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Critique de Monique Pantel dans Europe 1
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3,5
Publiée le 11 septembre 2015
Coup de coeur des critiques, ce film tendre et bucolique se passe entièrement dans un kayak sur une rivière. On ne parle que d'amour, d'absinthe et de gros câlins. C'est tout à fait charmant. C'est filmé avec une grande pudeur bien qu'il y ait sur la rive des scènes assez olé-olé. Les trois femmes, Kiberlain, Jaoui, et Vimala Pons, sont si adorables que nous aussi, comme le kayakeur, on a envie de les prendre dans nos bras. Un film apaisant, serein, et sensuel, où Bruno Podalydès, le metteur en scène, s'est donné le rôle du héros qui aime les rêves, les avions et les kayaks. Pour moi, c'est un peu "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" mais c'est joli !
Il faut voir le film pour l'apprécier car il est difficile de décrire ses émotions après l'avoir vu, comme souvent avec ce réalisateur et ces acteurs. Plein de bonnes choses de l'ordre du sensuel, de l'esthétique (sur le plan visuel comme philosophique), de la nostalgie et du plaisir. Très original comme toujours avec les Podalydès. Acteurs tous excellents.
Ca n’est pas prétentieux, ça a l’air d’être une petite comédie de rien du tout et déjà comme ça, ça a un charme fou. Les acteurs sont merveilleux et la nature est belle, on s’amuse tous - et pas seulement derrière l’écran. Et puis, quand c’est fini, on se dit que peut-être que ça n’est pas seulement une histoire de rien du tout, que ce film a quelque chose à nous dire et on regrette que ce soit déjà fini. Pas un chef d-‘oeuvre, pas une révolution dans le cinéma, mais un excellent moment…. et ça c’est précieux.
Mon film préféré de cette année. Surement le film le plus réussi de Podalydès. Mon préféré jusqu'à présent était Liberté Oléron, férocement drôle, mais celui-là est d'un charme inouï. Je vais le revoir !
C’est bien léger pour sûr. Dans le bon sens du terme tout d’abord avec cette poésie douce-amère qui accompagne tout le film. Mais on voit aussi que Podalydès ne fait qu’effleurer une multitude de thèmes plus profonds qu’il entend traiter : la crise existentielle, avec en sourdine une crise du couple et également une forme d’aliénation et des rêves enfouis. C’est peut-être là que le bât blesse, car ce rêve que l’on souhaitait voire éclore ne débouche pas sur grand-chose d’autre qu’une récréation dans une vie monotone et déprimante (Un bol d’air pour petit bourgeois en somme). Comme si la poésie promise était sans cesse contrariée par ce fond d’ironie un brin facile. Même si Podalydès excelle dans ce mélange de rêverie enfantine et d’humour décalé il touche en même temps les limites d’une œuvre qu’on ne peut s’empêcher de rêver plus grande.
Beaucoup de poésie, une belle musique (Bach et Bashung), ce film nous fait passer un bon moment, mais on s'ennuie un peu, il aurait fallu un peu plus de contenu et de rythme.
Film très original, il faut se laisser porter par ce personnage singulier qui cherche un chemin initiatique propre à sa personnalité. Le film distille un humour croissant, les seconds rôles sont très drôles.
Un couple en fin de course, où les feuilletons de la télévision, les tablettes numériques et l'ennui ont remplacé les ébats amoureux et les gestes d'affection. De plus, un travail répétitif et morne ne donne pas ou plus les satisfactions attendues. Le décor est planté et la crise de la cinquantaine est clairement affichée comme le fil conducteur du scénario, marqué par un anniversaire avec un cadeau qui consiste à prendre l'avion, pendant 3 heures… Cet univers sans charme, sans surprise, sans aventure pousse le cinquantenaire à partir en laissant derrière lui ce monde-là. Sa femme ne le retient pas, (on comprendra plus tard pourquoi...), dans son « voyage » en kayak qui devrait le conduire depuis une rivière jusqu’à la mer… L’occasion est donnée et le temps est venu pour un retour en enfance, en faisant vivre, à sa manière, des rêves jamais réalisés. Et c’est là que le film prend toute sa force, dans ce cheminement lent et tortueux d'une rivière tranquille, où Michel s’éloigne lentement, sans faire de bruit, à coup de pagaies, sans larmes ni heurs. Mais pas pour aller très loin, car au bout de 3,2km, il est déjà dans un autre monde, une autre vie, d’autres personnages, d’autres ambiances. Débarquant de son kayak, il tombe sur une guinguette. Michel est attiré par une jeune fille aux formes attirantes, puis, il rencontre une femme forte (une mère ?) avec qui il va retrouver les plaisirs de l’amour. Le dépaysement est total et l’absinthe coule à flots, ce qui n’est pas sans déplaire à cet aventurier en partance. L’aventure est là, le voyage prend la forme d’un conte, ou rêves et réalité s’entremêlent pour donner des moments de pur plaisir. Le cinquantenaire couche avec une femme qui sème des petits papiers sur son trajet pour le conduire jusqu’à son corps nu qui lui est offert. Sa femme est bien loin de ses pérégrinations, de ces rêves, de ses pensées. Néanmoins, pas si loin que cela, car ses « comptes-rendus » de voyage, à travers des photos prises autour de cette guinguette, envoyées à sa femme, s’avère « géo localisables », (merci la technologie…), et peuvent trahir le fait qu’il n’est pas où il dit être. Mais qui lui permettent aussi de comprendre que sa femme, qui devait suivre un cours de yoga est en fait en train de le tromper, sans doute avec son patron… La messe est dite, le couple est face à son destin que chacun peut imaginer car le film laisse ouvert tous les possibles. Ce film est un hymne aux changements et donne de la force à l’idée que l’on peut se séparer, se quitter, sans tout casser, tout détruire pour mettre fin à une vie de couple qui « a fait son temps ». La poésie des décors, des images, des musiques et des paroles donnent à cette séparation idéalisée une dimension positive et romanesque.
un joli conte, de jolies images,un univers paisible, divertissant et plutôt poétique, on passe donc un bon moment en compagnie de Bruno Podalydès, Sandrine Kiberlain et Agnès Jaoui qui interprètent avec talent ce film sympathique .
Vraiment sympa cette comédie du frangin podalydès que je ne connaissais que très peu en tant qu'acteur et encore moins en metteur en scène. C'est une agréable surprise, une gentille comédie pleine de charme sur un mec qui décide de se faire un trip en kayak comme s'il plaquait tout (mais ne pose qu'une semaine de congés!). Pas aventurier pour un sous (sa préparation est hilarante !) son voyage va s arrêter dans un petit hameau ou il va prendre le temps de vivre, de connaitre les gens...ce que nos vies modernes ne nous permettent plus. Les personnages qu'il apprend à connaitre sont tous attachants, il va à leur contact se rendre compte de l'essentiel dans la vie avant de prendre la décision de rentrer (ou pas?) et retrouver sa femme, la toujours magnifique Sandrine Kimberlain, et son patron aussi! Un film qui vise juste et fait son petit effet mine de rien avec une chouette mise en scène toute tranquille qui se termine par un génial dernier plan où sans parole, il se laisse glisser sur l'eau et laisse planer le doute sur ses intentions ....
Un beau film dans tous les sens du terme, on se laisse aussi emmener par le doux courant de cette rivière avec ces situations drôles et touchantes. Belle distribution également !
J'ai beaucoup aimé ce film dont je savais peu de choses avant de le découvrir ; trés original , décalé par rapport à ce que l'on voit habituellement et cela fait du bien . Quelques longueurs mais on se laisse porter par le courant tranquille de la rivière , le jeu des acteurs tous excellents et ce break hors du temps apaise l'agitation de la vie actuelle et la chaleur de cet été ! Les images de guinguettes au bord de l'eau avec Agnès Jaoui en "maitresse " de maison,m'ont fait penser aux nouvelles de Maupassant, à la poésie de Baudelaire (mention spéciale à la chanson de Charlélie Couture et celle de Bashung , envoutante ) avec un côté optimiste qui fait ressortir du ciné calme et souriant . Chouette découverte !
Un ton léger, un rythme un peu lent mais... progressif et surtout d'excellents gags qui méritent de prendre son temps ! Cerise sur le gâteau : Agnès Jaoui en majesté. Film vu lundi 20 juillet à la séance de 19h45 à l'UGC Opéra