Concrètement ce film tire beaucoup du style de Miyazaki au niveau de l’illustration mais aussi dans le schéma narratif. Je trouve même que certains passages ont l’air "forcé" pour que le film fasse ghiblis vibe. Il existe certe des films qui se sont beaucoup inspiré du style de Miyazaki et des ghiblis mais celui ci semble tellement copié ce style qu’on ne voit pas la patte de l’auteur dedans. spoiler: Honnêtement j’ai trouvé cela ennuyant avec une héroïne qui se fait sauvé 24h/ par Shin . Bien que le concept du film est intéressant, tout a l’air d’avoir été fait précipitamment avec des parties de scène entre personnages trop courte, ce qui fait qu’on ne s'attache pas vraiment à eux. Je suis plutôt déçu de ce film mais cela bien sûr, reste que mon propre avis.
Makoto Shinkai entraine le spectateur dans un voyage fantaisiste et fabuleux d’où ressort dès les premières images un graphisme magnifique ainsi qu’une animation légère tout en manquant quelque peu de fluidité. Au-delà de ces qualités, le réalisateur nippon offre un récit initiatique au travers l’aventure vécue par ses personnages au background parfaitement travaillé dont la longueur lui permet de prendre le temps de développer son histoire, lui faisant prendre de l’ampleur peu à peu et même si elle n’apparait pas totalement aboutie, sa finalité - l’acceptation de la mort d’un proche – transparait clairement à l’écran.
On est d'abord émerveillé, il faut le dire, par la qualité de l'animation. Les graphismes sont détaillés, les paysages et décors superbes, les couleurs magnifiques. La bande-son est agréable. Malheureusement, ce film n'a pas grand-chose d'autre à proposer : le scenario et les personnages sont très classiques, et la longueur ce fait vachement ressentir au bout de la moitié du film, d'autant plus que pour un long-métrage d'animation, il est relativement long (quasiment deux heures). On regrette de ne pas en apprendre plus sur l'univers mystérieux d'Agartha et sur ses habitants. Ce film est donc vraiment décevant car il aurait pu être très bien mais il exploite mal son potentiel et plein de détail je ne sais pas pourquoi de l'utilité de la chose comme par exemple tout ce qui concerne les créatures blanches qui kidnappent sans savoir le but... .
Un des premiers films de Makato Shinkai avant sa montée en puissance, Voyage vers agartha est un road trip fantastique et japonais plein de beauté de féerie et de douceurs, tout en abordant en thème de fond la question du deuil. C’est beau, c’est plaisant, les personnages sont agréables, mais toutefois c’est moins profond et moins intense que ces plus récentes productions.
Hoshi wo ou kodomo fait se rencontrer le tout petit et le très grand, articule le microcosme et le macrocosme en établissant les conditions merveilleuses d’un dialogue entre les cultures et les âges, en témoignent les flashbacks ou autres procédés synthétisant le chaos humain – notamment une fresque alignant les grands bourreaux de l’Histoire. Nous retrouvons là l’ancrage historique du cinéma de Hayao Miyazaki, toile de fond devant laquelle s’accomplissent des destinées au contact les unes des autres. L’originalité réside tout à la fois dans le talent de paysagiste de Makoto Shinkai, qui signe de superbes compositions naturelles et utopiques, et dans la relation trouble qui unit les protagonistes : il y a ce jeune homme mystérieux qui met en route Asuna et qui constitue ensuite la quête de celle-ci, stéréotype de l’écriture des mangas et, dans le cas présent, du cinéaste japonais – souvenons-nous du coup de foudre éprouvé par Suzume à la simple vue du voyageur – ; également le rapport ambigu qui rapproche ladite fille de son professeur remplaçant, rappelant au passage l’attachement interdit d’un Léon (Luc Besson, 1994) ; enfin les déplacements autonomes d’un chat sacré qu’aucun maître sinon divin ne saurait posséder. Tout cela s’intègre à un univers où amour et cruauté s’entremêlent, offrant une métaphore des puissances de création et de destruction à l’œuvre dans le monde. Voilà un divertissement brillant qui sonde la complexité de l’adulte spoiler: hanté par les fantômes des êtres qu’il a perdus , et retranscrit l’initiation d’une enfant avec un goût pour la péripétie et pour l’aventure des plus précieux.
Un beau film, inventif et poétique et, surtout, visuellement somptueux. Le dessin est vraiment à couper le souffle et l'animation n'est pas en reste. En revanche, si l'héroïne est attachante, les dialogues sont parfois un peu faiblards et le film est un peu trop long.
Avec son troisième film d’animation, sorti en 2011, Makoto Shinkai a certainement trop voulu se rapprocher de l’univers de Hayao Miyazaki sans en atteindre la profondeur poétique. En effet, le réalisateur japonais développe un conte transposé dans un monde parallèle où des humains côtoient des créatures diverses. Le scénario de ce voyage mystique demeure complexe tant les allégories sur la mort et la recherche d’un être perdu sont abstraites. Heureusement, la qualité du graphisme vient combler le caractère obscur de ce long-métrage. Bref, une œuvre ambitieuse qui ne tient pas totalement ses promesses.
J'ai lu " qui n'a rien à envier à Ghibli" et j'ai bondi. Si le film est sympathique, jamais, sur aucun point, il n'arrive à la cheville de la référence. Au-delà des considérations techniques, cela n'a pas la poésie, la sensibilité, la vie d'un Miyazaki. Sorti de ça, j'ai bien aimé et j'ai passé un bon moment devant un animé de qualité, admirable par bien des aspects.
Un pur chef d'œuvre... qu'il faut absolument voir une fois dans sa vie . Techniquement c'est superbe, la narration, les personnages tout est magnifiques
Avant d'envoûter le monde entier, Makoto Shinkai nous avait proposé ce très bon projet, qui était malheureusement un peu passé sous les radars en France. "Voyage vers Agartha" est un vrai bon film d'animation, qui s'inscrit totalement dans la lignée du travail de son réalisateur. Après deux premiers films que j'avais trouvés insipides, il réussit enfin à se révéler. Ici, on part d'une base jouant avec le fantastique, pour explorer différentes thématiques et différents sujets. Ainsi, ce monde assez particulier nommé Agartha va être vraiment intéressant à explorer. Visuellement, il est déjà très riche et regorge d'idées. Sa conception est assez folle, bien que tout sois cohérent et pensé pour coller aux thématiques proposées. Et en parlant de ses thématiques, le film va surtout tourner autour de sujet comme la mort ou le deuil. Des sujets qui peuvent être classiques, mais ceux-ci seront abordées d'une manière assez intéressante. Clairement, tout tourne autour de la façon dont les Japonais perçoivent ce moment de la vie. Pour eux, c'est le début d'une nouvelle vie et cela est très bien retranscrit au sein de ce film. Et en soi, le long-métrage essaye de faire passer l'impression que l'on ressent au Japon, avec une acceptation de la mort et un deuil qui dénote de nos coutumes occidentales. Cependant, Makoto Shinkai propose quand même une relecture de cette approche, en remettant en question cet aspect passant par l'acceptation. Le sujet est donc assez varié, bien maîtrisé et pour nous, ne venant pas de ce coin du monde, la façon dont tout cela est abordé va être vraiment rafraîchissante. Pour autant, on reste quand même sur un long-métrage assez onirique, on ne plonge pas dans quelque chose de trop grave ou de trop difficile à voir. L'ensemble est très sympathique à regarder, que ce soit par l'intermédiaire d'une superbe animation, ou par l'ambiance assez planante que va apporter la bande-son. Si je dois chipoter un peu, je pourrai revenir sur certains passages précis qui gèrent assez mal leurs rythmes, mais c'est finalement assez léger. Le tout est donc vraiment très bon et pour tous ceux qui ont apprécié les réalisations récentes de ce réalisateur, je vous conseille de foncer voir celui-ci. Pour conclure, un film très émouvant au final.
Un animé japonais d'une grande beauté plastique, avec ses paysages somptueux "fait main", et une animation classique qui devraient ravir les amateurs de dessin. Agartha ressemble à s'y méprendre aux productions du Studio Ghibli (Chihiro, etc...), ce qui au final ne lui rend pas service: on ne s'improvise pas poète, et Agartha n'atteint jamais l'excellence de Hayao Miyazaki en terme de narration et d'inspiration. A ceci s'ajoute une violence graphique plus présente (sang, armes à feu...) qui tranche avec le visuel enfantin utilisé. Malgré cela, l'histoire reste intéressante, dépaysante, et aborde des thèmes complexes qui témoignent d'une ambition certaine.
VOYAGE VERS AGARTHA (2011): Une aventure bien agréable en compagnie de cette charmante Asuna. Une jeune fille au doux minois, généreuse et solitaire, pleine de vivacité. Le deuil sera la cause de ce long voyage au centre de la Terre. Un trajet rempli d'embuches, qui offrira plusieurs environnements magnifiques et mystérieux, avec des civilisations bien étranges . Une animation très proche des films e Miyazaki, par ses personnages aux aspects intrigants, mais aussi pour la beauté de ses décors. Dès les premières minutes, cette réalisation stimulera notre éveille par les activités d'Asuna, une personne radieuse et curieuse, toujours à courir à droite et à gauche (je vous rassure, ce n'est pas saoulant, c'est plutôt amusant). Nul reproche sur l'animation, elle d'une grande qualité, le doublage français est très appréciable; Une aventure vers un monde lointain peut-être un peu trop longue, dû à un scénario assez riche en évènements. Toutefois, grâce à sa mise en scène bien menée (de belles petites mimiques), cette réalisation est une réussite et se regarde avec grand plaisir.
Sur le thème maintes fois abordé du deuil, Makoto Shinkai réalise un joli film d’animation. Un peu mou, le récit manque parfois un peu de clarté quant à la motivation de certains personnages mais il est souvent poignant.