50 premières minutes absolument sublime, une mise en scène, un duo d'acteur énorme… Une musique magnifique, une bestialité rare, le personnage de Mussolini m'a vraiment fasciné, cette bête, cet animal brutal… Le film ne sera jamais aussi bon que durant sa première heure, la seconde est bonne, avec des très bonnes idées (je garde la femme grimpant au grillage sous la neige (splendide) ou la contre plongée de la statue de Benitio Mussolini… Le fils singeant son père… Et la fin, splendide.
Le destin bouleversant d'Ida Dalser, la femme cachée et mère de l'enfant de Bénito Mussolini. Allegorie de la justice bafouée : impressionnant et magnifiquement interprété.
Si les productions sur Hitler sont légion, on peut en revanche compter sur les doigts d'une seule main celles consacrées à Mussolini. "Vincere" vient donc combler un vide cinématographique. Non seulement il le fait, mais il adopte en outre un point de vue bien original, celui d'Ida Dalser, premier amour du futur Duce. Autant dire que le film bénéficie d'un a priori largement positif, d'autant que les critiques se veulent bien élogieuses. Et pourtant, grosse déception. Premier talon d'Achille, la clarté du scénario. Malgré les diverses indications chronologiques et spatiales, le spectateur se retrouve vite perdu. Fondation de "Il popolo d'talia" à une date incertaine, marche sur Rome expédiée en deux coups de cuillère à pot, plus d'indication après les accords de Latran de 1929... La pédagogie n'est visiblement pas le point fort de Marco Bellocchio. Se rattrape-t-il sur la qualité de la réalisation ? Pas vraiment. Il expérimente timidement quelques effets visuels, essentiellement dans la première demi-heure d'ailleurs, mais ensuite plus rien.Le reste s'avère très conventionnel. Autre item de notation, le réalisme. Il est toujours aventureux de mêler images d'archives et scènes de film, mais Marco Bellochio s'en tire haut la main. On peut juste regretter le choix de Filippo Timi pour incarner Mussolini. Nul besoin d'être physionomiste et de bosser au FBI pour s'apercevoir qu'il ne ressemble en rien au Duce dont le menton est à peu près trois fois plus large (un vrai bulldog). Du coup, on a du mal à y croire, ce qui est d'autant plus regrettable que le travail de recherche historique est impeccable. Dernier regret, le spectacle proposé. Les deux heures de film sont interminables, on s'ennuie à mourir. Faut bien reconnaître que la vie de l'autre névrosée n'a rien de palpitant. Quelques scènes coupées ainsi que des rajouts sur la politique fasciste n'auraient pas été superflus. Au final donc, une œuvre à découvrir certes, mais au risque d'être déçu.
Vincere est un peu trop ancré dans le clacissisme, stylistiquement noir, mais les images d'archive rendent doute l'authenticité au film. La musique omniprésente, le jeu expressionniste des acteurs et la mise en scène sont remarquables.
Un film magnifique servi par une excellente interprétation et une mise en scène sobre mais élégante. Choisir des images d'archive une fois Ida et Benito Mussolini séparés s'avère un choix pertinent pour illustrer le fossé qui sépare le dictateur de celui que l'héroïne a aimé. La lente déchéance de cette femme amoureuse est d'autant plus émouvante qu'elle entraîne dans sa chute son propre enfant (mention spéciale à l'acteur adulte, poignant). A voir, decisamente!
Il faut savoir se déconnecter de l'historie et de l'esprit critique pour pleinement savourer l'oeuvre de Marco Bellocchio. Savoir oublier que Mussolini fut Mussolini, oublier que les crimes sont les crimes et reprendre à son compte la voix de Balzac qui prêchait avec justesse que les plus grands crimes de l'hsitoire ne sont jamais jugés, qu'ils naissent, s'ordonnent et finissent par mourir dans le silence et l'indifférence. Tel est le drame de "Vincere", le tragique de la vie de la maîtresse du Duce, la puissance du film de Marco Bellocchio. Car à travers la destruction d'une femme, c'est de la destruction de tout un pays, de toute une âme italienne que nous parle ce film vertigineux. Un grand exercice de style.
Un petit chef d'oeuvre du cinéma italien. Le contexte de l'Italie sous la tyrannie de Mussolini est bien montré. Ce film a participé au festival de Cannnes en 2009. Une belle romance. Les résistants italiens sont bien interprétés.
Si la mise en scène pleines d'images d'archive et aux aspects d'opéra reste bien fichu, l'histoire est très décevante. Si elle est passionnante dans la première heure où l'on voit Mussolini, être narcissique plein de grandes ambitions, monter en puissance tel un rouleau compresseur écrasant tout sur son passage en parallèle à son histoire d'amour (avec de splendides rapprochements entre les pulsions sexuelles et politiques du Duce), la seconde heure entièrement basée sur le drame vécut par sa femme et son fils illégitime sombrant tout deux dans la folie à force d'être traités de menteurs est bien plus ennuyeux et n'a plus aucun intérêt historique.
Pénible à visionner jusqu'au bout, Vincere est un film banal, classique utilisant des images d'archives et une photographie plutôt sombre qui n'a pour but que d'endormir son auditoire. Au niveau de l'intrique, on nous sert l'histoire d'une amante de Mussolini sans grande originalité. Perte de temps!!
le sujet était intéressant, voire singulier vu le personnage traité, hélas marco bellocchio se perd dans cette histoire singulière et méconnue qui rend le film ennuyant du début à la fin
Comment écrire quelque chose de serein sur un film de 2 h 08 minutes pendant lequel on a vécu un véritable calvaire pendant 1 h 25 et qui, d'un seul coup, devient tout à fait tout autre pendant les dernières 40 minutes. De ce film qui était en compétition à Cannes 2009, beaucoup ont dit ou écrit qu'il s'apparentait à un opéra. C'est probablement vrai pendant ces fameuses 85 premières minutes. Malheureusement pour moi, cela ressemble à un opéra de Verdi et non de Monteverdi, Haendel ou Mozart ! C'est grandiloquent, pompeux, la musique, quand elle intervient, est tonitruante, sans aucune nuance. Quel ennui ! Et pourtant, le sujet est intéressant : Mussolini, son amour secret avec Ida Dalser, son fils Albino, la montée du fascisme en Italie. Pendant les dernières 40 minutes, le film se calme et met principalement l'accent sur Ida Dalser. Giovanni Mezzogiorno est absolument prodigieuse dans ce rôle de maîtresse répudiée et, malgré tout le mal que, globalement, je pense de ce film, je lui aurais donné sans hésitation le prix d'interprétation féminine même si Charlotte Gainsbourg était, pour une fois, plutôt bonne dans "Antichrist". On évitera le zéro étoile infamant pour les 40 dernières minutes et, surtout, la prestation de Giovanni Mezzogiorno.
Des critiques presses totalement incompréhensible pour un tel navet. Le film gagnerait très largement à avoir quarante minutes en moins. Quel ennui, malgré le thème très intéressant le film est totalement sans intérêt, l'interprétation est parfois moyenne, la mise en scène lourde et hors d'âge, bref ne vous fiez pas aux critiques presses et évitez de vous ennuyez pendant 2 longues heures. Pour une fois le festival de cannes a été très avisé de ne rien donner au film.
De prime abord, je me suis demandé pourquoi Bellochio était allé compromettre son immense talent dans ce film qui ne raconte qu'une simple désillusion amoureuse. Les critiques diverses expliquent qu'il s'agirait de démontrer comment le fascisme et plus particulièrement son leader charismatique Mussolini ont développé leur influence et leur pouvoir de manière physique et charnelle indépendamment de toute idéologie. Mais je trouve cette démonstration relativement fortuite. Tout d'abord, si l'on comprend aisément l'attirance d'Ida pour Filippo Timi qui interprète Mussolini et qui est très séduisant, on a du mal à comprendre le succès de l'original, si ce n'est grâce à son immense pouvoir. En outre, les images d'archive montrant les harangues de Mussolini nous paraissent complétement caricaturales et c'est triste à dire, comique, aussi on a du mal à croire que le peuple ait pu être séduit indépendamment de l'idéologie fasciste. Il me semble que c'est la personnification du fascisme (et précédemment son autorité dans la presse ou le socialisme), qui a fait le charisme de Mussolini, et non pas Mussolini qui a esthétisé le fascisme. Je ne peux donc voir dans ce film autre chose que son premier degré. C'est à dire la lutte héroïque d'une femme qui lutte contre une injustice armée d'une oppression implacable avec une déraison parfaitement raisonnée (et un peu l'ascension d'un leader totalitaire, mais la transition entre le Mussolini incarné et le Mussolini d'archives m'est trop abrupte). Malheureusement, comme cette femme ne se révolte pas contre l'oppression elle-même ni contre l'idéologie et qu'elle en a même été le bras financier son courage ne me fait pas oublier l'absence de sympathie que je ressens pour elle. Le film m'est donc tout à fait mineur dans l’œuvre de Bellochio.