Hitman est une saga maudite au cinéma, car déjà la précédente adaptation était douteuse, mais cette nouvelle mouture est tout aussi mauvaise, si ce n’est davantage ! Il n’y a vraiment pas grand-chose à sauver malheureusement, et le budget semi-modeste pour le genre n’excuse clairement pas tout ! Au rang des rares bons points, je dirais les décors. Le film se déroule en décors naturels, à Berlin, Singapour, ça donne une ambiance appréciable et il y a une certaine authenticité, d’autant que des lieux iconiques sont montrés. La bande son est également honnête, signée d’un Beltrami pas à son top mais pas à son mauvais non plus.
Voilà, vous avez à peu près tout ce qui peut susciter un vague intérêt ! Pour le reste… Faut déjà dire que visuellement, hormis les décors naturels, le film est catastrophique. Entre les effets visuels numériques très moches et qui ont en plus super mal vieillis pour la plupart, qui viennent littéralement pourrir toutes les scènes d’action, les combats totalement moisis à cause d’un montage foireux et d’effets de style au gout douteux, la mise en scène globalement aux fraises, les ellipses à cause du caractère hyper-rushé de l’ensemble, Hitman est un film douloureux à regarder et globalement très nul. Il essaye de se donner des airs de blockbuster, et ça aurait pu le faire avec les décors, mais pour le reste c’est plus proche d’un Ultraviolet que d’un John Wick pour point de comparaison !
Le casting est emmené par Rupert Friend. Bon, on ne peut pas dire que le personnage lui offre de quoi s’exprimer particulièrement mais j’avoue ne pas l’avoir trouvé très convaincant ! Trop frêle, sa tête d’Orlando Bloom un peu bellâtre ne colle pas à un tueur froid et méthodique. Hannah Ware, Zachary Quinto, et les autres ne sauvent pas la mise. La raison principale découle d’un profond souci d’écriture avec des personnages vides et des évolutions plus que douteuses de leur caractère !
Le scénario est tout aussi médiocre. L’histoire est vraiment en carton, mais un bon point quand même, elle se met au service du rythme et de l’action qui, et il faut savoir le reconnaître, aussi mal fichu qu’elle soit, est présente de manière quasi-continue, ce qui dans un film d’action reste le minimum syndical pas toujours rempli ! Néanmoins les personnages vides évoluent dans une intrigue minimaliste et sans aucun relief, surprise ou profondeur. Les vagues messages pour tenter de donner du sens à tout ça sont grotesques et il y a plein de zones d’ombre, peut-être dans l’anticipation d’une suite qui ne verra pas le jour vu le bide de cet épisode.
En clair, un film sans intérêt, globalement très médiocre qui m’a rappelé dans le genre Ultraviolet. Même type de budget, même recours au numérique à tout va, même durée trop courte, même vide intersidérale des personnages… 1