel Philibrick contant le naufrage d’un baleinier Essex, naufrage ayant également inspiré Moby Dick.
Un certain Mr Melville, écrivain, vient rencontrer un ancien naufragé de l’Essex Thomas Nickerson, afin de pouvoir en faire une nouvelle fiction. Après un léger accrochage dû au refus du naufragé, celui-ci entame finalement son récit. L’histoire contée, prend place en 1819, époque où l’industrie de l’huile de baleine était en plein essor. Le prix du barril d’huile de baleine atteint des prix records. L’Essex prend la mer, avec aux commandes, le Capitaine Pollard et son second Owen Chase. Triste destinée puisque le baleinier coule en 1820 suite à une attaque d’un cachalot. L’équipage contraint de quitter navire va connaître alors 90 jours de survie, où tous seront mis à l’épreuve.[LIRE LA SUITE]
Chris Hemsworth n'est pas du tout convaincant pour son rôle dans ce film, il l'est beaucoup plus en incarnant Thor. Concernant le film en lui-même les effets spéciaux sont de moyenne facture à part Mobi Dick qui lui est bien réussi. Je mets quant même la moyenne car l'histoire reste bien racontée.
Magnifique, tout est impeccable ! Ce film complète la liste des chefs d'oeuvre de R. Howard. Le jeu des acteurs est prenant et que dire des effets spéciaux qui sont tellement proches de la réalité. A voir absolument !
Une aventure agréablement réalisée !! Pour celui qui aime voyager, l'océan, la survie... ce film est parfait! Des images époustouflantes! Merci pour ce moment d'évasion!
Le trailer était alléchant et le travail récent de R. Howard, qui s'éloignait de plus en plus des travaux commerciaux et commençait à travailler en profondeur sa forme, donnait beaucoup d'espoir pour un film aux visuels stupéfiants. Le studio ambitionnait aussi de mettre le film dans la course aux Oscars mais il semblerait bien que ni Howard ni la Warner n'ai réussit à tirer quelque chose de valable. Alors certes, le film n'est pas mauvais, très loin même d'être un navet, mais il est un peu raté dans le fait que sa partie survival manque un peu d'intensité. Pour autant, Howard a fait le choix de garder une certaine ligne directrice et visuellement, c'est réussi, cohérent et ça possède un vrai charme. Dans les scènes spectaculaires ou plus largement, durant la partie en plein mer, lui et son directeur photo A. Dod Mantle nous vrillent la rétine avec des plans d'une beauté visuelle à tomber par terre, le tout mis en valeur par un découpage sensitif qui nous immerge véritablement dans le quotidien du baleinier. Les acteurs sont également brillants et signent pour certains des compositions dignes d'éloges. Il manque au tout un petit grain de folie, un petit truc indéfinissable qui en ferait un classique instantané qui aurait réussi à s'emparer de son sujet. Il en reste un film beau, impressionnant, avec des effets spéciaux réussis et quelques séquences renversantes. D'autres critiques sur