Film de science-fiction réalisé par Dean Israelite, Projet Almanac est un bon long-métrage. L'histoire nous fait suivre David, un jeune homme âgé de dix-sept ans, vivant à Atlanta, en Géorgie, qui a réussi à créer un drone piloté grâce à des capteurs situés sur ses doigts, avec l'aide de ses deux meilleurs amis Quinn et Adam, ainsi que sa sœur Christina. Grâce à cette invention, il obtient une bourse de cinq milles dollars de la part du MIT. Mais cette somme n'était pas celle attendue et il est déçu car il lui manque quarante mille dollars pour finir de payer son inscription. Désireux de trouver une idée supplémentaire, il fouille dans le grenier où se trouve les inventions de son père décédé le jour de ses sept ans. Il y trouve le vieux caméscope de son paternel avec la cassette de sa fête d'anniversaire du fameux jour où il est mort. En la visionnant, un élément troublant le pousse à en savoir davantage. C'est alors qu'en fouillant l'atelier au sous-sol, il trouve les plans de recherche de son père qui travaillait sur le projet du voyage dans le temps. Avec ses amis, sa sœur et Jessie, une jolie jeune fille dont David est secrètement amoureux, ils reprennent les recherches pour créer le moyen de voyager dans le temps. Ce scénario s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue nous embarquant dans le passé à la faveur des bonds réalisés par le groupe afin de modifier certains passages de leurs vies pour qu'ils leurs soient favorables. Seulement, jouer avec la réalité va créer de nouvelles problématiques, car chaque acte à des conséquences. Ils vont ainsi, au fil des minutes, de plus en plus vouloir tout maîtriser, ce qui va les mener à leur pertes. Tout cela donne lieu à des scènes variés entre plaisirs instantanés et drames prolongés. L'ambiance se veut pour sa part réussie en distillant du suspens. L'ensemble est porté par des personnages juvéniles appréciables. Des rôles correctement interprétés par une distribution comportant principalement les cinq membre du groupe joués par Jonny Weston, Sofia Black D'Elia, Sam Lerner, Allen Evangelista et Virginia Gardner, qui fait ici ses premiers pas au cinéma, mais qu'on ne voit pas beaucoup car elle est très souvent derrière la caméra étant donné que le groupe filme tout ses faits et gestes lors de cette expérience. Ces individus entretiennent des rapports procurant quelques petites émotions. Des échanges soutenus par des dialogues de bonne facture. Sur la forme, la réalisation du cinéaste sud-africain s'avère bonne. Sa mise en scène en found footage, qui confère toute sa singularité au métrage, n'est pas très esthétique mais elle a le mérite d'être immersive en nous plongeant au cœur de l'action. Celle-ci évolue dans des environnements variés. Les effets spéciaux sont eux convaincants. Ce visuel authentique est accompagné par une bande originale faites de titres collants bien avec l'ambiance. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Projet Almanac qui, en conclusion, est un film méritant d'être découvert.