Genre qu'est ce qui se passerait si… Mais c'est débile... Ça ne fait rien on prend l'idée quand même… Ben oui, c'est le principe même de la science-fiction. L'idée est même un tiroir de Pandore et les suites risquent de proliférer comme des lapereaux. Voyons maintenant le film, à tous les coups le scénariste venait de revoir des "Chiens de Paille" dont il fait mine de s'inspirer. Sauf qu'ici on n'est pas dans un film d'auteur mais dans un film d'angoisse. Le miracle c'est que ça fonctionne, l'ambiance est oppressante, le couple d'acteurs est bien, il y a peu de temps morts, le petit garçon est exécrable mais son joujou téléguidé est génial. A déplorer quelques poncifs (le père de famille qui dégomme cinq assaillants à lui tout seul) et une scène ratée parce que trop téléphoné (celle ou le black vient renverser la situation vers la fin). Sinon cette série B se révèle d'un très bon niveau et tient parfaitement la route. Quant au message il n'y en pas et pourquoi y en aurait-il un, sauf à dire qu'on ne répond pas à la violence par la violence… Peckinpah, lui disait qu'on ne répond pas à la violence par la non-violence, on finit par plus savoir, ma brave dame !
"American Nightmare" a bien du mal à expliciter plus en profondeur son aspect politique (on nous dit vingt fois que la purge sert à faire baisser la criminalité et à "purifier les âmes") et à rendre sa partie d'action nerveuse et originale. La faute à une mise en scène et à une écriture faibles, une interprétation inégale et des "méchants" tout à fait ridicules. Une idée pourtant excellente, mais une réalisation rarement à la hauteur.
Ce film fait partie des surprises, comme ce fut le cas pour "Le projet Blair witch", où un film à petit budget rencontre une vaste audience grâce à un concept original et un bouche-à-oreille efficace. Las comme pour le film précédemment cité, "American nightmare" a été pour moi une déception par rapport à la réputation flatteuse qui le précédait. Je dois pourtant l'admettre le paradigme qui sous-tend l'intrigue est original et plutôt fort : une Amérique dystopique voit un jour par an ces citoyens autorisés à commettre tous les méfaits possibles (dont le meurtre gratuit) et ce pendant 12h sans craindre de poursuite judiciaire. C'est moralement douteux, mais au final cela ne tient pas vraiment toutes ces promesses. D'abord, le film met quand même pas mal de temps à démarrer et les 45 min où on suit cette famille de nouveaux riches ayant prospéré grâce à la vente de systèmes de sécurités contre la purge manque de nerf même si l'on sent derrière une certaine tension du fait de l'anticipation d'événements forcément tragiques et violents. Mais quand on entre dans le vif du sujet le film se révèle alors encore plus décevant puisqu'on se retrouve bêtement dans un huis-clos où cette famille va devoir survivre à l'assaut de leur maison par une bande de tueurs bien décidés à les éliminer. Ce n'est pas les quelques dilemmes moraux qui atteignent nos héros qui vont donner du corps à un film qui dévisse consciencieusement dans des chemins bien balisés des slashers hollywoodiens. Au programme donc : jeu de cache-cache avec les tueurs dans une maison plongée dans l'obscurité, hurlements de terreur, morts sanguinolentes et petites répliques sadiques, bref rien que du très conventionnel. Alors, sans parler d'escroquerie je vois dans l'enthousiasme qu'a suscité ce film la conjonction d'une bande-annonce réussie et d'un phénomène de moutons de Panurge qui amène des gens à se précipiter dans les salles pour voir un film dont ils ont entendu parlé dans les réseaux sociaux et dans les médias comme le film que tout le monde va voir sans vraiment s'intéresser à ce qu'il contient. Pour ma part, avec un an de recul, je trouve vraiment que sa réputation est surfaite et que son concept aussi fort soit-il n'empêche pas le film de tomber dans tous les poncifs éculés du slasher. À voir pour ne pas paraître idiot dans une conversation lors d'un dîner, mais en gardant en mémoire qu'il n'est pas autre chose qu'un slasher comme il en sort tous les ans au cinéma.
Excellente idée qui tient en haleine tout le long du film, même si cela aurait pu être encore mieux fait et moins inégal. Sympa de voir quelques acteurs et actrices connus dans ce type de film (Ethan Hawke, Lena Headey et le stupéfiant Rhys Wakefield au sourire jokerien). Ce n'est finalement pas réellement un film d'horreur comme il a été présenté parfois mais plutôt un thriller...
Je ne m'attendais pas à mettre une note pareil à ce film... Pour ceux qui ne connaissent pas, ce film se déroule aux États-Unis dans un futur proche, et pour effacer toutes traces de criminalités et faire accroître son économie, le gouvernement a instauré une "purge". Tous les ans, pendant la nuit du 21 mars, chaque citoyen a le droit de s'armer et de "déverser sa rage", autrement dit, de tuer qui il souhaite ! Durant la nuit, tout crime devient légal et tous les services publics (hôpitaux, commissariats...) sont hors-services... "Souviens-toi que cet évènement est une bonne chose..." La remarque ironique de Lena Headey en dit long sur le sujet ! Ce film est plutôt énigmatique et divise beaucoup. En effet, il est quasiment inconcevable qu'une telle chose arrive un jour, ou alors, il faudrait que ça aille très mal, très très mal... Mais le film parle aussi et surtout d'une Amérique malade, qui l'a toujours été en fait et qui ne sais plus trop quoi faire pour vider les prisons, balayer les "parasites" (pauvres, clochards, délinquants etc !) comme ils les appelles ici, et relancer son économie. Ainsi, lors de cette nuit ultra-violente, les plus riches se protègent (si ils ne partent pas à la chasse !), et les plus pauvres subissent. Donc cette Amérique qui a peur du déshérité en prétextant qu'il est sujet à criminalité décide de supprimer les gigantesques inégalités qui existent (et sont trop visibles) en inventant cette nuit où tout est possible (surtout les meurtres des défavorisés). Un peu simple comme raisonnement mais c'est le message qu'essaie de diffuser ce film. Je trouve cette parenthèse sociale forte intéressante et fortuite dans un film de genre. Mais ici, le gouvernement, en plus d'essayer de stopper les crimes, souhaite que chacun lâche sa haine et sa rage lors de cette nuit, ce qui pourrait permettre d'être plus "zen" pendant l'année, et peut-être de freiner les meurtres prémédités le reste du temps ! Ça par contre, c'est un peu tiré par les cheveux... Les scénaristes auraient dû pencher un peu plus sur la vente et détention d'armes légales aux States qui est un réel problème. Vous voyez, beaucoup d'interprétations sont possibles concernant la morale de ce film ! Tout n'est pas très fin, il faut le dire, mais il n'y a pas que le fond qui m'a intéressé dans "American Nightmare". Son casting est drôlement efficace avec un Ethan Hawke exceptionnel, comme à son habitude et une Lena Headey (Cercei !!!) très habitée. La mise en scène est convaincante sans être incroyable, mais le scénario est trop "passe-partout", dans le mauvais sens du terme... Trop de rebondissements (clichés par dessus le marché !), et une fin peu travaillée et poussive. Heureusement que le suspense est là, avec quelques scènes choc bienvenues et (of course) cette facette sociale bien foutue.
Dans un style très avant-gardiste ce film mets en évidence la décadence de notre civilisation dans le comportement de notre population Il est vraiment très gore mais la violence n est elle pas la mère de tout nos maux
Le film n'excelle pas. Mais l'idée de base était totalement excitante, on aurait pu avoir un autre scénario car là on survole l'ensemble et l'histoire s'embrouille vers le milieu et la fin sans prévenir. Comme le début présageait un film à suspens, le milieu et la fin amènent l'horreur et le massacre gratuitement. C'est vraiment dommage, presque décevant.Les personnages sont perdus dans l'histoire et les invraisemblances totalement délirantes.
L'idée même du film est bonne, suivre les péripéties de la famille X montre bien l'ambiguïtée de "la purge".. mais alors POURQUOI le seul américain à se rendre compte de l'horreur de la chose est un gamin de 8 ans (et encore, il est pas très expressif et nous est présenté comme un psychopathe en puissance) ?! ceci dit, la coutume semble bien rentrée dans les mœurs (cf : "soyez épargné"), alors c'est pas ce qui me fais le plus râler... la première grande moitié du film est plutôt réussi, personnellement ça m'a mis mal à l'aise, ça m'a fais réfléchir sur ce que je ferais à la place des personnages.. mais quand à la fin.. on dirait que le scénariste n'a simplement pas fini son taf..spoiler: 1) Pourquoi le petit ami de la fille a voulu tuer le père ? Bah on sait pas, et on s'en fou à première vu.2) Et ce qui m'a fait gueuler : il n'a pas fallut 1, pas 2, mais bien 3 deus ex machina pour passer d'une tension continue, d'une remise en question des principes du spectateur plutôt réussi, à un gentil happy end, histoire de dire "allez salut, à l'année prochaine :D !!" donc voilà, je met que 2,5/5 à un huit-clos qui saura vous occuper une soirée entre potes, mais qui aurait pu avoir un 4/5 facilement si le dénouement était plus travaillé... j'attends le 2 avec une certaine appréhension, ne possédant plus l'effet de surprise, je me prépare au pire..
J’avoue que lorsque je l’ai vu arriver au cinéma celui-là, j’ai voulu passer mon chemin tant cet « American Nightmare » semblait formaté à la mode de ces « faux-film-d’épouvante-pour-tous-publics ». Mais bon, on m’en a dit pas trop de mal donc je m’y suis risqué. Or, il est vrai qu’il y a dans l’introduction de ce film quelque-chose qui m’a tout de suite séduit. Ce n’est pas forcément le concept de la Purge que je trouve bien foutu, parce que bon, franchement, un concept aussi peu crédible, il se pose quand même bien là en bel ennemi de l’immersion dans le film. Ce qui m’a surtout plu, c’est le regard porté sur l’hypocrisie sociale que cela soulève. Toute l’intro est d’un beau cynisme d’autant plus agréable que je trouve tout cela mené de manière bien carrée, bien sobre et bien propre. En somme, cette intro annonçait une bonne série B à l’ancienne telle que je pouvais les apprécier. Or, le problème, c’est que le film semble n’avoir fait le boulot qu’à moitié. Après avoir intégré quelques péripéties de façon assez dense en début de film, posant des enjeux moraux simples certes mais intéressants malgré tout, l’intrigue s’immobilise vite sur un simple principe d’opposition entre deux camps dans une logique de survival horror. A partir de là, toute la deuxième moitié se limite à un simple « qui survivra » sans que forcément le film ne continue d’explorer les enjeux moraux qu’il avait commencé à explorer. C’est dommage, parce que même simples, ces enjeux apportait le petit relief qui faisait que le spectacle était agréable et récréatif. Sans ça, il a fini par me lasser et m’ennuyer. Or quel dommage, parce qu’au final, le film tenait une idée en or qu’il n’a pas su exploiter et qui aurait pu être très intéressante (spoiler: comment se seraient comportés entre eux les voisins au lendemain de la purge alors que la veille, ils avaient cherché à s’entretuer ? ) C’est donc rageant parce que le film tenait quelque-chose pour devenir un spectacle simple mais plaisant ; inoffensif mais un peu démangeant. Une occasion de ratée. Dommage…
Un scénario original mais le film aurait mérité plus de rythme dans sa première partie et peut-être plus de scènes gores. Puisque le crime est légal pendant 12h, donnons en nous à cœur joie ! C'est un peu timide de ce point de vue là. Sinon l'angoisse et le suspense sont présents donc on ne s'ennuie pas. En attendant de voir le 2.PS : Pourquoi ne pas garder les titres originaux des films !!!
James DeMonaco n'a pas réussi un retour triomphant pire, il a déçu.Si vous aimez la prévisibilité ou le manque de réalisme alors ce film est fait pour vous! Bien que trouvant l'idée de départ pas si déplorable, la trame du film est accès que sur une famille et dans un lieu confiné. Ceci réduit les possibilités d'actions pour un film qui aurait pu être spectaculaire mais qui reste simplement ultra prévisible, fade, sans âme.Difficile de parler du jeu d'acteur tant celui-ci n'a aucune importance dans ce film.Le scénario aurait pu être meilleur, mais il est bâclé.Bref passé votre chemin, en espérant tout de même que le deuxième opus sera plus qualitatif.