Derniers Avis : J'ai rencontré le Diable - Page 20
J'ai rencontré le Diable
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Un visiteur
5,0
Publiée le 22 juin 2013
Si plusieurs scènes sont proprement bouleversantes, on a très vite l'impression d'assister à quelque chose de majeur, d'inédit. Kim Jee-woon réussit là une oeuvre totale et filme l'horreur sans concessions. "J'ai rencontré le Diable" n'est pas, du point de vue "culturel" du terme, un chef-d'oeuvre. Sauf qu'il est en rassemble tous les critères, sans que l'on sache vraiment comment. Une chose est sûre, il s'agit d'une des plus grandes oeuvres cathartiques jamais réalisées.
Kim Jee-woon considéré comme le "Tarantino" Coréen ( je ne comprend même pas cette expression mais bon c'est écrit sur mon Blu-Ray donc je la reprend ), n’hésite pas ici avec son "Diable" a donner un coup de hachoir dans les dents du cinéma Asiatique, dans les dents du cinéma tout court car I Saw The Devil a vite fait son petit nid et sa réputation dans le monde entier . Le plus violent des films Coréens ? Le plus sanglant ? Le plus rude ? Le plus éprouvant ? Peut être pas car on peut bien s'attendre a des surprises d'ici quelques années avec les prochaines productions Coréennes mais ici on en prend clairement plein la tronche . Mais c'est bien le film le plus crade, sanglant violent et percutant du réalisateur .
Alors oui même si je mets la note maximal et que je le considère a l'heure ou j'écris cette critique comme l'un des trois meilleurs films Coréen "J'ai rencontré le diable" a bien des petits défauts et il serait stupide de ne pas les voir tellement il sont flagrant .
Il est un poil trop long, 2h30 que l'on sent bien passer par moment et surtout au niveau de la fin car le rythme est entrecoupé de scène vraiment moelle, ce qui empiète sur le rythme effréné que l'on peu avoir par moment . C'est comme si on était dans des montagnes russes et que d'un coup on passait a un petit manège a poneys .
Mais quand le rythme est là on le voit bien défiler a deux cents a l'heure, c'est énergique, dynamique, sanglant, puissant et violent . Un rythme effréné qui nous secoue et ne nous lâche pas . Le film a une réputation de film excessivement violent et cette réputation n'est pas là pour rien car oui c'est violent et sanglant et ça ne fait pas dans la gentillesse en nous envoyant des doses d'hémoglobine a foison .
On retrouve avec plaisir la caméra sans faille et minutieuse de Kim Jee-woon qui nous offre des plans magnifique, des cadrages astucieux qui parfois n'était pas facile dans un espace restreint ( la scène du taxi ) . Rajoutons a cela une photographie aussi sobre que crade lors de certaine séquences . Coté réalisation on est clairement devant quelques chose de supérieur au productions Hollywoodienne .
Coté interprétations que du bon avec Lee Byung-Hun mais la vraie force du film c'est clairement le tueur en série interprété par le grand Choi Min-sik . Il montre a merveille qu'il sait être un sadique serial killer sans pitié et froid ( même s'il avait déjà montré dans Lady Vengeance ce même type de performance ici c'est encore mieux ). On le déteste mais l'adore tellement il joue bien .
Ensuite que propose ce film au niveau scénario ? Une histoire de vengeance tout simplement, un thème vu et re-revu encore et encore depuis la nuit des temps dans le cinéma Asiatique, rien que dans le cinéma Coréen on a la trilogie vengeance de Park Chan-wook ou encore du même réalisateur A Bittersweet Life, bref tout ça pour dire que la vengeance est un thème abordé des milliers de fois là bas . Mais pourtant c'est véritablement le film qui décrit le mieux la définition du mot vengeance, ici le film se concentre sur ce thème avec une application monstrueuse et machiavélique qui porte sa (très) légère touche d'originalité . Mais ce n'est pas tout car le film se clos dans un final remplit d'émotion, une séquence bouleversante et magistral .
J'ai rencontré le diable ( un titre qui lui va a merveille et qui sonne encore mieux en anglais ) n'est donc pas un énième film de vengeance lambda, c'est LA définition du mot vengeance, munie d'une réalisation soignée, d'interprétations grandiose et des scènes puissante a couper le souffle .
C’est rare que je post une critique, cette fois, c'est pour encourager ceux peut attires par le genre, de voir ce film, et devenir amateur de ce type de film. Les 2 acteurs principaux sont remarquables, le serial killer est époustouflant.
5 ans après a bittersweet life, Kim Jee-woon retrouve son acteur fétiche Lee Byung-Hun et fait appelle à Min-sik Choi pour une rencontre au sommet entre ces deux monstres du cinéma coréen. Lee Byung-Hun c'est Soo-hyun, un jeune agent secret qui veut venger sa fiancée de Kyung-Chul, le sociopathe ultra-violent et imaginatif joué par Min-sik Choi. La course poursuite commence dès le début du film par scène intense qui montre un déchaînement de violence et un acharnement qui caractérisera le personnage de Kyung-Chul. Elle se déroulera alors sur près de deux heures vingt sans jamais perdre en rythme mais se verra rapidement inversée très tôt dans le film. Cette inversion n'intervient pas au hasard et remet une fois de plus en question le personnage de Soo-hyun et ses méthodes brutales. Une fois de plus ce film évite le manichéisme classique pour poser des limites à la vengeance qui prend ici des formes cruelles qui choquent. Kim Jee-woon ne lésine alors pas sur la violence et assombri sa photographie, poisseuse et malsaine, qui apporte au film une tension d'autant plus importante. Sa mise en scène virtuose fait mouche et le final est encore grandiose, à croire qu'il y a un gêne coréen pour la maîtrise des finals de leurs films. Glauque, malsain et virtuose, J'ai rencontré le diable est grand film qui dérange autant qu'il captive grâce à son duo d'acteur qui savent contraster leurs personnages.
Choi Min-Sik livre une superbe prestation dans le role du serial killer (je n' oublie pas aussi Lee Byung Hun) . L' idée du scénario sur le danger à verser dans les mèmes exces que la personne que l' on combat est assez bien traité et ne s' essoufle à aucun moment pendant les 2h 10 ( l' évolution vers la fin sur le duel psychologique à distance). La mise en scène est excellente.
C'est l'histoire classique de l'homme meurtri qui décide d'exercer une vengeance sans limite, au risque de devenir semblable au monstre qu'il pourchasse. Le film réutilise presque tout ce qui s'est fait avant lui sur le sujet, mais avec brio. Le récit est musclé, et pas dénué d'humour (noir !). On passera sur les quelques invraisemblances. Je le classerais parmi les bons films sur le thème du tueur maniaque, un cran en-dessous quand même par-rapport à "L'étrangleur de Boston", "Schizophrenia", "Le silence des agneaux" et même "Seven", et quand même beaucoup moins dérangeant que les films d'horreur les plus radicaux ("Maniac", "A l'intérieur").
On a du lourd! La lenteur du film n'enlève rien à sa puissance. Une telle dépense d'énergie est faite par le réalisateur pour peindre ses personnages , que nous (spectateurs) ne pouvons qu'approuver.
Film vraiment Dark!! Franchement il m'a fait peur surtout spoiler: quand au début on voit comment la femme du type se fait tuer c'est vraiment horrible !!! Je dois avouer qu'il est plutôt gore, mais ce n'est pas un de ces films où le sang est omniprésent, non c'est surtout une histoire. On se pose facilement la question: Et si c'était moi, à sa place? Deviendrai-je un monstre comme c'est son cas. Pour moi, le "héros" à la fin du film n'a plus du tout l'air d'un héros, bien au contraire on a l'impression spoiler: que même s'il a éliminé un tueur, au final c'est lui le tueur. Un personnage principal submergé par la douleur et le sentiment de vengeance causé par la mort de sa femme. Bon Thriller, qui ne nous laisse pas sur notre fin!
Je ne sais pas qui est le plus taré dans cette histoire, le scénariste psychopathe, le metteur en scène assoiffé de sang frais ou les protagonistes de ce thriller gore à souhait. Le thème de la vengeance, pas neuf, est ici traité de façon jusqu'au boutiste. Le malaise que génère le film est tellement profond qu'il faut en réserver le visionnage aux plus avertis, prêts à en recevoir plus que de raison dans le visage, qui aiment les émotions très fortes et les histoires bien construites. Parce que si c'est à juste titre interdit aux moins de 16 ans, c'est aussi un vrai film, avec un vrai scénario, avec de vrais personnages et de vrais drames. On n'en ressort clairement pas indemne. Bon courage.
Après les bons "A Bittersweet Life" et "Le Bon, la Brute et le Cinglé", Kim Jee-woon continue son voyage à travers son cinéma particulier avec ce "I Saw the devil" ("J'ai rencontré le Diable" dans nos contrées franchouillardes). Chose courante dans le cinéma coréen, "I Saw the devil" met en scène une nouvelle histoire de vengeance. Un flic, Soo-hyun (Lee Byung-Hun) voit sa petite amie massacrée par un sérial-killer. Après moults recherches, il tombe sur ce dernier, un certain Kyung-chul (Choi Min-Sik), auquel il décide de le faire souffrir comme il a fait souffrir ses victimes. Si à première vue, le long-métrage de Kim Jee-woon semble être un simple "vengeance movie" sur fond d'enquête, le réalisateur est assez malin pour détourner les codes et les clichés. Sans vouloir trop spoiler, ce qu'on croit être le but ultime du film (le flic qui retrouve le tueur) arrive finalement assez vite pour rebondir sur une autre histoire. Celle d'un jeu morbide et sadique, auquel Soo-hyun finira par se transformer comme les bourreaux qu'il combat. Véritable question sur l'essence du bien et du mal, Kim Jee-woon place toujours ses personnages dans ses situations complexe. Ainsi, Kyung-chul tuant pour le plaisir et pour sa simple libido se retrouve piégé dans son propre jeu, alors que Soo-hyun devient petit à petit ce qu'il a toujours refusé d'être. Tout ça pour la simple et unique raison de venger sa petite amie. spoiler: A cela on peut noter la triste séquence finale dans lequel le "héros" fond en larmes, ayant compris que tous ces sacrifices n'ont servis à rien. Pour arriver au côté technique, la réalisation est de très bonne qualité et n'a rien à envier aux autres longs-métrages du réalisateur. Les deux personnages principaux, et particulièrement Choi Min-sik, font des étincelles dans leurs rôles ambigües tandis que l'ambiance est glauque et mélancolique à souhait. "I Saw the Devil" est un nouvel ovni corréen, mélange de thriller, d'horreur et de "vengeance movie" qui prend aux tripes. Encore une fois: merci monsieur Kim Jee-woon pour cet bombe atomique cinématographique!
Bon film, oui, mais à la vision des notes, je m'attendais à mieux. J'ai trouvé qu'il y avait pas mal de faiblesses, voire incohérences dans le scénario.
L'histoire d'un mari, qui, pour faire son deuil après l'assassinat de sa femme, choisit la vendetta. Sadique, pervers, cruel, impitoyable, les qualificatifs pour ce film sont nombreux. Une belle claque pour ce film sud-coréen avec une très bonne réalisation, de très bon acteurs, bref du vrai cinéma comme il se fait rare aujourd'hui dans nos salles occidentales.