Cría Cuervos
Note moyenne
4,0
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114 critiques spectateurs

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Mathieu Killian
Mathieu Killian

3 abonnés 132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2026
Pour Ana, dès l'enfance la vie ne l'à pas épargnéée par la décès prématurés de ces parents, elle vu souffrir sa mère, le décès des deux. L'imcomprehension des 2 mondes enfants/aldultes. L'ana qui dans son echappatoire se créer un monde, mêle entre le souvenir et le fantome de sa mère. La tante qui tente bien que mal a élever ses nièces. Tout celà dans une société espagnole franquiste.
Polopolochon
Polopolochon

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2025
Cria couervos. Grand film, discret, tout en finesse par le jeux. Par le soin des détails ( plans , grafitis...) j aime
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 septembre 2025
A hauteur d'enfant ce drame montre, au-delà de la difficulté à gérer un double deuil, la complexité d'un monde où règnent les mensonges ou les illusions, les espoirs ou les chimères, les incompréhensions ou les erreurs. Par l'analyse qu'en donne le personnage adulte (formidable double interprétation de Geraldine Chaplin), l'intrigue ose un regard désabusé sur cet âge de la vie communément idéalisé alors qu'il crée de futurs traumas, voit se matérialiser l'impossibilité de concilier rêves et réalités, pâtit de l'influence des adultes, des frustrations parentales évidemment perçues à la résignation ordinaire de celle qui par crainte ou par incapacité à s'accomplir se fond dans le moule de la convention familiale censée l'épanouir. On appréciera la justesse psychologique - avec des fillettes loin de tout angélisme, notamment l'héroïne carrément infâme (!), l'importance de la musique représentée comme vectrice d'émois ou de souvenirs ainsi que l'écho historique avec la fin du franquisme (quoi que le choix de la même actrice pour les deux rôles rende la cicatrisation discutable). Cependant n'est pas Bergman qui veut et quand on valorise l'atmosphère, le ressenti des personnages, les dialogues (parfois très artificiels) il faut une réalisation remarquable, explicite ou fascinante pour aviver la nervosité, l'émotion ou l'intérêt que la froideur du traitement empêche au départ. Une oeuvre monocorde pour un propos désabusé...
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mai 2025
Le déroulement de ce film consiste à placer les événements sans aucune logique dans le temps, ainsi une scène peut commencer et signaler la mort d'un personnage qui réapparaît ensuite sans qu'il soit possible d'en saisir la logique. Ceci rend impossible de comprendre cette histoire. Pourtant cette petite fille confrontée à des problèmes familiaux complexes dans cette Espagne franquiste aurait dû être attachante. Les thèmes abordés le sont dans le désordre et superficiellement. Par exemple cet officier franquiste détesté par da fille sans qu'aucune raison soit donnée. Les rapports entre cet officier et sa femme jamais explicites.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 avril 2025
Cette chronique intimiste d'un drame de l'enfance se détourne du mélodrame par l'absence d'ostentation ou de pathétisme dans la mise en scène, autant que par le caractère implicite et métaphorique que Carlos Saura applique au sujet.
L'histoire de ces trois enfants, orphelines d'une mère très malade et d'un père, militaire franquiste, infidèle et autoritaire (et figuration d'un pouvoir dictatorial et cynique) se décline plus particulièrement à travers les souvenirs de la petite Ana.
Le ton est grave et douloureux, déterminé par le sentiment d'abandon, de solitude et de détresse qui accable Ana. A l'opposé d'un univers joyeux de l'enfance, les scènes d'intérieur dans une demeure sombre et hantée par la mort introduisent toute la tristesse qui enveloppe l'errance, de pièces en pièces, de la petite fille.
La mise en scène seule de Carlos Saura n'est pas toujours convaincante. Statique et un peu convenu, le récit rayonne pourtant à chaque apparition de la fragile Ana Torrent. Son regard noir, mélancolique et trop lucide, son visage adorable et ses expressions poignantes constituent les véritables moments d'émotion du film et, au-delà, de très belles séquences de cinéma.
Alasky

454 abonnés 4 537 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 février 2025
Je n'ai pas été touchée par ce film qui manque cruellement de rythme bien qu'il soit ponctué par la superbe chanson Porque Te Vas et malgré le bon casting. Je n'ai pas été emballée car c'est plutôt froid, distant et la narration oscille entre plusieurs genres.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 novembre 2023
Depuis des années j attendais de voir ce film que la magnifique chanson « Porque te vas » à fait passer à la postérité. Et ce fut une grosse déception. Alors oui le thème de la fin du franquisme aurait put être intéressant, oui si l on aime les prestations de jeunes enfants au cinéma la jeune Ana Torrent est bluffante, oui il y a de très beaux plans et une construction cinématographique qui tient la route; mais quel ennui. A un point que justement le sous texte m est passé complètement au dessus de la tête et que rapidement je n ai eu qu une hâte: c est que cela en finisse.
Catherine R
Catherine R

3 abonnés 108 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 septembre 2023
Un film sans concession : la réalité nue sur l'éducation espagnole des bourgeois à l'époque de Franco! et tout est dit par les situations et les images... sans aucune idéologie à la manière d'un Kerouac ou de l'Accroche coeur ! Un film qui n'a rien d'hollywoodien ni évocateur... et tout est déjà dans le titre! Une constatation qu'à fait la pédagogue Maria Montessori : les parents reprochent à leur enfant d'élever des monstres qui vont leur arracher les yeux... car le titre est le début d'un proverbe espagnol! Après la mort du père infidèle dans les bras de sa maitresse qui s'en fuit, une tante recueille trois orpheline, sauf qu'elle s'aperçoit vite que ces trois enfance savent pas tenir leurs couvert à table! La mère a quitté une carrière de pianiste, et se lamente des infidélités de son mari ( avec la femme de son meilleurs ami, et de la bonne...) mais pourquoi s'interroge lla fille -t-elle quitté sa carrière, n'était-ce pas plutôt une fuite du stress qu'un réel sacrifice ? Car il y a sans doute un peu des deux... et sa fille, réalisant la cruauté de l'enfance que tous les adultes semblent adulés pour ne pas s'occuper de leur progéniture s'en rend bien compte ; ses parents se disputent futilement, la mère cherchant un paradis irréaliste dans la maternité pour se lamenter de la conduite de son mari, un mari qui fuir la réalité de la famille pour chercher un faux bonheur ailleurs que dans le lit conjugal... dans le film à la fois tout est dit, et rien n'est dit... tout est dans les situation... même le mensonge stupide des parents à leurs enfants qui singent leur disputent : la mère prétend que dans la petite boite il y a du poison, mais est-ce le cas ? Est-ce que la gamine va utilisé cette boite pour se débarrasser des adultes qui l'empêche de grandir correctement pour assouvir des futilités au lieu d'être tout simplement là! La cruauté ingénue des enfants que l'on empêche de grandir que l'on ne veux pas éduqué en se créant des problèmes d'adultes! Un film poignant, réaliste, mais que l'on n'aura pas forcément le courage de voir deux fois... car ici, on n'a pas à Hollywood, mais dans une réalité sans far!
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 342 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2023
Le titre qui signifie « Elève des corbeaux » fait référence au proverbe espagnol, « Cría cuervos y te sacarán los ojos » (« Elève des corbeaux et ils t’arracheront les yeux »). Probablement destiné aux adultes qui n’aiment pas les enfants ? Pourtant il est difficile de s’intéresser à l’histoire assez conventionnelle : un couple en crise, avec un mari, militaire, volage et sa femme, qui en souffre et tombe gravement malade. Des 3 enfants, Irène (l’ainée), Maïte (la benjamine), Ana (Ana TORRENT, 10 ans) aux grands yeux impassibles, est la plus perturbée par le comportement de son père qui fait souffrir sa mère (Géraldine CHAPLIN, en couple à l’époque avec le réalisateur, son 6e film sur 9 avec lui). Une série de flash-backs avant et après la mort de ses parents, montre son comportement, intrusif (de jour comme de nuit), ses visions (de sa mère), se croyant dotée d’un pouvoir de donner la mort mais aussi sa duplicité (vis-à-vis de la grand-mère) et son détachement à l’égard de sa famille (y compris de sa mère, notamment lorsqu’elle souffre de douleurs abdominales). Carlos Saura a t’il été influencé par « Cris et chuchotements » (1972) d’Ingmar Bergman ? Le film est long (1h50), avec des scènes qui auraient dû être écourtées (brossage des cheveux, déjeuner avec cours de maintien de la tante Paulina) et seule la scène où les enfants se déguisent, se maquillent et jouent la comédie, spoiler: Irène en père, Ana en mère et Maïté en servante,
résument bien la compréhension qu’ont les enfants de leur situation familiale, malgré les non-dits. S’il s’agit d’un film sur la famille, il fait pschitt ! Sur l’enfance, l’ennui et la relation à la mort, on est loin de « Jeux interdits » (1952) de René Clément (1913-1996). Quant à la chanson « Porque te vas », elle n’apparait qu’au bout de 35 mn, sous la forme d’un 45 t qu’écoutent les 3 filles.
brunocinoche
brunocinoche

136 abonnés 1 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2023
sans aucun doute, le meilleur film de Carlos Saura. remarquablement construit et écrit , le quotidien côtoie la cruauté à travers le regard d une enfant. un film qui résiste aux années et garde sa force romanesque.
Dominique Sement
Dominique Sement

12 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2023
Le film qui a marqué mon adolescence. Avec beaucoup d'ignorance, j'ai découvert le cinéma espagnol et le franquisme. N'est-ce pas le meilleur canal que ce film splendide pour l'époque fait de symbolisme et de réalités à la fois. Une chanson aussi qui contrebalance avec l'effroi du franquisme, qui est attachée à moi comme une incision au monde à venir.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2023
Musique dont la notoriété dépasse le film et interprétation magistrale de l'actrice principale. Dans un milieu aisé, on y dépeint la solitude de 3 enfants orphelines dans une société très austère de la fin du franquisme. Le film n'est évidemment pas très gai.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2022
La collaboration fructueuse entre Carlos Saura et Geraldine Chaplin, sa compagne de l'époque a été à l'origine de neuf films particulièrement originaux et très intéressants.

Parmi ceux ci figure " Cria cuervos " à la fois le plus capé ( il obtint le grand prix du jury à Cannes) et le plus connu du grand public, même si Saura n'en fait pas son film préféré.

C'est en tout cas un opus très réussi et particulièrement émouvant de la carrière du metteur en scène espagnol, considéré chronologiquement après Bunuel et avant Almodovar comme le plus important cinéaste de la péninsule ibérique.

Mêlant passé, présent , futur, le scénario s'attarde sur une des trois jeunes sœurs de la bourgeoisie qui deviennent orphelines de mère ( vénérée par ses enfants) puis de père ( personnage distant, autocentré et antipathique)

Film qui aborde le thème du déchirement provoqué par la perte d'un proche chez un enfant, tout en abordant avec distance le contexte de la dictature franquiste, c'est une œuvre bouleversante, très réussie, à la hauteur de sa réputation et qui n'a pas pris une ride.

Malheureusement pour Saura, "cria cuervos" a un peu masqué à l'international le reste de sa filmographie. C'est vraiment dommage car " cria cuervos " n'est en rien le seul film de grande qualité du réalisateur. Les exemples abondent dans une filmographie particulièrement riche au plan quantitatif et qualitatif.
NTosic
NTosic

27 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mai 2023
Languidez.

C'est long l'enfance. Surtout quand on fait face aux passions tristes des adultes. Ana Torrent mérite sa place au Panthéon des grands petits acteurs. Un jeu tout en retenu, adapté à son personnage : une gamine tantôt rêveuse, tantôt stoïque quand il s'agit d'absorber les douleurs alentour. J'ai un faible pour les scènes où les trois sœurs s'amusent car elles sont complices et donnent le sourire. Mais on sent que ces beaux instants ne supplantent pas la mélancolie, par définition trop prégnante. Ce film est de ceux qui captent des sentiments, des relations, des interactions et des pensées difficiles à retranscrire même à l'écrit.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2021
Avec « Cria Cuervos », Carlos Saura signe un film sur les souvenirs d’enfance. Il y a plusieurs modes d’expression et de réminiscence des souvenirs, et le film en évoque quelques-uns, comme la musique, chaque femme des trois générations différentes faisant appel à un morceau musical particulier pour se remémorer le passé, ou les photos, devant lesquelles Ana emmène sa grand-mère. Saura exprime ici ceux de Ana adulte par des procédés spécifiquement cinématographiques. Ils deviennent ainsi un mystérieux mélange de réalité, de fantasmes, de rêves, et d’obsessions. La déchirure fondamentale de cette petite fille devenue femme est la disparition de sa maman (c’est à cette fracture que se réfère « Por que te vas »). Avec celle du père qui la suivra, la mort est extrêmement présente dans l’esprit de l’enfant, qui croira même avoir un pouvoir sur elle. Ses interrogations, ses tentations de révolte, l’incompréhension, parfois le rejet du monde des adultes sont superbement montrées. Mais c’est aussi un film d’espoir, individuel et collectif. Comment ne pas voir, dans la dernière scène, s’ouvrir l’avenir d’une petite fille libérée de sa culpabilité et de ses blocages, et celui d’une Espagne qui tournait la page du Franquisme ?
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