un film émouvant relatant l'histoire d'un retraité paisible, qui va reprendre goût à la vie amoureuse, après la disparition de son ami de pêche? Daniel prevost est touchant, un rôle un peu inhabituel . des scènes émouvantes un film sur la vieillesse et aussi sur les relations amoureuses des vieux. Un sujet peut être encore tabou
La sexualité du troisième âge n'est plus un tabou et elle occupe une place de choix désormais dans la production cinématographique devenant presque un genre à part entière. Ici, Rabaté adapte sa propre bande-dessinée pour nous offrir un "semi" road movie tout à fait dans le ton du Mammuth de Delepine et Kervern, le versant absurde et trash en moins. Emile , reclus dans sa solitude après le décès de sa femme a pour seul compagnie, Edmond avec qui il partage des parties de pêche silencieuses. Emile découvre que son ami a encore une vie sexuelle très active malgré son âge dit canonique. Quand ce dernier meurt, Emile prend sa suite et décide lui aussi de vivre un peu plus intensément le temps qui lui reste. De statique, le film passe au road movie quand Emile part avec sa petite voiture sans permis sur les routes de France à la recherche de sa jeunesse. Les rencontres qu'il fait lui redonne goût à l'aventure et lui montre que l'âge ne fait rien à l'affaire si l'on souhaite prendre la vie comme elle vient. Le film de Baraté est très bucolique et rempli d'un optimisme qui nous montre la vieillesse sous un autre angle que celui de la décrépitude et de l'abandon. Bien sûr les acteurs chevronnés que sont les Nahon, Prévost , Ogier ou Vincent sont au diapason du ton voulu par Pascal Rabaté. Un souffle d'air frais qui parle en positif de ceux qui seront majoritaires dans à peine trente ans et sur qui il va bien falloir compter de gré ou de force.
j'ai passé un moment magique en voyant ce film, et je suis heureux d'avoir pu le voir car il ne passe pas partout hélas. une histoire simple de retraités avec un grand très grand Daniel Prevost émouvant dans sa drôle de "voiture". de vrais gens bien de chez nous avec leur coeur énorme de gentillesse. de beaux paysages, un film français magnifique, après celui de becker je suis doublement satisfait.
Les histoires de ceux dont on parle peu dans une région réputée douce et calme. Ca peut paraître désuet, d’une autre époque. Et pourtant, cette France là existe aussi et vit loin du bruit des villes. Un sujet rarement abordé au cinéma, la sexualité des septuagénaires. Alors pourquoi pas ? Daniel Prévost, Bulle Ogier, Hélène Vincent sont excellents. C’est un film sans prétention, franchouillard disent certains. Pour ma part, un joli moment de cinéma. Simple, certes, mais plein de charme aussi.
Voici un style de film à deux visages, un côté coeur chaviré et empli de solitude et de peine et l'autre côté, celui de l'espoir retrouvé, et l'envie de vivre encore pleinement sa vie, un film rempli de fraîcheur comme certain autres du genre, un film calme comme la Loire et la nature pittoresque des personnages. Un film où l'on en ressort l'esprit positif et calme, un film interprété par un Daniel Prévost impeccable, la bonne moitié du film avec la tête triste, en manque d'amour et la seconde partie du film avec une tête métamorphosée emplie d'une clarté heureuse qui renoue avec la joie de vivre encore une fois le bonheur retrouvé, j'ai adoré et lui donne un 5 sur 5 rien que pour la plénitude du film.
Pascal Rabaté adapte sa propre bande dessinée éponyme et en restitue une très belle oeuvre. Traitant pour sujets principaux de la solitude et de la sexualité chez les personnages âgées (un thème extrêmement rare au cinéma), c'est d'autant plus courageux et intriguant, surtout qu'il s'agit de son premier long-métrage. Emile & Edmond, deux septuagénaires inséparables, passent le plus clair de leur temps à pêcher. Mais leur quotidien va en prendre un coup lorsque Edmond succombe à une crise cardiaque. Ce dernier avait auparavant révélé à son meilleur ami sa passion pour la peinture "coquine" et le plaisir de la "bonne chair". Pour Emile, il s'était depuis longtemps résigné à envisager une relation amoureuse, jusqu'à ce que des désirs enfouis au plus profond de lui resurgissent. Drôle, tendre et émouvant à la fois, Les Petits ruisseaux (2010) dépayse et nous révèle une toute autre image des seniors. Daniel Prévost est magnifique, on espère qu'une chose, avoir une vie aussi palpitante une fois à la retraite !
Qui aurait cru qu'un jour un film avec pour héros des retraités serait réalisé avec une simplicité et une justesse aussi marquante ? Incroyable réussite, des thèmes difficiles abordés sans gravité, des situations qui pourraient faire ricaner montrées avec une délicatesse évidente, des scènes émouvantes, des acteurs fantastiques... Ce film m'a scotché, un cas rare de générosité et de modestie.
Daniel Prévost, je l'avais découvert dans les années 1965-66, alors compère de Jean Yanne sur "Radio Luxembourg". Plein d'années après, il est toujours là, excellentissime dans cet excellent film, entouré d'acteurs tous au mieux de leur forme. Daniel Prévost, dans un rôle subtil tout en retenue, l'émouvante Bulle Ogier et surtout la sublime Hélène Vincent à qui on ne donnerait pas les 67 printemps qu'elle a pourtant. A tous, un grand bravo dans ce film tout en délicatesse et en nuances sur un thème pas très "commercial"... et tant mieux.
un vrai régal de tendresse et de bonheur. on sort de la séance gonflé à bloc d'avoir pendant 1h30 respirer la fraicheur des sentiments d'amitié et d'amour. eh oui l'amour au 3ème âge existe encore sans tomber dans le jeunisme outrancier
"Les petits ruisseaux" offre à Daniel Prévost un role sur mesure, tendre, pudique. un homme à 70 ans qui réapprend la vie, le bonheur, l'amour ... à ne pas rater !
Alors, premièrement, ce n'est pas un film ennuyeux, c'est un film sur l'ennui, nuance... l'ennui d'un homme du troisième âge qui n'attend plus rien de la vie. Et puis, brusquement, une lueur... et cette lueur illumine progressivement cette comédie fort agréable où ce ne sont pas les jeux de mots qui font rire, mais l'originalité des situations...
Retour dans un petit cinéma de quartier après des années de multiplex pour voir ce film qui ne passe pas dans les grands complexes cinématographique . Et bien j'ai vu un joli petit Road Movie de ce septuagénaire magnifiquement interprété par le génial Daniel Prévost ,qui part a la recherche de sa jeunesse et de sa vie . Retrouver le gout du bonheur ,du sexe et de lui même . Poétique et plein de jolis mots comme " Je fait des ronds dans l'eau car ca ne laisse pas de trace " .,j'ai passé un bon moment en compagnie d'Emile .
Emile a 70 ans. Veuf depuis de nombreuses années, son quotidien s'organise autour de séances de pêches en compagnie de son meilleur ami, Edmond. Lorsqu'Emile découvre que Edmond rencontre des femmes via des agences, il en vient à s'interroger sur sa propre situation sentimentale. La mort soudaine d'Edmond va pousser Emile a mettre un peu de piment dans sa vie. Il va alors prendre la route, sans but précis, sinon celui de redécouvrir le plaisir des sens et de la chaire : le plaisir de vivre. Les Petits ruisseaux est un film sensible, porté par un Daniel Prévost qui tient peut être là son meilleur rôle. Après Riad Sattouf, Pascal Rabaté prouve qu'un dessinateur de bandes dessinées peut également s'avérer un très bon réalisateur.